La création d'applications web avec Java EE semble compliquée à beaucoup de débutants. Une énorme nébuleuse de sigles en tout genre gravite autour de la plate-forme, un nombre conséquent de technologies et d'approches différentes existent : servlet, JSP, Javabean, MVC, JDBC, JNDI, EJB, JPA, JMS, JSF, Struts, Spring, Tomcat, Glassfish, JBoss, WebSphere, WebLogic... La liste n'en finit pas, et pour un novice ne pas étouffer sous une telle avalanche est bien souvent mission impossible !
Soyons honnêtes, ce tutoriel ne vous expliquera pas le fonctionnement et l'utilisation de toutes ces technologies. Car ça aussi, c'est mission impossible ! Il faudrait autant de tutos...
Non, ce cours a pour objectif de guider vos premiers pas dans l'univers Java EE : après quelques explications sur les concepts généraux et les bonnes pratiques en vigueur, vous allez entrer dans le vif du sujet et découvrir comment créer un projet web, en y ajoutant de la complexité au fur et à mesure que le cours avancera. À la fin du cours, vous serez capables de créer une application web qui respecte les standards reconnus dans le domaine et vous disposerez des bases nécessaires pour utiliser la plupart des technologies se basant sur Java EE.
Comment lire ce cours ? Un contenu conséquent est prévu, mais je ne vais volontairement pas être exhaustif : les technologies abordées sont très vastes, et l'objectif du cours est de vous apprendre à créer une application. Si je vous réécrivais la documentation de la plate-forme Java EE en français, ça serait tout simplement imbuvable. Je vais ainsi fortement insister sur des points non documentés et des pratiques que je juge importantes, et être plus expéditif sur certains points, pour lesquels je me contenterai de vous présenter les bases et de vous renvoyer vers les documentations et sources officielles pour plus d'informations. Je vous invite donc à ne pas vous limiter à la seule lecture de ce cours, et à parcourir chacun des liens que j'ai mis en place tout au long des chapitres.
Enfin, avant d'attaquer sachez que ce cours ne part pas totalement de zéro : il vous faut des bases en Java afin de ne pas vous sentir largués dès les premiers chapitres. Ainsi, si vous n'êtes pas encore familier avec le langage, vous pouvez lire les parties 1 et 2 du tutoriel sur le Java du Site du Zéro. ;)
Avant de nous plonger dans l'univers Java EE, commençons par faire une mise au point sur ce que vous devez connaître avant d'attaquer ce cours, et penchons-nous un instant sur ce qu'est le web, et sur ce qu'il n'est pas. Simples rappels pour certains d'entre vous, découverte pour d'autres, nous allons ici expliquer ce qui se passe dans les coulisses lorsque l'on accède à un site web depuis son navigateur. Nous aborderons enfin brièvement les autres langages existants, et les raisons qui nous poussent à choisir Java EE.
Un contenu conséquent est prévu dans ce cours, mais je ne vais volontairement pas être exhaustif : les technologies abordées sont très vastes, et l'objectif est avant tout de vous apprendre à créer une application. Si je vous réécrivais la documentation de la plate-forme Java EE en français, ça serait tout simplement imbuvable. Je vais ainsi fortement insister sur des points non documentés et des pratiques que je juge importantes, et être plus expéditif sur certains points, pour lesquels je me contenterai de vous présenter les bases et de vous renvoyer vers les documentations et sources officielles pour plus d'informations. Je vous invite donc à ne pas vous limiter à la seule lecture de ce cours, et à parcourir chacun des liens que j'ai mis en place tout au long des chapitres ; plus vous ferez preuve de curiosité et d'assiduité, plus votre apprentissage sera efficace.
Prérequis
Avant d'attaquer, sachez que ce cours ne part pas totalement de zéro :
Pour commencer, tordons le coup à certaines confusions plutôt tenaces chez les débutants…
Java EE n'est pas Java
Le terme « Java » fait bien évidemment référence à un langage, mais également à une plate-forme : son nom complet est « Java SE » pour Java Standard Edition, et était anciennement raccourci « J2SE ». Celle-ci est constituée de nombreuses bibliothèques, ou API : citons par exemple java.lang, java.io, java.math, java.util, etc. Bref, toutes ces bibliothèques que vous devez déjà connaître et qui contiennent un nombre conséquent de classes et de méthodes prêtes à l'emploi pour effectuer toutes sortes de tâches.
Le terme « Java EE » signifie Java Enterprise Edition, et était anciennement raccourci en « J2EE ». Il fait quant à lui référence à une extension de la plate-forme standard. Autrement dit, la plate-forme Java EE est construite sur le langage Java et la plate-forme Java SE, et elle y ajoute un grand nombre de bibliothèques remplissant tout un tas de fonctionnalités que la plate-forme standard ne remplit pas d'origine. L'objectif majeur de Java EE est de faciliter le développement d'applications web robustes et distribuées, déployées et exécutées sur un serveur d'applications. Inutile de rentrer plus loin dans les détails, tout ceci étant bien entendu l'objet des chapitres à venir.
S'il est vrai que Java EE permet la création d'applications web, il ne faut pas pour autant le confondre avec le langage Javascript, souvent raccourci en « JS », qui est lui aussi massivement utilisé dans les applications web. Ce sont là deux langages totalement différents, qui n'ont comme ressemblance que leur nom ! En d'autres termes, Java est au Javascript ce que le bal est à la balustrade… :euh:
Ne vous leurrez donc pas, et lorsque vous entendrez parler de scripts Java, rappelez-vous bien que cela désigne simplement du code Java, et surtout pas du code Javascript.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Avant tout, il ne faut pas confondre l'internet et le web :
l'internet est le réseau, le support physique de l'information. Pour faire simple, c'est un ensemble de machines, de câbles et d'éléments réseau en tout genre éparpillés sur la surface du globe ;
le web constitue une partie seulement du contenu accessible sur l'internet. Vous connaissez et utilisez d'autres contenus, comme le courrier électronique ou encore la messagerie instantanée.
Un site web est un ensemble constitué de pages web (elles-mêmes faites de fichiers HTML, CSS, Javascript, etc.). Lorsqu'on développe puis publie un site web, on met en réalité en ligne du contenu sur internet. On distingue deux types de sites :
les sites internet statiques : ce sont des sites dont le contenu est « fixe », il n'est modifiable que par le propriétaire du site. Ils sont réalisés à l'aide des technologies HTML, CSS et Javascript uniquement.
les sites internet dynamiques : ce sont des sites dont le contenu est « dynamique », parce que le propriétaire n'est plus le seul à pouvoir le faire changer ! En plus des langages précédemment cités, ils font intervenir d'autres technologies : Java EE est l'une d'entre elles !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Lorsqu'un utilisateur consulte un site, ce qui se passe derrière les rideaux est un simple échange entre un client et un serveur (voir la figure suivante).
le client : dans la plupart des cas, c'est le navigateur installé sur votre ordinateur. Retenez que ce n'est pas le seul moyen d'accéder au web, mais c'est celui qui nous intéresse dans ce cours.
le serveur : c'est la machine sur laquelle le site est hébergé, où les fichiers sont stockés et les pages web générées.
Echange dynamique client <-> serveur
La communication qui s'effectue entre le client et le serveur est régie par des règles bien définies : le protocole HTTP (voir la figure suivante). Entrons donc un peu plus dans le détail, et regardons de quoi est constitué un échange simple :
l'utilisateur saisit une URL dans la barre d'adresses de son navigateur ;
le navigateur envoie alors une requête HTTP au serveur pour lui demander la page correspondante ;
le serveur reçoit cette requête, l'interprète et génère alors une page web qu'il va renvoyer au client par le biais d'une réponse HTTP ;
le navigateur reçoit, via cette réponse, la page web finale, qu'il affiche alors à l'utilisateur.
Echange dynamique HTTP client <-> serveur
Ce qu'il faut comprendre et retenir de tout ça :
les données sont échangées entre le client et le serveur via le protocole HTTP ;
le client ne comprend que les langages de présentation de l'information, en d'autres termes les technologies HTML, CSS et Javascript ;
les pages sont générées sur le serveur de manière dynamique, à partir du code source du site.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Nous venons de le voir dans le dernier paragraphe, le client ne fait que recevoir des pages web, les afficher à l'utilisateur et transmettre ses actions au serveur. Vous savez déjà que les langages utilisés pour mettre en forme les données et les afficher à l'utilisateur sont le HTML, le CSS et éventuellement le Javascript. Ceux-ci ont une caractéristique commune importante : ils sont tous interprétés par le navigateur, directement sur la machine client. D'ailleurs, le client est uniquement capable de comprendre ces quelques langages, rien de plus !
Eh bien le serveur aussi dispose de technologies bien à lui, que lui seul est capable de comprendre : une batterie complète ayant pour objectif final de générer les pages web à envoyer au client, avec tous les traitements que cela peut impliquer au passage : analyse des données reçues via HTTP, transformation des données, enregistrement des données dans une base de données ou des fichiers, intégration des données dans le design…
Seulement, à la différence du couple HTML & CSS qui est un standard incontournable pour la mise en forme des pages web, il existe plusieurs technologies capables de traiter les informations sur le serveur. Java EE est l'une d'entre elles, mais il en existe d'autres : PHP, .NET, Django et Ruby on Rails, pour ne citer que les principales. Toutes offrent sensiblement les mêmes possibilités, mais toutes utilisent un langage et un environnement bien à elles !
Comment choisir la technologie la mieux adaptée à son projet ?
C'est en effet une très bonne question : qu'est-ce qui permet de se décider parmi cet éventail de possibilités ? C'est un débat presque sans fin. Toutefois, dans la vie réelle le choix est bien souvent influencé, voire dicté par :
votre propre expérience : si vous avez déjà développé en Java, Python ou C# auparavant, il semble prudent de vous orienter respectivement vers Java EE, Django et .NET ;
vos besoins : rapidité de développement, faible utilisation des ressources sur le serveur, réactivité de la communauté soutenant la technologie, ampleur de la documentation disponible en ligne, coût, etc.
Quoi qu'il en soit, peu importent les raisons qui vous ont poussés à lire ce cours, nous sommes bien là pour apprendre le Java EE ! ;)
Java EE est une extension de la plate-forme standard Java SE, principalement destinée au développement d'applications web.
Internet désigne le réseau physique ; le web désigne le contenu accessible à travers ce réseau.
Pour interagir avec un site web (le serveur), l'utilisateur (le client) passe par son navigateur.
À travers le protocole HTTP, le navigateur envoie des requêtes au serveur et le serveur lui renvoie des réponses :
le travail du serveur est de recevoir des requêtes, de générer les pages web et de les envoyer au client.
le travail du navigateur est de transmettre les actions de l'utilisateur au serveur, et d'afficher les informations qu'il renvoie.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Le Java Enterprise Edition, comme son nom l'indique, a été créé pour le développement d'applications d'entreprises. Nous nous y attarderons dans le chapitre suivant, mais sachez d'ores et déjà que ses spécifications ont été pensées afin, notamment, de faciliter le travail en équipe sur un même projet : l'application est découpée en couches, et le serveur sur lequel tourne l'application est lui-même découpé en plusieurs niveaux. Pour faire simple, Java EE fournit un ensemble d’extensions au Java standard afin de faciliter la création d’applications centralisées.
Nous venons de découvrir qu'afin de pouvoir communiquer entre eux, le client et le serveur doivent se parler via HTTP. Nous savons déjà que, côté client, le navigateur s'en occupe. Côté serveur, qui s'en charge ? C'est un composant que l'on nomme logiquement serveur HTTP. Son travail est simple : il doit écouter tout ce qui arrive sur le port utilisé par le protocole HTTP, le port 80, et scruter chaque requête entrante. C'est tout ce qu'il fait, c'est en somme une interface de communication avec le protocole.
À titre informatif, voici les deux plus connus : Apache HTTP Server et IIS (Microsoft).
Cependant, nous n'allons directement utiliser ni l'un ni l'autre. Pourquoi ?
Être capable de discuter via HTTP c'est bien, mais notre serveur doit permettre d'effectuer d'autres tâches. En effet, une fois la requête HTTP lue et analysée, il faut encore traiter son contenu et éventuellement renvoyer une réponse au client en conséquence. Vous devez probablement déjà savoir que cette responsabilité vous incombe en grande partie : c'est le code que vous allez écrire qui va décider ce qu'il faut faire lorsque telle requête arrive ! Seulement, comme je viens de vous l'annoncer, un serveur HTTP de base ne peut pas gérer votre application, ce n'est pas son travail.
Ainsi, nous avons besoin d'une solution plus globale : ce composant, qui va se charger d'exécuter votre code en plus de faire le travail du serveur HTTP, se nomme le serveur d'applications. Donner une définition exacte du terme est difficile : ce que nous pouvons en retenir, c'est qu'un tel serveur inclut un serveur HTTP, et y ajoute la gestion d'objets de diverses natures au travers d'un composant que nous allons pour le moment nommer le conteneur (voir la figure suivante).
Architecture serveur
Concrètement, le serveur d'applications va :
récupérer les requêtes HTTP issues des clients ;
les mettre dans des boîtes, des objets, que votre code sera capable de manipuler ;
faire passer ces objets dans la moulinette qu'est votre application, via le conteneur ;
renvoyer des réponses HTTP aux clients, en se basant sur les objets retournés par votre code.
Là encore, il en existe plusieurs sur le marché, que l'on peut découper en deux secteurs :
les solutions propriétaires et payantes : WebLogic et WebSphere, respectivement issues de chez Oracle et IBM, sont les références dans le domaine. Massivement utilisées dans les banques et la finance notamment, elles sont à la fois robustes, finement paramétrables et très coûteuses.
les solutions libres et gratuites : Apache Tomcat, JBoss, GlassFish et Jonas en sont les principaux représentants.
Comment faire un choix parmi toutes ces solutions ?
Hormis les problématiques de coûts qui sont évidentes, d'autres paramètres peuvent influencer votre décision ; citons par exemple la rapidité de chargement et d’exécution, ainsi que la quantité de technologies supportées. En ce qui nous concerne, nous partons de zéro : ainsi, un serveur d'applications basique, léger et gratuit fera très bien l'affaire. Ça tombe bien, il en existe justement un qui répond parfaitement à tous nos besoins : Apache Tomcat.
Avant de découvrir et de prendre en main Tomcat, il nous reste encore quelques concepts clés à aborder !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
En anglais design pattern, un modèle de conception (ou encore patron de conception) est une simple bonne pratique, qui répond à un problème de conception d'une application. C'est en quelque sorte une ligne de conduite qui permet de décrire les grandes lignes d'une solution. De tels modèles sont issus de l'expérience des concepteurs et développeurs d'applications : c'est en effet uniquement après une certaine période d'utilisation que peuvent être mises en évidence des pratiques plus efficaces que d'autres, pratiques qui sont alors structurées en modèles et considérées comme standard.
Maintenant que nous sommes au point sur ce qu'est un modèle, la seconde question à se poser concerne bien évidemment le Java EE.
Que recommandent les développeurs Java EE expérimentés ?
Il faut bien vous rendre compte qu'à l'origine, Java EE permet plus ou moins de coder son application comme on le souhaite : en d'autres termes, on peut coder n'importe comment ! Or on sait que dans Java EE, il y a « Entreprise », et que ça n'est pas là pour faire joli ! Le développement en entreprise implique entre autres :
que l'on puisse être amené à travailler à plusieurs contributeurs sur un même projet ou une même application (travail en équipe) ;
que l'on puisse être amené à maintenir et corriger une application que l'on n'a pas créée soi-même ;
que l'on puisse être amené à faire évoluer une application que l'on n'a pas créée soi-même.
Pour toutes ces raisons, il est nécessaire d'adopter une architecture plus ou moins standard, que tout développeur peut reconnaître, c'est-à-dire dans laquelle tout développeur sait se repérer.
Il a été très vite remarqué qu'un modèle permettait de répondre à ces besoins, et qu'il s'appliquait particulièrement bien à la conception d'applications Java EE : le modèle MVC (Modèle-Vue-Contrôleur). Il découpe littéralement l'application en couches distinctes, et de ce fait impacte très fortement l'organisation du code ! Voici dans les grandes lignes ce qu'impose MVC :
tout ce qui concerne le traitement, le stockage et la mise à jour des données de l'application doit être contenu dans la couche nommée "Modèle" (le M de MVC) ;
tout ce qui concerne l'interaction avec l'utilisateur et la présentation des données (mise en forme, affichage) doit être contenu dans la couche nommée "Vue" (le V de MVC) ;
tout ce qui concerne le contrôle des actions de l'utilisateur et des données doit être contenu dans la couche nommée "Contrôle" (le C de MVC).
Ce modèle peut être représenté par la figure suivante.
MVC
Ne vous faites pas de souci si c'est encore flou dans votre esprit : nous reviendrons à maintes reprises sur ces concepts au fur et à mesure que nous progresserons dans notre apprentissage.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Le schéma précédent est très global, afin de vous permettre de bien visualiser l'ensemble du système. Tout cela est encore assez abstrait, et c'est volontaire ! En effet, chaque projet présente ses propres contraintes, et amène le développeur à faire des choix. Ainsi, on observe énormément de variantes dès que l'on entre un peu plus dans le détail de chacun de ces blocs.
Prenons l'exemple du sous-bloc représentant les données (donc à l'intérieur la couche Modèle) :
Quel est le type de stockage dont a besoin votre application ?
Quelle est l'envergure de votre application ?
Disposez-vous d'un budget ?
La quantité de données produites par votre application va-t-elle être amenée à fortement évoluer ?
…
La liste de questions est souvent longue, et réalisez bien que tous ces points sont autant de paramètres qui peuvent influencer la conception de votre application, et donc vos choix au niveau de l'architecture. Ainsi, détailler plus finement les blocs composant une application n'est faisable qu'au cas par cas, idem pour les relations entre ceux-ci, et dépend fortement de l'utilisation ou non de frameworks…
Qu'est-ce qu'un framework ?
Il est encore bien trop tôt pour que nous nous penchions sur ce sujet. Toutefois, vous pouvez d'ores et déjà retenir qu'un framework est un ensemble de composants qui servent à créer l'architecture et les grandes lignes d'une application. Vous pouvez le voir comme une boîte à outils géante, conçue par un ou plusieurs développeurs et mise à disposition d'autres développeurs, afin de faciliter leur travail. Il existe des frameworks dans beaucoup de langages et plate-formes, ce n'est pas un concept propre à Java EE ni au développement web en particulier.
En ce qui concerne Java EE, nous pouvons par exemple citer JSF, Spring, Struts ou encore Hibernate. Toutes ces solutions sont des frameworks que les développeurs sont libres d'utiliser ou non dans leurs projets.
Bref, nous sommes encore loin d'être assez à l'aise avec la plate-forme Java EE pour étudier ces fameux frameworks, mais nous pouvons d'ores et déjà étudier les applications Java EE "nues", sans frameworks ni fioritures. Voici donc une courte introduction de chacune des couches composant une telle application web suivant le modèle MVC.
Modèle : des traitements et des données
Dans le modèle, on trouve à la fois les données et les traitements à appliquer à ces données. Ce bloc contient donc des objets Java d'une part, qui peuvent contenir des attributs (données) et des méthodes (traitements) qui leur sont propres, et un système capable de stocker des données d'autre part. Rien de bien transcendant ici, la complexité du code dépendra bien évidemment de la complexité des traitements à effectuer par votre application.
Vue : des pages JSP
Une page JSP est destinée à la vue. Elle est exécutée côté serveur et permet l'écriture de gabarits (pages en langage "client" comme HTML, CSS, Javascript, XML, etc.). Elle permet au concepteur de la page d'appeler de manière transparente des portions de code Java, via des balises et expressions ressemblant fortement aux balises de présentation HTML.
Contrôleur : des servlets
Une servlet est un objet qui permet d'intercepter les requêtes faites par un client, et qui peut personnaliser une réponse en conséquence. Il fournit pour cela des méthodes permettant de scruter les requêtes HTTP. Cet objet n'agit jamais directement sur les données, il faut le voir comme un simple aiguilleur : il intercepte une requête issue d'un client, appelle éventuellement des traitements effectués par le modèle, et ordonne en retour à la vue d'afficher le résultat au client.
Rien que dans ces quelques lignes, il y a beaucoup d'informations. Pas de panique, nous reviendrons sur tout cela en long, en large et en travers dans les parties suivantes de ce cours ! ;) Afin de bien visualiser qui fait quoi, reprenons notre schéma en mettant des noms sur nos blocs (voir la figure suivante).
MVC avec Java EE
Un serveur d'applications est constitué d'un serveur HTTP et d'un conteneur web.
Le modèle de conception MVC impose une répartition stricte des tâches au sein d'une application :
la couche Modèle se charge des traitements à effectuer sur les données et de leur stockage ;
la couche Vue se charge de la présentation des données pour l'utilisateur et de l'interaction ;
la couche Contrôle se charge d'aiguiller les requêtes entrantes vers les traitements et vues correspondants.
Un framework est une boîte à outils mise à disposition du développeur pour lui alléger certaines tâches.
Dans une application Java EE sans frameworks :
la couche Modèle est constituée d'objets Java ;
la couche Vue est constituée de pages JSP ;
la couche Contrôle est constituée de servlets.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
La création d'une application web avec Java EE s'effectue généralement à l'aide d'un Environnement de Développement Intégré, très souvent raccourci à l'anglaise en IDE. C'est un logiciel destiné à faciliter grandement le développement dans son ensemble. S'il est possible pour certains projets Java de s'en passer, en ne se servant que d'un éditeur de texte pour écrire le code et d'une invite de commandes pour mettre en place l'application, ce n'est sérieusement plus envisageable pour la création d'une application web complexe. Nous allons donc dans ce chapitre apprendre à en utiliser un, et y intégrer notre serveur d'applications.
Si malgré mes conseils, votre côté « extrémiste du bloc-notes » prend le dessus et que vous souhaitez tout faire à la main, ne vous inquiétez pas, je prendrai le temps de détailler ce qui se trame en coulisses lorsque c'est important ! ;)
J'utiliserai l'IDE Eclipse tout au long de ce cours. Ce n'est pas le seul existant, c'est simplement celui que je maîtrise le mieux. Massivement utilisé en entreprise, c'est un outil puissant, gratuit, libre et multiplateforme. Les avantages d'un IDE dans le développement d'applications web Java EE sont multiples, et sans toutefois être exhaustif en voici une liste :
intégration des outils nécessaires au développement et au déploiement d'une application ;
paramétrage aisé et centralisé des composants d'une application ;
multiples moyens de visualisation de l'architecture d'une application ;
génération automatique de portions de code ;
assistance à la volée lors de l'écriture du code ;
outils de débogage…
Téléchargement et installation
Comme vous pouvez le constater en vous rendant sur la page de téléchargements du site, Eclipse est décliné en plusieurs versions. Nous avons bien entendu besoin de la version spécifique au développement Java EE (voir la figure suivante).
Page de téléchargement d'Eclipse pour Java EE
Cliquez sur "Eclipse IDE for Java EE Developers", puis choisissez et téléchargez la version correspondant à votre système d'exploitation, comme indiqué à la figure suivante.
Choix de la version correspondant à votre système d'exploitation
Une fois le logiciel téléchargé, installez-le de préférence dans un répertoire situé directement à la racine de votre disque dur, et dont le titre ne contient ni espaces ni caractères spéciaux. Typiquement, évitez les dossiers du genre "Program Files" et consorts. Ce n'est pas une obligation mais un simple conseil, qui vous évitera bien des ennuis par la suite. Je l'ai pour ma part installé dans un répertoire que j'ai nommé eclipse et placé à la racine de mon disque dur : on peut difficilement faire plus clair. :)
Pour ceux d'entre vous qui ont déjà sur leur poste une version "Eclipse for Java developers" et qui ne souhaitent pas télécharger et installer la version pour Java EE, sachez qu'il est possible - mais bien moins agréable - d'y ajouter des plugins afin d'y reproduire l'intégration de l'environnement Java EE. Si vous y tenez, voici les étapes à suivre depuis votre fenêtre Eclipse :
Allez dans Help > Install New Software.
Choisissez le site "Indigo - http://download.eclipse.org/releases/indigo".
Déroulez "Web, XML, and Java EE Development".
Cochez alors "JST Server Adapters" et "JST Server Adapters Extentions".
Ça résoudra une partie des problèmes que vous pourriez rencontrer par la suite en suivant ce cours. Notez bien toutefois que je vous conseille de ne pas procéder ainsi, et de repartir d'une version vierge d'Eclipse pour Java EE.
Configuration
Ci-dessous, je vous donne quelques conseils pour configurer votre Eclipse efficacement. Je ne vais pas vous expliquer en détail pourquoi ces réglages sont importants, faites-moi simplement confiance et suivez le guide !
Modification de l'encodage par défaut
Si vous ouvrez Eclipse pour la première fois, commencez par fermer l'onglet de bienvenue qui s'affiche. Rendez-vous alors dans la barre de menus supérieure, et cliquez sur Window, puis Preferences. Dans la fenêtre qui s'affiche alors, il y a un champ vous permettant de taper du texte en haut à gauche. Saisissez-y le mot "encoding", et dans chaque section qui apparaît alors dans le volet de gauche, changez l'encodage par défaut (il est généralement réglé à Cp1252 ou ISO-8859-1) par la valeur UTF-8, comme indiqué à la figure suivante.
Validez pour finir en cliquant sur Ok afin d'appliquer les modifications.
Désactivation de la vérification de l'orthographe
Rendez-vous à nouveau dans le menu Window > Preferences, puis dans le volet de gauche rendez-vous dans General > Editors > Text Editors, et dans le volet de droite cochez la case "Show line numbers". Dans le volet de gauche, cliquez alors sur le sous-menu Spelling, et dans le nouveau volet de droite qui apparaît, décochez la case "Enable spell checking" (voir la figure suivante).
Validez pour finir en cliquant sur Ok afin d'appliquer les modifications.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Nous l'avons découvert dans le second chapitre : pour faire fonctionner une application web Java EE, nous avons besoin de mettre en place un serveur d'applications. Il en existe beaucoup sur le marché : j'ai, pour le début de ce cours, choisi d'utiliser Tomcat, car c'est un serveur léger, gratuit, libre, multiplateforme et assez complet pour ce que nous allons aborder. On le rencontre d'ailleurs très souvent dans des projets en entreprise, en phase de développement comme en production.
Si vous souhaitez vous renseigner sur les autres serveurs existants et sur leurs différences, vous savez où chercher. Wikipédia en propose par ailleurs une liste non exhaustive.
Installation
Nous allons utiliser la dernière version en date à ce jour, à savoir Tomcat 7.0. Rendez-vous sur la page de téléchargement de Tomcat, puis choisissez et téléchargez la version correspondant à votre système d'exploitation, comme indiqué à la figure suivante.
Page de téléchargement de Tomcat
Sous Windows
Récupérez la dernière version Core au format zip, puis décompressez son contenu dans le répertoire où vous souhaitez installer Tomcat. Au sujet du répertoire d'installation, même conseil que pour Eclipse : choisissez un chemin dont les noms de dossiers ne comportent pas d'espaces : pour ma part, je l'ai placé dans un dossier nommé tomcat7 à la racine de mon disque. Un dossier nommé apache-tomcat-7.0.xx (les deux derniers numéros changeant selon la version que vous utiliserez) contient alors l'installation. Pour information, ce dossier est souvent référencé dans les cours et documentations sous l’appellation Tomcat Home. Voici à la figure suivante ce que j'obtiens sur mon poste.
Répertoire d'installation de Tomcat
Dans ce répertoire d'installation de Tomcat, vous trouverez un dossier nommé webapps : c'est ici que seront stockées par défaut vos applications. Pour ceux d'entre vous qui souhaiteraient jeter un œil à ce qui se passe derrière les rideaux, vous trouverez dans le dossier conf les fichiers suivants :
server.xml : contient les éléments de configuration du serveur ;
context.xml : contient les directives communes à toutes les applications web déployées sur le serveur ;
tomcat-users.xml : contient entre autres l'identifiant et le mot de passe permettant d'accéder à l'interface d'administration de votre serveur Tomcat ;
web.xml : contient les paramètres de configuration communs à toutes les applications web déployées sur le serveur.
Sous Linux
Récupérez la dernière version Core au format tar.gz : une archive nommée apache-tomcat-7.0.xx.tar.gz est alors enregistrée sur votre poste, où xx correspond à la sous-version courante. Au moment où j'écris ces lignes, la version est la 7.0.20 : pensez à adapter les commandes qui suivent à la version que vous téléchargez. Décompressez ensuite son contenu dans le répertoire où vous souhaitez installer Tomcat. Par exemple :
cd /usr/local
mkdir tomcat
cd /usr/local/tomcat
cp ~/apache-tomcat-7.0.20.tar.gz .
tar -xvzf apache-tomcat-7.0.20.tar.gz
Un dossier nommé apache-tomcat-7.0.20 contient alors l'installation. Pour information, ce dossier est souvent référencé dans les cours et documentations sous l’appellation Tomcat Home. Vérifiez alors que l'installation s'est bien effectuée :
cd /usr/local/tomcat/apache-tomcat-7.0.20
cd bin
./version.sh
Ce script montre que Tomcat 7.0 a été installé avec succès sur votre distribution Linux :
Server version: Apache Tomcat/7.0.20
Server built: Aug 28 2011 15:13:02
Server number: 7.0.20.0
OS Name: Linux
Sous Mac OS
Je n'ai malheureusement pas à ma disposition de machine tournant sous Mac OS. Si vous êtes un aficionado de la marque à la pomme, voici deux liens qui expliquent comment installer Tomcat 7 sur OS X :
Bonne lecture, et n'hésitez pas à me prévenir d'éventuelles erreurs ou changements dans le procédé présenté, je modifierai cette section du chapitre en conséquence.
Création du projet web avec Eclipse
Depuis Eclipse, suivez le chemin suivant : File > New > Project... (voir la figure suivante). Ceci peut d'ailleurs être raccourci en tapant au clavier Ctrl + N.
Nouveau projet web sous Eclipse
Sélectionnez alors Dynamic Web Project comme le montre l'image ci-dessus, puis cliquez sur Next >. J'appelle ici mon projet test. Remarquez ensuite à la figure suivante le passage concernant le serveur.
Mise en place de Tomcat - Étape 1
Cliquez sur le bouton New Runtime... et sélectionnez alors Apache Tomcat 7.0 dans la liste des possibilités, comme indiqué à la figure suivante.
Mise en place de Tomcat - Étape 2
Cochez la case comme indiqué ci-dessus, ce qui signifie que nous allons en plus du projet créer localement une nouvelle instance d'un serveur, instance que nous utiliserons par la suite pour déployer notre application. Cliquez ensuite sur Next > et remplissez correctement les informations relatives à votre installation de Tomcat en allant chercher le répertoire d'installation de Tomcat sur votre poste. Les champs devraient alors ressembler à ceux de la figure suivante, le répertoire d'installation et le numéro de version de Tomcat 7 pouvant être différents chez vous selon ce que vous avez choisi et installé.
Mise en place de Tomcat - Étape 3
Validez alors en cliquant sur Finish, puis cliquez deux fois sur Next >, jusqu'à obtenir cette fenêtre (voir la figure suivante).
Mise en place de Tomcat - Étape 4
Avant d'aller plus loin, il est nécessaire de parler contexte !
Souvenez-vous, je vous ai déjà parlé d'un fichier context.xml associé à toutes les applications. Pour permettre plus de souplesse, il est possible de spécifier un contexte propre à chaque webapp. Comme je vous l'ai déjà dit, ces applications web sont empiriquement contenues dans le dossier… webapps de votre Tomcat Home. C'est ici que, par défaut, Tomcat ira chercher les applications qu'il doit gérer et déployer. Jusque-là, vous suivez…
Le souci, et certains d'entre vous l'auront peut-être déjà compris, c'est que notre projet à nous, créé depuis Eclipse, se trouve dans un répertoire de notre workspace Eclipse : il n'est pas du tout dans ce fameux répertoire webapps de Tomcat. Pour que notre serveur prenne en compte notre future application, il va donc falloir arranger le coup ! Plusieurs solutions s'offrent à nous :
créer un répertoire du même nom que notre projet sous Eclipse, directement dans le dossier webapps de Tomcat, et y copier-coller nos fichiers, et ce à chaque modification de code ou configuration effectuée ;
créer un nouveau projet depuis Eclipse, en utilisant directement le répertoire webapps de votre Tomcat Home comme workspace Eclipse ;
modifier le server.xml ou le context.xml de votre Tomcat, afin qu'il sache où chercher ;
utiliser les propriétés d'un projet web dynamique sous Eclipse.
Étant donné la dernière fenêtre qui s'est affichée, vous avez probablement deviné sur quelle solution notre choix va se porter. Je vous conseille bien évidemment ici d'utiliser la quatrième et dernière solution. Conservez le nom de votre projet sous Eclipse comme contexte de déploiement sur votre serveur Tomcat ("Context root" sur l'image précédente), afin de rester cohérent. Utiliser les paramètres ci-dessus permet alors de ne pas avoir à modifier vous-mêmes le contexte de votre serveur, ou encore de ne pas avoir à utiliser le dossier webapps de votre serveur Tomcat en guise de workspace. Toute modification sur vos futures pages et classes sera ainsi automatiquement prise en compte par votre serveur Tomcat, qui s'occupera de recharger le contexte à chaque modification sauvegardée, lorsque le serveur sera lancé.
Comme diraient les têtes à claques, isn't it amazing? ;)
Voici maintenant à la figure suivante ce à quoi doit ressembler votre fenêtre Eclipse.
Mise en place de Tomcat - Étape 5
Vous noterez l'apparition d'une entrée Tomcat v7.0 dans l'onglet Servers, et de l'arborescence de votre projet test dans le volet de gauche. Faites maintenant un clic droit sur le titre de votre projet dans l'arborescence Eclipse, et suivez Run As > Run on Server, comme indiqué à la figure suivante.
Mise en place de Tomcat - Étape 6
Dans la fenêtre qui s'ouvre alors (voir la figure suivante), nous allons sélectionner le serveur Tomcat que nous venons de mettre en place lors de la création de notre projet web, et préciser que l'on souhaite associer par défaut notre projet à ce serveur.
Mise en place de Tomcat - Étape 7
Cliquez alors sur Next >, puis vérifiez que votre nouveau projet est bien pris en compte par votre serveur (voir la figure suivante).
Mise en place de Tomcat - Étape 8
Validez enfin en cliquant sur Finish, et voilà la mise en place de votre projet et de son serveur terminée ! :)
Pour la petite histoire, une section est ajoutée dans le fichier server.xml de votre instance de Tomcat, qui est maintenant accessible depuis le dossier Servers de votre arborescence Eclipse, comme vous pouvez le voir sur la figure suivante.
Mise en place de Tomcat - Étape 9
Si vous êtes curieux, éditez-le ! Vous verrez qu'il contient effectivement en fin de fichier une section de ce type :
Dorénavant, pour piloter votre serveur Tomcat il vous suffira de vous rendre dans l'onglet Servers en bas de votre fenêtre Eclipse, et d'utiliser un des boutons selon le besoin (redémarrage, arrêt, debug), comme indiqué à la figure suivante.
Mise en place de Tomcat - Étape 10
Si vous êtes arrivés jusqu'ici, c'est que votre instance de serveur Tomcat est fonctionnelle et que vous pouvez la piloter depuis Eclipse. Voyons maintenant où placer notre premier essai, et comment y accéder.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Toute application web Java EE doit respecter une structure de dossiers standard, qui est définie dans les spécifications de la plate-forme. Vous en trouverez le schéma à la figure suivante.
Structure des fichiers d'une application web JSP/Servlet
Quelques précisions :
La racine de l'application, en violet sur le schéma, est le dossier qui porte le nom de votre projet et qui contient l'intégralité des dossiers et fichiers de l'application.
Le dossier nommé WEB-INF est un dossier spécial. Il doit obligatoirement exister et être placé juste sous la racine de l'application. Il doit à son tour obligatoirement contenir :
le fichier de configuration de l'application (web.xml) ;
un dossier nommé classes, qui contient à son tour les classes compilées (fichiers .class) ;
un dossier nommé lib, qui contient à son tour les bibliothèques nécessaires au projet (archives .jar).
Bref, tous les dossiers et fichiers marqués en rouge sur le schéma doivent obligatoirement être nommés et placés comme indiqué sur le schéma.
Les fichiers et dossiers persos placés directement sous la racine, en bleu sur le schéma, sont publics et donc accessibles directement par le client via leurs URL. (*)
Les fichiers et dossiers persos placés sous le répertoire WEB-INF, en orange sur le schéma, sont privés et ne sont donc pas accessibles directement par le client. (*)
(*) Nous reviendrons en temps voulu sur le caractère privé du dossier WEB-INF, et sur la distinction avec les dossiers publics.
Votre première page web
Eclipse, ce fourbe !
Ce que vous devez savoir avant de continuer, c'est qu'Eclipse joue souvent au fourbe, en adaptant certaines spécificités à son mode de fonctionnement. En l'occurrence, Eclipse modifie comme suit la structure d'une application Java EE (voir la figure suivante).
Structure des fichiers d'une application web sous Eclipse
Comme vous pouvez le voir en vert sur le schéma, Eclipse déplace la structure standard de l'application vers un dossier nommé WebContent, et ajoute sous la racine un dossier src qui contiendra le code source de vos classes (les fichiers .java). En outre (je ne les ai pas représentés ici), sachez qu'Eclipse ajoute également sous la racine quelques fichiers de configuration qui lui permettront, via une tambouille interne, de gérer correctement l'application !
Attendez... Je viens de vous dire que si notre application n'était pas correctement structurée, notre serveur d'applications ne saurait pas la gérer. Si Eclipse vient mettre son nez dans cette histoire, comment notre application va-t-elle pouvoir fonctionner ?
Eh bien comme je viens de vous l'annoncer, Eclipse se débrouille via une tambouille interne pour que la structure qu'il a modifiée soit, malgré tout, utilisable sur le serveur d'applications que nous lui avons intégré. Ceci implique donc deux choses très importantes :
le dossier WebContent n'existe légitimement qu'au sein d'Eclipse. Si vous développez sans IDE, ce répertoire ne doit pas exister et votre application doit impérativement suivre la structure standard présentée précédemment ;
pour cette même raison, si vous souhaitez utiliser votre application en dehors de l'IDE, il faudra obligatoirement utiliser l'outil d'export proposé par Eclipse. Réaliser un simple copier-coller des dossiers ne fonctionnera pas en dehors d'Eclipse ! Là encore, nous y reviendrons plus tard.
Création d'une page web
Vous avez maintenant en mains toutes les informations pour bien débuter. Votre projet dynamique fraîchement créé, vous pouvez maintenant placer votre première page HTML dans son dossier public, c'est-à-dire sous le dossier WebContent d'Eclipse (voir le bloc bleu sur notre schéma). Pour cela, tapez une nouvelle fois Ctrl + N au clavier, puis cherchez HTML File dans le dossier Web de l'arborescence qui apparaît alors. Sélectionnez ensuite le dossier parent, en l'occurrence le dossier WebContent de votre projet, puis donnez un nom à votre page et enfin validez. Je nomme ici ma page test.html (voir les figures suivantes).
Création d'une page HTML dans votre projetSaisie du dossier parent et du nom de la page HTML
Une page HTML est donc apparue dans votre projet, sous le répertoire WebContent. Remplacez alors le code automatiquement généré par Eclipse dans votre page par ce code HTML basique :
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test</title>
</head>
<body>
<p>Ceci est une page HTML.</p>
</body>
</html>
Vous pouvez maintenant tenter d'accéder à votre page web fraîchement créée. Pour ce faire, lancez le serveur Tomcat, via le bouton
si vous avez bien suivi les instructions que je vous ai présentées précédemment. Ouvrez ensuite votre navigateur préféré, et entrez l'URL suivante afin d'accéder à votre serveur :
http://localhost:8080/test/test.html
Votre page s'affiche alors sous vos yeux… déçus !? o_O
C'est quoi toute cette histoire ? Tout un flan pour afficher trois mots ?
Patience, patience… Notre serveur étant maintenant fonctionnel, nous voici prêts à entrer dans le vif du sujet.
Un IDE permet de simplifier le développement d'un projet dans son ensemble.
Tomcat n'est pas un serveur d'applications Java EE au sens complet du terme.
La configuration du serveur passe principalement par deux fichiers : server.xml et web.xml.
Une application web Java EE doit respecter une architecture bien définie.
Eclipse modifie l'architecture des applications pour les intégrer correctement à son système.
Nous sommes maintenant prêts pour développer notre première application web. Allons-y !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Nous y voilà enfin ! Nous allons commencer par découvrir ce qu'est une servlet, son rôle au sein de l'application et comment elle doit être mise en place. J'adopte volontairement pour ce chapitre un rythme assez lent, afin que vous preniez bien conscience des fondements de cette technologie.
Pour ceux qui trouveraient cela barbant, comprenez bien que c'est important de commencer par là et rassurez-vous, nous ne nous soucierons bientôt plus de tous ces détails ! ;)
Avant d'étudier le code d'une servlet, nous devons nous pencher un instant sur le fonctionnement du protocole HTTP. Pour le moment, nous avons simplement appris que c'était le langage qu'utilisaient le client et le serveur pour s'échanger des informations. Il nous faudrait idéalement un chapitre entier pour l'étudier en détail, mais nous ne sommes pas là pour ça ! Je vais donc tâcher de faire court…
Si nous observions d'un peu plus près ce langage, nous remarquerions alors qu'il ne comprend que quelques mots, appelés méthodes HTTP. Ce sont les mots qu'utilise le navigateur pour poser des questions au serveur. Mieux encore, je vous annonce d'emblée que nous ne nous intéresserons qu'à trois de ces mots : GET, POST et HEAD.
GET
C'est la méthode utilisée par le client pour récupérer une ressource web du serveur via une URL. Par exemple, lorsque vous tapez www.siteduzero.com dans la barre d'adresses de votre navigateur et que vous validez, votre navigateur envoie une requête GET pour récupérer la page correspondant à cette adresse et le serveur la lui renvoie. La même chose se passe lorsque vous cliquez sur un lien.
Lorsqu'il reçoit une telle demande, le serveur ne fait pas que retourner la ressource demandée, il en profite pour l'accompagner d'informations diverses à son sujet, dans ce qui s'appelle les en-têtes ou headers HTTP : typiquement, on y trouve des informations comme la longueur des données renvoyées ou encore la date d'envoi.
Enfin, sachez qu'il est possible de transmettre des données au serveur lorsque l'on effectue une requête GET, au travers de paramètres directement placés après l'URL (paramètres nommés query strings) ou de cookies placés dans les en-têtes de la requête : nous reviendrons en temps voulu sur ces deux manières de faire. La limite de ce système est que, comme la taille d'une URL est limitée, on ne peut pas utiliser cette méthode pour envoyer des données volumineuses au serveur, par exemple un fichier.
POST
La taille du corps du message d'une requête POST n'est pas limitée, c'est donc cette méthode qu'il faut utiliser pour soumettre au serveur des données de tailles variables, ou que l'on sait volumineuses. C'est parfait pour envoyer des fichiers par exemple.
Toujours selon les recommandations d'usage, cette méthode doit être utilisée pour réaliser les opérations qui ont un effet sur la ressource, et qui ne peuvent par conséquent pas être répétées sans l'autorisation explicite de l'utilisateur. Vous avez probablement déjà reçu de votre navigateur un message d'alerte après avoir actualisé une page web, vous prévenant qu'un rafraîchissement de la page entraînera un renvoi des informations : eh bien c'est simplement parce que la page que vous souhaitez recharger a été récupérée via la méthode POST, et que le navigateur vous demande confirmation avant de renvoyer à nouveau la requête. :)
HEAD
Cette méthode est identique à la méthode GET, à ceci près que le serveur n'y répondra pas en renvoyant la ressource accompagnée des informations la concernant, mais seulement ces informations. En d'autres termes, il renvoie seulement les en-têtes HTTP ! Il est ainsi possible par exemple de vérifier la validité d'une URL ou de vérifier si le contenu d'une page a changé ou non sans avoir à récupérer la ressource elle-même : il suffit de regarder ce que contiennent les différents champs des en-têtes. Ne vous inquiétez pas, nous y reviendrons lorsque nous manipulerons des fichiers.
Pendant ce temps-là, sur le serveur…
Rappelez-vous notre schéma global : la requête HTTP part du client et arrive sur le serveur. L'élément qui entre en jeu est alors le serveur HTTP (on parle également de serveur web), qui ne fait qu'écouter les requêtes HTTP sur un certain port, en général le port 80.
Que fait-il lorsqu'une requête lui parvient ?
Nous savons déjà qu'il la transmet à un autre élément, que nous avons jusqu'à présent qualifié de conteneur : il s'agit en réalité d'un conteneur de servlets, également nommé conteneur web (voir la figure suivante). Celui-ci va alors créer deux nouveaux objets :
HttpServletRequest : cet objet contient la requête HTTP, et donne accès à toutes ses informations, telles que les en-têtes (headers) et le corps de la requête.
HttpServletResponse : cet objet initialise la réponse HTTP qui sera renvoyée au client, et permet de la personnaliser, en initialisant par exemple les en-têtes et le corps (nous verrons comment par la suite).
Conteneur et paire d'objets requête/réponse
Et ensuite ? Que fait-il de ce couple d'objets ?
Eh bien à ce moment précis, c'est votre code qui va entrer en jeu (représenté par la série de rouages sur le schéma). En effet, le conteneur de servlets va les transmettre à votre application, et plus précisément aux servlets et filtres que vous avez éventuellement mis en place. Le cheminement de la requête dans votre code commence à peine, et nous devons déjà nous arrêter : qu'est-ce qu'une servlet ? :)
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Une servlet est en réalité une simple classe Java, qui a la particularité de permettre le traitement de requêtes et la personnalisation de réponses. Pour faire simple, dans la très grande majorité des cas une servlet n'est rien d'autre qu'une classe capable de recevoir une requête HTTP envoyée depuis le navigateur de l'utilisateur, et de lui renvoyer une réponse HTTP. C'est tout ! :)
Un des avantages de la plate-forme Java EE est sa documentation : très fournie et offrant un bon niveau de détails, la Javadoc permet en un rien de temps de se renseigner sur une classe, une interface ou un package de l'API Java EE. Tout au long de ce cours, je mettrai à votre disposition des liens vers les documentations des objets importants, afin que vous puissiez facilement, par vous-mêmes, compléter votre apprentissage et vous familiariser avec ce système de documentation.
Regardons donc ce qu'elle contient au chapitre concernant le package servlet : on y trouve une quarantaine de classes et interfaces, parmi lesquelles l'interface nommée Servlet. En regardant celle-ci de plus près, on apprend alors qu'elle est l'interface mère que toute servlet doit obligatoirement implémenter.
Mieux encore, on apprend en lisant sa description qu'il existe déjà des classes de base qui l'implémentent, et qu'il nous suffit donc d'hériter d'une de ces classes pour créer une servlet (voir la figure suivante).
Nous souhaitons traiter des requêtes HTTP, nous allons donc faire hériter notre servlet de la classe HttpServlet ! De retour sur votre projet Eclipse, faites un clic droit sur le répertoire src, puis choisissez New > Class. Renseignez alors la fenêtre qui s'ouvre comme indiqué sur les figures suivantes.
textCréation d'une servlet
Renseignez le champ package par un package de votre choix : pour notre projet, j'ai choisi de le nommer com.sdzee.servlets ! Renseignez le nom de la servlet, puis cliquez ensuite sur le bouton Browse... afin de définir de quelle classe doit hériter notre servlet, puis allez chercher la classe HttpServlet et validez. Voici le code que vous obtenez alors automatiquement :
package com.sdzee.servlets;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
public class Test extends HttpServlet {
}
Rien d'extraordinaire pour le moment, notre servlet étant absolument vide. D'ailleurs puisqu'elle ne fait encore rien, sautons sur l'occasion pour prendre le temps de regarder ce que contient cette classe HttpServlet héritée, afin de voir un peu ce qui se passe derrière. La Javadoc nous donne des informations utiles concernant le fonctionnement de cette classe : pour commencer c'est une classe abstraite, ce qui signifie qu'on ne pourra pas l'utiliser telle quelle et qu'il sera nécessaire de passer par une servlet qui en hérite. On apprend ensuite que la classe propose les méthodes Java nécessaires au traitement des requêtes et réponses HTTP ! Ainsi, on y trouve les méthodes :
doGet() pour gérer la méthode GET ;
doPost() pour gérer la méthode POST ;
doHead() pour gérer la méthode HEAD.
Comment la classe fait-elle pour associer chaque type de requête HTTP à la méthode Java qui lui correspond ?
Vous n'avez pas à vous en soucier, ceci est géré automatiquement par sa méthode service() : c'est elle qui se charge de lire l'objet HttpServletRequest et de distribuer la requête HTTP à la méthode doXXX() correspondante.
Ce qu'il faut retenir pour le moment :
une servlet HTTP doit hériter de la classe abstraite HttpServlet ;
une servlet doit implémenter au moins une des méthodes doXXX(), afin d'être capable de traiter une requête entrante.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Vous le savez, les servlets jouent un rôle très particulier dans une application. Je vous ai parlé d'aiguilleurs en introduction, on peut encore les voir comme des gendarmes : si les requêtes étaient des véhicules, les servlets seraient chargées de faire la circulation sur le gigantesque carrefour qu'est votre application ! Eh bien pour obtenir cette autorité et être reconnues en tant que telles, les servlets nécessitent un traitement de faveur : il va falloir les enregistrer auprès de notre application.
Revenons à notre exemple. Maintenant que nous avons codé notre première servlet, il nous faut donc un moyen de faire comprendre à notre application que notre servlet existe, à la fois pour lui donner l'autorité sur les requêtes et pour la rendre accessible au public ! Lorsque nous avions mis en place une page HTML statique dans le chapitre précédent, le problème ne se posait pas : nous accédions directement à la page en question via une URL directe pointant vers le fichier depuis notre navigateur.
Mais dans le cas d'une servlet qui, rappelons-le, est une classe Java, comment faire ?
Concrètement, il va falloir configurer quelque part le fait que notre servlet va être associée à une URL. Ainsi lorsque le client la saisira, la requête HTTP sera automatiquement aiguillée par notre conteneur de servlet vers la bonne servlet, celle qui est en charge de répondre à cette requête. Ce "quelque part" se présente sous la forme d'un simple fichier texte : le fichier web.xml.
C'est le cœur de votre application : ici vont se trouver tous les paramètres qui contrôlent son cycle de vie. Nous n'allons pas apprendre d'une traite toutes les options intéressantes, mais y aller par étapes. Commençons donc par apprendre à lier notre servlet à une URL : après tous les efforts que nous avons fournis, c'est le minimum syndical que nous sommes en droit de lui demander ! :D
Ce fichier de configuration doit impérativement se nommer web.xml et se situer juste sous le répertoire /WEB-INF de votre application. Si vous avez suivi à la lettre la procédure de création de notre projet web, alors ce fichier est déjà présent. Éditez-le, et supprimez le contenu généré par défaut. Si jamais le fichier est absent de votre arborescence, créez simplement un nouveau fichier XML en veillant bien à le placer sous le répertoire /WEB-INF et à le nommer web.xml. Voici la structure à vide du fichier :
L'intégralité de son contenu devra être placée entre les balises <web-app> et </web-app>.
La mise en place d'une servlet se déroule en deux étapes : nous devons d'abord déclarer la servlet, puis lui faire correspondre une URL.
Définition de la servlet
La première chose à faire est de déclarer notre servlet : en quelque sorte il s'agit de lui donner une carte d'identité, un moyen pour le serveur de la reconnaître. Pour ce faire, il faut ajouter une section au fichier qui se présente ainsi sous sa forme minimale :
La balise responsable de la définition d'une servlet se nomme logiquement <servlet>, et les deux balises obligatoires de cette section sont très explicites :
<servlet-name> permet de donner un nom à une servlet. C'est ensuite via ce nom qu'on fera référence à la servlet en question. Ici, j'ai nommé notre servlet Test.
<servlet-class> sert à préciser le chemin de la classe de la servlet dans votre application. Ici, notre classe a bien pour nom Test et se situe bien dans le package com.sdzee.servlets.
Il est par ailleurs possible d'insérer au sein de la définition d'une servlet d'autres balises facultatives :
<servlet>
<servlet-name>Test</servlet-name>
<servlet-class>com.sdzee.servlets.Test</servlet-class>
<description>Ma première servlet de test.</description>
<init-param>
<param-name>auteur</param-name>
<param-value>Coyote</param-value>
</init-param>
<load-on-startup>1</load-on-startup>
</servlet>
On découvre ici trois nouveaux blocs :
<description> permet de décrire plus amplement le rôle de la servlet. Cette description n'a aucune utilité technique et n'est visible que dans ce fichier ;
<init-param> permet de préciser des paramètres qui seront accessibles à la servlet lors de son chargement. Nous y reviendrons en détail plus tard dans ce cours ;
<load-on-startup> permet de forcer le chargement de la servlet dès le démarrage du serveur. Nous reviendrons sur cet aspect un peu plus loin dans ce chapitre.
Mapping de la servlet
Il faut ensuite faire correspondre notre servlet fraîchement déclarée à une URL, afin qu'elle soit joignable par les clients :
La balise responsable de la définition du mapping se nomme logiquement <servlet-mapping>, et les deux balises obligatoires de cette section sont, là encore, très explicites.
<servlet-name> permet de préciser le nom de la servlet à laquelle faire référence. Cette information doit correspondre avec le nom défini dans la précédente déclaration de la servlet.
<url-pattern> permet de préciser la ou les URL relatives au travers desquelles la servlet sera accessible. Ici, ça sera /toto !
Pourquoi un "pattern" et pas simplement une URL ?
En effet il s'agit bien d'un pattern, c'est-à-dire d'un modèle, et pas nécessairement d'une URL fixe. Ainsi, on peut choisir de rendre notre servlet responsable du traitement des requêtes issues d'une seule URL, ou bien d'un groupe d'URL. Vous n'imaginez pour le moment peut-être pas de cas qui impliqueraient qu'une servlet doive traiter les requêtes issues de plusieurs URL, mais rassurez-vous nous ferons la lumière sur ce type d'utilisation dans la partie suivante de ce cours. De même, nous découvrirons qu'il est tout à fait possible de déclarer plusieurs sections <servlet-mapping> pour une même section <servlet> dans le fichier web.xml.
Que signifie "URL relative" ?
Cela veut dire que l'URL ou le pattern que vous renseignez dans le champ <url-pattern> sont basés sur le contexte de votre application. Dans notre cas, souvenez-vous du contexte de déploiement que nous avons précisé lorsque nous avons créé notre projet web : nous l'avions appelé test. Nous en déduisons donc que notre <url-pattern>/toto</url-pattern> fait référence à l'URL absolue /test/toto.
Nous venons de créer un fichier de configuration pour notre application, nous devons donc redémarrer notre serveur pour que ces modifications soient prises en compte. Il suffit pour cela de cliquer sur le bouton "start" de l'onglet Servers, comme indiqué à la figure suivante.
Bouton de redémarrage du serveur Tomcat dans Eclipse
Faisons le test, et observons ce que nous affiche notre navigateur lorsque nous tentons d'accéder à l'URL http://localhost:8080/test/toto que nous venons de mapper sur notre servlet (voir la figure suivante).
Méthode HTTP non supportée
Nous voici devant notre premier code de statut HTTP. En l'occurrence, c'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle :
une bonne nouvelle, car cela signifie que notre mapping a fonctionné et que notre serveur a bien contacté notre servlet !
une mauvaise nouvelle, car notre serveur nous retourne le code d'erreur 405 et nous précise que la méthode GET n'est pas supportée par la servlet que nous avons associée à l'URL…
Par qui a été générée cette page d'erreur ?
Tout est parti du conteneur de servlets. D'ailleurs, ce dernier effectue pas mal de choses dans l'ombre, sans vous le dire ! Dans ce cas précis, il a :
reçu la requête HTTP depuis le serveur web ;
généré un couple d'objets requête/réponse ;
parcouru le fichier web.xml de votre application à la recherche d'une entrée correspondant à l'URL contenue dans l'objet requête ;
trouvé et identifié la servlet que vous y avez déclarée ;
contacté votre servlet et transmis la paire d'objets requête/réponse.
Dans ce cas, pourquoi cette page d'erreur a-t-elle été générée ?
Nous avons pourtant bien fait hériter notre servlet de la classe HttpServlet, notre servlet doit pouvoir interagir avec HTTP ! Qu'est-ce qui cloche ? Eh bien nous avons oublié une chose importante : afin que notre servlet soit capable de traiter une requête HTTP de type GET, il faut y implémenter une méthode… doGet() ! Souvenez-vous, je vous ai déjà expliqué que la méthode service() de la classe HttpServlet s'occupera alors elle-même de transmettre la requête GET entrante vers la méthode doGet() de notre servlet… Ça vous revient ? :)
Maintenant, comment cette page d'erreur a-t-elle été générée ?
C'est la méthode doGet() de la classe mère HttpServlet qui est en la cause. Ou plutôt, disons que c'est grâce à elle ! En effet, le comportement par défaut des méthodes doXXX() de la classe HttpServlet est de renvoyer un code d'erreur HTTP 405 ! Donc si le développeur a bien fait son travail, pas de problème : c'est bien la méthode doXXX() de la servlet qui sera appelée. Par contre, s'il a mal fait son travail et a oublié de surcharger la méthode doXXX() voulue, alors c'est la méthode de la classe mère HttpServlet qui sera appelée, et un code d'erreur sera gentiment et automatiquement renvoyé au client. Ainsi, la classe mère s'assure toujours que sa classe fille - votre servlet ! - surcharge bien la méthode doXXX() correspondant à la méthode HTTP traitée ! ;)
Nous voilà maintenant au courant de ce qu'il nous reste à faire : il nous suffit de surcharger la méthode doGet() de la classe HttpServlet dans notre servlet Test. Voici donc le code de notre servlet :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class Test extends HttpServlet {
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
}
}
Comme vous pouvez le constater, l'ajout de cette seule méthode vide fait intervenir plusieurs imports qui définissent les objets et exceptions présents dans la signature de la méthode : HttpServletRequest, HttpServletResponse, ServletException et IOException.
Réessayons alors de contacter notre servlet via notre URL : tout se passe comme prévu, le message d'erreur HTTP disparaît. Cela dit, notre servlet ne fait strictement rien de la requête HTTP reçue : le navigateur nous affiche alors une page… blanche !
Comment le client sait-il que la requête est arrivée à bon port ?
C'est une très bonne remarque. En effet, si votre navigateur vous affiche une simple page blanche, c'est parce qu'il considère la requête comme terminée avec succès : si ce n'était pas le cas, il vous afficherait un des codes et messages d'erreur HTTP… (voir la figure suivante). Si vous utilisez le navigateur Firefox, vous pouvez utiliser l'onglet Réseau de l'outil Firebug pour visualiser qu'effectivement, une réponse HTTP est bien reçue par votre navigateur (si vous utilisez le navigateur Chrome, vous pouvez accéder à un outil similaire en appuyant sur F12 ).
En-têtes de la réponse HTTP avec Firebug
On y observe :
un code HTTP 200 OK, qui signifie que la requête s'est effectuée avec succès ;
la longueur des données contenues dans la réponse (Content-Length) : 0...
Eh bien encore une fois, c'est le conteneur de servlets qui a fait le boulot sans vous prévenir ! Quand il a généré la paire d'objets requête/réponse, il a initialisé le statut de la réponse avec une valeur par défaut : 200. C'est-à-dire que par défaut, le conteneur de servlets crée un objet réponse qui stipule que tout s'est bien passé. Ensuite, il transmet cet objet à votre servlet, qui est alors libre de le modifier à sa guise. Lorsqu'il reçoit à nouveau l'objet en retour, si le code de statut n'a pas été modifié par la servlet, c'est que tout s'est bien passé. En d'autres termes, le conteneur de servlets adopte une certaine philosophie : pas de nouvelles, bonne nouvelle ! :D
Cycle de vie d'une servlet
Quand une servlet est demandée pour la première fois ou quand l'application web démarre, le conteneur de servlets va créer une instance de celle-ci et la garder en mémoire pendant toute l'existence de l'application. La même instance sera réutilisée pour chaque requête entrante dont les URL correspondent au pattern d'URL défini pour la servlet. Dans notre exemple, aussi longtemps que notre serveur restera en ligne, tous nos appels vers l'URL /test/toto seront dirigés vers la même et unique instance de notre servlet, générée par Tomcat lors du tout premier appel.
En fin de compte, l'instance d'une servlet est-elle créée lors du premier appel à cette servlet, ou bien dès le démarrage du serveur ?
Ceci dépend en grande partie du serveur d'applications utilisé. Dans notre cas, avec Tomcat, c'est par défaut au premier appel d'une servlet que son unique instance est créée.
Toutefois, ce mode de fonctionnement est configurable. Plus tôt dans ce chapitre, je vous expliquais comment déclarer une servlet dans le fichier web.xml, et j'en ai profité pour vous présenter une balise facultative : <load-on-startup>N</load-on-startup>, où N doit être un entier positif. Si dans la déclaration d'une servlet vous ajoutez une telle ligne, alors vous ordonnez au serveur de charger l'instance de la servlet en question directement pendant le chargement de l'application.
Le chiffre N correspond à la priorité que vous souhaitez donner au chargement de votre servlet. Dans notre projet nous n'utilisons pour le moment qu'une seule servlet, donc nous pouvons marquer n'importe quel chiffre supérieur ou égal à zéro, ça ne changera rien. Mais dans le cas d'une application contenant beaucoup de servlets, cela permet de définir quelle servlet doit être chargée en premier. L'ordre est établi du plus petit au plus grand : la ou les servlets ayant un load-on-startup initialisé à zéro sont les premières à être chargées, puis 1, 2, 3, etc.
Voilà tout pour cet aparté. En ce qui nous concerne, nous n'utiliserons pas cette option de chargement dans nos projets, le chargement des servlets lors de leur première sollicitation nous ira très bien ! ^^
Envoyer des données au client
Avec tout cela, nous n'avons encore rien envoyé à notre client, alors qu'en mettant en place une simple page HTML nous avions affiché du texte dans le navigateur du client en un rien de temps. Patience, les réponses vont venir… Utilisons notre servlet pour reproduire la page HTML statique que nous avions créée lors de la mise en place de Tomcat. Comme je vous l'ai expliqué dans le paragraphe précédent, pour envoyer des données au client il va falloir manipuler l'objet HttpServletResponse. Regardons d'abord ce qu'il est nécessaire d'inclure à notre méthode doGet(), et analysons tout cela ensuite :
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
response.setContentType("text/html");
response.setCharacterEncoding( "UTF-8" );
PrintWriter out = response.getWriter();
out.println("<!DOCTYPE html>");
out.println("<html>");
out.println("<head>");
out.println("<meta charset=\"utf-8\" />");
out.println("<title>Test</title>");
out.println("</head>");
out.println("<body>");
out.println("<p>Ceci est une page générée depuis une servlet.</p>");
out.println("</body>");
out.println("</html>");
}
Comment procédons-nous ?
Nous commençons par modifier l'en-tête Content-Type de la réponse HTTP, pour préciser au client que nous allons lui envoyer une page HTML, en faisant appel à la méthode setContentType() de l'objet HttpServletResponse.
Par défaut, l'encodage de la réponse envoyée au client est initialisé à ISO-8859-1. Si vous faites quelques recherches au sujet de cet encodage, vous apprendrez qu'il permet de gérer sans problème les caractères de notre alphabet, mais qu'il ne permet pas de manipuler les caractères asiatiques, les alphabets arabes, cyrilliques, scandinaves ainsi que d'autres caractères plus exotiques. Afin de permettre une gestion globale d'un maximum de caractères différents, il est recommandé d'utiliser l'encodage UTF-8 à la place. Voilà pourquoi nous modifions l'encodage par défaut en réalisant un appel à la méthode setCharacterEncoding() de l'objet HttpServletResponse. Par ailleurs, c'est également pour cette raison que je vous ai fait modifier les encodages par défaut lors de la configuration d'Eclipse !
Nous récupérons ensuite un objet PrintWriter qui va nous permettre d'envoyer du texte au client, via la méthode getWriter() de l'objet HttpServletResponse. Vous devrez donc importer java.io.PrintWriter dans votre servlet. Cet objet utilise l'encodage que nous avons défini précédemment, c'est-à-dire UTF-8.
Nous écrivons alors du texte dans la réponse via la méthode println() de l'objet PrintWriter.
Enregistrez, testez et vous verrez enfin la page s'afficher dans votre navigateur : ça y est, vous savez maintenant utiliser une servlet et transmettre des données au client. :)
Rien que pour reproduire ce court et pauvre exemple, il nous a fallu 10 appels à out.println() ! Lorsque nous nous attaquerons à des pages web un peu plus complexes que ce simple exemple, allons-nous devoir écrire tout notre code HTML à l'intérieur de ces méthodes println() ?
Non, bien sûr que non ! Vous imaginez un peu l'horreur si c'était le cas ?! Si vous avez suivi le topo sur MVC, vous vous souvenez d'ailleurs que la servlet n'est pas censée s'occuper de l'affichage, c'est la vue qui doit s'en charger ! Et c'est bien pour ça que je ne vous ai rien fait envoyer d'autre que cette simple page d'exemple HTML… Toutefois, même si nous ne procéderons plus jamais ainsi pour la création de nos futures pages web, il était très important que nous découvrions comment cela se passe.
Pour le moment, voici à la figure suivante ce que nous avons réalisé.
Servlet seule
Note : dorénavant et afin d'alléger les schémas, je ne représenterai plus le serveur HTTP en amont du conteneur. Ici, le bloc intitulé "Serveur" correspond en réalité au conteneur de servlets.
La leçon à retenir en cette fin de chapitre est claire : le langage Java n'est pas du tout adapté à la rédaction de pages web ! Notre dernier exemple en est une excellente preuve, et il nous faut nous orienter vers quelque chose de plus efficace.
Il est maintenant grand temps de revenir au modèle MVC : l'affichage de contenu HTML n'ayant rien à faire dans le contrôleur (notre servlet), nous allons créer une vue et la mettre en relation avec notre servlet.
Le client envoie des requêtes au serveur grâce aux méthodes du protocole HTTP, notamment GET, POST et HEAD.
Le conteneur web place chaque requête reçue dans un objet HttpServletRequest, et place chaque réponse qu'il initialise dans l'objet HttpServletResponse.
Le conteneur transmet chaque couple requête/réponse à une servlet : c'est un objet Java assigné à une requête et capable de générer une réponse en conséquence.
La servlet est donc le point d'entrée d'une application web, et se déclare dans son fichier de configuration web.xml.
Une servlet peut se charger de répondre à une requête en particulier, ou à un groupe entier de requêtes.
Pour pouvoir traiter une requête HTTP de type GET, une servlet doit implémenter la méthode doGet() ; pour répondre à une requête de type POST, la méthode doPost() ; etc.
Une servlet n'est pas chargée de l'affichage des données, elle ne doit donc pas s'occuper de la présentation (HTML, CSS, etc.).
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Le modèle MVC nous conseille de placer tout ce qui touche à l'affichage final (texte, mise en forme, etc.) dans une couche à part : la vue. Nous avons rapidement survolé dans la première partie de ce cours comment ceci se concrétisait en Java EE : la technologie utilisée pour réaliser une vue est la page JSP. Nous allons dans ce chapitre découvrir comment fonctionne une telle page, et apprendre à en mettre une en place au sein de notre embryon d'application.
C'est un document qui, à première vue, ressemble beaucoup à une page HTML, mais qui en réalité en diffère par plusieurs aspects :
l'extension d'une telle page devient .jsp et non plus .html ;
une telle page peut contenir des balises HTML, mais également des balises JSP qui appellent de manière transparente du code Java ;
contrairement à une page HTML statique directement renvoyée au client, une page JSP est exécutée côté serveur, et génère alors une page renvoyée au client.
L'intérêt est de rendre possible la création de pages dynamiques : puisqu'il y a une étape de génération sur le serveur, il devient possible de faire varier l'affichage et d’interagir avec l'utilisateur, en fonction notamment de la requête et des données reçues !
Ne vous fiez pas au titre de ce sous-chapitre, nous n'allons pas pour le moment nous intéresser à la technologie JSP en elle-même, ceci faisant l'objet des chapitres suivants. Nous allons nous limiter à l'étude de ce qu'est une JSP, de la manière dont elle est interprétée par notre serveur et comment elle s'insère dans notre application.
Nature d'une JSP
Quoi ?
Les pages JSP sont une des technologies de la plate-forme Java EE les plus puissantes, simples à utiliser et à mettre en place. Elles se présentent sous la forme d'un simple fichier au format texte, contenant des balises respectant une syntaxe à part entière. Le langage JSP combine à la fois les technologies HTML, XML, servlet et JavaBeans (nous reviendrons sur ce terme plus tard, pour le moment retenez simplement que c'est un objet Java) en une seule solution permettant aux développeurs de créer des vues dynamiques.
Pourquoi ?
Pour commencer, mettons noir sur blanc les raisons de l'existence de cette technologie.
La technologie servlet est trop difficile d'accès et ne convient pas à la génération du code de présentation : nous l'avons souligné en fin de chapitre précédent, écrire une page web en langage Java est horriblement pénible. Il est nécessaire de disposer d'une technologie qui joue le rôle de simplification de l'API servlet : les pages JSP sont en quelque sorte une abstraction "haut niveau" de la technologie servlet.
Le modèle MVC recommande une séparation nette entre le code de contrôle et la présentation. Il est théoriquement envisageable d'utiliser certaines servlets pour effectuer le contrôle, et d'autres pour effectuer l'affichage, mais nous rejoignons alors le point précédent : la servlet n'est pas adaptée à la prise en charge de l'affichage…
Le modèle MVC recommande une séparation nette entre le code métier et la présentation : dans le modèle on doit trouver le code Java responsable de la génération des éléments dynamiques, et dans la vue on doit simplement trouver l'interface utilisateur ! Ceci afin notamment de permettre aux développeurs et designers de travailler facilement sur la vue, sans avoir à y faire intervenir directement du code Java.
Comment ?
On peut résumer la technologie JSP en une technologie offrant les capacités dynamiques des servlets tout en permettant une approche naturelle pour la création de contenus statiques. Ceci est rendu possible par :
un langage dédié : les pages JSP sont des documents au format texte, à l'opposé des classes Java que sont les servlets, qui décrivent indirectement comment traiter une requête et construire une réponse. Elles contiennent des balises qui combinent à la fois simplicité et puissance, via une syntaxe simple, semblable au HTML et donc aisément compréhensible par un humain ;
la simplicité d'accès aux objets Java : des balises du langage rendent l'utilisation directe d'objets au sein d'une page très aisée ;
des mécanismes permettant l'extension du langage utilisé au sein des pages JSP : il est possible de mettre en place des balises qui n'existent pas dans le langage JSP, afin d'augmenter les fonctionnalités accessibles. Pas de panique, ça paraît complexe a priori mais nous y reviendrons calmement dans la partie concernant la JSTL, et tout cela n'aura bientôt plus aucun secret pour vous ! ;)
Bon, assez gambergé ! Maintenant que nous avons une bonne idée de ce que sont les pages JSP, rentrons dans le concret en étudiant leur vie au sein d'une application !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Le contexte étant posé, nous pouvons maintenant créer notre première page JSP. Pour ce faire, depuis votre projet Eclipse faites un clic droit sur le dossier WebContent de votre projet, puis choisissez New > JSP File, et dans la fenêtre qui apparaît renseignez le nom de votre page JSP, ainsi qu'indiqué aux figures suivantes.
Création d'une page JSP - Étape 1Création d'une page JSP - Étape 2
Une page JSP par défaut est alors générée par Eclipse : supprimez tout son contenu, et remplacez-le par notre modèle d'exemple :
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test</title>
</head>
<body>
<p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>
</body>
</html>
Rendez-vous ensuite dans la barre d'adresses de votre navigateur, et entrez l'URL correspondant à la page que vous venez de créer :
http://localhost:8080/test/test.jsp
Nous obtenons alors le résultat de la figure suivante.
Qu'est-ce que c'est que cette horreur ? Que s'est-il passé ?
Le problème que vous voyez ici, c'est l'encodage ! Eh oui, dans le chapitre précédent nous avions modifié l'encodage par défaut directement depuis notre servlet, et je ne vous avais alors pas expliqué pourquoi c'était vraiment nécessaire de procéder ainsi, je vous avais uniquement expliqué l'intérêt d'utiliser UTF-8. Cette fois dans notre JSP, nous n'avons rien modifié. Par conséquent, la réponse créée par notre page utilise la valeur par défaut, c'est-à-dire l'encodage latin ISO-8859-1.
Si l'encodage latin est utilisé par défaut, alors pourquoi les lettres accentuées ne s'affichent-elles pas correctement ? Ce sont bien des caractères de notre alphabet !
Nous y voilà, vous devez bien comprendre comment le principe d'encodage fonctionne. Il s'agit d'un processus en deux étapes, avec d'une part la manière dont sont encodés et gérés les caractères sur le serveur, et d'autre part la manière dont les données contenues dans la réponse envoyée vont être interprétées par le navigateur :
en ce qui concerne le serveur, c'est simple : si vous avez bien suivi mes conseils lors de la configuration d'Eclipse, vos fichiers source sont tous encodés en UTF-8 ;
en ce qui concerne le navigateur, celui-ci va uniquement se baser sur le contenu de l'en-tête Content-type de la réponse HTTP afin d'interpréter les données reçues.
Or, comme je viens de vous le dire, votre page JSP a par défaut envoyé la réponse au client en spécifiant l'encodage latin dans l'en-tête HTTP. Voilà donc l'explication de l'affreux micmac observé : votre navigateur a essayé d'afficher des caractères encodés en UTF-8 en utilisant l'encodage latin ISO-8859-1, et il se trouve que l'encodage des caractères accentués en ISO n'a rien à voir avec celui des caractères accentués en UTF ! D'où les symboles bizarroïdes observés…
Comment modifier l'en-tête HTTP depuis notre page JSP, afin de faire savoir au navigateur qu'il doit utiliser l'encodage UTF-8 pour interpréter les données reçues ?
Pour cela, il va falloir ajouter une instruction en tête de votre page JSP. Je ne vais pas vous l'expliquer dès maintenant, je reviendrai sur son fonctionnement dans un chapitre à venir. Contentez-vous simplement d'ajouter cette ligne tout en haut du code de votre page pour le moment :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
Une fois la modification effectuée et enregistrée, actualisez la page dans votre navigateur et vous constaterez qu'il vous affiche maintenant correctement le texte attendu. Tout va bien donc, notre JSP est fonctionnelle !
Cycle de vie d'une JSP
En théorie
Tout tient en une seule phrase : quand une JSP est demandée pour la première fois, ou quand l'application web démarre, le conteneur de servlets va vérifier, traduire puis compiler la page JSP en une classe héritant de HttpServlet, et l'utiliser durant l'existence de l'application.
Cela signifie-t-il qu'une JSP est littéralement transformée en servlet par le serveur ?
C'est exactement ce qui se passe. Lors de la demande d'une JSP, le moteur de servlets va exécuter la classe JSP auparavant traduite et compilée et envoyer la sortie générée (typiquement, une page HTML/CSS/JS) depuis le serveur vers le client à travers le réseau, sortie qui sera alors affichée dans son navigateur !
Pourquoi ?
Je vous l'ai déjà dit, la technologie JSP consiste en une véritable abstraction de la technologie servlet : cela signifie concrètement que les JSP permettent au développeur de faire du Java sans avoir à écrire de code Java ! Bien que cela paraisse magique, rassurez-vous il n'y a pas de miracles : vous pouvez voir le code JSP écrit par le développeur comme une succession de raccourcis en tous genres qui, dans les coulisses, appellent en réalité des portions de code Java toutes prêtes !
Que se passe-t-il si le contenu d'une page JSP est modifié ? Que devient la servlet auto-générée correspondante ?
C'est une très bonne question ! ;) Voici ce qui se passe au sein du conteneur de servlets lorsqu'une requête HTTP est destinée à une JSP :
le conteneur vérifie si la JSP a déjà été traduite et compilée en une servlet :
si non, il vérifie la syntaxe de la page, la traduit en une servlet (du code Java) et la compile en une classe exécutable prête à l'emploi ;
si oui, il vérifie que l'âge de la JSP et de la servlet est identique :
si non, cela signifie que la JSP est plus récente que la servlet et donc qu'il y a eu modification, le conteneur effectue alors à nouveau les tâches de vérification, traduction et compilation ;
il charge ensuite la classe générée, en crée une instance et l'exécute pour traiter la requête.
J'ai représenté cette suite de décisions sur la figure suivante, afin de vous faciliter la compréhension du cycle.
Cycle de vie d'une JSP
En pratique
Avant de passer à la suite, revenons sur cette histoire de traduction en servlet. Je vous ai dit que le conteneur de servlets, en l'occurrence ici Tomcat, générait une servlet à partir de votre JSP. Eh bien sachez que vous pouvez trouver le code source ainsi généré dans le répertoire de travail du serveur : sous Tomcat, il s'agit du répertoire /work.
Qu'en est-il de notre première JSP ? Existe-t-il une servlet auto-générée depuis nos quelques lignes de texte ?
La réponse est oui bien entendu, à partir du moment où vous avez appelé au moins une fois cette JSP depuis votre navigateur ! Cette servlet est bien présente dans le répertoire de travail de Tomcat, seulement comme nous gérons notre serveur directement depuis Eclipse, par défaut ce dernier va en quelque sorte prendre la main sur Tomcat, et mettre tous les fichiers dans un répertoire à lui ! Le fourbe... ^^ Bref, voilà où se trouve ma servlet pour cet exemple :
Elle doit se situer sensiblement au même endroit chez vous, à un ou deux noms de dossier près selon la configuration que vous avez mise en place et bien entendu selon le système d'exploitation que vous utilisez. Vous remarquerez que Tomcat suffixe les servlets qu'il auto-génère à partir de pages JSP avec "_jsp".
Sans surprise, au milieu du code généré par Tomcat nous retrouvons bien des instructions très semblables à celles que nous avions dû écrire dans notre servlet dans le chapitre précédent, et qui correspondent cette fois à ce que nous avons écrit dans notre JSP :
out.write("<!DOCTYPE html>\r\n");
out.write("<html>\r\n");
out.write(" <head>\r\n");
out.write(" <meta charset=\"utf-8\" />\r\n");
out.write(" <title>Test</title>\r\n");
out.write(" </head>\r\n");
out.write(" <body>\r\n");
out.write(" <p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>\r\n");
out.write(" </body>\r\n");
out.write("</html>");
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Dans l'exemple que nous venons de réaliser, nous nous sommes contentés d'afficher du texte statique, et avons visualisé le résultat en appelant directement la page JSP depuis son URL. C'était pratique pour le coup, mais dans une application Java EE il ne faut jamais procéder ainsi ! Pourquoi ? La réponse tient en trois lettres : MVC. Ce modèle de conception nous recommande en effet la mise en place d'un contrôleur, et nous allons donc tâcher de toujours associer une servlet à une vue.
Mais je viens de vous montrer qu'une JSP était de toute façon traduite en servlet… Quel est l'intérêt de mettre en place une autre servlet ?
Une JSP est en effet automatiquement traduite en servlet, mais attention à ne pas confondre : les contrôleurs du MVC sont bien représentés en Java EE par des servlets, mais cela ne signifie pas pour autant que toute servlet joue le rôle d'un contrôleur dans une application Java EE. En l'occurrence, les servlets résultant de la traduction des JSP dans une application n'ont pour rôle que de permettre la manipulation des requêtes et réponses HTTP. En aucun cas elles n'interviennent dans la couche de contrôle, elles agissent de manière transparente et font bien partie de la vue : ce sont simplement des traductions en un langage que comprend le serveur (le Java !) des vues présentes dans votre application (de simples fichiers textes contenant de la syntaxe JSP).
Nous allons même pousser le vice plus loin, et déplacer notre page JSP dans le répertoire /WEB-INF. Si vous vous souvenez de ce que je vous ai dit dans le chapitre sur la configuration de Tomcat, vous savez que ce dossier a une particularité qui nous intéresse : il cache automatiquement les ressources qu'il contient. En d'autres termes, une page présente sous ce répertoire n'est plus accessible directement par une URL côté client ! Il devient alors nécessaire de passer par une servlet côté serveur pour donner l'accès à cette page… Plus d'oubli possible ! ;)
Faites le test. Essayez depuis une URL de joindre votre page JSP après l'avoir déplacée sous /WEB-INF : vous n'y arriverez pas !
Nous devons donc associer notre servlet à notre vue. Cette opération est réalisée depuis la servlet, ce qui est logique puisque c'est elle qui décide d'appeler la vue. Reprenons notre servlet, vidons la méthode doGet() du contenu que nous avons depuis fait migrer dans la JSP, et regardons le code à mettre en place pour effectuer l'association :
depuis notre instance de servlet (this), nous appelons la méthode getServletContext(). Celle-ci nous retourne alors un objet ServletContext, qui fait référence au contexte commun à toute l'application : celui-ci contient un ensemble de méthodes qui permettent à une servlet de communiquer avec le conteneur de servlet ;
celle qui nous intéresse ici est la méthode permettant de manipuler une ressource, getRequestDispatcher(), que nous appliquons à notre page JSP. Elle retourne un objet RequestDispatcher, qui agit ici comme une enveloppe autour de notre page JSP. Vous pouvez considérer cet objet comme la pierre angulaire de votre servlet : c'est grâce à lui que notre servlet est capable de faire suivre nos objets requête et réponse à une vue. Il est impératif d'y préciser le chemin complet vers la JSP, en commençant obligatoirement par un / (voir l'avertissement et la précision ci-dessous) ;
nous utilisons enfin ce dispatcher pour réexpédier la paire requête/réponse HTTP vers notre page JSP via sa méthode forward().
De cette manière notre page JSP devient accessible au travers de la servlet ; d'ailleurs, notre servlet ne faisant actuellement rien d'autre, son seul rôle est de transférer le couple requête reçue et réponse vers la JSP finale.
Ne soyez pas leurrés : comme je vous l'ai déjà dit lorsque je vous ai présenté la structure d'un projet, le dossier WebContent existe uniquement dans Eclipse ! Je vous ai déjà expliqué qu'il correspondait en réalité à la racine de l'application, et c'est donc pour ça qu'il faut bien écrire /WEB-INF/test.jsp en argument de la méthode getRequestDispatcher(), et non pas /WebContent/WEB-INF/test.jsp !
Faites à nouveau le test, en essayant cette fois d'appeler l'URL correspondant à votre servlet (souvenez-vous, c'est celle que nous avons mise en place dans le fichier web.xml, à savoir /test/toto) : tout fonctionne, notre requête est bien acheminée jusqu'à notre JSP, et en retour notre navigateur nous affiche bien le contenu de la page !
Voici à la figure suivante ce que nous venons de réaliser.
Servlet + JSP
Une page JSP ressemble en apparence à une page HTML, mais en réalité elle est bien plus proche d'une servlet : elle contient des balises derrière lesquelles se cache du code Java.
Une page JSP est exécutée sur le serveur, et la page finale générée et envoyée au client est une simple page HTML : le client ne voit pas le code de la JSP.
Idéalement dans le modèle MVC, une page JSP est accessible à l'utilisateur à travers une servlet, et non pas directement.
Le répertoire /WEB-INF cache les fichiers qu'il contient à l'extérieur de l'application.
La méthode forward() de l'objet RequestDispatcher permet depuis une servlet de rediriger la paire requête/réponse HTTP vers une autre servlet ou vers une page JSP.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Nous nous sommes jusqu'à présent contentés d'afficher une page web au contenu figé, comme nous l'avions fait via une simple page HTML écrite en dur en tout début de cours. Seulement cette fois, notre contenu est présent dans une page JSP à laquelle nous avons associé une servlet. Nous disposons ainsi de tout ce qui est nécessaire pour ajouter du dynamisme à notre projet. Il est donc grand temps d'apprendre à faire communiquer entre eux les différents éléments constituant notre application !
Jusqu'à présent nous n'avons pas fait grand-chose avec notre requête HTTP, autrement dit avec notre objet HttpServletRequest : nous nous sommes contentés de le transmettre à la JSP. Pourtant, vous avez dû vous en apercevoir lorsque vous avez parcouru sa documentation, ce dernier contient énormément de méthodes !
Puisque notre requête HTTP passe maintenant au travers de la servlet avant d'être transmise à la vue, profitons-en pour y apporter quelques modifications ! Utilisons donc notre servlet pour mettre en place un semblant de dynamisme dans notre application : créons une chaîne de caractères depuis notre servlet, et transmettons-la à notre vue pour affichage.
Comme vous pouvez le constater, le principe est très simple et tient en une ligne (la ligne 3). Il suffit d'appeler la méthode setAttribute() de l'objet requête pour y enregistrer un attribut ! Cette méthode prend en paramètre le nom que l'on souhaite donner à l'attribut suivi de l'objet lui-même.
Ici, l'attribut que j'ai créé est une simple chaîne de caractères - un objet de type String - que j'ai choisi de nommer test lors de son enregistrement dans la requête.
C'est tout ce qu'il est nécessaire de faire côté servlet. Regardons maintenant comment récupérer et afficher l'objet côté vue :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test</title>
</head>
<body>
<p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>
<p>
<%
String attribut = (String) request.getAttribute("test");
out.println( attribut );
%>
</p>
</body>
</html>
Ne paniquez pas, vous ne connaissez pas cette notation (lignes 11 à 14) et c'est bien normal puisque je ne vous l'ai pas encore présentée… :-°
Voici donc une première information concernant la technologie JSP : elle permet d'inclure du code Java dans une page en entourant ce code des balises <% et %> . Ce sont des marqueurs qui délimitent les portions contenant du code Java du reste de la page, contenant ici simplement des balises HTML et du texte. À l'intérieur, tout se passe comme si on écrivait du code directement dans une servlet : on fait appel à la méthode println() de l'objet PrintWriterout pour afficher du contenu. La seule différence réside dans le fait que depuis une JSP, il n'est plus nécessaire de spécifier le content-type de la réponse HTTP ni d'y récupérer l'objet PrintWriter, comme nous l'avions fait deux chapitres auparavant depuis notre servlet. Ceci est rendu possible grâce à l'existence d'objets implicites, sur lesquels nous allons revenir très bientôt !
En ce qui concerne la récupération de l'attribut depuis la requête, je pense que vous êtes assez grands pour faire vous-mêmes l'analogie avec sa création : tout comme il suffit d'appeler setAttribute() pour créer un attribut dans une requête depuis une servlet, il suffit d'appeler la méthode getAttribute() pour en récupérer un depuis une JSP ! Ici, je récupère bien mon objet nommé test .
Alors c'est ça une JSP ? Une autre page dans laquelle on remet une couche de Java ?
Non, bien sûr que non ! Écrire du Java dans une JSP n'a aucun sens : l'intérêt même de ces pages est de s'affranchir du langage Java ! À ce compte-là, autant n'utiliser qu'une servlet et ne pas mettre en place de JSP…
Cependant comme vous pouvez le voir, cela fonctionne très bien ainsi : ça confirme ce que je vous disais dans la première partie de ce cours. En Java EE, rien n'impose au développeur de bien travailler, et il est possible de coder n'importe comment sans que cela n'impacte le fonctionnement de l'application. Voilà donc un premier exemple destiné à vous faire comprendre dès maintenant que mettre du code Java dans une page JSP, c'est mal.
Pour ce qui est de notre exemple, ne vous y méprenez pas : si je vous fais utiliser du code Java ici, c'est uniquement parce que nous n'avons pas encore découvert le langage JSP. D'ailleurs, autant vous prévenir tout de suite : à partir du chapitre suivant, nous allons tout mettre en œuvre pour ne plus jamais écrire de Java directement dans une JSP !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Si vous êtes assidus, vous devez vous souvenir de la description que je vous ai faite de la méthode GET du protocole HTTP : elle permet au client de transmettre des données au serveur en les incluant directement dans l'URL, dans ce qui s'appelle les paramètres ou query strings en anglais. Eh bien c'est cela que nous allons apprendre à manipuler ici : nous allons rendre notre projet interactif, en autorisant le client à transmettre des informations au serveur.
La forme de l'URL
Les paramètres sont transmis au serveur directement via l'URL. Voici des exemples des différentes formes qu'une URL peut prendre :
<!-- URL sans paramètres -->
/page.jsp
<!-- URL avec un paramètre nommé 'cat' et ayant pour valeur 'java' -->
/page.jsp?cat=java
<!-- URL avec deux paramètres nommés 'lang' et 'admin', et ayant pour valeur respectivement 'fr' et 'true' -->
/page.jsp?lang=fr&admin=true
Il y a peu de choses à retenir :
le premier paramètre est séparé du reste de l'URL par le caractère « ? » ;
les paramètres sont séparés entre eux par le caractère « & » ;
une valeur est attribuée à chaque paramètre via l'opérateur « = ».
Il n'existe pas d'autre moyen de déclarer des paramètres dans une requête GET, ceux-ci doivent impérativement apparaître en clair dans l'URL demandée. À ce propos, souvenez-vous de ce dont je vous avais avertis lors de la présentation de cette méthode GET : la taille d'une URL étant limitée, la taille des données qu'il est ainsi possible d'envoyer est limitée également !
À vrai dire, la norme ne spécifie pas de limite à proprement parler, mais les navigateurs imposent d'eux-mêmes une limite : par exemple, la longueur maximale d'une URL est de 2 083 caractères dans Internet Explorer 8. Au-delà de ça, autrement dit si votre URL est si longue qu'elle contient plus de 2 000 caractères, ce navigateur ne saura pas gérer cette URL ! Vous disposez donc d'une certaine marge de manœuvre ; pour des chaînes de caractères courtes comme dans notre exemple cette limite ne vous gêne absolument pas. Mais d'une manière générale et même si les navigateurs récents savent gérer des URL bien plus longues, lorsque vous avez beaucoup de contenu à transmettre ou que vous ne connaissez pas à l'avance la taille des données qui vont être envoyées par le client, préférez la méthode POST.
J'en profite enfin pour vous reparler des recommandations d'usage HTTP : lorsque vous envoyez des données au serveur et qu'elles vont avoir un impact sur la ressource demandée, il est, là encore, préférable de passer par la méthode POST du protocole, plutôt que par la méthode GET.
Que signifie "avoir un impact sur la ressource" ?
Eh bien cela veut dire "entraîner une modification sur la ressource", et en fin de compte tout dépend de ce que vous faites de ces données dans votre code. Prenons un exemple concret pour bien visualiser. Imaginons une application proposant une page compte.jsp qui autoriserait des actions diverses sur le compte en banque de l'utilisateur. Ces actions ne se dérouleraient bien évidemment pas comme cela dans une vraie application bancaire, mais c'est simplement pour que l'exemple soit parlant.
Si le code attend un paramètre précisant le mois pour lequel l'utilisateur souhaite afficher la liste des entrées et sorties d'argent de son compte, par exemple compte.jsp?mois=avril, alors cela n'aura pas d'impact sur la ressource. En effet, nous pouvons bien renvoyer 10 fois la requête au serveur, notre code ne fera que réafficher les mêmes données à l'utilisateur sans les modifier.
Si par contre le code attend des paramètres précisant des informations nécessaires en vue de réaliser un transfert d'argent, par exemple compte.jsp?montant=100&destinataire=01K87B612, alors cela aura clairement un impact sur la ressource : en effet, si nous renvoyons 10 fois une telle requête, notre code va effectuer 10 fois le transfert !
Ainsi, si nous suivons les recommandations d'usage, nous pouvons utiliser une requête GET pour le premier cas, et devons utiliser une requête POST pour le second. Nous reviendrons sur les avantages de la méthode POST lorsque nous aborderons les formulaires, dans une des parties suivantes de ce cours.
N'importe quel client peut-il envoyer des paramètres à une application ?
Oui, effectivement. Par exemple, lorsque vous naviguez sur le site du zéro, rien ne vous empêche de rajouter des paramètres tout droit issus de votre imagination lors de l'appel de la page d'accueil du site : par exemple, www.siteduzero.com/?mascotte=zozor. Le site n'en fera rien, car la page n'en tient pas compte, mais le serveur les recevra bien. C'est en partie pour cela, mais nous aurons tout le loisir d'y revenir par la suite, qu'il est impératif de bien vérifier le contenu des paramètres envoyés au serveur avant de les utiliser.
Récupération des paramètres par le serveur
Modifions notre exemple afin d'y inclure la gestion d'un paramètre nommé auteur :
La seule ligne nécessaire pour cela est la ligne 2 : il suffit de faire appel à la méthode getParameter() de l'objet requête, en lui passant comme argument le nom du paramètre que l'on souhaite récupérer. La méthode retournant directement le contenu du paramètre, je l'ai ici inséré dans une String que j'ai nommée paramAuteur.
Pour vous montrer que notre servlet récupère bien les données envoyées par le client, j'ai ajouté le contenu de cette String au message que je transmets ensuite à la JSP pour affichage. Si vous appelez à nouveau votre servlet depuis votre navigateur, rien ne va changer. Mais si cette fois vous l'appelez en ajoutant un paramètre nommé auteur à l'URL, par exemple :
http://localhost:8080/test/toto?auteur=Coyote
Alors vous observerez que le message affiché dans le navigateur contient bien la valeur du paramètre précisé dans l'URL :
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test</title>
</head>
<body>
<p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>
<p>
Transmission de variables : OK ! Coyote
</p>
</body>
</html>
Vous avez donc ici la preuve que votre paramètre a bien été récupéré par la servlet. Comprenez également que lorsque vous envoyez un paramètre, il reste présent dans la requête HTTP durant tout son cheminement. Par exemple, nous pouvons très bien y accéder depuis notre page JSP sans passer par la servlet, de la manière suivante :
En procédant ainsi, lorsque nous appelons l'URL en y précisant un paramètre nommé auteur, nous obtenons bien le résultat escompté : notre JSP affiche une seconde fois "Coyote", cette fois en récupérant directement la valeur du paramètre depuis la requête HTTP.
Si vous ne précisez pas de paramètre auteur dans l'URL, alors la méthode getParameter() renverra null en lieu et place du contenu attendu.
Nous allons nous arrêter là pour le moment. L'utilisation la plus courante des paramètres dans une application web est la récupération de données envoyées par le client via des formulaires, mais nous ne sommes pas encore prêts pour cela. Avant de passer à la suite, une dernière petite précision s'impose.
Quelle est la différence entre ces paramètres et les attributs que nous avons découverts en début de chapitre ?
Il ne faut pas faire de confusion ici :
les paramètres de requête sont un concept appartenant au protocole HTTP. Ils sont envoyés par le client au serveur directement au sein de l'URL, et donc sous forme de chaînes de caractères. Il n'est pas possible de forger des paramètres dans l'objet HttpServletRequest, il est uniquement possible d'y accéder en lecture. Ce concept n'étant absolument pas spécifique à la plate-forme Java EE mais commun à toutes les technologies web, il ne peut pas être "objectifié". C'est la raison pour laquelle la méthode getParameter() retourne quoi qu'il arrive un objet de type String, et il n'est pas possible d'ajouter une quelconque logique supplémentaire à un tel objet.
les attributs de requête sont un concept appartenant au conteneur Java, et sont donc créés côté serveur : c'est au sein du code de l'application que l'on procède à leur initialisation, et qu'on les insère dans la version "objectifiée" de la requête, à savoir l'objet HttpServletRequest. Contrairement aux paramètres, ils ne sont pas présents directement dans la requête HTTP mais uniquement dans l'objet Java qui l'enveloppe, et peuvent contenir n'importe quel type de données. Ils sont utilisés pour permettre à une servlet de communiquer avec d'autres servlets ou pages JSP.
Un attribut de requête est en réalité un objet stocké dans l'objet HttpServletRequest, et peut contenir n'importe quel type de données.
Les attributs de requête sont utilisés pour permettre à une servlet de transmettre des données à d'autres servlets ou à des pages JSP.
Un paramètre de requête est une chaîne de caractères placée par le client à la fin de l'URL de la requête HTTP.
Les paramètres de requête sont utilisés pour permettre à un client de transmettre des données au serveur.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Ce court chapitre a pour unique objectif de vous présenter un type d'objet un peu particulier : le JavaBean. Souvent raccourci en "bean", un JavaBean désigne tout simplement un composant réutilisable. Il est construit selon certains standards, définis dans les spécifications de la plate-forme et du langage Java eux-mêmes : un bean n'a donc rien de spécifique au Java EE.
Autrement dit, aucun concept nouveau n'intervient dans la création d'un bean : si vous connaissez les bases du langage Java, vous êtes déjà capables de comprendre et de créer un bean sans problème particulier. Son utilisation ne requiert aucune bibliothèque ; de même, il n’existe pas de superclasse définissant ce qu'est un bean, ni d'API.
Ainsi, tout objet conforme à ces quelques règles peut être appelé un bean. Découvrons pour commencer quels sont les objectifs d'un bean, puis quels sont ces standards d'écriture dont je viens de vous parler. Enfin, découvrons comment l'utiliser dans un projet ! :)
Avant d'étudier sa structure, intéressons-nous au pourquoi d'un bean. En réalité, un bean est un simple objet Java qui suit certaines contraintes, et représente généralement des données du monde réel.
Voici un récapitulatif des principaux concepts mis en jeu. Je vous donne ici des définitions plutôt abstraites, mais il faut bien en passer par là.
Les propriétés : un bean est conçu pour être paramétrable. On appelle "propriétés" les champs non publics présents dans un bean. Qu'elles soient de type primitif ou objets, les propriétés permettent de paramétrer le bean, en y stockant des données.
La sérialisation : un bean est conçu pour pouvoir être persistant. La sérialisation est un processus qui permet de sauvegarder l'état d'un bean, et donne ainsi la possibilité de le restaurer par la suite. Ce mécanisme permet une persistance des données, voire de l'application elle-même.
La réutilisation : un bean est un composant conçu pour être réutilisable. Ne contenant que des données ou du code métier, un tel composant n'a en effet pas de lien direct avec la couche de présentation, et peut également être distant de la couche d'accès aux données (nous verrons cela avec le modèle de conception DAO). C'est cette indépendance qui lui donne ce caractère réutilisable.
L'introspection : un bean est conçu pour être paramétrable de manière dynamique. L'introspection est un processus qui permet de connaître le contenu d'un composant (attributs, méthodes et événements) de manière dynamique, sans disposer de son code source. C'est ce processus, couplé à certaines règles de normalisation, qui rend possible une découverte et un paramétrage dynamique du bean !
Un JavaBean n'est pas un EJB
Certains d'entre vous ont peut-être déjà entendu parler d'un composant Java EE nommé « EJB », signifiant Enterprise JavaBean. Si ce nom ressemble très fortement aux beans que nous étudions ici, ne tombez pas dans le piège et ne confondez pas les deux : les EJB suivent un concept complètement différent. Je ne m'attarde pas sur le sujet mais ne vous inquiétez pas, nous reviendrons sur ce que sont ces fameux EJB en temps voulu.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
doit avoir au moins un constructeur par défaut, public et sans paramètres. Java l'ajoutera de lui-même si aucun constructeur n'est explicité ;
peut implémenter l'interface Serializable, il devient ainsi persistant et son état peut être sauvegardé ;
ne doit pas avoir de champs publics ;
peut définir des propriétés (des champs non publics), qui doivent être accessibles via des méthodes publiques getter et setter, suivant des règles de nommage.
Voici un exemple illustrant cette structure :
/* Cet objet est une classe publique */
public class MonBean{
/* Cet objet ne possède aucun constructeur, Java lui assigne donc un constructeur par défaut public et sans paramètre. */
/* Les champs de l'objet ne sont pas publics (ce sont donc des propriétés) */
private String proprieteNumero1;
private int proprieteNumero2;
/* Les propriétés de l'objet sont accessibles via des getters et setters publics */
public String getProprieteNumero1() {
return this.proprieteNumero1;
}
public int getProprieteNumero2() {
return this.proprieteNumero2;
}
public void setProprieteNumero1( String proprieteNumero1 ) {
this.proprieteNumero1 = proprieteNumero1;
}
public void setProprieteNumero2( int proprieteNumero2 ) {
this.proprieteNumero2 = proprieteNumero2;
}
/* Cet objet suit donc bien la structure énoncée : c'est un bean ! */
}
Ce paragraphe se termine déjà : comme je vous le disais en introduction, un bean ne fait rien intervenir de nouveau. Voilà donc tout ce qui définit un bean, c'est tout ce que vous devez savoir et retenir. En outre, nous n'allons pas pour le moment utiliser la sérialisation dans nos projets : si vous n'êtes pas familiers avec le concept, ne vous arrachez pas les cheveux et mettez cela de côté ! ;)
Plutôt que de paraphraser, passons directement à la partie qui nous intéressera dans ce cours, à savoir la mise en place de beans dans notre application web !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
J'imagine que certains d'entre vous, ceux qui n'ont que très peu, voire jamais, développé d'applications Java ou Java EE, peinent à comprendre exactement à quel niveau et comment nous allons faire intervenir un objet Java dans notre projet web. Voyons donc tout d'abord comment mettre en place un bean dans un projet web sous Eclipse, afin de le rendre utilisable depuis le reste de notre application.
Création de notre bean d'exemple
Définissons pour commencer un bean simple qui servira de base à nos exemples :
package com.sdzee.beans;
public class Coyote {
private String nom;
private String prenom;
private boolean genius;
public String getNom() {
return this.nom;
}
public String getPrenom() {
return this.prenom;
}
public boolean isGenius() {
return this.genius;
}
public void setNom( String nom ) {
this.nom = nom;
}
public void setPrenom( String prenom ) {
this.prenom = prenom;
}
public void setGenius( boolean genius ) {
/* Wile E. Coyote fait toujours preuve d'une ingéniosité hors du commun, c'est indéniable ! Bip bip... */
this.genius = true;
}
}
Rien de compliqué ici, c'est du pur Java sans aucune fioriture !
J'ai ici créé un bean contenant seulement trois propriétés, à savoir les trois champs non publics nom, prenom et genius. Inutile de s'attarder sur la nature des types utilisés ici, ceci n'est qu'un exemple totalement bidon qui ne sert à rien d'autre qu'à vous permettre de bien visualiser le concept.
Maintenant, passons aux informations utiles. Vous pouvez remarquer que cet objet respecte bien les règles qui régissent l'existence d'un bean :
un couple de getter/setter publics pour chaque champ privé ;
aucun champ public ;
un constructeur public sans paramètres (aucun constructeur tout court en l'occurrence).
Cet objet doit être placé dans le répertoire des sources "src" de notre projet web. J'ai ici, dans notre exemple, précisé le package com.sdzee.beans. Jetez un œil aux figures suivantes pour visualiser la démarche sous Eclipse.
Mise en place d'un bean sous Eclipse - Étape 1Mise en place d'un bean sous Eclipse - Étape 2
Vous savez dorénavant comment mettre en place des beans dans vos projets web. Cela dit, il reste encore une étape cruciale afin de rendre ces objets accessibles à notre application ! En effet, actuellement vous avez certes placé vos fichiers sources au bon endroit, mais vous savez très bien que votre application ne peut pas se baser sur ces fichiers sources, elle ne comprend que les classes compilées !
Configuration du projet sous Eclipse
Afin de rendre vos objets accessibles à votre application, il faut que les classes compilées à partir de vos fichiers sources soient placées dans un dossier "classes", lui-même placé sous le répertoire /WEB-INF. Souvenez-vous, nous en avions déjà parlé dans le troisième chapitre de la première partie.
Par défaut Eclipse, toujours aussi fourbe, ne procède pas ainsi et envoie automatiquement vos classes compilées dans un dossier nommé "build". Afin de changer ce comportement, il va falloir modifier le Build Path de notre application.
Pour ce faire, faites un clic droit sur le dossier du projet, sélectionnez "Build Path" puis "Configure Build Path...", comme indiqué à la figure suivante.
Configuration du build path d'un projet sous Eclipse - Étape 1
Sélectionnez alors l'onglet source, puis regardez en bas le champ Default output folder, comme sur la figure suivante.
Configuration du build path d'un projet sous Eclipse - Étape 2
C'est ici qu'il faut préciser le chemin vers WEB-INF/classes afin que nos classes, lors de leur compilation, soient automatiquement déposées dans le dossier pris en compte par notre serveur d'applications. Le répertoire souhaité n'existant pas par défaut, Eclipse va le créer automatiquement pour nous.
Validez, et c'est terminé ! Votre application est prête, vos classes compilées seront bien déposées dans le répertoire de l'application, et vous allez ainsi pouvoir manipuler vos beans directement depuis vos servlets et vos JSP !
Visualisation du répertoire contenant les classes sous Eclipse
Mise en service dans notre application
Notre objet étant bien inséré dans notre application, nous pouvons commencer à le manipuler. Reprenons notre servlet d'exemple précédente :
...
import com.sdzee.beans.Coyote;
...
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Création et initialisation du message. */
String paramAuteur = request.getParameter( "auteur" );
String message = "Transmission de variables : OK ! " + paramAuteur;
/* Création du bean */
Coyote premierBean = new Coyote();
/* Initialisation de ses propriétés */
premierBean.setNom( "Coyote" );
premierBean.setPrenom( "Wile E." );
/* Stockage du message et du bean dans l'objet request */
request.setAttribute( "test", message );
request.setAttribute( "coyote", premierBean );
/* Transmission de la paire d'objets request/response à notre JSP */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( "/WEB-INF/test.jsp" ).forward( request, response );
}
Et modifions ensuite notre JSP pour qu'elle réalise l'affichage des propriétés du bean. Nous n'avons pas encore découvert le langage JSP, et ne savons pas encore comment récupérer proprement un bean… Utilisons donc une nouvelle fois, faute de mieux pour le moment, du langage Java directement dans notre page JSP :
Remarquez ici la nécessité de préciser le chemin complet (incluant le package) afin de pouvoir utiliser notre bean de type Coyote. Retournez alors sur votre navigateur et ouvrez http://localhost:8080/test/toto. Vous observez alors :
Citation
Ceci est une page générée depuis une JSP.
Transmission de variables : OK !
Récupération du bean : Wile E. Coyote
Tout se passe comme prévu : nous retrouvons bien les valeurs que nous avions données aux propriétés nom et prenom de notre bean, lors de son initialisation dans la servlet !
L'objectif de ce chapitre est modeste : je ne vous offre ici qu'une présentation concise de ce que sont les beans, de leurs rôles et utilisations dans une application Java EE. Encore une fois, comme pour beaucoup de concepts intervenant dans ce cours, il faudrait un tutoriel entier pour aborder toutes leurs spécificités, et couvrir en détail chacun des points importants mis en jeu.
Retenez toutefois que l'utilisation des beans n'est absolument pas limitée aux applications web : on peut en effet trouver ces composants dans de nombreux domaines, notamment dans les solutions graphiques basées sur les composants Swing et AWT (on parle alors de composant visuel).
Maintenant que nous sommes au point sur le concept, revenons à nos moutons : il est temps d'apprendre à utiliser un bean depuis une page JSP sans utiliser de code Java ! ;)
Un bean est un objet Java réutilisable qui représente une entité, et dont les données sont représentées par des propriétés.
Un bean est une classe publique et doit avoir au moins un constructeur par défaut, public et sans paramètres.
Une propriété d'un bean est un champ non public, qui doit être accessible à travers un couple de getter/setter.
Il faut configurer le build-path d'un projet web sous Eclipse pour qu'il y dépose automatiquement les classes compilées depuis les codes sources Java de vos objets.
Un bean peut par exemple être transmis d'une servlet vers une page JSP (ou une autre servlet) en tant qu'attribut de requête.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Cet ensemble est consacré à l'apprentissage de la technologie JSP : nous y étudierons la syntaxe des balises, directives et actions JSP ainsi que le fonctionnement des expressions EL, et enfin nous établirons une liste de documentations utiles sur le sujet. Trop volumineux pour entrer dans un unique chapitre, j'ai préféré le scinder en deux chapitres distincts.
Ce premier opus a pour objectif de vous présenter les bases de la syntaxe JSP et ses actions dites standard, toutes illustrées par de brefs exemples.
Tout comme dans les langages Java et HTML, il est possible d'écrire des commentaires dans le code de vos pages JSP. Ils doivent être compris entre les balises <%-- et --%>. Vous pouvez les placer où vous voulez dans votre code source. Ils sont uniquement destinés au(x) développeur(s), et ne sont donc pas visibles par l'utilisateur final dans la page HTML générée :
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Exemple</title>
</head>
<body>
<%-- Ceci est un commentaire JSP, non visible dans la page HTML finale. --%>
<!-- Ceci est un simple commentaire HTML. -->
<p>Ceci est un simple texte.</p>
</body>
</html>
Balises de déclaration
Cette balise vous permet de déclarer une variable à l'intérieur d'une JSP. Vous savez déjà et nous y reviendrons par la suite qu'il est déconseillé d'écrire du code Java dans vos JSP mais, la balise existant, je préfère vous la présenter. Si vous tombez dessus un jour, ne soyez pas déstabilisés :
<%! String chaine = "Salut les zéros."; %>
Il est possible d'effectuer plusieurs déclarations au sein d'un même bloc. Ci-dessous, les déclarations d'une variable puis d'une méthode :
<%! String test = null;
public boolean jeSuisUnZero() {
return true;
}
%>
Balises de scriptlet
Derrière ce mot étrange, un mélange atroce entre "script" et "servlet", se cache simplement du code Java. Cette balise, vous la connaissez déjà, puisque nous l'avons utilisée dans le chapitre précédent. Elle sert en effet à inclure du code Java au sein de vos pages mais, tout comme la balise précédente, elle est à proscrire dans la mesure du possible ! À titre d'information seulement donc, voici le tag en question, ici au sein d'une balise HTML <form> :
Oui je sais, c'est un exemple très moche, car il y a du code Java dans une JSP, code qui contient à son tour des éléments de présentation HTML… Mais c'est juste pour l'exemple ! Je vous préviens : le premier que je vois coder comme ça, je le pends à un arbre ! :D
Balises d'expression
La balise d'expression est en quelque sorte un raccourci de la scriptlet suivante :
<% out.println("Bip bip !"); %>
Elle retourne simplement le contenu d'une chaîne. Voici sa syntaxe :
<%= "Bip bip !" %>
Notez bien l'absence de point-virgule lors de l'utilisation de ce raccourci.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
d'inclure des bibliothèques de balises (nous y reviendrons dans un prochain chapitre) ;
de définir des propriétés et informations relatives à une page JSP.
Pour généraliser, elles contrôlent comment le conteneur de servlets va gérer votre JSP. Il en existe trois : taglib, page et include. Elles sont toujours comprises entre les balises <%@ et %>, et hormis la directive d'inclusion de page qui peut être placée n'importe où, elles sont à placer en tête de page JSP.
Directive taglib
Le code ci-dessous inclut une bibliothèque personnalisée nommée maTagLib :
Ici, l'import de deux classes est réalisé : List et Date. Cette fonctionnalité n'est utile que si vous mettez en place du code Java dans votre page JSP, afin de rendre disponibles les différentes classes et interfaces des API Java. En ce qui nous concerne, puisque notre objectif est de faire disparaître le Java de nos vues, nous allons très vite apprendre à nous en passer !
D'autres options sont utilisables via cette balise page, comme le contentType ou l'activation de la session. Toutes ont des valeurs par défaut, et je ne vais pas m'attarder sur les détails de chacune d'elles ici. Vous ne vous en servirez que dans des cas très spécifiques que nous découvrirons au cas par cas dans ce cours. Voici à titre d'information l'ensemble des propriétés accessibles via cette directive :
Vous retrouvez ici celle que je vous ai fait utiliser depuis la mise en place de votre première JSP : le pageEncoding. C'est à travers cette option que vous pouvez spécifier l'encodage qui va être précisé dans l'en-tête de la réponse HTTP envoyée par votre page JSP.
Directive include
Lorsque vous développez une vue, elle correspond rarement à une JSP constituée d'un seul bloc. En pratique, il est très courant de découper littéralement une page web en plusieurs fragments, qui sont ensuite rassemblés dans la page finale à destination de l'utilisateur. Cela permet notamment de pouvoir réutiliser certains blocs dans plusieurs vues différentes ! Regardez par exemple le menu des cours sur le site du zéro : c'est un bloc à part entière, qui est réutilisé dans l'ensemble des pages du site.
Pour permettre un tel découpage, la technologie JSP met à votre disposition une balise qui inclut le contenu d'un autre fichier dans le fichier courant. Via le code suivant par exemple, vous allez inclure une page interne à votre application (en l'occurrence une page JSP nommée uneAutreJSP, mais cela pourrait très bien être une page HTML ou autre) dans votre JSP courante :
<%@ include file="uneAutreJSP.jsp" %>
La subtilité à retenir, c'est que cette directive ne doit être utilisée que pour inclure du contenu "statique" dans votre page : l'exemple le plus courant pour un site web étant par exemple le header ou le footer de la page, très souvent identiques sur l'intégralité des pages du site.
Pour simplifier, cette directive peut être vue comme un simple copier-coller d'un fichier dans l'autre : c'est comme si vous preniez l'intégralité de votre premier fichier, et que vous le colliez dans le second. Vous pouvez donc bien visualiser ici qu'il est nécessaire de procéder à cette copie avant la compilation de la page : on ne va pas copier un morceau de page JSP dans une servlet déjà compilée…
Action standard include
Une autre balise d'inclusion dite "standard" existe, et permet d'inclure du contenu de manière "dynamique". Le contenu sera ici chargé à l'exécution, et non à la compilation comme c'est le cas avec la directive précédente :
<%-- L'inclusion dynamique d'une page fonctionne par URL relative : --%>
<jsp:include page="page.jsp" />
<%-- Son équivalent en code Java est : --%>
<% request.getRequestDispatcher( "page.jsp" ).include( request, response ); %>
<%-- Et il est impossible d'inclure une page externe comme ci-dessous : --%>
<jsp:include page="http://www.siteduzero.com" />
Cela dit, ce type d'inclusion a un autre inconvénient : il ne prend pas en compte les imports et inclusions faits dans la page réceptrice. Pour clarifier, prenons un exemple. Si vous utilisez un type List dans une première page, et que vous comptez utiliser une liste dans une seconde page que vous souhaitez inclure dans cette première page, il vous faudra importer le type List dans cette seconde page…
Je vous ai perdus ? :D Voyons tout cela au travers d'un exemple très simple. Créez une page test_inc.jsp contenant le code suivant, sous le répertoire WebContent de votre projet Eclipse, c'est-à-dire à la racine de votre application :
<%
ArrayList<Integer> liste = new ArrayList<Integer>();
liste.add( 12 );
out.println( liste.get( 0 ) );
%>
Ce code ne fait qu'ajouter un entier à une liste vide, puis l'affiche. Cependant cette page ne contient pas de directive d'import, et ne peut par conséquent pas fonctionner directement : l'import de la classe ArrayList doit obligatoirement être réalisé auparavant pour que nous puissions l'utiliser dans le code. Si vous tentez d'accéder directement à cette page via http://localhost:8080/test/test_inc.jsp, vous aurez droit à une jolie exception :
Citation : Exception
org.apache.jasper.JasperException: Unable to compile class for JSP:
An error occurred at line: 2 in the jsp file: /test_inc.jsp ArrayList cannot be resolved to a type
Créez maintenant une page test_host.jsp, toujours à la racine de votre application, qui va réaliser l'import de la classe ArrayList puis inclure la page test_inc.jsp :
<%@ page import="java.util.ArrayList" %>
<%@ include file="test_inc.jsp" %>
Pour commencer, vous découvrez ici en première ligne une application de la directive page, utilisée ici pour importer la classe ArrayList. À la seconde ligne, comme je vous l'ai expliqué plus haut, la directive d'inclusion peut être vue comme un copier-coller : ici, le contenu de la page test_inc.jsp est copié dans la page test_host.jsp, puis la nouvelle page test_host.jsp contenant tout le code est compilée. Vous pouvez donc appeler la page test_host.jsp, et la page web finale affichera bien "12" !
Mais si maintenant nous décidons de remplacer la directive présente dans notre page test_host.jsp par la balise standard d'inclusion :
Eh bien lorsque nous allons tenter d'accéder à la page test_host.jsp, nous retrouverons la même erreur que lorsque nous avons tenté d'accéder directement à test_inc.jsp ! La raison est la suivante : les deux pages sont compilées séparément, et l'inclusion ne se fera que lors de l’exécution. Ainsi fatalement, la compilation de la page test_inc.jsp ne peut qu'échouer, puisque l'import nécessaire au bon fonctionnement du code n'est réalisé que dans la page hôte.
Pour terminer sur ces problématiques d'inclusions, je vous donne ici quelques informations et conseils supplémentaires.
Certains serveurs d'applications sont capables de recompiler une page JSP incluant une autre page via la directive d'inclusion, et ainsi éclipser sa principale contrainte. Ce n'est toutefois pas toujours le cas, et ça reste donc à éviter si vous n'êtes pas sûrs de votre coup…
Pour inclure un même header et un même footer dans toutes les pages de votre application ou site web, il est préférable de ne pas utiliser ces techniques d'inclusion, mais de spécifier directement ces portions communes dans le fichier web.xml de votre projet. J'en reparlerai dans un prochain chapitre.
Très bientôt, nous allons découvrir une meilleure technique d'inclusion de pages avec la JSTL !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Un concept important intervient dans la gestion des objets par la technologie JSP : la portée des objets. Souvent appelée visibilité, ou scope en anglais, elle définit tout simplement leur durée de vie.
Dans le chapitre traitant de la transmission de données, nous avions découvert un premier type d'attributs : les attributs de requête. Eh bien de tels objets, qui je vous le rappelle sont accessibles via l'objet HttpServletRequest, ne sont visibles que durant le traitement d'une même requête. Ils sont créés par le conteneur lors de la réception d'une requête HTTP, et disparaissent dès lors que le traitement de la requête est terminé.
Il existe au total quatre portées différentes dans une application :
page (JSP seulement) : les objets dans cette portée sont uniquement accessibles dans la page JSP en question ;
requête : les objets dans cette portée sont uniquement accessibles durant l'existence de la requête en cours ;
session : les objets dans cette portée sont accessibles durant l'existence de la session en cours ;
application : les objets dans cette portée sont accessibles durant toute l'existence de l'application.
Pourquoi préciser "JSP seulement" pour la portée page ?
Eh bien c'est très simple : il est possible de créer et manipuler des objets de portées requête, session ou application depuis une page JSP ou depuis une servlet. Nous avions d'ailleurs dans le chapitre traitant de la transmission de données créé un objet de portée requête depuis notre servlet, puis utilisé cet objet depuis notre page JSP. En revanche, il n'est possible de créer et manipuler des objets de portée page que depuis une page JSP, ce n'est pas possible via une servlet.
Qu'est-ce qu'une session ?
Une session est un objet associé à un utilisateur en particulier. Elle existe pour la durée pendant laquelle un visiteur va utiliser l'application, cette durée se terminant lorsque l'utilisateur ferme son navigateur, reste inactif trop longtemps, ou encore lorsqu'il se déconnecte du site.
Ainsi, il est possible de garder en mémoire des données concernant un visiteur d'une requête à l'autre, autrement dit de page en page : la session permet donc de garder une trace de la visite effectuée. Plus précisément, une session correspond en réalité à un navigateur particulier, plutôt qu'à un utilisateur : par exemple, si à un même instant vous utilisez deux navigateurs différents pour vous rendre sur le même site, le site créera deux sessions distinctes, une pour chacun des navigateurs.
Un objet session concernant un utilisateur est conservé jusqu'à ce qu'une certaine durée d’inactivité soit atteinte. Passé ce délai, le conteneur considère que ce client n'est plus en train de visiter le site, et détruit alors sa session.
Pour que vous visualisiez bien le principe, voici à la figure suivante un schéma regroupant les différentes portées existantes.
Portées des objets
Remarquez bien les points suivants :
un objet de portée page n'est accessible que sur une page JSP donnée ;
un objet de portée requête n'est accessible que durant le cheminement d'une requête dans l'application, et n'existe plus dès lors qu'une réponse est renvoyée au client ;
un objet de portée session est accessible durant l'intégralité de la visite d'un client donné, à condition bien sûr que le temps d'inactivité défini par le conteneur ne soit pas dépassé durant cette visite ;
un objet de portée application est accessible durant toute l'existence de l'application et par tous les clients.
Nous reviendrons au cas par cas sur chacune de ces portées dans certains exemples des chapitres à venir.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Maintenant que vous connaissez les beans et les portées, vous avez presque tout en main pour constituer le modèle de votre application (le M de MVC) ! C'est lui et uniquement lui qui va contenir les données de votre application, et les traitements à y appliquer. La seule chose qui vous manque encore, c'est la manipulation de ces beans depuis une page JSP.
Vous avez déjà fait connaissance avec l'action standard <jsp:include>, je vais vous en présenter quatre autres : <jsp:useBean>, <jsp:getProperty>, <jsp:setProperty> et enfin <jsp:forward>.
L'action standard useBean
Voici pour commencer l'action standard permettant d'utiliser un bean, ou de le créer s'il n'existe pas, depuis une page JSP :
<%-- L'action suivante récupère un bean de type Coyote et nommé "coyote" dans
la portée requête s'il existe, ou en crée un sinon. --%>
<jsp:useBean id="coyote" class="com.sdzee.beans.Coyote" scope="request" />
<%-- Elle a le même effet que le code Java suivant : --%>
<%
com.sdzee.beans.Coyote coyote = (com.sdzee.beans.Coyote) request.getAttribute( "coyote" );
if ( coyote == null ){
coyote = new com.sdzee.beans.Coyote();
request.setAttribute( "coyote", coyote );
}
%>
Étudions les différents attributs de cette action.
La valeur de l'attribut id est le nom du bean à récupérer, ou le nom que vous souhaitez donner au bean à créer.
L'attribut class correspond logiquement à la classe du bean. Il doit obligatoirement être spécifié si vous souhaitez créer un bean, mais pas si vous souhaitez simplement récupérer un bean existant.
L'attribut optionnel scope correspond à la portée de l'objet. Si un bean du nom spécifié en id existe déjà dans ce scope, et qu'il est du type ou de la classe précisé(e), alors il est récupéré, sinon une erreur survient. Si aucun bean de ce nom n'existe dans ce scope, alors un nouveau bean est créé. Enfin, si cet attribut n'est pas renseigné, alors le scope par défaut sera limité à la page en cours.
L'attribut optionnel type doit indiquer le type de déclaration du bean. Il doit être une superclasse de la classe du bean, ou une interface implémentée par le bean. Cet attribut doit être spécifié si class ne l'est pas, et vice-versa.
En résumé, cette action permet de stocker un bean (nouveau ou existant) dans une variable, qui sera identifiée par la valeur saisie dans l'attribut id.
Il est également possible de donner un corps à cette balise, qui ne sera exécuté que si le bean est créé :
<jsp:useBean id="coyote" class="com.sdzee.beans.Coyote">
<%-- Ici, vous pouvez placer ce que vous voulez :
définir des propriétés, créer d'autres objets, etc. --%>
<p>Nouveau bean !</p>
</jsp:useBean>
Ici, le texte qui est présent entre les balises ne sera affiché que si un bean est bel et bien créé, autrement dit si la balise <jsp:useBean> est appelée avec succès. À l'inverse, si un bean du même nom existe déjà dans cette page, alors le bean sera simplement récupéré et le texte ne sera pas affiché.
L'action standard getProperty
Lorsque l'on utilise un bean au sein d'une page, il est possible par le biais de cette action d'obtenir la valeur d'une de ses propriétés :
<jsp:useBean id="coyote" class="com.sdzee.beans.Coyote" />
<%-- L'action suivante affiche le contenu de la propriété 'prenom' du bean 'coyote' : --%>
<jsp:getProperty name="coyote" property="prenom" />
<%-- Elle a le même effet que le code Java suivant : --%>
<%= coyote.getPrenom() %>
Faites bien attention à la subtilité suivante ! Alors que <jsp:useBean> récupère une instance dans une variable accessible par l'id défini, cette action standard ne récupère rien, mais réalise seulement l'affichage du contenu de la propriété ciblée. Deux attributs sont utiles ici :
name : contient le nom réel du bean, en l'occurrence l'id que l'on a saisi auparavant dans la balise de récupération du bean ;
property : contient le nom de la propriété dont on souhaite afficher le contenu.
L'action standard setProperty
Il est enfin possible de modifier une propriété du bean utilisé. Il existe pour cela quatre façons de faire via l'action standard dédiée à cette tâche :
<%-- L'action suivante associe une valeur à la propriété 'prenom' du bean 'coyote' : --%>
<jsp:setProperty name="coyote" property="prenom" value="Wile E." />
<%-- Elle a le même effet que le code Java suivant : --%>
<% coyote.setPrenom("Wile E."); %>
<%-- L'action suivante associe directement la valeur récupérée
depuis le paramètre de la requête nommé ici 'prenomCoyote' à la propriété 'prenom' : --%>
<jsp:setProperty name="coyote" property="prenom" param="prenomCoyote"/>
<%-- Elle a le même effet que le code Java suivant : --%>
<% coyote.setPrenom( request.getParameter("prenomCoyote") ); %>
<%-- L'action suivante associe directement la valeur récupérée
depuis le paramètre de la requête nommé ici 'prenom' à la propriété de même nom : --%>
<jsp:setProperty name="coyote" property="prenom" />
<%-- Elle a le même effet que le code Java suivant : --%>
<% coyote.setPrenom( request.getParameter("prenom") ); %>
<%-- L'action suivante associe automatiquement la valeur récupérée
depuis chaque paramètre de la requête à la propriété de même nom : --%>
<jsp:setProperty name="coyote" property="*" />
<%-- Elle a le même effet que le code Java suivant : --%>
<% coyote.setNom( request.getParameter("nom") ); %>
<% coyote.setPrenom( request.getParameter("prenom") ); %>
<% coyote.setGenius( Boolean.valueOf( request.getParameter("genius") ) ); %>
L'action standard forward
La dernière action que nous allons découvrir permet d'effectuer une redirection vers une autre page. Comme toutes les actions standard, elle s'effectue côté serveur et pour cette raison il est impossible via cette balise de rediriger vers une page extérieure à l'application. L'action de forwarding est ainsi limitée aux pages présentes dans le contexte de la servlet ou de la JSP utilisée :
<%-- Le forwarding vers une page de l'application fonctionne par URL relative : --%>
<jsp:forward page="/page.jsp" />
<%-- Son équivalent en code Java est : --%>
<% request.getRequestDispatcher( "/page.jsp" ).forward( request, response ); %>
<%-- Et il est impossible de rediriger vers un site externe comme ci-dessous : --%>
<jsp:forward page="http://www.siteduzero.com" />
Une particularité du forwarding est qu'il n'implique pas d'aller/retour passant par le navigateur de l'utilisateur final. Autrement dit, l'utilisateur final n'est pas au courant que sa requête a été redirigée vers une ou plusieurs JSP différentes, puisque l'URL qui est affichée dans son navigateur ne change pas. Pas d'inquiétude, nous y reviendrons en détail lorsque nous étudierons un cas particulier, dans le chapitre concernant les sessions.
Sachez enfin que lorsque vous utilisez le forwarding, le code présent après cette balise dans la page n'est pas exécuté. Je vous présente toutes ces notations afin que vous sachiez qu'elles existent, mais vous devez comprendre que la plupart de celles-ci étaient d'actualité… il y a une petite dizaine d'années maintenant ! Depuis, d'importantes évolutions ont changé la donne et tout cela n'est aujourd'hui utilisé que dans des cas bien spécifiques.
La vraie puissance de la technologie JSP, c'est dans le chapitre suivant que vous allez la découvrir !
Les commentaires compris entre <%-- et --%> ne sont pas visibles dans la page finale générée.
L'insertion directe de code Java dans une JSP est possible mais très déconseillée.
Les directives se placent en début de fichier et permettent de configurer une JSP sous différents angles.
Il existe 4 portées d'objets différentes, représentant 4 durées de vie différentes : page, request, session et application.
Une session suit un visiteur de son arrivée sur le site jusqu'à son départ.
Les actions standard permettent pour la plupart de manipuler des objets au sein d'une JSP, mais sont aujourd'hui de l'histoire ancienne.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Dans cette seconde moitié, nous allons découvrir ensemble les bases de l'Expression Language, que l'on raccourcit très souvent EL.
En quoi consistent les expressions EL ?
Ces expressions sont indispensables à une utilisation optimale des JSP. C'est grâce à elles que l'on peut s'affranchir définitivement de l'écriture de scriptlets (du code Java, pour ceux qui n'ont pas suivi) dans nos belles pages JSP. Pour faire simple et concis, les expressions EL permettent via une syntaxe très épurée d'effectuer des tests basiques sur des expressions, et de manipuler simplement des objets et attributs dans une page, et cela sans nécessiter l'utilisation de code ni de script Java ! La maintenance de vos pages JSP, en fournissant des notations simples et surtout standard, est ainsi grandement facilitée.
Avant tout, étudions la forme et la syntaxe d'une telle expression :
${ expression }
Ce type de notation ne devrait pas être inconnu à ceux d'entre vous qui ont déjà programmé en Perl. Ce qu'il faut bien retenir, c'est que ce qui est situé entre les accolades va être interprété : lorsqu'il va analyser votre page JSP, le conteneur va repérer ces expressions entourées d'accolades et il saura ainsi qu'il doit en interpréter le contenu. Aussi, ne vous étonnez pas si dans la suite de ce chapitre j'évoque l'intérieur d'une expression EL : je parle tout simplement de ce qui est situé entre les accolades ! :D
La réalisation de tests
La première chose que vous devez savoir, c'est qu'à l'intérieur d'une expression, vous pouvez effectuer diverses sortes de tests. Pour réaliser ces tests, il vous est possible d'inclure tout une série d'opérateurs. Parmi ceux-ci, on retrouve les traditionnels :
opérateurs arithmétiques, applicables à des nombres : +, -, *, /, % ;
opérateurs logiques, applicables à des booléens : &&, ||, ! ;
opérateurs relationnels, basés sur l'utilisation des méthodes equals() et compareTo() des objets comparés : == ou eq, != ou ne, < ou lt, > ou gt, <= ou le, >= ou ge.
Voyons concrètement ce que tout cela donne à travers quelques exemples. Créez pour l'occasion une page nommée test_el.jsp à la racine de votre application, et placez-y ces quelques lignes :
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test des expressions EL</title>
</head>
<body>
<p>
<!-- Logiques sur des booléens -->
${ true && true } <br /> <!-- Affiche true -->
${ true && false } <br /> <!-- Affiche false -->
${ !true || false } <br /> <!-- Affiche false -->
<!-- Calculs arithmétiques -->
${ 10 / 4 } <br /> <!-- Affiche 2.5 -->
${ 10 mod 4 } <br /> <!-- Affiche le reste de la division entière, soit 2 -->
${ 10 % 4 } <br /> <!-- Affiche le reste de la division entière, soit 2 -->
${ 6 * 7 } <br /> <!-- Affiche 42 -->
${ 63 - 8 } <br /> <!-- Affiche 55 -->
${ 12 / -8 } <br /> <!-- Affiche -1.5 -->
${ 7 / 0 } <br /> <!-- Affiche Infinity -->
<!-- Compare les caractères 'a' et 'b'. Le caractère 'a' étant bien situé avant le caractère 'b' dans l'alphabet ASCII, cette EL affiche true. -->
${ 'a' < 'b' } <br />
<!-- Compare les chaînes 'hip' et 'hit'. Puisque 'p' < 't', cette EL affiche false. -->
${ 'hip' gt 'hit' } <br />
<!-- Compare les caractères 'a' et 'b', puis les chaînes 'hip' et 'hit'. Puisque le premier test renvoie true et le second false, le résultat est false. -->
${ 'a' < 'b' && 'hip' gt 'hit' } <br />
<!-- Compare le résultat d'un calcul à une valeur fixe. Ici, 6 x 7 vaut 42 et non pas 48, le résultat est false. -->
${ 6 * 7 == 48 } <br />
</p>
</body>
</html>
Rendez-vous alors sur http://localhost:8080/test/test_el.jsp, et vérifiez que les résultats obtenus correspondent bien aux commentaires que j'ai placés sur chaque ligne.
Remarquez la subtilité dévoilée ici dans l'exemple de la ligne 27, au niveau des chaînes de caractères : contrairement à du code Java, dans lequel vous ne pouvez déclarer une String qu'en utilisant des double quotes (guillemets), vous pouvez utiliser également des simple quotes (apostrophes) dans une expression EL. Pour information, ceci a été rendu possible afin de simplifier l'intégration des expressions EL dans les balises JSP : celles-ci contenant déjà bien souvent leurs propres guillemets, cela évite au développeur de s'emmêler les crayons ! Pas de panique, vous comprendrez où je veux en venir dans la partie suivante, lorsque nous pratiquerons la JSTL ! ;)
Attention ici aux opérateurs relationnels :
si vous souhaitez vérifier l'égalité d'objets de type non standard via une EL, il vous faudra probablement réimplémenter les méthodes citées dans le troisième point de la liste précédente ;
si vous souhaitez effectuer une comparaison, il vous faudra vérifier que votre objet implémente bien l'interface Comparable.
Autrement dit, pas besoin de vous casser la tête pour un objet de type String ou Integer, pour lesquels tout est déjà prêt nativement, mais pour des objets de votre propre création et/ou de types personnalisés, pensez-y !
En outre, deux autres types de test sont fréquemment utilisés au sein des expressions EL :
les vérifications si vide ou null, grâce à l'opérateur empty.
Très pratiques, ils se présentent sous cette forme :
<!-- Vérifications si vide ou null -->
${ empty 'test' } <!-- La chaîne testée n'est pas vide, le résultat est false -->
${ empty '' } <!-- La chaîne testée est vide, le résultat est true -->
${ !empty '' } <!-- La chaîne testée est vide, le résultat est false -->
<!-- Conditions ternaires -->
${ true ? 'vrai' : 'faux' } <!-- Le booléen testé vaut true, vrai est affiché -->
${ 'a' > 'b' ? 'oui' : 'non' } <!-- Le résultat de la comparaison vaut false, non est affiché -->
${ empty 'test' ? 'vide' : 'non vide' } <!-- La chaîne testée n'est pas vide, non vide est affiché -->
Pour terminer, sachez enfin que la valeur retournée par une expression EL positionnée dans un texte ou un contenu statique sera insérée à l'endroit même où est située l'expression :
<!-- La ligne suivante : -->
<p>12 est inférieur à 8 : ${ 12 lt 8 }.</p>
<!-- Sera rendue ainsi après interprétation de l'expression, 12 n'étant pas inférieur à 8 : -->
<p>12 est inférieur à 8 : false.</p>
La manipulation d'objets
Toutes ces fonctionnalités semblent intéressantes, mais ne nous serviraient pas à grand-chose si elles ne pouvaient s'appliquer qu'à des valeurs écrites en dur dans le code de nos pages, comme nous l'avons fait à l'instant dans nos exemples. La vraie puissance des expressions EL, leur véritable intérêt, c'est le fait qu'elles permettent de manipuler des objets et de leur appliquer tous ces tests ! Quels types d'objets ? Voyons cela au cas par cas…
Des beans
Sous la couverture, la technologie EL est basée sur les spécifications des JavaBeans. Qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Eh bien tout simplement qu'il est possible via une expression EL d'accéder directement à une propriété d'un bean ! Pour illustrer cette fonctionnalité sans trop compliquer notre exemple, nous allons utiliser les actions standard que nous avons découvertes dans le chapitre précédent. Éditez le fichier test_el.jsp que nous avons mis en place, et remplacez son contenu par ce code :
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test des expressions EL</title>
</head>
<body>
<p>
<!-- Initialisation d'un bean de type Coyote avec une action standard, pour l'exemple : -->
<jsp:useBean id="coyote" class="com.sdzee.beans.Coyote" />
<!-- Initialisation de sa propriété 'prénom' : -->
<jsp:setProperty name="coyote" property="prenom" value="Wile E."/>
<!-- Et affichage de sa valeur : -->
<jsp:getProperty name="coyote" property="prenom" />
</p>
</body>
</html>
Grâce aux deux premières actions (lignes 10 et 12), la base de notre exemple est posée : nous créons un bean de type Coyote dans notre page JSP, et initialisons sa propriété prenom avec la valeur "Wile E.".
Vous retrouvez ensuite à la ligne 14 l'action qui affiche le contenu de cette propriété, et lorsque vous vous rendez sur http://localhost:8080/test/test_el.jsp, le résultat affiché par le navigateur est logiquement "Wile E.".
Maintenant, remplacez cette ligne 14 par l'expression EL suivante :
${ coyote.prenom }
Actualisez alors la page de tests dans votre navigateur, et vous observerez que le contenu n'a pas changé, la valeur de la propriété prénom est toujours correctement affichée. Eh bien oui, c'est tout ce qu'il est nécessaire d'écrire avec la technologie EL ! Cette expression retourne le contenu de la propriété prenom du bean nommé coyote. Remarquez bien la syntaxe et la convention employées :
coyote est le nom du bean, que nous avions ici défini dans l'attribut id de l'action <jsp:useBean> ;
prenom est un champ privé du bean (une propriété) accessible par sa méthode publique getPrenom() ;
l'opérateur point permet de séparer le bean visé de sa propriété.
Ainsi de manière générale, il suffit d'écrire ${ bean.propriete } pour accéder à une propriété d'un bean. Simple et efficace !
Pour information, mais nous y reviendrons un peu plus tard, voici ce à quoi ressemble le code Java qui est mis en œuvre dans les coulisses lors de l'interprétation de l'expression ${ coyote.prenom } :
Peu importe que nous la comparions avec une scriptlet Java ou avec une action standard, l'expression EL simplifie l'écriture de manière frappante ! Ci-dessous, je vous propose d'étudier quelques exemples des utilisations et erreurs de syntaxe les plus courantes :
<!-- Syntaxe conseillée pour récupérer la propriété 'prenom' du bean 'coyote'. -->
${ coyote.prenom }
<!-- Syntaxe correcte, car il est possible d'expliciter la méthode d'accès à la propriété. Préférez toutefois la notation précédente. -->
${ coyote.getPrenom() }
<!-- Syntaxe erronée : la première lettre de la propriété doit être une minuscule. -->
${ coyote.Prenom }
Voilà pour la syntaxe à employer pour accéder à des objets. Maintenant comme je vous l'annonçais en début de paragraphe, la vraie puissance de la technologie EL réside non seulement dans le fait qu'elle permet de manipuler des beans, mais également dans le fait qu'elle permet de les faire intervenir au sein de tests ! Voici quelques exemples d'utilisations, toujours basés sur la propriété prenom du bean coyote :
<!-- Comparaison d'égalité entre la propriété prenom et la chaîne "Jean-Paul" -->
${ coyote.prenom == "Jean-Paul" }
<!-- Vérification si la propriété prenom est vide ou nulle -->
${ empty coyote.prenom }
<!-- Condition ternaire qui affiche la propriété prénom si elle n'est ni vide ni nulle, et la chaîne "Veuillez préciser un prénom" sinon -->
${ !empty coyote.prenom ? coyote.prenom : "Veuillez préciser un prénom" }
En outre, sachez également que les expressions EL sont protégées contre un éventuel retour null :
<!-- La scriptlet suivante affiche "null" si la propriété "prenom" n'a pas été initialisée,
et provoque une erreur à la compilation si l'objet "coyote" n'a pas été initialisé : -->
<%= coyote.getPrenom() %>
<!-- L'action suivante affiche "null" si la propriété "prenom" n'a pas été initialisée,
et provoque une erreur à l'exécution si l'objet "coyote" n'a pas été initialisé : -->
<jsp:getProperty name="coyote" property="prenom" />
<!-- L'expression EL suivante n'affiche rien si la propriété "prenom" n'a pas été initialisée,
et n'affiche rien si l'objet "coyote" n'a pas été initialisé : -->
${ coyote.prenom }
Des collections
Les beans ne sont pas les seuls objets manipulables dans une expression EL, il est également possible d'accéder aux collections au sens large. Cela inclut donc tous les objets de type java.util.List, java.util.Set, java.util.Map, etc.
Nous allons, pour commencer, reprendre notre page test_el.jsp, et remplacer son code par cet exemple illustrant l'accès aux éléments d'une liste :
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test des expressions EL</title>
</head>
<body>
<p>
<%
/* Création d'une liste de légumes et insertion de quatre éléments */
java.util.List<String> legumes = new java.util.ArrayList<String>();
legumes.add( "poireau" );
legumes.add( "haricot" );
legumes.add( "carotte");
legumes.add( "pomme de terre" );
request.setAttribute( "legumes" , legumes );
%>
<!-- Les quatre syntaxes suivantes retournent le deuxième élément de la liste de légumes -->
${ legumes.get(1) }<br />
${ legumes[1] }<br />
${ legumes['1'] }<br />
${ legumes["1"] }<br />
</p>
</body>
</html>
Toujours afin de ne pas compliquer l'exemple, j'initialise directement une liste de légumes à l'aide d'une scriptlet Java. Rappelez-vous bien que je procède ainsi uniquement pour gagner du temps dans la mise en place de notre exemple, et que lors du développement d'une vraie application, il est hors de question d'écrire une page JSP aussi sale.
Vous découvrez aux lignes 20 à 23 quatre nouvelles notations :
l'appel à une méthode de l'objet legumes. En l'occurrence notre objet est une liste, et nous appelons sa méthode get() en lui passant l'indice de l'élément voulu ;
l'utilisation de crochets à la place de l'opérateur point, contenant directement l'indice de l'élément voulu ;
l'utilisation de crochets à la place de l'opérateur point, contenant l'indice de l'élément entouré d'apostrophes ;
l'utilisation de crochets à la place de l'opérateur point, contenant l'indice de l'élément entouré de guillemets.
Chacune d'elles est valide, et retourne bien le second élément de la liste de légumes que nous avons initialisée (souvenez-vous, l'indice du premier élément d'une collection est 0 et non pas 1). Rendez-vous sur la page http://localhost:8080/test/test_el.jsp et constatez par vous-mêmes !
Remplacez ensuite le code de l'exemple par le suivant, illustrant l'accès aux éléments d'un tableau :
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test des expressions EL</title>
</head>
<body>
<p>
<%
/* Création d'un tableau */
String[] animaux = {"chien", "chat", "souris", "cheval"};
request.setAttribute("animaux" , animaux);
%>
<!-- Les trois syntaxes suivantes retournent le troisième élément du tableau -->
${ animaux[2] }<br />
${ animaux['2'] }<br />
${ animaux["2"] }<br />
</p>
</body>
</html>
Rendez-vous à nouveau sur la page de tests depuis votre navigateur, et vous constaterez que les trois notations avec les crochets, appliquées à une liste dans le précédent exemple, fonctionnent de la même manière avec un tableau.
Enfin, remplacez le code de l'exemple par le suivant, illustrant l'accès aux éléments d'une Map :
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test des expressions EL</title>
</head>
<body>
<p>
<%
/* Création d'une Map */
java.util.Map<String,Integer> desserts = new java.util.HashMap<String, Integer>();
desserts.put("cookies", 8);
desserts.put("glaces", 3);
desserts.put("muffins", 6);
desserts.put("tartes aux pommes", 2);
request.setAttribute("desserts" , desserts);
%>
<!-- Les quatre syntaxes suivantes retournent la valeur associée à la clé "cookies" de la Map de desserts -->
${ desserts.cookies }<br />
${ desserts.get("cookies") }<br />
${ desserts['cookies'] }<br />
${ desserts["cookies"] }<br />
<%
/* Création d'une chaîne nommée "element" et contenant le mot "cookies" */
String element = "cookies";
request.setAttribute("element",element);
%>
<!-- Il est également possible d'utiliser un objet au lieu d'initialiser la clé souhaitée directement dans l'expression -->
${ desserts[element] }<br />
</p>
</body>
</html>
Rendez-vous une nouvelle fois sur la page de tests depuis votre navigateur, et remarquez deux choses importantes :
la notation avec l'opérateur point fonctionne, à la ligne 21, de la même manière que lors de l'accès à une propriété d'un bean ;
une expression peut en cacher une autre ! En l'occurrence à la ligne 32, lorsque le conteneur va analyser l'expression EL il va d'abord récupérer l'attribut de requête element, puis utiliser son contenu en guise de clé afin d'accéder à la valeur associée dans la Map de desserts.
Par ailleurs, faites bien attention à la syntaxe ${desserts[element]} employée dans ce dernier cas :
il est impératif de ne pas entourer le nom de l'objet d'apostrophes ou de guillemets au sein des crochets. En effet, écrire ${desserts["element"]} reviendrait à essayer d'accéder à la valeur associée à la clé nommée "element", ce qui n'est pas le comportement souhaité ici ;
il ne faut pas entourer l'expression contenue dans l'expression englobante avec des accolades. Autrement dit, il ne faut pas écrire ${desserts[${element}]}, cette syntaxe n'est pas valide. Une seule paire d'accolades suffit ! :)
Puisque les notations avec l'opérateur point et avec les crochets fonctionnent toutes deux dans le cas d'une Map, quelle est la notation recommandée ?
Une pratique efficace veut que l'on réserve la notation avec l'opérateur point pour l'accès aux propriétés d'un bean, et que l'on utilise les crochets pour accéder aux contenus d'une Map. Ainsi en lisant le code d'une page JSP, il devient très simple de savoir si l'objet manipulé dans une expression EL est un bean ou une Map.
Toutefois, ce n'est pas une obligation et vous êtes libres de suivre ou non cette bonne pratique dans vos projets, je ne vous conseille rien de particulier à ce sujet. Personnellement j'utilise dès que j'en ai l'occasion la notation avec l'opérateur point, car je trouve qu'elle a tendance à moins surcharger visuellement les expressions EL dans le code de mes pages JSP.
Désactiver l'évaluation des expressions EL
Le format utilisé par le langage EL, à savoir ${ ... }, n'était pas défini dans les premières versions de la technologie JSP. Ainsi, si vous travaillez sur de vieilles applications non mises à jour, il est possible que vous soyez amenés à empêcher de telles expressions d'être interprétées, afin d'assurer la rétro-compatibilité avec le code. C'est pour cela qu'il est possible de désactiver l’évaluation des expressions EL :
au cas par cas, grâce à la directive page que nous avons brièvement découverte dans le chapitre précédent ;
sur tout ou partie des pages, grâce à une section à ajouter dans le fichier web.xml.
Avec la directive page
La directive suivante désactive l'évaluation des EL dans une page JSP :
<%@ page isELIgnored ="true" %>
Les seules valeurs acceptées par l'attribut isELIgnored sont true et false :
s'il est initialisé à true, alors les expressions EL seront ignorées et apparaîtront en tant que simples chaînes de caractères ;
s'il est initialisé à false, alors elles seront interprétées par le conteneur.
Vous pouvez d'ailleurs faire le test dans votre page test_el.jsp. Éditez le fichier et insérez-y en première ligne la directive. Enregistrez la modification et actualisez alors l'affichage de la page dans votre navigateur. Vous observerez que vos expressions ne sont plus évaluées, elles sont cette fois simplement affichées telles quelles.
Avec le fichier web.xml
Vous pouvez désactiver l'évaluation des expressions EL sur tout un ensemble de pages JSP dans une application grâce à l'option <el-ignored> du fichier web.xml. Elle se présente dans une section de cette forme :
Vous connaissez déjà le principe du champ <url-pattern>, que nous avons découvert lorsque nous avons mis en place notre première servlet. Pour rappel donc, il permet de définir sur quelles pages appliquer ce comportement. En l'occurrence, la notation *.jsp ici utilisée signifie que toutes les pages JSP de l'application seront impactées par cette configuration.
Le champ <el-ignored> permet logiquement de définir la valeur de l'option. Le comportement est bien entendu le même qu'avec la directive précédente : si true est précisé alors les EL seront ignorées, et si false est précisé elles seront interprétées.
Comportement par défaut
Si vous ne mettez pas de configuration spécifique en place, comme celles que nous venons à l'instant de découvrir, la valeur de l'option isELIgnored va dépendre de la version de l'API servlet utiliséé par votre application :
si la version est supérieure ou égale à 2.4, alors les expressions EL seront évaluées par défaut ;
si la version est inférieure à 2.4, alors il est possible que les expressions EL soient ignorées par défaut, pour assurer la rétro-compatibilité dont je vous ai déjà parlé.
Comment savoir si une application permet d'utiliser les expressions EL ou non ?
Pour commencer, il faut s'assurer de la version de l'API servlet supportée par le conteneur qui fait tourner l'application. En l'occurrence, nous utilisons Tomcat 7 et celui-ci implémente la version 3.0 : tout va bien de ce côté, notre conteneur est capable de gérer les expressions EL.
Ensuite, il faut s'assurer que l'application est déclarée correctement pour utiliser cette version. Cela se passe au niveau de la balise <web-app> du fichier web.xml. Lorsque nous avions mis en place celui de notre projet, je vous avais dit de ne pas vous soucier des détails et de vous contenter d'écrire :
La mise en place de tous ces attributs implique que notre application va se baser sur la version 3.0 de l'API servlet.
Ainsi, puisque notre conteneur le supporte et que notre application est correctement configurée, nous pouvons en déduire que les expressions EL seront interprétées par défaut dans notre application.
Si nous changeons de serveur d'applications, que va-t-il se passer ?
Eh oui, si jamais vous déployez votre application sur un autre serveur que Tomcat 7, il est tout à fait envisageable que la version supportée par le conteneur utilisé soit différente. Si par exemple vous travaillez sur une application un peu ancienne tournant sur un conteneur Tomcat 6, alors la version maximum de l'API servlet supportée est 2.5. Voici alors comment vous devrez déclarer votre application :
Cette introduction à la technologie EL se termine là. Il y en a bien assez à dire sur le sujet pour écrire un tutoriel entier, mais ce que nous avons appris ici nous suffira dans la plupart des cas. Retenez bien que ces expressions vont vous permettre de ne plus faire intervenir de Java dans vos JSP, et puisque vous savez maintenant de quoi il retourne, vous ne serez pas surpris de retrouver la syntaxe ${...} dans tous les futurs exemples de ce cours.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test</title>
</head>
<body>
<p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>
<p>
<%
String attribut = (String) request.getAttribute("test");
out.println( attribut );
%>
</p>
</body>
</html>
Je vous avais alors fait remarquer qu'à la ligne 13, nous avions directement utilisé l'objet out sans jamais l'avoir instancié auparavant. De même, à la ligne 12 nous accédions directement à la méthode request.getAttribute() sans jamais avoir instancié d'objet nommé request…
Comment est-ce possible ?
Pour répondre à cette question, nous devons nous intéresser une nouvelle fois au code de la servlet auto-générée par Tomcat, comme nous l'avions fait dans le second chapitre de cette partie. Retournons donc dans le répertoire work du serveur, qui rappelez-vous est subtilisé par Eclipse, et analysons à nouveau le code du fichier test_jsp.java :
...
public void _jspService(final javax.servlet.http.HttpServletRequest request, final javax.servlet.http.HttpServletResponse response)
throws java.io.IOException, javax.servlet.ServletException {
final javax.servlet.jsp.PageContext pageContext;
javax.servlet.http.HttpSession session = null;
final javax.servlet.ServletContext application;
final javax.servlet.ServletConfig config;
javax.servlet.jsp.JspWriter out = null;
final java.lang.Object page = this;
javax.servlet.jsp.JspWriter _jspx_out = null;
javax.servlet.jsp.PageContext _jspx_page_context = null;
try {
response.setContentType("text/html");
pageContext = _jspxFactory.getPageContext(this, request, response,
null, true, 8192, true);
_jspx_page_context = pageContext;
application = pageContext.getServletContext();
config = pageContext.getServletConfig();
session = pageContext.getSession();
out = pageContext.getOut();
_jspx_out = out;
out.write("<!DOCTYPE html>\r\n");
out.write("<html>\r\n");
out.write(" <head>\r\n");
out.write(" <meta charset=\"utf-8\" />\r\n");
out.write(" <title>Test</title>\r\n");
out.write(" </head>\r\n");
out.write(" <body>\r\n");
out.write(" <p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>\r\n");
out.write(" <p>\r\n");
out.write(" ");
String attribut = (String) request.getAttribute("test");
out.println( attribut );
out.write("\r\n");
out.write(" </p>\r\n");
out.write(" </body>\r\n");
out.write("</html>");
}
...
Analysons ce qui se passe dans le cas de l'objet out :
à la ligne 10, un objet nommé out et de type JspWriter est créé ;
à la ligne 24, il est initialisé avec l'objet writer récupéré depuis la réponse ;
à la ligne 39, c'est tout simplement notre ligne de code Java, basée sur l'objet out, qui est recopiée telle quelle de la JSP vers la servlet auto-générée !
Pour l'objet request, c'est un peu différent. Comme je vous l'ai déjà expliqué dans le second chapitre, notre JSP est ici transformée en servlet. Si elle en diffère par certains aspects, sa structure globale ressemble toutefois beaucoup à celle de la servlet que nous avons créée et manipulée dans nos exemples jusqu'à présent. Regardez la ligne 3 : le traitement de la paire requête/réponse est contenu dans une méthode qui prend pour arguments les objets HttpServletRequest et HttpServletResponse, exactement comme le fait notre méthode doGet() ! Voilà pourquoi il est possible d'utiliser directement les objets request et response depuis une JSP.
Par ailleurs, si vous regardez attentivement le code ci-dessus, vous constaterez que les lignes 6 à 13 correspondent en réalité toutes à des initialisations d'objets : pageContext, session, application… En fin de compte, le conteneur met à votre disposition toute une série d'objets implicites, tous accessibles directement depuis vos pages JSP. En voici la liste :
Identifiant
Type de l'objet
Description
pageContext
PageContext
Il fournit des informations utiles relatives au contexte d'exécution. Entre autres, il permet d'accéder aux attributs présents dans les différentes portées de l'application. Il contient également une référence vers tous les objets implicites suivants.
application
ServletContext
Il permet depuis une page JSP d'obtenir ou de modifier des informations relatives à l'application dans laquelle elle est exécutée.
session
HttpSession
Il représente une session associée à un client. Il est utilisé pour lire ou placer des objets dans la session de l'utilisateur courant.
request
HttpServletRequest
Il représente la requête faite par le client. Il est généralement utilisé pour accéder aux paramètres et aux attributs de la requête, ainsi qu'à ses en-têtes.
response
HttpServletResponse
Il représente la réponse qui va être envoyée au client. Il est généralement utilisé pour définir le Content-Type de la réponse, lui ajouter des en-têtes ou encore pour rediriger le client.
exception
Throwable
Il est uniquement disponible dans les pages d'erreur JSP. Il représente l'exception qui a conduit à la page d'erreur en question.
out
JspWriter
Il représente le contenu de la réponse qui va être envoyée au client. Il est utilisé pour écrire dans le corps de la réponse.
config
ServletConfig
Il permet depuis une page JSP d'obtenir les éventuels paramètres d'initialisation disponibles.
page
objet this
Il est l'équivalent de la référence this et représente la page JSP courante. Il est déconseillé de l'utiliser, pour des raisons de dégradation des performances notamment.
De la même manière que nous avons utilisé les objets request et out dans notre exemple précédent, il est possible d'utiliser n'importe lequel de ces neuf objets à travers le code Java que nous écrivons dans nos pages JSP…
Hein ?! Encore du code Java dans nos pages JSP ?
Eh oui, tout cela est bien aimable de la part de notre cher conteneur, mais des objets sous cette forme ne vont pas nous servir à grand-chose ! Souvenez-vous : nous avons pour objectif de ne plus écrire de code Java directement dans nos pages.
Les objets de la technologie EL
J'en vois déjà quelques-uns au fond qui sortent les cordes… :euh: Vous avez à peine digéré les objets implicites de la technologie JSP, je vous annonce maintenant qu'il en existe d'autres rendus disponibles par les expressions EL ! Pas de panique, reprenons tout cela calmement. En réalité, et heureusement pour nous, la technologie EL va apporter une solution élégante au problème que nous venons de soulever : nous allons grâce à elle pouvoir profiter des objets implicites sans écrire de code Java !
Dans les coulisses, le concept est sensiblement le même que pour les objets implicites JSP : il s'agit d'objets gérés automatiquement par le conteneur lors de l'évaluation des expressions EL, et auxquels nous pouvons directement accéder depuis nos expressions sans les déclarer auparavant. Voici un tableau des différents objets implicites mis à disposition par la technologie EL :
Catégorie
Identifiant
Description
JSP
pageContext
Objet contenant des informations sur l'environnement du serveur.
Portées
pageScope
Une Map qui associe les noms et valeurs des attributs ayant pour portée la page.
requestScope
Une Map qui associe les noms et valeurs des attributs ayant pour portée la requête.
sessionScope
Une Map qui associe les noms et valeurs des attributs ayant pour portée la session.
applicationScope
Une Map qui associe les noms et valeurs des attributs ayant pour portée l'application.
Paramètres de requête
param
Une Map qui associe les noms et valeurs des paramètres de la requête.
paramValues
Une Map qui associe les noms et multiples valeurs ** des paramètres de la requête sous forme de tableaux de String.
En-têtes de requête
header
Une Map qui associe les noms et valeurs des paramètres des en-têtes HTTP.
headerValues
Une Map qui associe les noms et multiples valeurs ** des paramètres des en-têtes HTTP sous forme de tableaux de String.
Cookies
cookie
Une Map qui associe les noms et instances des cookies.
Paramètres d’initialisation
initParam
Une Map qui associe les données contenues dans les champs <param-name> et <param-value> de la section <init-param> du fichier web.xml.
La première chose à remarquer dans ce tableau, c'est que le seul objet implicite en commun entre les JSP et les expressions EL est le pageContext. Je ne m'attarde pas plus longtemps sur cet aspect, nous allons y revenir dans le chapitre suivant.
La seconde, c'est la différence flagrante avec les objets implicites JSP : tous les autres objets implicites de la technologie EL sont des Map !
D'ailleurs, qu'est-ce que c'est que toute cette histoire de Map et d'associations entre des noms et des valeurs ?
Ça peut vous paraître compliqué, mais en réalité c'est très simple. C'est un outil incontournable en Java, et nous venons d'en manipuler une lorsque nous avons découvert les expressions EL. Mais si jamais vous ne vous souvenez pas bien des collections Java, sachez qu'une Map est un objet qui peut se représenter comme un tableau à deux colonnes :
la première colonne contient ce que l'on nomme les clés, qui doivent obligatoirement être uniques ;
la seconde contient les valeurs, qui peuvent quant à elles être associées à plusieurs clés.
Chaque ligne du tableau ne peut contenir qu'une clé et une valeur. Voici un exemple d'une Map<String, String> représentant une liste d'aliments et leurs types :
Aliments (Clés)
Types (Valeurs)
pomme
fruit
carotte
légume
boeuf
viande
aubergine
légume
…
…
Vous voyez bien ici qu'un même type peut être associé à différents aliments, mais qu'un même aliment ne peut exister qu'une seule fois dans la liste. Eh bien c'est ça le principe d'une Map : c'est un ensemble d'éléments uniques auxquels on peut associer n'importe quelle valeur.
Quel est le rapport avec la technologie EL ?
Le rapport, c'est que comme nous venons de le découvrir, nos expressions EL sont capables d'accéder au contenu d'une Map, de la même manière qu'elles sont capables d'accéder aux propriétés d'un bean. En guise de rappel, continuons notre exemple avec la liste d'aliments, et créons une page test_map.jsp, dans laquelle nous allons implémenter rapidement cette Map d'aliments :
J'utilise ici une scriptlet Java pour initialiser rapidement la Map et la placer dans un attribut de la requête nommé aliments. Ne prenez bien évidemment pas cette habitude, je ne procède ainsi que pour l'exemple et vous rappelle que nous cherchons à éliminer le code Java de nos pages JSP ! Rendez-vous alors sur http://localhost:8080/test/test_map.jsp, et observez le bon affichage des valeurs. Comme je vous l'ai annoncé un peu plus tôt, j'utilise la notation avec l'opérateur point - ici dans les lignes 18 à 21 - pour accéder aux valeurs contenues dans la Map, mais il est tout à fait possible d'utiliser la notation avec les crochets.
D'accord, avec des expressions EL, nous pouvons accéder au contenu d'objets de type Map. Mais ça, nous le savions déjà… Quel est le rapport avec les objets implicites EL ?
Le rapport, c'est que tous ces objets sont des Map, et que par conséquent nous sommes capables d'y accéder depuis des expressions EL, de la même manière que nous venons de parcourir notre Map d'aliments ! Pour illustrer le principe, nous allons laisser tomber nos fruits et légumes et créer une page nommée test_obj_impl.jsp, encore et toujours à la racine de notre session, application, et y placer le code suivant :
Vous reconnaissez aux lignes 10 et 15 la méthode request.getParameter() permettant de récupérer les paramètres transmis au serveur par le client à travers l'URL. Ainsi, il vous suffit de vous rendre sur http://localhost:8080/test/test_obj_im [...] r&article=782 pour que votre navigateur vous affiche ceci (voir la figure suivante).
Cherchez maintenant, dans le tableau fourni précédemment, l'objet implicite EL dédié à l'accès aux paramètres de requête… Trouvé ? Il s'agit de la Map nommée param. La technologie EL va ainsi vous mettre à disposition un objet dont le contenu peut, dans le cas de notre exemple, être représenté sous cette forme :
Nom du paramètre (Clé)
Valeur du paramètre (Valeur)
langue
fr
article
782
Si vous avez compris l'exemple avec les fruits et légumes, alors vous avez également compris comment accéder à nos paramètres de requêtes depuis des expressions EL, et vous êtes capables de réécrire notre précédente page d'exemple sans utiliser de code Java ! Éditez votre fichier test_obj_impl.jsp et remplacez le code précédent par le suivant :
Actualisez la page dans votre navigateur, et observez le même affichage que dans l'exemple précédent. Pratique et élégant, n'est-ce pas ? :)
D'accord, dans ce cas cela fonctionne bien : chaque paramètre a un nom unique, et est associé à une seule valeur quelconque. Mais qu'en est-il des lignes marquées avec ** dans le tableau ? Est-il possible d'associer un unique paramètre à plusieurs valeurs à la fois ?
Oui, il est tout à fait possible d'associer une clé à des valeurs multiples. C'est d'ailleurs tout à fait logique, puisque derrière les rideaux il s'agit tout simplement d'objets de type Map ! L'unique différence entre les objets implicites param et paramValues, ainsi qu'entre header et headerValues, se situe au niveau de la nature de l'objet utilisé dans la Map et des valeurs qui y sont stockées :
pour param et header, une seule valeur est associée à chaque nom de paramètre, via une Map<String,String> ;
pour paramValues et headerValues par contre, ce sont plusieurs valeurs qui vont être associées à un même nom de paramètre, via une Map<String,String[]>.
Quand pouvons-nous rencontrer plusieurs valeurs pour un seul et même paramètre ? o_O
Tout simplement en précisant plusieurs fois un paramètre d'URL avec des valeurs différentes ! Par exemple, accédez cette fois à la page de tests avec l'URL http://localhost:8080/test/test_obj_im [...] 782&langue=zh. Cette fois, la technologie EL va vous mettre à disposition un objet dont le contenu peut être représenté ainsi :
Nom du paramètre (Clé)
Valeur du paramètre (Valeur)
langue
[fr,zh]
article
782
La Map permettant d'accéder aux valeurs du paramètre langue n'est plus une Map<String,String>, mais une Map<String,String[]>. Si vous ne modifiez pas le code de l'expression EL dans votre page JSP, alors vous ne pourrez qu'afficher la première valeur du tableau des langues, retournée par défaut lorsque vous utilisez l'expression ${param.langue}.
Afin d'afficher la seconde valeur, il faut cette fois non plus utiliser l'objet implicite param, mais utiliser l'objet implicite nommé paramValues. Remplacez à la ligne 9 de votre fichier test_obj_impl.jsp l'expression ${param.langue} par l'expression ${paramValues.langue[1]}. Actualisez alors la page dans votre navigateur, et vous verrez alors s'afficher la valeur zh !
En l'occurrence, puisque seules deux langues ont été précisées dans l'URL, il n'existe que les éléments d'indices 0 et 1 dans le tableau, contenant les valeurs fr et zh. Si vous essayez d'accéder à un élément non défini, par exemple en écrivant ${paramValues.langue[4]}, alors l'expression EL détectera une valeur nulle et n'affichera rien. De même, vous devez obligatoirement cibler un des éléments du tableau ici. Si vous n'écrivez que ${paramValues.langue}, alors l'expression EL vous affichera la référence de l'objet Java contenant votre tableau…
Par ailleurs, sachez qu'il existe d'autres cas impliquant plusieurs valeurs pour un même paramètre. Prenons un exemple HTML très simple : un <select> à choix multiples !
Alors que via un <select> classique, il n'est possible de choisir qu'une seule valeur dans la liste déroulante, dans cet exemple grâce à l'option multiple="multiple", il est tout à fait possible de sélectionner plusieurs valeurs pour le seul paramètre nommé pays. Eh bien dans ce genre de cas, l'utilisation de l'objet implicite paramValues est nécessaire également : c'est le seul moyen de récupérer la liste des valeurs associées au seul paramètre nommé pays !
Pour ce qui est de l'objet implicite headerValues par contre, sa réelle utilité est discutable. En effet, s'il est possible de définir plusieurs valeurs pour un seul paramètre d'un en-tête HTTP, celles-ci sont la plupart du temps séparées par de simples points-virgules et concaténées dans une seule et même String, rendant l'emploi de cet objet implicite inutile. Bref, dans 99 % des cas, utiliser la simple Mapheader est suffisant. Ci-dessous un exemple d'en-têtes HTTP :
Vous remarquez bien dans cet exemple que chaque paramètre (Host, User-Agent, Accept, etc.) n'est défini qu'une seule fois, et que les valeurs sont simplement concaténées les unes à la suite des autres sur la même ligne.
Nous allons nous arrêter là pour les explications sur les objets implicites, l'important pour le moment est que vous compreniez bien leur mode de fonctionnement. Ne vous inquiétez pas si vous ne saisissez pas l'utilité de chacun d'entre eux, c'est tout à fait normal, certains concepts vous sont encore inconnus. La pratique vous fera prendre de l'aisance, et j'apporterai de plus amples explications au cas par cas dans les exemples de ce cours. Avant de passer à la suite, un petit avertissement quant au nommage de vos objets.
Beaucoup de nouvelles notations vous ont été présentées, prenez le temps de bien comprendre les exemples illustrant l'utilisation des balises et des expressions. Lorsque vous vous sentez prêts, passez avec moi au chapitre suivant, et tentez alors de réécrire notre précédente page d'exemple JSP, en y faisant cette fois intervenir uniquement ce que nous venons d'apprendre !
La technologie EL est fondée sur les JavaBeans et sur les collections Java, et existe depuis la version 2.4 de l'API Servlet.
Les expressions EL remplacent les actions standard de manipulation des objets.
Une expression EL permet d'effectuer des tests, interprétés à la volée lors de l'exécution de la page.
L'interprétation des expressions EL peut être désactivée via une section dans le fichier web.xml.
Un objet implicite n'est pas géré par le développeur, mais par le conteneur de servlets.
Chaque objet implicite JSP donne accès à un objet mis à disposition par le conteneur.
Chaque objet implicite EL est un raccourci vers des données de l'application.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Passons sur ce subtil jeu de mot, et revenons un instant sur notre premier exemple de page dynamique. Maintenant que nous connaissons la technologie JSP et les EL, nous sommes capables de remplacer le code Java que nous avions écrit en dur dans notre vue par quelque chose de propre, lisible et qui suit les recommandations MVC !
Avec tout ce que nous avons appris, nous sommes maintenant capables de modifier cette page JSP pour qu'elle ne contienne plus de langage Java ! Pour bien couvrir l'ensemble des méthodes existantes, divisons le travail en deux étapes : avec des scripts et balises JSP pour commencer, puis avec des EL.
Celle-ci s'appuie derrière les rideaux sur l'objet implicite request (HttpServletRequest) : elle cherche un bean nommé "coyote" dans la requête, et si elle n'en trouve pas elle en crée un et l'y enregistre. De même, si vous aviez précisé "session" ou "application" dans l'attribut scope de l'action, alors elle aurait cherché respectivement dans les objets session (HttpSession) et application (ServletContext).
Enfin, lorsque vous ne précisez pas d'attribut scope :
Ici, l'action s'appuie par défaut sur l'objet implicite page (this) : elle cherche un bean nommé "coyote" dans la page courante, et si elle n'en trouve pas elle en crée un et l'y enregistre.
En fin de compte notre exemple est déjà bien plus propre qu'avant, mais nous avons toujours besoin de faire appel à du code Java pour récupérer et afficher nos attributs et paramètres depuis la requête…
Avec des EL
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test</title>
</head>
<body>
<p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>
<p>
${test}
${param.auteur}
</p>
<p>
Récupération du bean :
${coyote.prenom}
${coyote.nom}
</p>
</body>
</html>
Ça se passe de commentaires… Vous comprenez maintenant pourquoi je vous ai annoncé dans le chapitre précédent qu'une fois les EL découvertes, vous n'utiliserez plus jamais le reste ? :D Leur simplicité d'utilisation est déconcertante, et notre page ne contient désormais plus une seule ligne de Java !
Pourquoi est-ce que nous n'utilisons aucun objet implicite pour accéder aux attributs test et coyote ?
J'ai jusqu'à présent lâchement évité ce sujet pour ne pas vous embrouiller, mais cette question mérite effectivement d'être posée : comment notre expression EL est-elle capable de trouver nos différents objets ? Quand nous avions découvert les actions standard, le problème ne se posait pas, car il était nécessaire de préciser dans quelle portée nous souhaitions récupérer un objet, sans quoi l'action cherchait par défaut dans la portée page…
Eh bien le fonctionnement de la technologie EL est fondamentalement différent de celui des actions standard. Dans une expression EL, lorsque vous accédez à un objet présent dans une des quatre portées de votre application, vous n'avez pas besoin de spécifier l'objet implicite (c'est-à-dire la portée) auquel vous souhaitez accéder. D'ailleurs vous le voyez bien dans notre exemple, nous n'avons pas écrit ${request.test} pour accéder à l'objet test présent dans la portée request, ni ${request.coyote.prenom} pour accéder au bean coyote présent lui aussi dans la portée request.
D'ailleurs, si vous aviez fait ainsi… ça n'aurait pas fonctionné ! N'oubliez pas que l'objet implicite request ne représente pas la portée request, mais directement l'objet requête en cours d'utilisation. En réalité, le mécanisme de la technologie EL est un peu évolué : une expression est capable de réaliser d'elle-même un parcours automatique des différentes portées accessibles à la recherche d'un objet portant le nom précisé, de la plus petite à la plus grande portée.
Comment ce mécanisme fonctionne-t-il ?
Vous vous souvenez de l'objet implicite pageContext ? Je vous l'avais présenté comme celui qui donne accès à toutes les portées…
Concrètement, lorsque vous écrivez par exemple l'expression ${test} dans votre JSP, derrière les rideaux le conteneur va se rendre compte qu'il ne s'agit pas d'un objet implicite mais bien d'un objet de votre création, et va appeler la méthode findAttribute() de l'objet PageContext. Ensuite, cette méthode va à son tour parcourir chacune des portées - page, puis request, puis session et enfin application - pour retourner le premier objet nommé "test" trouvé !
Dans ce cas, comment éviter ce parcours automatique et cibler directement une portée ?
Pour cela, il faut utiliser les objets implicites fournis par la technologie EL donnant accès aux attributs existant : pageScope, requestScope, sessionScope et applicationScope. Ainsi, dans notre précédent exemple nous aurions très bien pu écrire ${requestScope.test} à la place de ${test}, et cela aurait fonctionné tout aussi bien. Lors de l'analyse de l'expression EL, le conteneur aurait ainsi reconnu l'objet implicite requestScope, et n'aurait pas effectué le parcours des portées : il aurait directement recherché un objet nommé "test" au sein de la portée request uniquement.
En ce qui me concerne dans la suite de ce cours, je prendrai toujours garde à ne jamais donner le même nom à deux objets différents. Je me passerai donc de préciser la portée dans chacune des expressions EL que j'écrirai dans mes exemples, afin de ne pas les alourdir. Il va de soi que lors du développement d'une vraie application web, je vous recommande de suivre les bonnes pratiques que je vous ai énoncées à l'instant.
Qu'en est-il du paramètre "auteur" ?
Notez bien que lorsque vous souhaitez cibler un objet qui n'est pas présent dans une des quatre portées, il est bien entendu nécessaire d'expliciter l'objet implicite qui permet d'y accéder au sein de l'expression EL. Voilà pourquoi pour accéder au paramètre de requête auteur, nous devons bien préciser ${param.auteur}. Si nous avions simplement écrit ${auteur} cela n'aurait pas fonctionné, car le mécanisme de recherche automatique aurait tenté de trouver un objet nommé "auteur" dans une des quatre portées - page, request, session puis application - et n'aurait logiquement rien trouvé. Rappelez-vous bien qu'un paramètre de requête est différent d'un attribut de requête ! ;)
Enfin, comprenez bien que je prends ici l'exemple d'un paramètre de requête pour illustrer le principe, mais que ceci est valable pour tout objet implicite différent des quatre portées : param comme nous venons de le voir, mais également header, cookie, paramValues, etc.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Tout cela se goupille plutôt bien pour le moment, oui mais voilà… il y a un "mais". Et un gros même ! Vous ne vous en êtes peut-être pas encore aperçus, mais les EL, mêmes couplées à des balises JSP, ne permettent pas de mettre en place tout ce dont nous aurons couramment besoin dans une vue.
Prenons deux exemples pourtant très simples :
nous souhaitons afficher le contenu d'une liste ou d'un tableau à l'aide d'une boucle ;
nous souhaitons afficher un texte différent selon que le jour du mois est pair ou impair.
Eh bien ça, nous ne savons pas encore le faire sans Java !
Manipulation d'une liste
Reprenons notre exemple, en créant une liste depuis une servlet et en essayant d'afficher son contenu depuis la JSP :
...
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Création et initialisation du message. */
String paramAuteur = request.getParameter( "auteur" );
String message = "Transmission de variables : OK ! " + paramAuteur;
/* Création du bean et initialisation de ses propriétés */
Coyote premierBean = new Coyote();
premierBean.setNom( "Coyote" );
premierBean.setPrenom( "Wile E." );
/* Création de la liste et insertion de quatre éléments */
List<Integer> premiereListe = new ArrayList<Integer>();
premiereListe.add( 27 );
premiereListe.add( 12 );
premiereListe.add( 138 );
premiereListe.add( 6 );
/* Stockage du message, du bean et de la liste dans l'objet request */
request.setAttribute( "test", message );
request.setAttribute( "coyote", premierBean );
request.setAttribute( "liste", premiereListe );
/* Transmission de la paire d'objets request/response à notre JSP */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( "/WEB-INF/test.jsp" ).forward( request, response );
}
Rien de problématique ici, c'est encore le même principe : nous initialisons notre objet et nous le stockons dans l'objet requête pour transmission à la JSP. Regardons maintenant comment réaliser l'affichage des éléments de cette liste :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ page import="java.util.List" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test</title>
</head>
<body>
<p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>
<p>
${test}
${param.auteur}
</p>
<p>
Récupération du bean :
${coyote.prenom}
${coyote.nom}
</p>
<p>
Récupération de la liste :
<%
List<Integer> liste = (List<Integer>) request.getAttribute( "liste" );
for( Integer i : liste ){
out.println(i + " : ");
}
%>
</p>
</body>
</html>
Voilà à quoi nous en sommes réduits : réaliser un import avec la directive page, pour pouvoir utiliser ensuite le type List lors de la récupération de notre liste depuis l'objet requête, et afficher son contenu via une boucle for. Certes, ce code fonctionne, vous pouvez regarder le résultat obtenu depuis votre navigateur. Mais nous savons d'ores et déjà que cela va à l'encontre du modèle MVC : souvenez-vous, le Java dans une page JSP, c'est mal !
Utilisation d'une condition
Voyons maintenant comment réaliser notre second exemple.
Si vous avez déjà programmé en Java, vous avez très certainement déjà remarqué ce problème : la manipulation de dates en Java est horriblement peu intuitive ! Que ce soit via l'objet Date ou via l'objet Calendar, c'est très décevant et très loin de ce que l'on est en droit d'attendre d'une plate-forme évoluée comme Java !
Afin de pouvoir utiliser les méthodes et objets de cette API, il vous faut :
télécharger l'archive nommée joda-time-2.1-dist disponible sur cette page, par exemple au format zip ;
la décompresser et y chercher le fichier joda-time-2.1.jar ;
l'inclure à votre application, en le plaçant sous le répertoire /WEB-INF/lib/ de votre projet (un simple glisser-déposer depuis votre fichier vers Eclipse suffit, voir la figure suivante).
Mise en place de l'API JodaTime dans un projet Eclipse
Une fois le fichier .jar en place, vous pouvez alors utiliser l'API depuis votre projet.
...
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Création et initialisation du message. */
String paramAuteur = request.getParameter( "auteur" );
String message = "Transmission de variables : OK ! " + paramAuteur;
/* Création du bean et initialisation de ses propriétés */
Coyote premierBean = new Coyote();
premierBean.setNom( "Coyote" );
premierBean.setPrenom( "Wile E." );
/* Création de la liste et insertion de quatre éléments */
List<Integer> premiereListe = new ArrayList<Integer>();
premiereListe.add( 27 );
premiereListe.add( 12 );
premiereListe.add( 138 );
premiereListe.add( 6 );
/** On utilise ici la libraire Joda pour manipuler les dates, pour deux raisons :
* - c'est tellement plus simple et limpide que de travailler avec les objets Date ou Calendar !
* - c'est (probablement) un futur standard de l'API Java.
*/
DateTime dt = new DateTime();
Integer jourDuMois = dt.getDayOfMonth();
/* Stockage du message, du bean, de la liste et du jour du mois dans l'objet request */
request.setAttribute( "test", message );
request.setAttribute( "coyote", premierBean );
request.setAttribute( "liste", premiereListe );
request.setAttribute( "jour", jourDuMois );
/* Transmission de la paire d'objets request/response à notre JSP */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( "/WEB-INF/test.jsp" ).forward( request, response );
}
Remarquez la facilité d'utilisation de l'API Joda. N'hésitez pas à parcourir par vous-mêmes les autres objets et méthodes proposés, c'est d'une simplicité impressionnante.
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ page import="java.util.List" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test</title>
</head>
<body>
<p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>
<p>
${test}
${param.auteur}
</p>
<p>
Récupération du bean :
${coyote.prenom}
${coyote.nom}
</p>
<p>
Récupération de la liste :
<%
List<Integer> liste = (List<Integer>) request.getAttribute( "liste" );
for( Integer i : liste ){
out.println(i + " : ");
}
%>
</p>
<p>
Récupération du jour du mois :
<%
Integer jourDuMois = (Integer) request.getAttribute( "jour" );
if ( jourDuMois % 2 == 0 ){
out.println("Jour pair : " + jourDuMois);
} else {
out.println("Jour impair : " + jourDuMois);
}
%>
</p>
</body>
</html>
Encore une fois, voilà à quoi nous en sommes réduits côté JSP : écrire du code Java pour faire un simple test sur un entier…
D'autant plus que je ne vous ai ici proposé que deux exemples basiques, mais nous pourrions lister bien d'autres fonctionnalités qu'il serait intéressant de pouvoir utiliser dans nos vues, et qui ne nous sont pas accessibles à travers la technologie JSP sans utiliser de scriptlets !
Dans ce cas, comment faire ? Comment ne pas écrire de code Java dans nos pages JSP ?
Eh bien des développeurs se sont posé la même question il y a plus de dix ans déjà, et ont imaginé la JSTL : une bibliothèque de balises préconçues qui permettent, à la manière des balises JSP, de mettre en place les fonctionnalités dont nous avons besoin couramment dans une vue, mais qui ne sont pas accessibles nativement au sein de la technologie JSP.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Avant d'attaquer l'apprentissage de cette fameuse JSTL, prenons deux minutes pour faire le point sur les limites de ce que nous avons appris jusqu'à présent.
La vue
Nous devons impérativement nettoyer nos lunettes ! Nous savons afficher des choses basiques, mais dès que notre vue se complexifie un minimum, nous ne savons plus faire. Vous êtes déjà au courant, c'est vers la JSTL que nous allons nous tourner : l'intégralité de la partie suivante lui est d'ailleurs consacrée.
L'interaction
Vous ne vous en êtes peut-être pas encore rendu compte, mais nous n'avons qu'effleuré la récupération de données envoyées par le client ! Nous devons mettre en place de l'interaction : une application web qui ne demande rien à l'utilisateur, c'est un site statique ; nous, ce que nous souhaitons, c'est une application dynamique ! Pour le moment, nous avons uniquement développé des vues basiques, couplées à des servlets qui ne faisaient presque rien. Très bientôt, nous allons découvrir que les servlets auront pour objectif de TOUT contrôler : tout ce qui arrivera dans notre application et tout ce qui en sortira passera par nos servlets.
Les données
Nous devons apprendre à gérer nos données : pour le moment, nous avons uniquement découvert ce qu'était un bean. Nous avons une vague idée de comment seront représentées nos données au sein du modèle : à chaque entité de données correspondra un bean… Toutefois, nous nous heurtons ici à de belles inconnues : d'où vont venir nos données ? Qu'allons nous mettre dans nos beans ? Comment allons-nous sauvegarder les données qu'ils contiendront ? Comment enregistrer ce que nous transmet le client ? Nous devrons, pour répondre à tout cela, apprendre à manipuler une base de données depuis notre application. Ainsi, nous allons découvrir que notre modèle sera en réalité constitué non pas d'une seule couche, mais de deux ! Miam ! :)
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
On n'insistera jamais assez sur l'importance, pour tout zéro souhaitant apprendre quoi que ce soit, d'avoir recours aux documentations et ressources externes en général. Le Site du Zéro n'est pas une bible, tout n'y est pas ; pire, des éléments sont parfois volontairement omis ou simplifiés afin de bien vous faire comprendre certains points au détriment d'autres, jugés moins cruciaux.
Les tutoriaux d'auteurs différents vous feront profiter de nouveaux points de vue et angles d'attaque, et les documentations officielles vous permettront un accès à des informations justes et maintenues à jour (en principe).
Vous l'aurez compris, cette liste ne se veut pas exhaustive, et je vous recommande d'aller chercher par vous-mêmes l'information sur les forums et sites du web. En outre, faites bien attention aux dates de création des documents que vous lisez : les ressources périmées sont légion sur le web, notamment au sujet de la plate-forme Java EE qui est en constante évolution. N'hésitez pas à demander à la communauté sur le forum Java du Site du Zéro si vous ne parvenez pas à trouver l'information que vous cherchez.
Les expressions EL remplacent élégamment scriptlets et actions standard.
La technologie EL ne répond malheureusement pas à tous nos besoins.
La documentation est indispensable, à condition qu'elle soit à jour.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Comme je vous l’annonçais en avant-propos, vous êtes ici pour apprendre à créer un projet web, en y ajoutant de la complexité au fur et à mesure que le cours avance. Avec tout ce que vous venez de découvrir, vous voici prêts pour poser la première pierre de l'édifice ! Je vous propose, dans cette première étape de notre TP fil rouge qui vous accompagnera jusqu'au terme de votre apprentissage, de revoir et appliquer l'ensemble des notions abordées jusqu'à présent.
J'ai choisi la thématique du commerce en ligne comme source d'inspiration : vous allez créer un embryon d'application qui va permettre la création et la visualisation de clients et de commandes. C'est à la fois assez global pour ne pas impliquer d'éléments qui vous sont encore inconnus, et assez spécifique pour coller avec ce que vous avez appris dans ces chapitres et êtes capables de réaliser.
L'objectif premier de cette étape, c'est de vous familiariser avec le développement web sous Eclipse. Vous allez devoir mettre en place un projet en partant de zéro dans votre environnement, et y créer vos différents fichiers. Le second objectif est que vous soyez à l'aise avec l'utilisation de servlets, de pages JSP et de beans, et de manière générale avec le principe général d'une application Java EE.
Fonctionnalités
Création d'un client
À travers notre petite application, l'utilisateur doit pouvoir créer un client en saisissant des données depuis un formulaire, et visualiser la fiche client en résultant. Puisque vous n'avez pas encore découvert les formulaires, je vais vous fournir une page qui vous servira de base. Votre travail sera de coder :
un bean, représentant un client ;
une servlet, chargée de récupérer les données envoyées par le formulaire, de les enregistrer dans le bean et de les transmettre à une JSP ;
une JSP, chargée d'afficher la fiche du client créé, c'est-à-dire les données transmises par la servlet.
Création d'une commande
L'utilisateur doit également pouvoir créer une commande, en saisissant des données depuis un formulaire, et visualiser la fiche en résultant. De même, puisque vous n'avez pas encore découvert les formulaires, je vais vous fournir une page qui vous servira de base. Votre travail sera de coder :
un bean, représentant une commande ;
une servlet, chargée de récupérer les données envoyées par le formulaire, de les enregistrer dans le bean et de les transmettre à une JSP ;
une JSP, chargée d'afficher la fiche de la commande créée, c'est-à-dire les données transmises par la servlet.
Contraintes
Comme je viens de vous l'annoncer, vous devez utiliser ces deux formulaires comme base pour votre application. Vous les placerez directement à la racine de votre application, sous le répertoire WebContent d'Eclipse.
Voici pour finir une feuille de style que je vous propose d'utiliser pour ce TP. Toutefois, si vous êtes motivés vous pouvez très bien créer et utiliser vos propres styles, cela n'a pas d'importance.
Voici les seules informations que vous devez connaître pour attaquer :
ces deux formulaires sont configurés pour envoyer les données saisies vers les adresses /creationClient et /creationCommande. Lorsque vous mettrez en place vos deux servlets, vous devrez donc effectuer un mapping respectivement sur chacune de ces deux adresses dans votre fichier web.xml ;
les données seront envoyées via la méthode GET du protocole HTTP, vous devrez donc implémenter la méthode doGet() dans vos servlets ;
le nom des paramètres créés lors de l'envoi des données correspond au contenu des attributs "name" de chaque balise <input> des formulaires. Par exemple, le nom du client étant saisi dans la balise <input name="nomClient"... /> du formulaire, il sera accessible depuis votre servlet par un appel à request.getParameter("nomClient") ;
j'ai volontairement désactivé le champ de saisie de la date dans le formulaire de création d'une commande. Nous intégrerons bien plus tard un petit calendrier permettant le choix d'une date, mais pour le moment nous ferons sans.
Le modèle
Vous n'allez travailler que sur deux entités, à savoir un client et une commande. Ainsi, deux objets suffiront :
un bean Client représentant les données récupérées depuis le formulaire creerClient.jsp (nom, prénom, adresse, etc.) ;
un bean Commande représentant les données récupérées depuis la seconde partie du formulaire creerCommande.jsp (date, montant, mode de paiement, etc.).
N'hésitez pas à relire le chapitre sur les Javabeans pour vous rafraîchir la mémoire sur leur structure.
Note 1 : au sujet du type des propriétés de vos beans, je vous conseille de toutes les déclarer de type String, sauf le montant de la commande que vous pouvez éventuellement déclarer de type double. Note 2 : lors de la création d'une commande, l'utilisateur va devoir saisir des informations relatives au client. Plutôt que de créer une propriété pour chaque champ relatif au client (nom, prénom, adresse, etc.) dans votre bean Commande, vous pouvez directement y inclure une propriété de type Client, qui à son tour contiendra les propriétés nom, prénom, etc.
Les contrôleurs
Les deux formulaires que je vous fournis sont paramétrés pour envoyer les données saisies au serveur par le biais d'une requête de type GET. Vous aurez donc à créer deux servlets, que vous pouvez par exemple nommer CreationClient et CreationCommande, qui vont pour chaque formulaire :
récupérer les paramètres saisis, en appelant request.getParameter() sur les noms des différents champs ;
les convertir dans le type souhaité si certaines des propriétés de vos beans ne sont pas des String, puis les enregistrer dans le bean correspondant ;
vérifier si l'utilisateur a oublié de saisir certains paramètres requis (ceux marqués d'une étoile sur le formulaire de saisie) :
si oui, alors transmettre les beans et un message d'erreur à une page JSP pour affichage ;
si non, alors transmettre les beans et un message de succès à une page JSP pour affichage.
Puisque le champ de saisie de la date est désactivé, vous allez devoir initialiser la propriété date du bean Commande avec la date courante. Autrement dit, vous allez considérer que la date d'une commande est simplement la date courante lors de la validation du formulaire. Vous devrez donc récupérer directement la date courante depuis votre servlet et l'enregistrer au format String dans le bean.
Les vues
Je vous fournis les deux pages JSP contenant les formulaires de saisie des données. Les seules vues que vous avez à développer sont celles qui affichent les données saisies, après validation du formulaire. Vous pouvez par exemple les nommer afficherClient.jsp et afficherCommande.jsp. Elles vont recevoir un ou plusieurs beans et un message depuis leur servlet respective, et devront afficher les données contenues dans ces objets. Vous l'avez probablement déjà deviné, les expressions EL sont la solution idéale ici !
Vous êtes libres au niveau de la mise en forme des données et des messages affichés ; ce qui importe n'est pas le rendu graphique de vos pages, mais bien leur capacité à afficher correctement ce qu'on attend d'elles ! ;)
Création du projet
Avant de vous lâcher dans la nature, revenons rapidement sur la mise en place du projet. N'hésitez pas à relire le chapitre sur la configuration d'un projet si vous avez encore des incertitudes à ce sujet. Je vous conseille de créer un projet dynamique en partant de zéro dans Eclipse, que vous pouvez par exemple nommer tp1, basé sur le serveur Tomcat 7 que nous avons déjà mis en place dans le cadre du cours. Vous devrez alors configurer le build-path comme nous avons appris à le faire dans le chapitre sur les Javabeans. Vous allez par ailleurs devoir manipuler une date lors de la création d'une commande : je vous encourage pour cela à utiliser la bibliothèque JodaTime que nous avons découverte dans le chapitre précédent.
Pour conclure, voici à la figure suivante ce à quoi est supposée ressembler l'architecture de votre projet fini si vous avez suivi mes conseils et exemples de nommage.
Vous pouvez observer en encadré sur cette image le positionnement des trois fichiers dont je vous ai fourni le code.
Illustration du comportement attendu
À la figure suivante, voici sous forme d'un schéma ce que vous devez réaliser dans le cas de la création d'un client.
Je ne vous illustre pas la création d'une commande, le principe étant très similaire !
Exemples de rendu du comportement attendu
Création d'un client
Avec succès (voir les figures suivantes).
Saisie de données valides dans le formulaireAffichage du message de succès et des données
Avec erreur (voir les figures suivantes).
Oubli d'un champ obligatoire dans le formulaireAffichage du message d'erreur et des données
Création d'une commande
Avec succès (voir les figures suivantes).
Saisie de données valides dans le formulaireAffichage du message de succès et des données
Avec erreur (voir les figures suivantes).
Oubli de champs obligatoires et saisie d'un montant erroné dans le formulaireAffichage du message d'erreur et des données
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Je vous propose cette solution en guise de correction. Ce n'est pas la seule manière de faire. Ne vous inquiétez pas si vous avez procédé différemment, si vous avez nommé vos objets différemment ou si vous avez bloqué sur certains éléments. Le code est commenté et vous est parfaitement accessible : il ne contient que des instructions et expressions que nous avons déjà abordées dans les chapitres précédents.
Le code des beans
package com.sdzee.tp.beans;
public class Client {
/* Propriétés du bean */
private String nom;
private String prenom;
private String adresse;
private String telephone;
private String email;
public void setNom( String nom ) {
this.nom = nom;
}
public String getNom() {
return nom;
}
public void setPrenom( String prenom ) {
this.prenom = prenom;
}
public String getPrenom() {
return prenom;
}
public void setAdresse( String adresse ) {
this.adresse = adresse;
}
public String getAdresse() {
return adresse;
}
public String getTelephone() {
return telephone;
}
public void setTelephone( String telephone ) {
this.telephone = telephone;
}
public void setEmail( String email ) {
this.email = email;
}
public String getEmail() {
return email;
}
}
package com.sdzee.tp.beans;
public class Commande {
/* Propriétés du bean */
private Client client;
private String date;
private Double montant;
private String modePaiement;
private String statutPaiement;
private String modeLivraison;
private String statutLivraison;
public Client getClient() {
return client;
}
public void setClient( Client client ) {
this.client = client;
}
public String getDate() {
return date;
}
public void setDate( String date ) {
this.date = date;
}
public Double getMontant() {
return montant;
}
public void setMontant( Double montant ) {
this.montant = montant;
}
public String getModePaiement() {
return modePaiement;
}
public void setModePaiement( String modePaiement ) {
this.modePaiement = modePaiement;
}
public String getStatutPaiement() {
return statutPaiement;
}
public void setStatutPaiement( String statutPaiement ) {
this.statutPaiement = statutPaiement;
}
public String getModeLivraison() {
return modeLivraison;
}
public void setModeLivraison( String modeLivraison ) {
this.modeLivraison = modeLivraison;
}
public String getStatutLivraison() {
return statutLivraison;
}
public void setStatutLivraison( String statutLivraison ) {
this.statutLivraison = statutLivraison;
}
}
Le code des servlets
Configuration des servlets dans le fichier web.xml :
Servlet gérant le formulaire de création d'un client :
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
public class CreationClient extends HttpServlet {
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/*
* Récupération des données saisies, envoyées en tant que paramètres de
* la requête GET générée à la validation du formulaire
*/
String nom = request.getParameter( "nomClient" );
String prenom = request.getParameter( "prenomClient" );
String adresse = request.getParameter( "adresseClient" );
String telephone = request.getParameter( "telephoneClient" );
String email = request.getParameter( "emailClient" );
String message;
/*
* Initialisation du message à afficher : si un des champs obligatoires
* du formulaire n'est pas renseigné, alors on affiche un message
* d'erreur, sinon on affiche un message de succès
*/
if ( nom.trim().isEmpty() || adresse.trim().isEmpty() || telephone.trim().isEmpty() ) {
message = "Erreur - Vous n'avez pas rempli tous les champs obligatoires. <br> <a href=\"creerClient.jsp\">Cliquez ici</a> pour accéder au formulaire de création d'un client.";
} else {
message = "Client créé avec succès !";
}
/*
* Création du bean Client et initialisation avec les données récupérées
*/
Client client = new Client();
client.setNom( nom );
client.setPrenom( prenom );
client.setAdresse( adresse );
client.setTelephone( telephone );
client.setEmail( email );
/* Ajout du bean et du message à l'objet requête */
request.setAttribute( "client", client );
request.setAttribute( "message", message );
/* Transmission à la page JSP en charge de l'affichage des données */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( "/afficherClient.jsp" ).forward( request, response );
}
}
Servlet gérant le formulaire de création d'une commande :
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import org.joda.time.DateTime;
import org.joda.time.format.DateTimeFormat;
import org.joda.time.format.DateTimeFormatter;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import com.sdzee.tp.beans.Commande;
public class CreationCommande extends HttpServlet {
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/*
* Récupération des données saisies, envoyées en tant que paramètres de
* la requête GET générée à la validation du formulaire
*/
String nom = request.getParameter( "nomClient" );
String prenom = request.getParameter( "prenomClient" );
String adresse = request.getParameter( "adresseClient" );
String telephone = request.getParameter( "telephoneClient" );
String email = request.getParameter( "emailClient" );
/* Récupération de la date courante */
DateTime dt = new DateTime();
/* Conversion de la date en String selon le format défini */
DateTimeFormatter formatter = DateTimeFormat.forPattern( "dd/MM/yyyy HH:mm:ss" );
String date = dt.toString( formatter );
double montant;
try {
/* Récupération du montant */
montant = Double.parseDouble( request.getParameter( "montantCommande" ) );
} catch ( NumberFormatException e ) {
/* Initialisation à -1 si le montant n'est pas un nombre correct */
montant = -1;
}
String modePaiement = request.getParameter( "modePaiementCommande" );
String statutPaiement = request.getParameter( "statutPaiementCommande" );
String modeLivraison = request.getParameter( "modeLivraisonCommande" );
String statutLivraison = request.getParameter( "statutLivraisonCommande" );
String message;
/*
* Initialisation du message à afficher : si un des champs obligatoires
* du formulaire n'est pas renseigné, alors on affiche un message
* d'erreur, sinon on affiche un message de succès
*/
if ( nom.trim().isEmpty() || adresse.trim().isEmpty() || telephone.trim().isEmpty() || montant == -1
|| modePaiement.isEmpty() || modeLivraison.isEmpty() ) {
message = "Erreur - Vous n'avez pas rempli tous les champs obligatoires. <br> <a href=\"creerCommande.jsp\">Cliquez ici</a> pour accéder au formulaire de création d'une commande.";
} else {
message = "Commande créée avec succès !";
}
/*
* Création des beans Client et Commande et initialisation avec les
* données récupérées
*/
Client client = new Client();
client.setNom( nom );
client.setPrenom( prenom );
client.setAdresse( adresse );
client.setTelephone( telephone );
client.setEmail( email );
Commande commande = new Commande();
commande.setClient( client );
commande.setDate( date );
commande.setMontant( montant );
commande.setModePaiement( modePaiement );
commande.setStatutPaiement( statutPaiement );
commande.setModeLivraison( modeLivraison );
commande.setStatutLivraison( statutLivraison );
/* Ajout du bean et du message à l'objet requête */
request.setAttribute( "commande", commande );
request.setAttribute( "message", message );
/* Transmission à la page JSP en charge de l'affichage des données */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( "/afficherCommande.jsp" ).forward( request, response );
}
}
Le code des JSP
Page d'affichage d'un client :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Affichage d'un client</title>
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="inc/style.css" />
</head>
<body>
<%-- Affichage de la chaîne "message" transmise par la servlet --%>
<p class="info">${ message }</p>
<%-- Puis affichage des données enregistrées dans le bean "client" transmis par la servlet --%>
<p>Nom : ${ client.nom }</p>
<p>Prénom : ${ client.prenom }</p>
<p>Adresse : ${ client.adresse }</p>
<p>Numéro de téléphone : ${ client.telephone }</p>
<p>Email : ${ client.email }</p>
</body>
</html>
Page d'affichage d'une commande :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Affichage d'une commande</title>
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="inc/style.css" />
</head>
<body>
<%-- Affichage de la chaîne "message" transmise par la servlet --%>
<p class="info">${ message }</p>
<%-- Puis affichage des données enregistrées dans le bean "commande" transmis par la servlet --%>
<p>Client</p>
<%-- Les 5 expressions suivantes accèdent aux propriétés du client, qui est lui-même une propriété du bean commande --%>
<p>Nom : ${ commande.client.nom }</p>
<p>Prénom : ${ commande.client.prenom }</p>
<p>Adresse : ${ commande.client.adresse }</p>
<p>Numéro de téléphone : ${ commande.client.telephone }</p>
<p>Email : ${ commande.client.email }</p>
<p>Commande</p>
<p>Date : ${ commande.date }</p>
<p>Montant : ${ commande.montant }</p>
<p>Mode de paiement : ${ commande.modePaiement }</p>
<p>Statut du paiement : ${ commande.statutPaiement }</p>
<p>Mode de livraison : ${ commande.modeLivraison }</p>
<p>Statut de la livraison : ${ commande.statutLivraison }</p>
</body>
</html>
Encore une fois, prenez votre temps, lisez bien et analysez attentivement les codes. Ils vous serviront de base pour les prochaines étapes du fil rouge !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Après une brève introduction sur quelques concepts intervenant dans la suite de ce cours, et sur les versions de la JSTL, vous allez découvrir ici les fichiers de configuration clés de votre projet ainsi que les paramètres importants à modifier pour mettre en place la bibliothèque dans votre projet web Java EE.
La JSTL est une bibliothèque, une collection regroupant des balises implémentant des fonctionnalités à des fins générales, communes aux applications web. Citons par exemple la mise en place de boucles, de tests conditionnels, le formatage des données ou encore la manipulation de données XML. Son objectif est de permettre au développeur d'éviter l'utilisation de code Java dans les pages JSP, et ainsi de respecter au mieux le découpage en couches recommandé par le modèle MVC. En apparence, ces balises ressemblent comme deux gouttes d'eau aux balises JSP que vous avez découvertes dans les chapitres précédents !
La liste d'avantages que je vous présente ci-dessous n'est probablement pas exhaustive. Je vais tenter de vous faire comprendre l'intérêt de l'utilisation des balises en vous exposant les aspects positifs qui me semblent les plus importants, et vous illustrer pourquoi l'utilisation de code Java dans vos pages JSP est déconseillée.
Lisibilité du code produit
Un des gros avantages de l'utilisation des balises JSTL, c'est sans aucun doute la lisibilité du code, et donc sa maintenabilité. Un exemple étant bien plus parlant que des mots, voici une simple boucle dans une JSP, d'abord en Java (à base de scriptlet donc), puis via des balises JSTL. Ne vous inquiétez pas de voir apparaître des notations qui vous sont, pour le moment, inconnues : les explications viendront par la suite.
Une boucle avec une scriptlet Java
<%@ page import="java.util.List, java.util.ArrayList" %>
<%
List<Integer> list = (ArrayList<Integer>)request.getAttribute("tirage");
for(int i = 0; i < list.size();i++){
out.println(list.get(i));
}
%>
Pas besoin de vous faire un dessin : c'est du Java…
La boucle ainsi réalisée est nettement plus lisible ; elle ne fait plus intervenir d'attributs et de méthodes Java comme size(), get() ou encore des déclarations de variable, ni de types d'objets (List, ArrayList, Date, etc.), mais uniquement des balises à la syntaxe proche du XML qui ne gênent absolument pas la lecture du code et de la structure de la page.
Pour information, mais vous le saurez bien assez tôt, la bibliothèque de balises (on parle souvent de tags) ici utilisée, indiquée par le préfixe c:, est la bibliothèque Core, que vous découvrirez dans le chapitre suivant.
Moins de code à écrire
Un autre gros avantage de l'utilisation des balises issues des bibliothèques standard est la réduction de la quantité de code à écrire. En effet, moins vous aurez à écrire de code, moins vous serez susceptibles d'introduire des erreurs dans vos pages. La syntaxe de nombreuses actions est simplifiée et raccourcie en utilisant la JSTL, ce qui permet d'éviter les problèmes dus à des fautes de frappe ou d'inattention dans des scripts en Java.
En outre, l'usage des scriptlets (le code Java entouré de <% %>) est fortement déconseillé, et ce depuis l'apparition des TagLibs (notamment la JSTL) et des EL, soit depuis une dizaine d'années maintenant. Les principaux inconvénients des scriptlets sont les suivants :
Réutilisation : il est impossible de réutiliser une scriptlet dans une autre page, il faut la dupliquer. Cela signifie que lorsque vous avez besoin d'effectuer le même traitement dans une autre page JSP, vous n'avez pas d'autre choix que de recopier le morceau de code dans l'autre page, et ce pour chaque page nécessitant ce bout de code. La duplication de code dans une application est, bien entendu, l'ennemi du bien : cela compromet énormément la maintenance de l'application.
Interface : il est impossible de rendre une scriptlet abstract.
POO : il est impossible dans une scriptlet de tirer parti de l'héritage ou de la composition.
Debug : si une scriptlet envoie une exception en cours d'exécution, tout s'arrête et l'utilisateur récupère une page blanche…
Tests : on ne peut pas écrire de tests unitaires pour tester les scriptlets. Lorsqu'un développeur travaille sur une application relativement large, il doit s'assurer que ses modifications n'impactent pas le code existant et utilise pour cela une batterie de tests dits "unitaires", qui ont pour objectif de vérifier le fonctionnement des différentes méthodes implémentées. Eh bien ceux-ci ne peuvent pas s'appliquer au code Java écrit dans une page JSP : là encore, cela compromet énormément la maintenance et l'évolutivité de l'application.
Maintenance : inéluctablement, il faut passer énormément plus de temps à maintenir un code mélangé, encombré, dupliqué et non testable !
À titre informatif, la maison mère Oracle elle-même recommande dans ses JSP coding conventions d'éviter l'utilisation de code Java dans une JSP autant que possible, notamment via l'utilisation de balises :
Citation : Extrait des conventions de codage JSP
« Where possible, avoid JSP scriptlets whenever tag libraries provide equivalent functionality. This makes pages easier to read and maintain, helps to separate business logic from presentation logic, and will make your pages easier to evolve [...] »
Vous avez dit MVC ?
Ne plus écrire de Java directement dans vos JSP
Vous l'avez probablement remarqué dans les exemples précédents : le Java complique énormément la lecture d'une page JSP. Certes, ici je ne vous ai présenté qu'une gentille petite boucle, donc la différence n'est pas si flagrante. Mais imaginez que vous travailliez sur un projet de plus grande envergure, mettant en jeu des pages HTML avec un contenu autrement plus riche, voire sur un projet dans le cadre duquel vous n'êtes pas l'auteur des pages que vous avez à maintenir ou à modifier : que préféreriez-vous manipuler ? Sans aucune hésitation, lorsque les balises JSTL sont utilisées, la taille des pages est fortement réduite. La compréhension et la maintenance s'en retrouvent grandement facilitées.
Rendre à la vue son vrai rôle
Soyez bien conscients d'une chose : je ne vous demande pas de proscrire le Java de vos pages JSP juste pour le plaisir des yeux ! :D
Si je vous encourage à procéder ainsi, c'est pour vous faire prendre de bonnes habitudes : la vue, en l'occurrence nos JSP, ne doit se consacrer qu'à l'affichage. Ne pas avoir à déclarer de méthodes dans une JSP, ne pas modifier directement des données depuis une JSP, ne pas y insérer de traitement métier… tout cela est recommandé, mais la frontière peut paraître bien mince si on se laisse aller à utiliser des scriptlets Java dès que l'occasion se présente. Avec les tags JSTL, la séparation est bien plus nette.
Un autre point positif, qui ne vous concerne pas vraiment si vous ne travaillez pas en entreprise sur des projets de grande envergure, est que le modèle MVC permet une meilleure séparation des couches de l'application. Par exemple, imaginez une application dont le code Java est bien caché dans la couche métier (au hasard, dans des beans) : le(s) programmeur(s) UI très performant(s) en interface utilisateur peu(ven)t donc se baser sur la simple documentation du code métier pour travailler sur la couche de présentation en créant les vues, les JSP donc, et ce sans avoir à écrire ni lire de Java, langage qu'ils ne maîtrisent pas aussi bien, voire pas du tout.
À retenir
Si vous ne deviez retenir qu'une phrase de tout cela, c'est que bafouer MVC en écrivant du code Java directement dans une JSP rend la maintenance d'une application extrêmement compliquée, et par conséquent réduit fortement son évolutivité. Libre à vous par conséquent de décider de l'avenir que vous souhaitez donner à votre projet, en suivant ou non les recommandations.
Plusieurs versions
La JSTL a fait l'objet de plusieurs versions :
JSTL 1.0 pour la plate-forme J2EE 3, et un conteneur JSP 1.2 (ex: Tomcat 4) ;
JSTL 1.1 pour la plate-forme J2EE 4, et un conteneur JSP 2.0 (ex: Tomcat 5.5) ;
JSTL 1.2, qui est partie intégrante de la plate-forme Java EE 6, avec un conteneur JSP 2.1 ou 3.0 (ex: Tomcat 6 et 7).
Les différences entre ces versions résident principalement dans le conteneur JSP nécessaire. Le changement majeur à retenir dans le passage de la première version à la seconde version de ce conteneur, c'est la gestion de la technologie EL. Le conteneur JSP 1.2 sur lequel est basée la JSTL 1.0 ne gérait pas les expressions EL, cette dernière proposait donc deux implémentations pour pallier ce manque : une les interprétant et l'autre non. Ceci se traduisait alors par l'utilisation d'adresses différentes lors de la déclaration des bibliothèques, nous allons revenir sur cela un petit peu plus loin.
La version 1.1 est basée sur le conteneur JSP 2.0, qui intègre nativement un interpréteur d'expressions EL, et ne propose par conséquent plus qu'une seule implémentation.
Ce tutoriel se base quant à lui sur la version actuelle, à savoir la JSTL 1.2, qui d'après le site officiel apporte des EL "unifiées", ainsi qu'une meilleure intégration dans le framework JSF. Ces changements par rapport à la précédente version n'ont aucun impact sur ce cours : tout ce qui suit sera valable, que vous souhaitiez utiliser la version 1.1 ou 1.2 de la JSTL.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Il y a plusieurs choses que vous devez savoir ici. Plutôt que de vous donner tout de suite les solutions aux problèmes qui vous attendent, fonçons têtes baissées, et je vous guiderai lorsque cela s’avérera nécessaire. On apprend toujours mieux en faisant des erreurs et en apprenant à les corriger, qu'en suivant bêtement une série de manipulations.
D'erreur en erreur…
Allons-y gaiement donc, et tentons naïvement d'insérer une balise JSTL ni vu ni connu dans notre belle et vierge page JSP :
Pour le moment, cette notation vous est inconnue, nous y reviendrons en temps voulu. Vous pouvez d'ores et déjà constater que cette balise a une syntaxe très similaire à celle des actions standard JSP. Pour votre information seulement, il s'agit ici d'un tag JSTL issu de la bibliothèque Core, permettant d'afficher du texte dans une page. Relativement basique donc…
Basique, sur le principe, oui. Mais Eclipse vous signale alors une première erreur (voir la figure suivante).
Warning Eclipse : balise inconnue !
Il ne connaît visiblement pas cette balise. Et pour cause : puisqu'il est issu d'une bibliothèque (la JSTL), il est nécessaire de préciser à Eclipse où ce tag est réellement défini ! Et si vous avez suivi la partie précédente de ce cours, vous devez vous souvenir d'une certaine directive JSP, destinée à inclure des bibliothèques… Ça vous revient en mémoire ? Tout juste, c'est la directive taglib que nous allons utiliser ici. Voici donc notre code modifié pour inclure la bibliothèque Core :
dans le paramètre uri se trouve le lien vers la définition de la bibliothèque. Remarquez bien ici l'arborescence de ce lien : /jsp/jstl/core. Si vous travaillez sur des codes qui ne sont pas de vous, vous serez éventuellement amenés à rencontrer dans cette balise un lien de la forme /jstl/core. Sachez que ce type de lien est celui de la version antérieure 1.0 de la JSTL. En effet, le dossier jsp a été rajouté afin d'éviter toute ambiguïté avec les précédentes versions qui, comme je vous l'ai précisé en première partie, ne géraient pas les EL. Faites bien attention à utiliser le bon lien selon la version de la JSTL que vous souhaitez utiliser, sous peine de vous retrouver avec des erreurs peu compréhensibles...
dans le paramètre prefix se trouve l'alias qui sera utilisé dans notre page JSP pour faire appel aux balises de la bibliothèque en question. Concrètement, cela signifie que si je souhaite appeler le tagif de la bibliothèque Core, je dois écrire <c:if>. Si j'avais entré "core" dans le champ prefix de la directive au lieu de "c", j'aurais alors dû écrire <core:if>.
Erreur Eclipse : bibliothèque introuvable !
Effectivement, nouvelle erreur. Pourquoi ?
Eh bien cette fois, c'est Tomcat qui est en cause ! Lorsque je vous avais présenté Tomcat, je vous avais bien précisé qu'il n'était pas un serveur d'applications Java EE au sens complet du terme. Nous voilà devant une première illustration de cet état de fait : alors que la JSTL fait partie intégrante de la plate-forme Java EE 6, Tomcat 7 n'est pas, par défaut, livré avec la JSTL. Si vous utilisez par exemple le serveur Glassfish d'Oracle, qui quant à lui respecte bien les spécifications Java EE, vous ne rencontrerez pas de problème : la JSTL y est bien incluse.
La lumière étant faite sur l'origine de cette erreur, il est temps de la corriger. Maintenant que nous avons précisé la définition de notre bibliothèque, il faut définir quelque part où se situe physiquement cette bibliothèque, et donc configurer notre projet afin qu'il puisse accéder à ses fichiers sources. Si vous êtes un peu curieux et que vous vous souvenez de ce que nous avons dû faire pour utiliser l'API JodaTime dans la partie précédente, vous avez probablement déjà remarqué que dans le dossier /WEB-INF de votre projet, il y a un dossier nommé... lib !
Le chemin semble donc tout tracé : nous devons aller chercher notre bibliothèque. Où la trouver ? J'y reviendrai dans le chapitre suivant, la JSTL contient nativement plusieurs bibliothèques, et Core est l'une d'entre elles. Par conséquent, c'est l'archive jar de la JSTL tout entière que nous allons devoir ajouter à notre projet. Vous pouvez télécharger le jar jstl-1.2.jar en cliquant sur ce lien de téléchargement direct. Vous voilà donc en possession du fichier que vous allez devoir copier dans votre répertoire lib, comme indiqué à la figure suivante.
Ajout du jar JSTL à notre projet Eclipse
Ça commence à bien faire, nous tournons en rond ! Nous avons inclus notre bibliothèque, mais nous avons toujours nos deux erreurs ! Que s'est-il passé ?
Pas d'inquiétude, nous apercevons le bout du tunnel... Effectivement, Eclipse vous crie toujours dessus. Mais ce n'est cette fois que pure illusion !
Note : je ne suis pas vraiment certain de la raison pour laquelle Eclipse ne met pas directement ses avertissements à jour. J'imagine que l'environnement a besoin d'une modification postérieure à la mise en place des bibliothèques pour prendre en compte complètement la modification. Bref, modifiez simplement votre page JSP, en y ajoutant un simple espace ou ce que vous voulez, et sauvez. Comme par magie, Eclipse cesse alors de vous crier dessus ! :magicien:
Il ne vous reste plus qu'à démarrer votre Tomcat si ce n'est pas déjà fait, et à vérifier que tout se passe bien, en accédant à votre JSP depuis votre navigateur via l'adresse http://localhost:8080/TestJSTL/test.jsp. Le mot "test" devrait alors s'afficher : félicitations, vous venez de mettre en place et utiliser avec succès votre premier tag JSTL !
la JSTL est composée de cinq bibliothèques de balises standard ;
elle permet d'éviter l'utilisation de code Java dans les pages JSP ;
elle permet de réduire la quantité de code à écrire ;
elle rend le code des pages JSP plus lisible ;
sous Tomcat, il faut placer son fichier .jar sous /WEB-INF/lib pour qu'elle soit correctement intégrée.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Nous voici prêts à étudier la bibliothèque Core, offrant des balises pour les principales actions nécessaires dans la couche présentation d'une application web. Ce chapitre va en quelque sorte faire office de documentation : je vais vous y présenter les principales balises de la bibliothèque, et expliciter leur rôle et comportement via des exemples simples.
Lorsque ces bases seront posées, nous appliquerons ce que nous aurons découvert ici dans un TP. S'il est vrai que l'on ne peut se passer de la théorie, pratiquer est également indispensable si vous souhaitez assimiler et progresser. ;)
Pour commencer, nous allons apprendre comment afficher le contenu d'une variable ou d'une expression, et comment gérer une variable et sa portée. Avant cela, je vous donne ici la directive JSP nécessaire pour permettre l'utilisation des balises de la bibliothèque Core dans vos pages :
Cette directive devra être présente sur chacune des pages de votre projet utilisant les balises JSTL que je vous présente dans ce chapitre. Dans un prochain chapitre, nous verrons comment il est possible de ne plus avoir à se soucier de cette commande. En attendant, ne l'oubliez pas !
Affichage d'une expression
La balise utilisée pour l'affichage est <c:out value="" />. Le seul attribut obligatoirement requis pour ce tag est value. Cet attribut peut contenir une chaîne de caractères simple, ou une expression EL. Voici quelques exemples :
default : permet de définir une valeur affichée par défaut si le contenu de l'expression évaluée est vide ;
escapeXml : permet de remplacer les caractères de scripts < , > , " , ' et & par leurs équivalents en code html <, >, ", ', &. Cette option est activée par défaut, et vous devez expliciter <c:out ... escapeXml="false" /> pour la désactiver.
Pourquoi utiliser une balise pour afficher simplement du texte ou une expression ?
C'est une question légitime. Après tout c'est vrai, pourquoi ne pas directement écrire le texte ou l'expression dans notre page JSP ? Pourquoi s'embêter à inclure le texte ou l'expression dans cette balise ? Eh bien la réponse se trouve dans l'explication de l'attribut optionnel escapeXml : celui-ci est activé par défaut ! Cela signifie que l'utilisation de la balise <c:out> permet d'échapper automatiquement les caractères spéciaux de nos textes et rendus d'expressions, et c'est là une excellente raison d'utilisation (voir ci-dessous l'avertissement concernant les failles XSS).
Voici des exemples d'utilisation de l'attribut default :
<%-- Cette balise affichera le mot 'test' si le bean n'existe pas : --%>
<c:out value="${bean}">
test
</c:out>
<%-- Elle peut également s'écrire sous cette forme : --%>
<c:out value="${bean}" default="test" />
<%-- Et il est interdit d'écrire : --%>
<c:out value="${bean}" default="test">
une autre chaine
</c:out>
Pour le dernier cas, l'explication est simple : l'attribut default jouant déjà le rôle de valeur par défaut, le corps du tag ne peut exister que lorsqu'aucune valeur par défaut n'est définie. Pour information, Eclipse vous signalera une erreur si vous tentez d'écrire la balise sous cette forme.
Pour en finir avec cette balise, voici un exemple d'utilisation de l'attribut escapeXml :
<%-- Sans préciser d'attribut escapeXml : --%>
<c:out value="<p>Je suis un 'paragraphe'.</p>" />
<%-- La balise affichera : --%>
<p>Je suis un 'paragraphe'.</p>
<%-- Et en précisant l'attribut à false :--%>
<c:out value="<p>Je suis un 'paragraphe'.</p>" escapeXml="false" />
<%-- La balise affichera : --%>
<p>Je suis un 'paragraphe'.</p>
Vous pouvez constater dans cet exemple l'importance de l'activation par défaut de l'option escapeXml : elle empêche l'interprétation de ce qui est affiché par le navigateur, en modifiant les éléments de code HTML présents dans le contenu traité (en l'occurrence les caractères <, > et ').
Vous devez prendre l'habitude d'utiliser ce tag JSTL lorsque vous affichez des variables, notamment lorsqu'elles sont récupérées depuis le navigateur, c'est-à-dire lorsqu'elles sont saisies par l'utilisateur. Prenons l'exemple d'un formulaire :
<%-- Mauvais exemple --%>
<input type="text" name="donnee" value="${donneeSaisieParUnUtilisateur}" />
<%-- Bon exemple --%>
<input type="text" name="donnee" value="<c:out value="${donneeSaisieParUnUtilisateur}"/>" />
Nous le découvrirons plus tard, mais sachez que les données récupérées depuis un formulaire sont potentiellement dangereuses, puisqu'elles permettent des attaques de type XSS ou d'injection de code. L'utilisation du tag <c:out> permet d'échapper les caractères spéciaux responsables de cette faille, et ainsi de prévenir tout risque à ce niveau. Ne vous posez pas trop de questions au sujet de cet exemple, nous reviendrons en détail sur cette faille dans le chapitre sur les formulaires.
Gestion d'une variable
Avant de parler variable, revenons sur leur portée ! La portée (ou visibilité) d'une variable correspond concrètement à l'endroit dans lequel elle est stockée, et par corollaire aux endroits depuis lesquels elle est accessible. Selon la portée affectée à votre variable, elle sera par exemple accessible depuis toute votre application, ou seulement depuis une page particulière, etc. Il y a quatre portées différentes (ou scopes en anglais), que vous connaissez déjà et redécouvrirez au fur et à mesure des exemples de ce chapitre :
la page : les objets créés avec la portée page ne sont accessibles que depuis cette même page, et une fois la réponse retournée au navigateur ces données ne sont plus accessibles ;
la requête : les objets créés avec la portée request ne sont accessibles que depuis les pages qui traitent cette même requête. Si la requête est transmise à une autre page, les données sont conservées, mais sont perdues en cas de redirection ;
la session : les objets créés avec la portée session ne sont accessibles que depuis les pages traitant les requêtes créées dans cette même session. Concrètement, une session correspond à la durée pendant laquelle un visiteur va utiliser l'application, cette durée se terminant lorsque l'utilisateur ferme son navigateur ou encore lorsque l'application le décide (le développeur, pour être exact) ; par exemple via un lien de déconnexion ou encore un temps maximum de validité imposé après lequel la session est automatiquement détruite. Les données ainsi créées ne sont plus accessibles une fois que le visiteur quitte le site ;
l'application : les objets créés avec la portée application sont accessibles depuis toutes les pages JSP de l'application web ! C'est en quelque sorte une variable globale, accessible partout.
Création
La balise utilisée pour la création d'une variable est <c:set>. Abordons pour commencer la mise en place d'un attribut dans la requête. En JSP/servlets, vous savez tous faire ça, mais qu'en est-il avec la JSTL ? Il suffit d'utiliser les trois attributs suivants : var, value et scope.
<%-- Cette balise met l'expression "Salut les zéros !" dans l'attribut "message" de la requête : --%>
<c:set var="message" value="Salut les zéros !" scope="request" />
<%-- Et est l'équivalent du scriplet Java suivant : --%>
<% request.setAttribute( "message", "Salut les zéros !" ); %>
L'attribut var contient le nom de la variable que l'on veut stocker, value sa valeur, et scope la portée de cette variable. Simple, rapide et efficace ! Voyons maintenant comment récupérer cette valeur pour l'afficher à l'utilisateur, par exemple :
<%-- Affiche l'expression contenue dans la variable "message" de la requête --%>
<c:out value="${requestScope.message}" />
Vous remarquerez que nous utilisons ici dans l'expression EL l'objet implicite requestScope, qui permet de rechercher un objet dans la portée requête uniquement. Les plus avertis d'entre vous ont peut-être tenté d'accéder à la valeur fraîchement créée via un simple <c:out value="${ message }"/>. Et effectivement, dans ce cas cela fonctionne également. Pourquoi ?
Nous retrouvons ici une illustration du mécanisme dont je vous ai parlé lorsque nous avons appliqué les EL dans notre code d'exemple. Par défaut, si le terme de l'expression n'est ni un type primitif (int, char, boolean, etc.) ni un objet implicite de la technologie EL, l'expression va d'elle-même chercher un attribut correspondant à ce terme dans les différentes portées de votre application : page, puis request, puis session et enfin application.
Souvenez-vous : je vous avais expliqué que c'est grâce à l'objet implicite pageContext que le mécanisme parcourt toutes les portées, et qu'il renvoie alors automatiquement le premier objet trouvé lors de son parcours. Voilà donc pourquoi cela fonctionne avec la seconde écriture : puisque nous ne précisons pas de portée, l'expression EL les parcourt automatiquement une par une jusqu'à ce qu'elle trouve un objet nommé message, et nous le renvoie !
Modification
La modification d'une variable s'effectue de la même manière que sa création. Ainsi, le code suivant créera une variable nommée "maVariable" si elle n'existe pas déjà, et initialisera son contenu à "12" :
<%-- L'attribut scope n'est pas obligatoire. Rappelez-vous, le scope par défaut est dans ce cas la page,
puisque c'est le premier dans la liste des scopes parcourus --%>
<c:set var="maVariable" value="12" />
Pour information, il est également possible d'initialiser une variable en utilisant le corps de la balise, plutôt qu'en utilisant l'attribut value :
<c:set var="maVariable"> 12 </c:set>
À ce sujet, sachez d'ailleurs qu'il est possible d'imbriquer d'autres balises dans le corps de cette balise, et pas seulement d'utiliser de simples chaînes de caractères ou expressions. Voici par exemple comment vous pourriez initialiser la valeur d'une variable de session depuis une valeur lue dans un paramètre de l'URL :
vous constatez bien ici l'utilisation de la balise <c:out> à l'intérieur du corps de la balise <c:set> ;
vous pouvez remarquer l'utilisation de l'objet implicite param, pour récupérer la valeur du paramètre de la requête nommé lang ;
si le paramètre lang n'existe pas ou s'il est vide, c'est la valeur par défaut "FR" spécifiée dans notre balise <c:out> qui sera utilisée pour initialiser notre variable en session.
Modification des propriétés d'un objet
Certains d'entre vous se demandent probablement comment il est possible de définir ou modifier une valeur particulière lorsqu'on travaille sur certains types d'objets... Et ils ont bien raison ! En effet, avec ce que je vous ai présenté pour le moment, vous êtes capables de définir une variable de n'importe quel type, type qui est défini par l'expression que vous écrivez dans l'attribut value du tag <c:set> :
<%-- Crée un objet de type String --%>
<c:set scope="session" var="description" value="Je suis une loutre." />
<%-- Crée un objet du type du bean ici spécifié dans l'attribut 'value'--%>
<c:set scope="session" var="tonBean" value="${monBean}" />
Et c'est ici que vous devez vous poser la question suivante : comment modifier les propriétés du bean créé dans cet exemple ? En effet, il vous manque deux attributs pour y parvenir ! Regardons donc de plus près quels sont ces attributs, et comment ils fonctionnent :
target : contient le nom de l'objet dont la propriété sera modifiée ;
property : contient le nom de la propriété qui sera modifiée.
<!-- Définir ou modifier la propriété 'prenom' du bean 'coyote' -->
<c:set target="${coyote}" property="prenom" value="Wile E."/>
<!-- Définir ou modifier la propriété 'prenom' du bean 'coyote' via le corps de la balise -->
<c:set target="${coyote}" property="prenom">
Wile E.
</c:set>
<!-- Passer à null la valeur de la propriété 'prenom' du bean 'coyote' -->
<c:set target="${coyote}" property="prenom" value="${null}" />
Remarquez dans le dernier exemple qu'il suffit d'utiliser une EL avec pour mot-clé null dans l'attribut value pour faire passer la valeur d'une propriété à null. Pour information, lorsque l'objet traité n'est pas un bean mais une simple Map, cette action a pour effet de directement supprimer l'entrée de la Map concernée : le comportement est alors identique avec la balise présentée dans le paragraphe suivant.
Suppression
Dernière étape : supprimer une variable. Une balise est dédiée à cette tâche, avec pour seul attribut requis var. Par défaut toujours, c'est le scope page qui sera parcouru si l'attribut scope n'est pas explicité :
<%-- Supprime la variable "maVariable" de la session --%>
<c:remove var="maVariable" scope="session" />
Voilà déjà un bon morceau de fait ! Ne soyez pas abattus si vous n'avez pas tout compris lorsque nous avons utilisé des objets implicites. Nous y reviendrons de toute manière quand nous en aurons besoin dans nos exemples, et vous comprendrez alors avec la pratique.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
La JSTL fournit deux moyens d'effectuer des tests conditionnels. Le premier, simple et direct, permet de tester une seule expression, et correspond au bloc if() du langage Java. Le seul attribut obligatoire est test.
<c:if test="${ 12 > 7 }" var="maVariable" scope="session">
Ce test est vrai.
</c:if>
Ici, le corps de la balise est une simple chaîne de caractères. Elle ne sera affichée dans la page finale que si la condition est vraie, à savoir si l'expression contenue dans l'attribut test renvoie true. Ici, c'est bien entendu le cas, 12 est bien supérieur à 7. ^^
Les attributs optionnels var et scope ont ici sensiblement le même rôle que dans la balise <c:set>. Le résultat du test conditionnel sera stocké dans la variable et dans le scope défini, et sinon dans le scope page par défaut. L'intérêt de cette utilisation réside principalement dans le stockage des résultats de tests coûteux, un peu à la manière d'un cache, afin de pouvoir les réutiliser en accédant simplement à des variables de scope.
Des conditions multiples
La seconde méthode fournie par la JSTL est utile pour traiter les conditions mutuellement exclusives, équivalentes en Java à une suite de if() / else if() ou au bloc switch(). Elle est en réalité constituée de plusieurs balises :
<c:choose>
<c:when test="${expression}">Action ou texte.</c:when>
...
<c:otherwise>Autre action ou texte.</c:otherwise>
</c:choose>
La balise <c:choose> ne peut contenir aucun attribut, et son corps ne peut contenir qu'une ou plusieurs balises <c:when> et une ou zéro balise <c:otherwise>.
La balise <c:when> ne peut exister qu'à l'intérieur d'une balise <c:choose>. Elle est l'équivalent du mot-clé case en Java, dans un bloc switch(). Tout comme la balise <c:if>, elle doit obligatoirement se voir définir un attribut test contenant la condition. À l'intérieur d'un même bloc <c:choose>, un seul <c:when> verra son corps évalué, les conditions étant mutuellement exclusives.
La balise <c:otherwise> ne peut également exister qu'à l'intérieur d'une balise <c:choose>, et après la dernière balise <c:when>. Elle est l'équivalent du mot-clé default en Java, dans un bloc switch(). Elle ne peut contenir aucun attribut, et son corps ne sera évalué que si aucune des conditions la précédant dans le bloc n'est vérifiée.
Voilà pour les conditions avec la JSTL. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de prendre plus de temps ici, la principale différence avec les conditions en Java étant la syntaxe utilisée.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Abordons à présent la question des boucles. Dans la plupart des langages, les boucles ont une syntaxe similaire : for, while, do/while... Avec la JSTL, deux choix vous sont offerts, en fonction du type d'élément que vous souhaitez parcourir avec votre boucle : <c:forEach> pour parcourir une collection, et <c:forTokens> pour parcourir une chaîne de caractères.
Boucle "classique"
Prenons pour commencer une simple boucle for en scriptlet Java, affichant un résultat formaté dans un tableau HTML par exemple :
<%-- Boucle calculant le cube des entiers de 0 à 7 et les affichant dans un tableau HTML --%>
<table>
<tr>
<th>Valeur</th>
<th>Cube</th>
</tr>
<%
int[] cube= new int[8];
/* Boucle calculant et affichant le cube des entiers de 0 à 7 */
for(int i = 0 ; i < 8 ; i++)
{
cube[i] = i * i * i;
out.println("<tr><td>" + i + "</td> <td>" + cube[i] + "</td></tr>");
}
%>
</table>
Avec la JSTL, si l'on souhaite réaliser quelque chose d'équivalent, il faudrait utiliser la syntaxe suivante :
<%-- Boucle calculant le cube des entiers de 0 à 7 et les affichant dans un tableau HTML --%>
<table>
<tr>
<th>Valeur</th>
<th>Cube</th>
</tr>
<c:forEach var="i" begin="0" end="7" step="1">
<tr>
<td><c:out value="${i}"/></td>
<td><c:out value="${i * i * i}"/></td>
</tr>
</c:forEach>
</table>
Avant tout, on peut déjà remarquer la clarté du second code par rapport au premier : les balises JSTL s'intègrent très bien au formatage HTML englobant les résultats. On devine rapidement ce que produira cette boucle, ce qui était bien moins évident avec le code en Java, pourtant tout aussi basique. Étudions donc les attributs de cette fameuse boucle :
begin : la valeur de début de notre compteur (la valeur de i dans la boucle en Java, initialisée à zéro en l'occurrence) ;
end : la valeur de fin de notre compteur. Vous remarquez ici que la valeur de fin est 7 et non pas 8, comme c'est le cas dans la boucle Java. La raison est simple : dans la boucle Java en exemple j'ai utilisé une comparaison stricte (i strictement inférieur à 8), alors que la boucle JSTL ne procède pas par comparaison stricte (i inférieur ou égal à 7). J'aurais certes pu écrire i <= 7 dans ma boucle Java, mais je n'ai par contre pas le choix dans ma boucle JSTL, c'est uniquement ainsi. Pensez-y, c'est une erreur bête mais facile à commettre si l'on oublie ce comportement ;
step : c'est le pas d'incrémentation de la boucle. Concrètement, si vous changez cette valeur de 1 à 3 par exemple, alors le compteur de la boucle ira de 3 en 3 et non plus de 1 en 1. Par défaut, si vous ne spécifiez pas l'attribut step, la valeur 1 sera utilisée ;
var : cet attribut est, contrairement à ce qu'on pourrait croire a priori, non obligatoire. Si vous ne le spécifiez pas, vous ne pourrez simplement pas accéder à la valeur du compteur en cours (via la variable i dans notre exemple). Vous pouvez choisir de ne pas préciser cet attribut si vous n'avez pas besoin de la valeur du compteur à l'intérieur de votre boucle. Par ailleurs, tout comme en Java lorsqu'on utilise une syntaxe équivalente à l'exemple précédent (déclaration de l'entier i à l'intérieur du for), la variable n'est accessible qu'à l'intérieur de la boucle, autrement dit dans le corps de la balise <c:forEach>.
Vous remarquerez bien évidemment que l'utilisation de tags JSTL dans le corps de la balise est autorisée : nous utilisons ici dans cet exemple l'affichage via des balises <c:out>.
Voici, mais cela doit vous paraître évident, le code HTML produit par cette page JSP :
Passons maintenant à quelque chose de plus intéressant et utilisé dans la création de pages web : les itérations sur les collections. Si ce terme ne vous parle pas, c'est que vous avez besoin d'une bonne piqûre de rappel en Java ! Et ce n'est pas moi qui vous la donnerai, si vous en sentez le besoin, allez faire un tour sur ce chapitre du tuto de Java.
La syntaxe utilisée pour parcourir une collection est similaire à celle d'une boucle simple, sauf que cette fois, un attribut items est requis. Et pour cause, c'est lui qui indiquera la collection à parcourir. Imaginons ici que nous souhaitions réaliser l'affichage de news sur une page web. Imaginons pour cela que nous ayons à disposition un ArrayList ici nommé maListe, contenant simplement des HashMap. Chaque HashMap ici associera le titre d'une news à son contenu. Nous souhaitons alors parcourir cette liste afin d'afficher ces informations dans une page web :
<%@ page import="java.util.*" %>
<%
/* Création de la liste et des données */
List<Map<String, String>> maListe = new ArrayList<Map<String, String>>();
Map<String, String> news = new HashMap<String, String>();
news.put("titre", "Titre de ma première news");
news.put("contenu", "corps de ma première news");
maListe.add(news);
news = new HashMap<String, String>();
news.put("titre", "Titre de ma seconde news");
news.put("contenu", "corps de ma seconde news");
maListe.add(news);
pageContext.setAttribute("maListe", maListe);
%>
<c:forEach items="${maListe}" var="news">
<div class="news">
<div class="titreNews">
<c:out value="${news['titre']}" />
</div>
<div class="corpsNews">
<c:out value="${news['contenu']}" />
</div>
</div>
</c:forEach>
Je sens que certains vont m'attendre au tournant... Eh oui, j'ai utilisé du code Java ! Et du code sale en plus ! Mais attention à ne pas vous y méprendre : je n'ai recours à du code Java ici que pour l'exemple, afin de vous procurer un moyen simple et rapide pour initialiser des données de test, et afin de vérifier le bon fonctionnement de notre boucle. :ange:
Revenons à notre boucle : ici, je n'ai pas encombré la syntaxe, en utilisant les seuls attributs items et var. Le premier indique la collection sur laquelle la boucle porte, en l'occurrence notre List nommée maListe, et le second indique quant à lui le nom de la variable qui sera liée à l’élément courant de la collection parcourue par la boucle, que j'ai ici de manière très originale nommée "news", nos HashMap contenant... des news. Ainsi, pour accéder respectivement aux titres et contenus de nos news, il suffit, via la notation avec crochets, de préciser les éléments visés dans notre Map, ici aux lignes 19 et 22. Nous aurions très bien pu utiliser à la place des crochets l'opérateur point : ${news.titre} et ${news.contenu}.
Voici le rendu HTML de cet exemple :
<div class="news">
<div class="titreNews">
Titre de ma première news
</div>
<div class="corpsNews">
corps de ma première news
</div>
</div>
<div class="news">
<div class="titreNews">
Titre de ma seconde news
</div>
<div class="corpsNews">
corps de ma seconde news
</div>
</div>
Les attributs présentés précédemment lors de l'étude d'une boucle simple sont là aussi valables : si vous souhaitez par exemple n'afficher que les dix premières news sur votre page, vous pouvez limiter le parcours de votre liste aux dix premiers éléments ainsi :
À titre d'information, voici enfin les différentes collections sur lesquelles il est possible d'itérer avec la boucle <c:forEach> de la bibliothèque Core :
java.util.Collection ;
java.util.Map ;
java.util.Iterator ;
java.util.Enumeration ;
Array d'objets ou de types primitifs ;
(Chaînes de caractères séparées par des séparateurs définis).
Si j'ai mis entre parenthèses le dernier élément, c'est parce qu'il est déconseillé d'utiliser cette boucle pour parcourir une chaîne de caractères dont les éléments sont séparés par des caractères séparateurs définis. Voyez le paragraphe suivant pour en savoir plus à ce sujet.
Enfin, sachez qu'il est également possible d'itérer directement sur le résultat d'une requête SQL. Cependant, volontairement, je n'aborderai pas ce cas, pour deux raisons :
je ne vous ai pas encore présenté la bibliothèque sql de la JSTL, permettant d'effectuer des requêtes SQL depuis vos JSP ;
je ne vous présenterai pas la bibliothèque sql de la JSTL, ne souhaitant pas vous voir effectuer des requêtes SQL depuis vos JSP !
L'attribut varStatus
Il reste un attribut que je n'ai pas encore évoqué et qui est, comme les autres, utilisable pour tout type d'itérations, que ce soit sur des entiers ou sur des collections : l'attribut varStatus. Tout comme l'attribut var, il est utilisé pour créer une variable de scope, mais présente une différence majeure : alors que var permet de stocker la valeur de l'index courant ou l'élément courant de la collection parcourue, le varStatus permet de stocker un objet LoopTagStatus, qui définit un ensemble de propriétés définissant l'état courant d'une itération :
Propriété
Description
begin
La valeur de l'attribut begin.
end
La valeur de l'attribut end.
step
La valeur de l'attribut step.
first
Booléen précisant si l'itération courante est la première.
last
Booléen précisant si l'itération courante est la dernière.
count
Compteur d'itérations (commence à 1).
index
Index d'itérations (commence à 0).
current
Élément courant de la collection parcourue.
Reprenons l'exemple utilisé précédemment, mais cette fois-ci en mettant en jeu l’attribut varStatus :
J'ai utilisé ici la propriété count de l'attribut varStatus, affichée simplement en tant que numéro de news. Cet exemple est simple, mais suffit à vous faire comprendre comment utiliser cet attribut : il suffit d'appeler directement une propriété de l'objet varStatus, que j'ai ici de manière très originale nommée... status.
Pour terminer, sachez enfin que l'objet créé par cet attribut varStatus n'est visible que dans le corps de la boucle, tout comme l'attribut var.
Itération sur une chaîne de caractères
Une variante de la boucle <c:forEach> existe, spécialement dédiée aux chaînes de caractères. La syntaxe est presque identique :
<p>
<%-- Affiche les différentes sous-chaînes séparées par une virgule ou un point-virgule --%>
<c:forTokens var="sousChaine" items="salut; je suis un,gros;zéro+!" delims=";,+">
${sousChaine}<br/>
</c:forTokens>
</p>
Un seul attribut apparaît : delims. C'est ici que l'on doit spécifier quels sont les caractères qui serviront de séparateurs dans la chaîne que la boucle parcourra. Il suffit de les spécifier les uns à la suite des autres, comme c'est le cas ici dans notre exemple. Tous les autres attributs vus précédemment peuvent également s'appliquer ici (begin, end, step...).
Le rendu HTML de ce dernier exemple est donc :
<p>
salut<br/>
je suis un<br/>
gros<br/>
zero<br/>
!<br/>
</p>
Ce que la JSTL ne permet pas (encore) de faire
Il est possible en Java d'utiliser les commandes break et continue pour sortir d'une boucle en cours de parcours. Eh bien sachez que ces fonctionnalités ne sont pas implémentées dans la JSTL. Par conséquent, il est impossible la plupart du temps de sortir d'une boucle en cours d'itération.
Il existe dans certains cas des moyens plus ou moins efficaces de sortir d'une boucle, via l'utilisation de conditions <c:if> notamment. Quant aux cas d'itérations sur des collections, la meilleure solution si le besoin de sortir en cours de boucle se fait ressentir, est de déporter le travail de la boucle dans une classe Java. Pour résumer, ce genre de situations se résout au cas par cas, selon vos besoins. Mais n'oubliez pas : votre vue doit se consacrer à l'affichage uniquement. Si vous sentez que vous avez besoin de fonctionnalités qui n'existent pas dans la JSTL, il y a de grandes chances pour que vous soyez en train de trop en demander à votre vue, et éventuellement de bafouer MVC !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
La balise <c:url> a pour objectif de générer des URL. En lisant ceci, j'imagine que vous vous demandez ce qu'il peut bien y avoir de particulier à gérer dans la création d'une URL ! Dans une page HTML simple, lorsque l'on crée un lien on se contente en effet d'écrire directement l'adresse au sein de la balise <a> :
<a href="url">lien</a>
Dans ce cas, qu'est-ce qui peut motiver le développeur à utiliser la balise <c:url> ?
Eh bien vous devez savoir qu'en réalité, une adresse n'est pas qu'une simple chaîne de caractères, elle est soumise à plusieurs contraintes. Voici les trois fonctionnalités associées à la balise :
ajouter le nom du contexte aux URL absolues ;
réécrire l'adresse pour la gestion des sessions (si les cookies sont désactivés ou absents, par exemple) ;
encoder les noms et contenus des paramètres de l'URL.
L'attribut value contient logiquement l'adresse, et l'attribut var permet comme pour les tags vus auparavant de stocker le résultat dans une variable. Voici un premier jeu d'exemples :
<%-- Génère une url simple, positionnée dans un lien HTML --%>
<a href="<c:url value="test.jsp" />">lien</a>
<%-- Génère une url et la stocke dans la variable lien --%>
<c:url value="test.jsp" var="lien" />
Reprenons maintenant les trois propriétés en détail, et analysons leur fonctionnement.
1. Ajout du contexte
Lorsqu'une URL est absolue, c'est-à-dire lorsqu'elle fait référence à la racine de l'application et commence par le caractère / , le contexte de l'application sera par défaut ajouté en début d'adresse. Ceci est principalement dû au fait que lors du développement d'une application, le nom du contexte importe peu et on y écrit souvent un nom par défaut, faute de mieux. Il n'est généralement choisi définitivement que lors du déploiement de l'application, qui intervient en fin de cycle.
Lors de l'utilisation d'adresses relatives, pas de soucis puisqu'elles ne font pas référence au contexte, et pointeront, quoi qu'il arrive, vers le répertoire courant. Mais pour les adresses absolues, pointant à la racine, sans cette fonctionnalité il serait nécessaire d'écrire en dur le contexte de l'application dans les URL lors du développement, et de toutes les modifier si le contexte est changé par la suite lors du déploiement. Vous comprenez donc mieux l'intérêt d'un tel système.
<%-- L'url absolue ainsi générée --%>
<c:url value="/test.jsp" />
<%-- Sera rendue ainsi dans la page web finale si le contextPath est "Test" --%>
/Test/test.jsp
<%-- Et une url relative ainsi générée --%>
<c:url value="test.jsp" />
<%-- Ne sera pas modifiée lors du rendu --%>
test.jsp
2. Gestion des sessions
Si le conteneur JSP détecte un cookie stockant l'identifiant de session dans le navigateur de l'utilisateur, alors aucune modification ne sera apportée à l'URL. Par contre, si ce cookie est absent, les URL générées via la balise <c:url> seront réécrites pour intégrer l'identifiant de session en question. Regardez ces exemples, afin de bien visualiser la forme de ce paramètre :
<%-- L'url ainsi générée --%>
<c:url value="test.jsp" />
<%-- Sera rendue ainsi dans la page web finale,
si le cookie est présent --%>
test.jsp
<%-- Et sera rendue sous cette forme si le cookie est absent --%>
test.jsp;jsessionid=A6B57CE08012FB431D
Ainsi, via ce système une application Java EE ne dépendra pas de l'activation des cookies du côté utilisateur. Ne vous inquiétez pas si vous ne saisissez pas le principe ici, nous reviendrons sur cette histoire de cookies et de sessions plus tard. Pour le moment, essayez simplement de retenir que la balise <c:url> est équipée pour leur gestion automatique !
3. Encodage
En utilisant la balise <c:url>, les paramètres que vous souhaitez passer à cette URL seront encodés : les caractères spéciaux qu'ils contiennent éventuellement vont être transformés en leurs codes HTML respectifs. Toutefois, il ne faut pas faire de confusion ici : ce sont seulement les paramètres (leur nom et contenu) qui seront encodés, le reste de l'URL ne sera pas modifié. La raison de ce comportement est de pouvoir assurer la compatibilité avec l'action standard d'inclusion <jsp:include>, qui ne sait pas gérer une URL encodée.
D'accord, mais comment faire pour passer des paramètres ?
Pour transmettre proprement des paramètres à une URL, une balise particulière existe : <c:param>. Elle ne peut exister que dans le corps des balises <c:url>, <c:import> ou <c:redirect>. Elle se présente sous cette forme assez intuitive :
L'attribut name contient donc le nom du paramètre, et value son contenu. C'est en réalité cette balise, ici fille de la balise <c:url>, qui se charge de l'encodage des paramètres, et non directement la balise <c:url>. Retenez enfin qu'une telle balise ne peut exister qu'entre deux balises d'URL, de redirection ou d'import, et qu'il est possible d'en utiliser autant que nécessaire.
<%-- Une URL générée de cette manière --%>
<a href="<c:url value="/monSiteWeb/test.jsp">
<c:param name="date" value="22/06/2010"/>
<c:param name="donnees" value="des données contenant des c@r#ct%res bi&a**es..."/>
</c:url>">Lien HTML</a>
<%-- Sera rendue ainsi dans la page web finale --%>
<a href="/test/monSiteWeb/test.jsp?date=22%2f06%2f2010&donnees=des+donn%e9es+contenant+des+c%40r%23ct%25res+bi%26a**es...">Lien HTML</a>
Vous voyez bien dans cet exemple que :
les caractères spéciaux contenus dans les paramètres de l'URL ont été transformés : / est devenu %2f, é est devenu %e9, etc ;
les caractères & séparant les différents paramètres, qui font quant à eux partie intégrante de l'URL, n'ont pas été modifiés en leur code HTML & .
Pour résumer
Récapitulons tout cela avec un exemple assez complet :
<%-- L'url avec paramètres ainsi générée --%>
<c:url value="/monSiteWeb/countZeros.jsp">
<c:param name="nbZeros" value="123"/>
<c:param name="date" value="22/06/2010"/>
</c:url>
<%-- Sera rendue ainsi dans la page web finale,
si le cookie est présent et le contexte est Test --%>
/Test/monSiteWeb/countZeros.jsp?nbZeros=123&date=22%2f06%2f2010
<%-- Et sera rendue sous cette forme si le cookie est absent --%>
/Test/monSiteWeb/countZeros.jsp;jsessionid=A6B57CE08012FB431D?nbZeros=123&date=22%2f06%2f2010
Vous pouvez ici observer :
la mise en place de paramètres via <c:param> ;
l'ajout automatique du contexte en début de l'URL absolue ;
l'encodage automatique des paramètres (ici les caractères / dans la date sont transformés en %2f) ;
le non-encodage de l'URL (le caractère & séparant les paramètres n'est pas transformé) ;
l'ajout automatique de l'identifiant de session. Remarquez d'ailleurs ici sa présence avant les paramètres de la requête, et non après.
Redirection
La balise <c:redirect> est utilisée pour envoyer un message de redirection HTTP au navigateur de l'utilisateur. Si elle ressemble à l'action <jsp:forward>, il existe toutefois une grosse différence, qui réside dans le fait qu'elle va entraîner un changement de l'URL dans le navigateur de l'utilisateur final, contrairement à <jsp:forward> qui est transparente du point de vue de l'utilisateur (l'URL dans la barre de navigation du navigateur n'est pas modifiée).
La raison de cette différence de comportement est simple : le forwarding se fait côté serveur, contrairement à la redirection qui est effectuée par le navigateur. Cela limite par conséquent la portée de l'action de forwarding qui, puisque exécutée côté serveur, est limitée aux pages présentes dans le contexte de la servlet utilisée. La redirection étant exécutée côté client, rien ne vous empêche de rediriger l'utilisateur vers n'importe quelle page web.
Au final, le forwarding est plus performant, ne nécessitant pas d'aller-retour passant par le navigateur de l'utilisateur final, mais il est moins flexible que la redirection. De plus, utiliser le forwarding impose certaines contraintes : concrètement, l'utilisateur final n'est pas au courant que sa requête a été redirigée vers une ou plusieurs servlets ou JSP différentes, puisque l'URL qui est affichée dans son navigateur ne change pas. En d'autres termes, cela veut dire que l'utilisateur ne sait pas si le contenu qu'il visualise dans son navigateur a été produit par la page qu'il a appelée via l'URL d'origine, ou par une autre page vers laquelle la première servlet ou JSP appelée a effectué un forwarding ! Ceci peut donc poser problème si l'utilisateur rafraîchit la page par exemple, puisque cela appellera à nouveau la servlet ou JSP d'origine... Sachez enfin que lorsque vous utilisez le forwarding, le code présent après cette instruction dans la page n'est pas exécuté.
Bref, je vous conseille, pour débuter, d'utiliser la redirection via la balise <c:redirect> plutôt que l'action standard JSP, cela vous évitera bien des ennuis. Voyons pour terminer quelques exemples d'utilisation :
<%-- Forwarding avec l'action standard JSP --%>
<jsp:forward page="/monSiteWeb/erreur.jsp">
<%-- Redirection avec la balise redirect --%>
<c:redirect url="http://www.siteduzero.com"/>
<%-- Les attributs valables pour <c:url/> le sont aussi pour la redirection.
Ici par exemple, l'utilisation de paramètres --%>
<c:redirect url="http://www.siteduzero.com">
<c:param name="mascotte" value="zozor"/>
<c:param name="langue" value="fr"/>
</c:redirect>
<%-- Redirigera vers --%>
http://www.siteduzero.com?mascotte=zozor&langue=fr
Imports
La balise <c:import> est en quelque sorte un équivalent à <jsp:include>, mais qui propose plus d'options, et pallie ainsi les manques de l'inclusion standard.
L'attribut url est le seul paramètre obligatoire lors de l'utilisation de cette balise, et il désigne logiquement le fichier à importer :
<%-- Copie le contenu du fichier ciblé dans la page actuelle --%>
<c:import url="exemple.html"/>
Un des avantages majeurs de la fonction d'import est qu'elle permet d'utiliser une variable pour stocker le flux récupéré, et ne propose pas simplement de l'inclure dans votre JSP comme c'est le cas avec <jsp:include>. Cette fonctionnalité est importante, puisqu'elle permet d'effectuer des traitements sur les pages importées. L'attribut utilisé pour ce faire est nommé varReader. Nous reverrons cela en détail lorsque nous découvrirons la bibliothèque xml de la JSTL, où ce système prend toute son importance lorsqu'il s'agit de lire et de parser des fichiers XML :
<%-- Copie le contenu d'un fichier xml dans une variable (fileReader),
puis parse le flux récupéré dans une autre variable (doc). --%>
<c:import url="test.xml" varReader="fileReader">
<x:parse var="doc" doc="${fileReader}" />
</c:import>
Ne vous inquiétez pas si la ligne <x:parse var="doc" doc="${fileReader}" /> vous est inconnue, c'est une balise de la bibliothèque xml de la JSTL que je vous présenterai dans le chapitre suivant. Vous pouvez cependant retenir l'utilisation du <c:import> pour récupérer un flux xml.
De la même manière que la redirection par rapport au forwarding, <c:import> permet d'inclure des pages extérieures au contexte de votre servlet ou à votre serveur, contrairement à l'action standard JSP. Voyons une nouvelle fois quelques exemples d'utilisation :
<%-- Inclusion d'une page avec l'action standard JSP. --%>
<jsp:include page="index.html" />
<%-- Importer une page distante dans une variable
Le scope par défaut est ici page si non précisé. --%>
<c:import url="http://www.siteduzero.com/zozor/biographie.html" var="bio" scope="page"/>
<%-- Les attributs valables pour <c:url/> le sont aussi pour la redirection.
Ici par exemple, l'utilisation de paramètres --%>
<c:import url="footer.jsp">
<c:param name="design" value="bleu"/>
</c:import>
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Au terme de ce chapitre, vous devez être capables de transformer des scriptlets Java contenant variables, boucles et conditions en une jolie page JSP basée sur des tags JSTL. Testez maintenant vos connaissances dans le TP qui suit ce chapitre !
Sachez avant de continuer, que d'autres bibliothèques de base existent, la JSTL ne contenant en réalité pas une bibliothèque mais cinq ! Voici une brève description des quatre autres :
fmt : destinée au formatage et au parsage des données. Permet notamment la localisation de l'affichage ;
fn : destinée au traitement de chaînes de caractères ;
sql : destinée à l'interaction avec une base de données. Celle-ci ne trouve pour moi son sens que dans une petite application standalone, ou une feuille de tests. En effet, le code ayant trait au stockage des données dans une application web Java EE suivant le modèle MVC doit être masqué de la vue, et être encapsulé dans le modèle, éventuellement dans une couche dédiée (voir le modèle de conception DAO pour plus d'information à ce sujet). Bref, je vous laisse parcourir par vous-mêmes les liens de documentation si vous souhaitez en faire usage dans vos projets. En ce qui nous concerne, nous suivons MVC à la lettre et je ne souhaite clairement pas vous voir toucher aux données de la base directement depuis vos pages JSP... Une fois n'est pas coutume, le premier que je vois coder ainsi, je le pends à un arbre ! :D
xml : destinée au traitement de fichiers et données XML. À l'instar de la bibliothèque sql, celle-ci trouve difficilement sa place dans une application MVC, ces traitements ayant bien souvent leur place dans des objets du modèle, et pas dans la vue. Cela dit, dans certains cas elle peut s'avérer très utile, ce format étant très répandu dans les applications et communications web : c'est pour cela que j'ai décidé d'en faire l'objet du prochain chapitre !
On affiche le contenu d'une variable ou d'un objet avec <c:out>.
On effectue un test avec <c:if> ou <c:choose>.
On réalise une boucle sur une collection avec <c:forEach>.
On génère un lien de manière automatique avec <c:url>.
On redirige vers une autre page avec <c:redirect>.
On importe une autre page avec <c:import>.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
La bibliothèque Core n'a maintenant plus de secrets pour vous. Mais si vous souhaitez vous familiariser avec toutes ces nouvelles balises et être à l'aise lors du développement de pages JSP, vous devez vous entraîner !
Je vous propose ici un petit exercice d'application qui met en jeu des concepts réalisables à l'aide des balises que vous venez de découvrir. Suivez le guide... ;)
Pour mener à bien ce petit exercice, commencez par créer un nouveau projet web nommé jstl_exo1. Référez-vous au premier chapitre de cette partie si vous avez encore des hésitations sur la démarche nécessaire. Configurez bien entendu ce projet en y intégrant la JSTL, afin de pouvoir utiliser nos chères balises dans les pages JSP !
Une fois que c'est fait, créez une première page JSP à la racine de votre application, sous le répertoire WebContent. Je vous en donne ici le contenu complet :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>
Initialisation des données
</title>
</head>
<body>
<form method="post" action="initProcess.jsp">
<p>
<label for="nom">Entrez ici votre nom de famille :</label><br />
<input type="text" name="nom" id="nom" tabindex="10" />
</p>
<p>
<label for="prenom">Entrez ici votre prénom :</label><br />
<input type="text" name="prenom" id="prenom" tabindex="20" />
</p>
<p>
<label for="pays">Dans quel(s) pays avez-vous déjà voyagé ?</label><br />
<select name="pays" id="pays" multiple="multiple" tabindex="30">
<option value="France">France</option>
<option value="Espagne">Espagne</option>
<option value="Italie">Italie</option>
<option value="Royaume-uni">Royaume-Uni</option>
<option value="Canada">Canada</option>
<option value="Etats-unis">Etats-Unis</option>
<option value="Chine">Chine</option>
<option value="Japon">Japon</option>
</select>
</p>
<p>
<label for="autre">Entrez ici les autres pays que vous avez visités, séparés par une virgule :</label><br />
<textarea id="autre" name="autre" rows="2" cols="40" tabindex="40" placeholder="Ex: Norvège, Chili, Nouvelle-Zélande"></textarea>
</p>
<p>
<input type="submit" value="Valider" /> <input type="reset" value="Remettre à zéro" />
</p>
</form>
</body>
</html>
Récapitulons rapidement la fonction de cette page :
permettre à l'utilisateur de saisir son nom ;
permettre à l'utilisateur de saisir son prénom ;
permettre à l'utilisateur de choisir les pays qu'il a visités parmi une liste de choix par défaut ;
permettre à l'utilisateur de saisir d'autres pays qu'il a visités, en les séparant par une virgule.
Voici à la figure suivante le rendu, rempli avec des données de test.
Votre mission maintenant, c'est d'écrire la page initProcess.jsp qui va se charger de traiter les données saisies dans la page contenant le formulaire.
Nous n'avons pas encore étudié le traitement des formulaires en Java EE, mais ne paniquez pas. Tout ce que vous avez besoin de savoir ici, c'est que les données saisies par le client dans les champs du formulaire seront accessibles dans votre JSP à travers les paramètres de requêtes, autrement dit l'objet implicite param. Avec la JSTL et les expressions EL, vous avez tout en main pour mettre en place ce petit exercice ! ;)
Le sujet est ici volontairement simple, et son utilité nulle. L'objectif est purement didactique, l'intérêt est de vous familiariser avec le développement de pages et la manipulation de données en utilisant la JSTL. Ne vous préoccupez pas de l'architecture factice mise en place, et ne vous intéressez par conséquent pas aux détails de cette première page initForm.jsp, elle n'est là que pour servir de base à notre exercice.
Pour en revenir à l'exercice, je ne vous demande rien de bien compliqué. La page devra également être placée à la racine du projet, sous le répertoire WebContent, et sera donc accessible après validation du formulaire de la page http://localhost:8080/jstl_exo1/initForm.jsp. Elle devra simplement afficher :
une liste récapitulant le nom de chaque champ du formulaire et les informations qui y ont été saisies ;
le nom et le prénom saisis par l'utilisateur ;
une liste des pays visités par l'utilisateur.
Il y a plusieurs manières de réaliser ces tâches basiques, choisissez celle qui vous semble la plus simple et logique. Prenez le temps de chercher et de réfléchir, et on se retrouve ensuite pour la correction ! ;)
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Ne vous jetez pas sur la correction sans chercher par vous-mêmes : cet exercice n'aurait alors plus aucun intérêt. Pour ceux d'entre vous qui peinent à voir par où partir, ou comment agencer tout cela, voilà en exemple le squelette de la page que j'ai réalisée, contenant seulement les commentaires expliquant les traitements à effectuer :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Traitement des données</title>
</head>
<body>
<p>
<b>Vous avez renseigné les informations suivantes :</b>
</p>
<%-- Parcourt chaque paramètre de la requête --%>
<%-- Affiche le nom de chaque paramètre. --%>
<%-- Parcourt la liste des valeurs de chaque paramètre. --%>
<%-- Affiche chacune des valeurs --%>
<p>
<b>Vous vous nommez :</b>
</p>
<p>
<%-- Affiche les valeurs des paramètres nom et prenom --%>
</p>
<p>
<b>Vous avez visité les pays suivants :</b>
</p>
<p>
<%-- Teste l'existence du paramètre pays. S'il existe on le traite,
sinon on affiche un message par défaut.--%>
<%-- Teste l'existence du paramètre autre. Si des données existent on les traite,
sinon on affiche un message par défaut.--%>
</p>
</body>
</html>
Si vous étiez perdus, avec cette ébauche vous devriez avoir une meilleure idée de ce que j'attends de vous. Prenez votre temps, et n'hésitez pas à relire les chapitres précédents pour vérifier les points qui vous semblent flous !
Voici finalement la page que j'ai écrite. Comme je vous l'ai signalé plus tôt, ce n'est pas LA solution, c'est simplement une des manières de réaliser ce simple traitement :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Traitement des données</title>
</head>
<body>
<p>
<b>Vous avez renseigné les informations suivantes :</b>
</p>
<%-- Parcourt l'objet implicite paramValues qui, souvenez-vous, est une Map,
pour traiter chaque paramètre de la requête --%>
<c:forEach var="parametre" items="${ paramValues }">
<ul>
<%-- Affiche la clé de la Map paramValues,
qui correspond concrètement au nom du paramètre. --%>
<li><b><c:out value="${ parametre.key }"/></b> :</li>
<%-- Parcourt le tableau de String[] associé à la clé traitée,
qui correspond à la liste de ses valeurs. --%>
<c:forEach var="value" items="${ parametre.value }">
<%-- Affiche chacune des valeurs pour la clé donnée --%>
<c:out value="${ value }"/>
</c:forEach>
</ul>
</c:forEach>
<p>
<b>Vous vous nommez :</b>
</p>
<p>
<%-- Affiche les valeurs des paramètres nom et prenom en
y accédant directement via l'objet implicite (une Map) param.
On sait en effet qu'il n'y a qu'une valeur associée à chacun de ces 2 paramètres,
pas besoin d'utiliser paramValues ! --%>
<c:out value="${ param.nom }"/> <c:out value="${ param.prenom }"/>
</p>
<p>
<b>Vous avez visité les pays suivants :</b>
</p>
<p>
<%-- Teste l'existence du paramètre pays. S'il existe on le traite,
sinon on affiche un message par défaut.--%>
<c:choose>
<c:when test="${ !empty paramValues.pays }">
<%-- Parcourt le tableau de valeurs associées au paramètre pays de la requête,
en utilisant l'objet implicite paramValues. En effet, c'est nécessaire ici puisque
le select permet de renvoyer plusieurs valeurs pour le seul paramètre nommé pays. --%>
<c:forEach var="pays" items="${ paramValues.pays }">
<c:out value="${ pays }"/><br/>
</c:forEach>
</c:when>
<c:otherwise>
Vous n'avez pas visité de pays parmi la liste proposée.<br/>
</c:otherwise>
</c:choose>
<%-- Teste l'existence du paramètre autre. Si des données existent on les traite,
sinon on affiche un message par défaut.--%>
<c:choose>
<c:when test="${ !empty param.autre }">
<%-- Parcourt les valeurs associées au paramètre autre de la requête,
en utilisant l'objet implicite param. En effet, toutes les valeurs sont ici concaténées
et transmises dans une seule chaîne de caractères, qu'on parcourt via la boucle forTokens ! --%>
<c:forTokens var="pays" items="${ param.autre }" delims=",">
<c:out value="${ pays }"/><br/>
</c:forTokens>
</c:when>
<c:otherwise>
Vous n'avez pas visité d'autre pays.<br/>
</c:otherwise>
</c:choose>
</p>
</body>
</html>
Et voici à la figure suivante le rendu avec les données de test.
Rendu du formulaire du TP Core.
J'ai utilisé ici des tests conditionnels et différentes boucles afin de vous faire pratiquer, et mis en jeu différents objets implicites. J'aurais très bien pu mettre en jeu des variables de scope pour stocker les informations récupérées depuis la requête. Si vous n'êtes pas parvenus à réaliser cette simple récupération de données, vous devez identifier les points qui vous ont posé problème et revoir le cours plus attentivement !
Je n'irai pour le moment pas plus loin dans la pratique. De nombreuses balises ne sont pas intervenues dans cet exercice. Ne vous inquiétez pas : vous aurez bien assez tôt l'occasion d'appliquer de manière plus exhaustive ce que vous avez découvert, dans les prochaines parties du cours. Soyez patients !
En attendant, n'hésitez pas à travailler davantage, à tenter de développer d'autres fonctionnalités de votre choix. Vous serez alors prêts pour étudier la bibliothèque xml de la JSTL, que je vous présente dans le chapitre suivant !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Nous allons ici parcourir les fonctions principales de la bibliothèque xml. Les flux ou fichiers XML sont très souvent utilisés dans les applications web, et la JSTL offrant ici un outil très simple d'utilisation pour effectuer quelques actions de base sur ce type de format, il serait bête de s'en priver. Toutefois, n'oubliez pas mon avertissement dans la conclusion du chapitre sur la bibliothèque Core : seuls certains cas particuliers justifient l'utilisation de la bibliothèque xml ; dans la plupart des applications MVC, ces actions ont leur place dans le modèle, et pas dans la vue !
Petite remarque avant de commencer : le fonctionnement de certaines balises étant très similaire à celui de balises que nous avons déjà abordées dans le chapitre précédent sur la bibliothèque Core, ce chapitre sera par moments un peu plus expéditif. :)
Pour vous permettre de comprendre simplement les notations que j'utiliserai dans les exemples de ce chapitre, je dois d'abord vous présenter le langage XML Path Language, ou XPath. Autant vous prévenir tout de suite, je ne vous présenterai ici que succinctement les bases dont j'ai besoin. Un tuto à part entière serait nécessaire afin de faire le tour complet des possibilités offertes par ce langage, et ce n'est pas notre objectif ici. Encore une fois, si vous êtes curieux, les documentations et ressources ne manquent pas sur le web à ce sujet ! ;)
Le langage XPath
Le langage XPath permet d'identifier les nœuds dans un document XML. Il fournit une syntaxe permettant de cibler directement un fragment du document traité, comme un ensemble de nœuds ou encore un attribut d'un nœud en particulier, de manière relativement simple. Comme son nom le suggère, path signifiant chemin en anglais, la syntaxe de ce langage ressemble aux chemins d'accès aux fichiers dans un système : les éléments d'une expression XPath sont en effet séparés par des slashs '/'.
Structure XML
Voici la structure du fichier XML de test que j'utiliserai dans les quelques exemples illustrant ce paragraphe :
Plutôt que de paraphraser, voyons directement comment sélectionner diverses portions de ce document via des expressions XPath, à travers des exemples commentés :
<!-- Sélection du nœud racine -->
/
<!-- Sélection des nœuds 'article' enfants des nœuds 'news' -->
/news/article
<!-- Sélection de tous les nœuds inclus dans les nœuds 'article' enfants des nœuds 'news' -->
/news/article/*
<!-- Sélection de tous les nœuds 'auteur' qui ont deux parents quelconques -->
/*/*/auteur
<!-- Sélection de tous les nœuds 'auteur' du document via l'opérateur '//' -->
//auteur
<!-- Sélection de tous les nœuds 'article' ayant au moins un parent -->
/*//article
<!-- Sélection de l'attribut 'id' des nœuds 'article' enfants de 'news' -->
/news/article/@id
<!-- Sélection des nœuds 'article' enfants de 'news' dont la valeur du nœud 'auteur' est 'Paul' -->
/news/article[auteur='Paul']
<!-- Sélection des nœuds 'article' enfants de 'news' dont l'attribut id vaut '12' -->
/news/article[@id='12']
Je m'arrêterai là pour les présentations. Sachez qu'il existe des commandes plus poussées que ces quelques éléments, et je vous laisse le loisir de vous plonger dans les ressources que je vous ai communiquées pour plus d'information. Mon objectif ici est simplement de vous donner un premier aperçu de ce qu'est la syntaxe XPath, afin que vous compreniez sa logique et ne soyez pas perturbés lorsque vous me verrez utiliser cette syntaxe dans les attributs de certaines balises de la bibliothèque xml.
Pour ceux d'entre vous qui veulent tester les expressions XPath précédentes, ou qui veulent pratiquer en manipulant d'autres fichiers XML et/ou en mettant en jeu d'autres expressions XPath, voici un site web qui vous permettra de tester en direct le résultat de vos expressions sur le document XML de votre choix : XPath Expression Testbed. Amusez-vous et vérifiez ainsi votre bonne compréhension du langage !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Avant de vous présenter les différentes balises disponibles, je vous donne ici la directive JSP nécessaire pour permettre l'utilisation des balises de la bibliothèque xml dans vos pages :
Retenez bien que cette directive devra être présente sur chacune des pages de votre projet utilisant les balises JSTL que je vous présente dans ce chapitre. Dans un prochain chapitre concernant la création d'une bibliothèque personnalisée, nous verrons comment il est possible de ne plus avoir à se soucier de cette commande. En attendant, ne l'oubliez pas !
Récupérer et analyser un document
Je vais, dans ce paragraphe, vous montrer comment procéder pour récupérer et analyser simplement un fichier XML depuis votre page JSP. Je reprends le fichier XML que j'ai utilisé précédemment lorsque je vous ai présenté la syntaxe du langage XPath, et je le nomme monDocument.xml.
Commençons par aborder la récupération du fichier XML. Cette étape correspond simplement à un import, réalisé avec ce tag de la bibliothèque Core que vous devez déjà connaître :
Remarquez l'utilisation de l'attribut varReader. C'est en quelque sorte un buffer, une variable qui sera utilisée pour une utilisation postérieure du contenu du fichier importé. Notez que lorsque vous utiliserez cet attribut, il vous sera impossible d'utiliser conjointement l'attribut var.
Le document XML étant récupéré et stocké dans la variable monReader, nous souhaitons maintenant l'analyser. Nous allons, pour cela, faire intervenir une nouvelle balise, issue de la librairie xml cette fois :
<c:import url="monDocument.xml" varReader="monReader">
<%-- Parse le contenu du fichier XML monDocument.xml dans une variable nommée 'doc' --%>
<x:parse var="doc" doc="${monReader}" />
...
</c:import>
Deux attributs sont ici utilisés :
var : contient le nom de la variable de scope qui contiendra les données qui représentent notre document XML parsé. Comme d'habitude, si l'attribut scope n'est pas explicité, la portée par défaut de cette variable sera la page ;
doc : permet de préciser que l'on souhaite parser le contenu de notre varReader défini précédemment lors de l'import. Souvenez-vous : le varReader ici nommé monReader est une variable ; il nous faut donc utiliser une EL pour y faire référence, en l'occurrence ${monReader} !
Note : l'import qui stocke le fichier dans le varReader doit rester ouvert pour pouvoir appliquer un <x:parse> sur le contenu de ce varReader ! La portée du varReader défini est en effet uniquement l'intérieur du corps du <c:import>. Afin de pouvoir accéder à ce varReader, il ne faut donc pas fermer directement la balise d'import comme c'est le cas ci-dessous :
<%-- Mauvaise utilisation du varReader --%>
<c:import url="monDocument.xml" varReader="monReader" />
Toutefois, il est possible de ne pas utiliser le varReader, et de simplement utiliser une variable de scope. Vous pourrez ainsi faire votre import, puis traiter le contenu du fichier par la suite, sans devoir travailler dans le corps de la balise d'import :
Cela dit, je vous conseille de travailler avec le varReader, puisque c'est l'objectif premier de cet attribut.
Plusieurs remarques sont d'ores et déjà nécessaires.
Comprenez bien ici la différence entre le varReader de la balise <c:import> et le var de la balise <x:parse>: le premier contient le contenu brut du fichier XML, alors que le second contient le résultat du parsing du fichier XML. Pour faire simple, la JSTL utilise une structure de données qui représente notre document XML parsé, et c'est cette structure qui est stockée dans la variable définie par var.
Le type de la variable définie via cet attribut var dépendra de l'implémentation choisie par le développeur. Pour information, il est possible de remplacer l'attribut var par l'attribut nommé varDom, qui permet de fixer l'implémentation utilisée : la variable ainsi définie sera de type org.w3c.dom.Document. De même, scope sera remplacé par scopeDom. Ceci impose donc que votre fichier XML respecte l'interface Document citée précédemment. Tout cela étant vraiment spécifique, je ne m'étalerai pas davantage sur le sujet et je vous renvoie à la documentation pour plus d'infos.
Importer un fichier n'est pas nécessaire. Il est en effet possible de traiter directement un flux XML depuis la page JSP, en le plaçant dans le corps de la balise <x:parse> :
<%-- Parse le flux XML contenu dans le corps de la balise --%>
<x:parse var="doc">
<news>
<article id="1">
<auteur>Pierre</auteur>
<titre>Foo...</titre>
<contenu>...bar !</contenu>
</article>
<article id="27">
<auteur>Paul</auteur>
<titre>Bientôt un LdZ J2EE !</titre>
<contenu>Woot ?</contenu>
</article>
<article id="102">
<auteur>Jacques</auteur>
<titre>Coyote court toujours</titre>
<contenu>Bip bip !</contenu>
</article>
</news>
</x:parse>
Il reste seulement deux attributs que je n'ai pas encore abordés :
filter : permet de limiter le contenu traité par l'action de parsing <x:parse> à une portion d'un flux XML seulement. Cet attribut peut s'avérer utile lors de l'analyse de documents XML lourds, afin de ne pas détériorer les performances à l'exécution de votre page. Pour plus d'information sur ces filtres de type XMLFilter, essayez la documentation.
systemId : cet attribut ne vous sera utile que si votre fichier XML contient des références vers des entités externes. Vous devez y saisir l'adresse URI qui permettra de résoudre les liens relatifs contenus dans votre fichier XML. Bref rappel : une référence à une entité externe dans un fichier XML est utilisée pour y inclure un fichier externe, principalement lorsque des données ou textes sont trop longs et qu'il est plus simple de les garder dans un fichier à part. Le processus accédera à ces fichiers externes lors du parsage du document XML spécifié.
Je n'ai, pour ces derniers, pas d'exemple trivial à vous proposer. Je fais donc volontairement l'impasse ici ; je pense que ceux parmi vous qui connaissent et ont déjà manipulé les filtres XML et les entités externes comprendront aisément de quoi il s'agit.
Afficher une expression
Les noms des balises que nous allons maintenant aborder devraient vous être familiers : ils trouvent leurs équivalents dans la bibliothèque Core que vous avez découverte dans le chapitre précédent. Alors que les balises de type Core accédaient à des données de l'application en utilisant des EL, les balises de la bibliothèque xml vont accéder à des données issues de documents XML, via des expressions XPath.
Pour afficher un élément, nous allons utiliser la balise <x:out>, pour laquelle seul l'attribut select est nécessaire :
<c:import url="monDocument.xml" varReader="monReader">
<%-- Parse le contenu du fichier XML monDocument.xml dans une variable nommée 'doc' --%>
<x:parse var="doc" doc="${monReader}" />
<x:out select="$doc/news/article/auteur" />
</c:import>
Le rendu HTML du code ci-dessus est alors le suivant :
Pierre
En suivant le paragraphe introduisant XPath, j'avais compris qu'une telle expression renvoyait tous les nœuds "auteur" du document ! Où sont passés Paul et Jacques ? Où est l'erreur ? o_O
Hé hé... Eh bien, à vrai dire il n'y a aucune erreur ! En effet, l'expression XPath renvoie bel et bien un ensemble de nœuds, en l'occurrence les nœuds "auteur" ; cet ensemble de nœuds est stocké dans une structure de type NodeSet, un type propre à XPath qui implémente le type Java standard NodeList.
Le comportement ici observé provient du fait que la balise d'affichage <x:out> ne gère pas réellement un ensemble de nœuds, et n'affiche que le premier nœud contenu dans cet ensemble de type NodeSet. Toutefois, le contenu de l'attribut select peut très bien contenir un NodeSet ou une opération sur un NodeSet. Vérifions par exemple que NodeSet contient bien 3 nœuds, puisque nous avons 3 auteurs dans notre document XML :
<c:import url="monDocument.xml" varReader="monReader">
<%-- Parse le contenu du fichier XML monDocument.xml dans une variable nommée 'doc' --%>
<x:parse var="doc" doc="${monReader}" />
<x:out select="count($doc/news/article/auteur)" />
</c:import>
J'utilise ici la fonction count(), qui renvoie le nombre d'éléments que l'expression XPath a sélectionnés et stockés dans le NodeSet. Et le rendu HTML de cet exemple est bien "3" ; notre ensemble de nœuds contient donc bien trois auteurs, Paul et Jacques ne sont pas perdus en cours de route. :)
L'attribut select de la balise <x:out> est l'équivalent de l'attribut value de la balise <c:out>, sauf qu'il attend ici une expression XPath et non plus une EL ! Rappelez-vous que le rôle des expressions XPath est de sélectionner des portions de document XML. Expliquons rapidement l'expression <x:out select="$doc/news/article/auteur" /> : elle va sélectionner tous les nœuds "auteur" qui sont enfants d'un nœud "article" lui-même enfant du nœud racine "news" présent dans le document $doc. En l'occurrence, $doc se réfère ici au contenu parsé de notre variable varReader.
À ce sujet, sachez enfin qu'outre une variable simple, il est possible de faire intervenir les objets implicites dans une expression XPath, de cette manière :
<%-- Récupère le document nommé 'doc' enregistré auparavant en session, via l'objet implicite sessionScope --%>
<x:out select="$sessionScope:doc/news/article" />
<%-- Sélectionne le nœud 'article' dont l'attribut 'id' a pour valeur le contenu de la variable
nommée 'idArticle' qui a été passée en paramètre de la requête, via l'objet implicite param --%>
<x:out select="$doc/news/article[@id=$param:idArticle]"/>
Ce qu'on peut retenir de cette balise d'affichage, c'est qu'elle fournit, grâce à un fonctionnement basé sur des expressions XPath, une alternative aux feuilles de style XSL pour la transformation de contenus XML, en particulier lorsque le format d'affichage final est une page web HTML.
Créer une variable
Nous passerons très rapidement sur cette balise. Sa syntaxe est <x:set>, et comme vous vous en doutez elle est l'équivalent de la balise <c:set> de la bibliothèque Core, avec de petites différences :
l'attribut select remplace l'attribut value, ce qui a la même conséquence que pour la balise d'affichage : une expression XPath est attendue, et non pas une EL ;
l'attribut var est obligatoire, ce qui n'était pas le cas pour la balise <c:set>.
Ci-dessous un bref exemple de son utilisation :
<%-- Enregistre le résultat de l'expression XPath, spécifiée dans l'attribut select,
dans une variable de session nommée 'auteur' --%>
<x:set var="auteur" scope="session" select="$doc//auteur" />
<%-- Affiche le contenu de la variable nommée 'auteur' enregistrée en session --%>
<x:out select="$sessionScope:auteur" />
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Les balises permettant la mise en place de conditions sont, là aussi, sensiblement identiques à leurs homologues de la bibliothèque Core : la seule et unique différence réside dans le changement de l'attribut test pour l'attribut select. Par conséquent, comme vous le savez maintenant, c'est ici une expression XPath qui est attendue, et non plus une EL !
Plutôt que de paraphraser le précédent chapitre, je ne vous donne ici que de simples exemples commentés, qui vous permettront de repérer les quelques différences de syntaxe.
Une condition simple
<%-- Afficher le titre de la news postée par 'Paul' --%>
<x:if select="$doc/news/article[auteur='Paul']">
Paul a déjà posté une news dont voici le titre :
<x:out select="$doc/news/article[auteur='Paul']/titre" />
</x:if>
Le rendu HTML correspondant :
Paul a déjà posté une news dont voici le titre : Bientôt un LdZ J2EE !
De même que pour la balise <c:if>, il est possible de stocker le résultat du test conditionnel en spécifiant un attribut var.
Des conditions multiples
<%-- Affiche le titre de la news postée par 'Nicolas' si elle existe, et un simple message sinon --%>
<x:choose>
<x:when select="$doc/news/article[auteur='Nicolas']">
Nicolas a déjà posté une news dont voici le titre :
<x:out select="$doc/news/article[auteur='Nicolas']/titre" />
</x:when>
<x:otherwise>
Nicolas n'a pas posté de news.
</x:otherwise>
</x:choose>
Le rendu HTML correspondant :
Nicolas n'a pas posté de news.
Les contraintes d'utilisation de ces balises sont les mêmes que celles de la bibliothèque Core. Je vous renvoie au chapitre précédent si vous ne vous en souvenez plus.
Voilà tout pour les tests conditionnels de la bibliothèque xml : leur utilisation est semblable à celle des conditions de la bibliothèque Core, seule la cible change : on traite ici un flux XML, via des expressions XPath.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Il n'existe qu'un seul type de boucles dans la bibliothèque xml de la JSTL, la balise <x:forEach> :
<!-- Affiche les auteurs et titres de tous les articles -->
<p>
<x:forEach var="element" select="$doc/news/article">
<strong><x:out select="$element/auteur" /></strong> :
<x:out select="$element/titre" />.<br/>
</x:forEach>
</p>
De même que pour la balise <c:forEach>, il est possible de faire intervenir un pas de parcours via l'attribut step, de définir les index de début et de fin via les attributs begin et end, ou encore d'utiliser l'attribut varStatus pour accéder à l'état de chaque itération.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
La bibliothèque xml de la JSTL permet d'appliquer des transformations à un flux XML via une feuille de style XSL. Je ne reviendrai pas ici sur le langage et les méthodes à employer, si vous n'êtes pas familiers avec ce concept, je vous conseille de lire cette introduction à la mise en forme de documents XML avec XSLT.
La balise dédiée à cette tâche est <x:transform>. Commençons par un petit exemple, afin de comprendre comment elle fonctionne. J'utiliserai ici le même fichier XML que pour les exemples précédents, ainsi que la feuille de style XSL suivante :
Cette feuille affiche simplement les différents éléments de notre fichier XML dans un tableau HTML. Et voici comment appliquer la transformation basée sur cette feuille de style à notre document XML :
On importe ici simplement nos deux fichiers, puis on appelle la balise <x:transform>. Deux attributs sont utilisés.
doc : contient la référence au document XML sur lequel la transformation doit être appliquée. Attention, ici on parle bien du document XML d'origine, et pas d'un document analysé via <x:parse>. On travaille bien directement sur le contenu XML. Il est d'ailleurs possible ici de ne pas utiliser d'import, en définissant directement le flux XML à traiter dans une variable de scope, voire directement dans le corps de la balise comme dans l'exemple suivant :
xslt : contient logiquement la feuille de style XSL. Il est également possible de ne pas utiliser d'import, et de simplement définir une feuille de style dans une variable de scope.
En l'absence d'attribut var, le contenu transformé sera automatiquement généré dans la page HTML finale. Et lorsque vous accédez à cette page JSP depuis votre navigateur, vous apercevez un tableau contenant les données de votre fichier XML : la transformation a bien été appliquée ! Ceci est particulièrement intéressant lorsque vous souhaitez formater un contenu XML en HTML, par exemple lors de la lecture de flux RSS. Observez plutôt les figures suivantes.
Si par contre vous précisez un attribut var, le résultat de cette transformation sera alors stocké dans la variable de scope ainsi créée, de type Document. Sachez qu'il existe également un attribut result qui, en l'absence des attributs var et scope, stocke l'objet créé par la transformation.
Pour terminer, il est possible de passer des paramètres à une transformation XSLT, en utilisant la balise <x:param>. Cette dernière ne peut exister que dans le corps d'une balise <x:transform>, et s'emploie de la même manière que son homologue de la bibliothèque Core :
Le comportement et l'utilisation sont identiques à ceux de <c:param> : deux attributs name et value contiennent simplement le nom et la valeur du paramètre à transmettre. Ici dans cet exemple, ma feuille de style ne traite pas de paramètre, et donc ne fait rien de ce paramètre nommé couleur que je lui passe. Si vous souhaitez en savoir plus sur l'utilisation de paramètres dans une feuille XSL, vous savez où chercher ! ;)
Il reste deux attributs que je n'ai pas explicités : docSystemId and xsltSystemId. Ils ont tous deux la même utilité que l'attribut systemId de la balise <x:parse>, et s'utilisent de la même façon : il suffit d'y renseigner l'URI destinée à résoudre les liens relatifs contenus respectivement dans le document XML et dans la feuille de style XSL.
Je n'ai pour le moment pas prévu de vous présenter les autres bibliothèques de la JSTL : je pense que vous êtes maintenant assez familiers avec la compréhension du fonctionnement des tags JSTL pour voler de vos propres ailes.
Mais ne partez pas si vite ! Prenez le temps de faire tous les tests que vous jugez nécessaires. Il n'y a que comme ça que ça rentrera, et que vous prendrez suffisamment de recul pour comprendre parfaitement ce que vous faites. Dans le chapitre suivant je vous propose un exercice d'application de ce que vous venez de découvrir, et ensuite on reprendra le code d'exemple de la partie précédente en y intégrant la JSTL !
La bibliothèque XML de la JSTL s'appuie sur la technologie XPath.
On analyse une source XML avec <x:parse>.
On affiche le contenu d'une variable ou d'un noeud avec <x:out>.
On réalise un test avec <x:if> ou <x:choose>.
On réalise une boucle avec <x:forEach>.
On applique une transformation XSLT avec <x:transform>.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
La bibliothèque xml n'a maintenant plus de secrets pour vous. Mais si vous souhaitez vous familiariser avec toutes ces nouvelles balises et être à l'aise lors du développement de pages JSP, vous devez vous entraîner !
Je vous propose ici un petit exercice d'application qui met en jeu des concepts réalisables à l'aide des balises que vous venez de découvrir. Suivez le guide... ;)
Pour mener à bien ce petit exercice, commencez par créer un nouveau projet nommé jstl_exo2. Configurez bien entendu ce projet en y intégrant la JSTL, afin de pouvoir utiliser nos chères balises dans les pages JSP !
Une fois que c'est fait, créez pour commencer un document XML à la racine de votre projet, sous le répertoire WebContent. Je vous en donne ici le contenu complet :
<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<inventaire>
<livre>
<auteur>Pierre</auteur>
<titre>Développez vos applications web avec JRuby !</titre>
<date>Janvier 2012</date>
<prix>22</prix>
<stock>127</stock>
<minimum>10</minimum>
</livre>
<livre>
<auteur>Paul</auteur>
<titre>Découvrez la puissance du langage Perl</titre>
<date>Avril 2017</date>
<prix>26</prix>
<stock>74</stock>
<minimum>10</minimum>
</livre>
<livre>
<auteur>Matthieu</auteur>
<titre>Apprenez à programmer en C</titre>
<date>Novembre 2009</date>
<prix>25</prix>
<stock>19</stock>
<minimum>20</minimum>
</livre>
<livre>
<auteur>Matthieu</auteur>
<titre>Concevez votre site web avec PHP et MySQL</titre>
<date>Mars 2010</date>
<prix>30</prix>
<stock>7</stock>
<minimum>20</minimum>
</livre>
<livre>
<auteur>Cysboy</auteur>
<titre>La programmation en Java</titre>
<date>Septembre 2010</date>
<prix>29</prix>
<stock>2000</stock>
<minimum>20</minimum>
</livre>
</inventaire>
Ne prêtez pas grande attention aux données modélisées par ce document. Nous avons simplement besoin d'une base simple, contenant de quoi nous amuser un peu avec les balises que nous venons de découvrir !
Note : toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé serait fortuite et indépendante de la volonté de l'auteur... :-°
Votre mission maintenant, c'est d'écrire la page rapportInventaire.jsp se chargeant d'analyser ce document XML et de générer un rapport qui :
listera chacun des livres présents ;
affichera un message d'alerte pour chaque livre dont le stock est en dessous de la quantité minimum spécifiée ;
listera enfin chacun des livres présents, regroupés par stocks triés du plus grand au plus faible.
Cette page devra également être placée à la racine du projet, sous le répertoire WebContent, et sera donc accessible via l'URL http://localhost:8080/jstl_exo2/rapportInventaire.jsp. Il y a plusieurs manières de réaliser ces tâches basiques, choisissez celle qui vous semble la plus simple et logique. Prenez le temps de chercher et de réfléchir, et on se retrouve ensuite pour la correction !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Ne vous jetez pas sur la correction sans chercher par vous-mêmes : cet exercice n'aurait alors plus aucun intérêt. Je ne vous donne ici pas d'aide supplémentaire. Si vous avez suivi le cours jusqu'ici vous devez être capables de comprendre comment faire, les balises nécessaires pour cet exercice ressemblant fortement à celles utilisées dans celui concernant la bibliothèque Core !
Voici donc une correction possible :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/xml" prefix="x" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Rapport d'inventaire</title>
</head>
<body>
<%-- Récupération du document XML. --%>
<c:import url="inventaire.xml" var="documentXML" />
<%-- Analyse du document XML récupéré. --%>
<x:parse var="doc" doc="${documentXML}" />
<p><b>Liste de tous les livres :</b></p>
<div>
<ul>
<%-- Parcours du document parsé pour y récupérer chaque nœud "livre". --%>
<x:forEach var="livre" select="$doc/inventaire/livre">
<%-- Affichage du titre du livre récupéré. --%>
<li><x:out select="$livre/titre" /></li>
</x:forEach>
</ul>
</div>
<p><b>Liste des livres qu'il faut réapprovisionner :</b></p>
<div>
<ul>
<%-- Parcours du document parsé pour y récupérer chaque nœud "livre"
dont le contenu du nœud "stock" est inférieur au contenu du nœud
"minimum". --%>
<x:forEach var="livre" select="$doc/inventaire/livre[stock < minimum]">
<%-- Affichage des titres, stocks et minimaux du livre récupéré. --%>
<li><x:out select="$livre/titre" /> : <x:out select="$livre/stock" /> livres en stock (limite avant alerte : <x:out select="$livre/minimum" />)</li>
</x:forEach>
</ul>
</div>
<p><b>Liste des livres classés par stock :</b></p>
<%-- Il faut réfléchir... un peu ! --%>
<pre>
Le tri d'une liste, d'un tableau, d'une collection... bref de manière générale le tri de données,
ne doit pas se faire depuis votre page JSP ! Que ce soit en utilisant les API relatives aux collections,
ou via un bean de votre couche métier, ou que sais-je encore, il est toujours préférable que votre tri
soit effectué avant d'arriver à votre JSP. La JSP ne doit en principe que récupérer cette collection déjà triée,
formater les données pour une mise en page particulière si nécessaire, et seulement les afficher.
C'était un simple piège ici, j'espère que vous avez réfléchi avant de tenter d'implémenter un tri avec
la JSTL, et que vous comprenez pourquoi cela ne doit pas intervenir à ce niveau ;)
</pre>
</body>
</html>
Je n'ai fait intervenir ici que des traitements faciles, n'utilisant que des boucles et des expressions XPath. J'aurais pu vous imposer l'utilisation de tests conditionnels, ou encore de variables de scope, mais l'objectif est ici uniquement de vous permettre d'être à l'aise avec l'analyse d'un document XML. Si vous n'êtes pas parvenus à réaliser ce simple traitement de document, vous devez identifier les points qui vous ont posé problème et revoir le cours plus attentivement !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Il est temps de mettre en pratique ce que nous avons appris. Nous avons en effet abordé toutes les balises et tous les concepts nécessaires, et sommes maintenant capables de réécrire proprement nos premiers exemples en utilisant des tags JSTL ! Je vous propose ensuite, pour vous détendre un peu, quelques conseils autour de l'écriture de code Java en général.
Dans la partie précédente, la mise en place de boucles et conditions était un obstacle que nous étions incapables de franchir sans écrire de code Java. Maintenant que nous avons découvert les balises de la bibliothèque Core de la JSTL, nous avons tout ce qu'il nous faut pour réussir.
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ page import="java.util.List" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Test</title>
</head>
<body>
<p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>
<p>
${test}
${param.auteur}
</p>
<p>
Récupération du bean :
${coyote.prenom}
${coyote.nom}
</p>
<p>
Récupération de la liste :
<%
List<Integer> liste = (List<Integer>) request.getAttribute( "liste" );
for( Integer i : liste ){
out.println(i + " : ");
}
%>
</p>
<p>
Récupération du jour du mois :
<%
Integer jourDuMois = (Integer) request.getAttribute( "jour" );
if ( jourDuMois % 2 == 0 ){
out.println("Jour pair : " + jourDuMois);
} else {
out.println("Jour impair : " + jourDuMois);
}
%>
</p>
</body>
</html>
Et voici les nouvelles balises qui vont nous permettre de faire disparaître le code Java de notre JSP d'exemple :
<c:choose> pour la mise en place de conditions ;
<c:foreach> pour la mise en place de boucles.
Reprise de la boucle
En utilisant la syntaxe JSTL, notre boucle devient simplement :
<p>
Récupération de la liste :
<%-- Boucle sur l'attribut de la requête nommé 'liste' --%>
<c:forEach items="${liste}" var="element">
<c:out value="${element}" /> :
</c:forEach>
</p>
Comme prévu, plus besoin de récupérer explicitement la variable contenant la liste depuis la requête, et plus besoin d'écrire du code Java en dur pour mettre en place la boucle sur la liste.
Reprise de la condition
En utilisant la syntaxe JSTL, notre condition devient simplement :
<p>
Récupération du jour du mois :
<c:choose>
<%-- Test de parité sur l'attribut de la requête nommé 'jour' --%>
<c:when test="${ jour % 2 == 0 }">Jour pair : ${jour}</c:when>
<c:otherwise>Jour impair : ${jour}</c:otherwise>
</c:choose>
</p>
Comme prévu, plus besoin de récupérer explicitement la variable contenant le jour du mois depuis la requête, et plus besoin d'écrire du code Java en dur pour mettre en place le test de parité.
Ainsi, notre page finale est bien plus claire et compréhensible :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Titre</title>
</head>
<body>
<p>Ceci est une page générée depuis une JSP.</p>
<p>
${test}
${param.auteur}
</p>
<p>
Récupération du bean :
${coyote.prenom}
${coyote.nom}
</p>
<p>
Récupération de la liste :
<c:forEach items="${liste}" var="element">
${element} :
</c:forEach>
</p>
<p>
Récupération du jour du mois :
<c:choose>
<c:when test="${ jour % 2 == 0 }">Jour pair : ${jour}</c:when>
<c:otherwise>Jour impair : ${jour}</c:otherwise>
</c:choose>
</p>
</body>
</html>
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Avant d'attaquer la suite du cours, détendez-vous un instant et découvrez ces quelques astuces pour mieux organiser votre code et le rendre plus lisible.
Utilisation de constantes
Afin de faciliter la lecture et la modification du code d'une classe, il est recommandé de ne pas écrire le contenu des attributs de type primitifs en dur au sein de votre code, et de les regrouper sous forme de constantes en début de classe afin d'y centraliser les données.
Reprenons par exemple notre servlet d'exemple, où vous pouvez voir aux lignes 42 à 45 et 48 des String initialisées directement dans le code :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import java.util.ArrayList;
import java.util.List;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import org.joda.time.DateTime;
import com.sdzee.beans.CoyoteBean;
public class Test extends HttpServlet {
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/** Création et initialisation du message. */
String message = "Message transmis de la servlet à la JSP.";
/** Création du bean et initialisation de ses propriétés */
CoyoteBean premierBean = new CoyoteBean();
premierBean.setNom( "Coyote" );
premierBean.setPrenom( "Wile E." );
/** Création de la liste et insertion de quatre éléments */
List<Integer> premiereListe = new ArrayList<Integer>();
premiereListe.add( 27 );
premiereListe.add( 12 );
premiereListe.add( 138 );
premiereListe.add( 6 );
/** On utilise ici la libraire Joda pour manipuler les dates, pour deux raisons :
* - c'est tellement plus simple et limpide que de travailler avec les objets Date ou Calendar !
* - c'est (probablement) un futur standard de l'API Java.
*/
DateTime dt = new DateTime();
Integer jourDuMois = dt.getDayOfMonth();
/** Stockage du message, du bean et de la liste dans l'objet request */
request.setAttribute( "test", message );
request.setAttribute( "coyote", premierBean );
request.setAttribute( "liste", premiereListe );
request.setAttribute( "jour", jourDuMois );
/** Transmission de la paire d'objets request/response à notre JSP */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( "/WEB-INF/test.jsp" ).forward( request, response );
}
}
Les lignes 20, 24 à 25 et 29 à 32, bien qu'elles contiennent des String et int en dur, correspondent simplement à l'initialisation des données d'exemple que nous transmettons à notre JSP : ce sont des données "externes". Dans le cas d'une application réelle, ces données seront issues de la base de données, du modèle ou encore d'une saisie utilisateur, mais bien évidemment jamais directement issues de la servlet comme c'est le cas dans cet exemple.
En ce qui concerne les String initialisées en dur, vous devez remarquer qu'elles ne contiennent que des données "internes" : en l'occurrence, un nom de page JSP et quatre noms d'attributs. Il s'agit bien ici de données propres au fonctionnement de l'application et non pas de données destinées à être transmises à la vue pour affichage.
Eh bien comme je vous l'ai annoncé, une bonne pratique est de remplacer ces initialisations directes par des constantes, regroupées en tête de classe. Voici donc le code de notre servlet après modification :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import java.util.ArrayList;
import java.util.List;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import org.joda.time.DateTime;
import com.sdzee.beans.CoyoteBean;
public class Test extends HttpServlet {
public static final String ATT_MESSAGE = "test";
public static final String ATT_BEAN = "coyote";
public static final String ATT_LISTE = "liste";
public static final String ATT_JOUR = "jour";
public static final String VUE = "/WEB-INF/test.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/** Création et initialisation du message. */
String message = "Message transmis de la servlet à la JSP.";
/** Création du bean et initialisation de ses propriétés */
CoyoteBean premierBean = new CoyoteBean();
premierBean.setNom( "Coyote" );
premierBean.setPrenom( "Wile E." );
/** Création de la liste et insertion de quatre éléments */
List<Integer> premiereListe = new ArrayList<Integer>();
premiereListe.add( 27 );
premiereListe.add( 12 );
premiereListe.add( 138 );
premiereListe.add( 6 );
/** On utilise ici la libraire Joda pour manipuler les dates, pour deux raisons :
* - c'est tellement plus simple et limpide que de travailler avec les objets Date ou Calendar !
* - c'est (probablement) un futur standard de l'API Java.
*/
DateTime dt = new DateTime();
Integer jourDuMois = dt.getDayOfMonth();
/** Stockage du message, du bean et de la liste dans l'objet request */
request.setAttribute( ATT_MESSAGE, message );
request.setAttribute( ATT_BEAN, premierBean );
request.setAttribute( ATT_LISTE, premiereListe );
request.setAttribute( ATT_JOUR, jourDuMois );
/** Transmission de la paire d'objets request/response à notre JSP */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
}
Vous visualisez bien ici l'intérêt d'une telle pratique : en début de code sont accessibles en un coup d’œil toutes les données utilisées en dur au sein de la classe. Si vous nommez intelligemment vos constantes, vous pouvez alors, sans avoir à parcourir le code, savoir quelle constante correspond à quelle donnée. Ici par exemple, j'ai préfixé les noms des attributs de requête par "ATT_" et nommé "VUE" la constante contenant le chemin vers notre page JSP. Ainsi, si vous procédez plus tard à une modification sur une de ces données, il vous suffira de modifier la valeur de la constante correspondante et vous n'aurez pas besoin de parcourir votre code. C'est d'autant plus utile que votre classe est volumineuse : plus long est votre code, plus pénible il sera d'y chercher les données initialisées en dur.
Inclure automatiquement la JSTL Core à toutes vos JSP
Vous le savez, pour pouvoir utiliser les balises de la bibliothèque Core dans vos pages JSP, il est nécessaire de faire intervenir la directive include en tête de page :
Admettons-le : dans une application, rares seront les vues qui ne nécessiteront pas l'utilisation de balises issues de la JSTL. Afin d'éviter d'avoir à dupliquer cette ligne dans l'intégralité de vos vues, il existe un moyen de rendre cette inclusion automatique ! C'est dans le fichier web.xml que vous avez la possibilité de spécifier une telle section :
Le fonctionnement est très simple, la balise <jsp-property-group> ne contenant dans notre cas que deux balises :
<url-pattern>, qui permet comme vous vous en doutez de spécifier à quels fichiers appliquer l'inclusion automatique. Ici, j'ai choisi de l'appliquer à tous les fichiers JSP de l'application !
<include-prelude>, qui permet de préciser l'emplacement du fichier à inclure en tête de chacune des pages couvertes par le pattern précédemment défini. Ici, j'ai nommé ce fichier taglibs.jsp .
Il ne nous reste donc plus qu'à créer un fichier taglibs.jsp sous le répertoire /WEB-INF de notre application, et à y placer la directive taglib que nous souhaitons voir apparaître sur chacune de nos pages JSP :
Redémarrez Tomcat pour que les modifications apportées au fichier web.xml soient prises en compte, et vous n'aurez dorénavant plus besoin de préciser la directive en haut de vos pages JSP : ce sera fait de manière transparente ! :)
Sachez par ailleurs que ce système est équivalent à une inclusion statique, en d'autres termes une directive include <%@ include file="/WEB-INF/taglibs.jsp" %> placée en tête de chaque JSP.
Formater proprement et automatiquement votre code avec Eclipse
Produire un code propre et lisible est très important lorsque vous travaillez sur un projet, et c'est d'autant plus vrai dans le cas d'un projet professionnel et en équipe. Toutefois, harmoniser son style d'écriture sur l'ensemble des classes que l'on rédige n'est pas toujours évident ; il est difficile de faire preuve d'une telle rigueur. Pour nous faciliter la tâche, Eclipse propose un système de formatage automatique du code !
Créer un style de formatage
Sous Eclipse, rendez-vous dans le menu Window > Preferences > Java > Code Style > Formatter, comme indiqué à la figure suivante.
Eclipse format tool.
Le volet de droite de cette fenêtre est composé de plusieurs blocs :
un lien intitulé "Configure Project Specific Settings...", qui vous redirige vers la fenêtre de configuration pour un projet en particulier uniquement ;
un formulaire d'édition des profils de formatage existant ;
un cadre d'aperçu qui vous montre l'apparence de votre code lorsque le profil actuellement en place est utilisé.
Pour modifier le style de formatage par défaut, il suffit de cliquer sur le bouton Edit.... Vous accédez alors à une vaste interface vous permettant de personnaliser un grand nombre d'options (voir la figure suivante).
Options de formatage du code.
Je laisse aux plus motivés d'entre vous le loisir de parcourir les différents onglets et de modifier eux-mêmes le style de formatage. Vous devrez, pour que vos modifications soient prises en compte, changer le nom du profil actuel, dans l'encadré en haut de la fenêtre, puis valider les changements en cliquant sur le bouton Apply en bas de fenêtre.
Pour tous les autres, j'ai créé un modèle de formatage prêt à l'emploi, que je vous propose de mettre en place et d'utiliser pour formater vos fichiers sources : => Télécharger le fichier format_sdzee.xml (clic droit, puis "Enregistrer sous...")
Une fois le fichier téléchargé, il vous suffit de l'importer dans votre Eclipse en cliquant sur le bouton Import... dans le formulaire de la première fenêtre, comme indiqué à la figure suivante.
Import du modèle de formatage.
Le nom du profil change alors pour format_sdzee, et il vous reste enfin à appliquer les changements en cliquant sur le bouton Apply en bas de fenêtre.
Utiliser un style de formatage
Maintenant que le profil est en place, vous pouvez formater automatiquement votre code source Java. Pour cela, ouvrez un fichier Java quelconque de votre projet, et rendez-vous dans le menu Source > Format, ou utilisez tout simplement le raccourci clavier Ctrl + Maj + F. Prenons pour exemple le code de notre servlet Test (voir la figure suivante).
À gauche la version non formatée, et à droite la version après formatage. La différence n'est pas énorme sur un code aussi court, d'autant plus que le code d'origine était déjà relativement bien organisé et indenté. Vous pouvez toutefois remarquer quelques changements aérant le code et facilitant sa lecture :
l'alignement des valeurs des constantes en tête de classe ;
l'ajout d'espaces après l'ouverture et avant la fermeture de parenthèses.
Automatiser le formatage à chaque sauvegarde
Nous voilà mieux équipés, mais il reste un détail pénible : il nous faut encore taper Ctrl + Maj + F chaque fois que nous effectuons des modifications dans le code source, afin de conserver un formatage parfait. Comme nous sommes fainéants, nous allons demander à Eclipse d'y penser pour nous ! Rendez-vous dans le menu Window > Preferences > Java > Editor > Save Actions, comme c'est indiqué sur la figure suivante.
Formatage automatique.
Comme indiqué dans l'encadré, cochez les cases "Perform the selected actions on save" et "Format source code". Validez les changements, et c'est terminé : votre code source Java sera formaté automatiquement selon les règles définies dans votre profil chaque fois que vous enregistrerez des modifications effectuées sur un fichier.
Vous n'avez dorénavant plus aucune excuse : votre code doit être correctement formaté, organisé et indenté ! ;)
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Les tutoriaux d'auteurs différents vous feront profiter de nouveaux points de vue et angles d'attaque, et les documentations officielles vous permettront un accès à des informations justes et maintenues à jour (en principe).
Vous l'aurez compris, cette liste ne se veut pas exhaustive, et je vous recommande d'aller chercher par vous-mêmes l'information sur les forums et sites du web. En outre, faites bien attention aux dates de création des documents que vous lisez : les ressources périmées sont légion sur le web, notamment au sujet de la plate-forme Java EE, en constante évolution. N'hésitez pas à demander à la communauté sur le forum Java du Site du Zéro, si vous ne parvenez pas à trouver l'information que vous cherchez.
La JSTL nous ouvre la porte aux fonctionnalités jusque là uniquement réalisables avec des scriptlets.
Mettre en place des constantes permet de clarifier le code d'une classe et de simplifier sa maintenance.
Eclipse peut prendre en charge pour vous le formatage et l'indentation de votre code, ainsi que la gestion automatique des imports.
Cette prise en charge est automatisable, vous permettant ainsi de vous libérer de cette contrainte et de vous concentrer sur l'utile.
La documentation est indispensable, à condition qu'elle soit à jour.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Dans ce second opus de notre fil rouge, vous allez appliquer ce que vous avez découvert à propos de la JSTL Core et des bonnes pratiques de développement.
Les précédents chapitres concernant uniquement la vue, vous allez ici principalement vous consacrer à la reprise des pages JSP que vous aviez créées lors du premier TP.
Utilisation de la JSTL
L'objectif est modeste et le programme léger, mais l'important est que vous compreniez ce que vous faites et que vous soyez à l'aise avec le système des balises de la JSTL. Je vous demande de :
sécuriser l'affichage des données saisies par l'utilisateur contre les failles XSS, dans vos pages afficherClient.jsp et afficherCommande.jsp ;
gérer dynamiquement les différents liens et URL qui interviennent dans le code de vos pages JSP ;
créer un menu, qui ne contiendra pour le moment que deux liens respectivement vers creerClient.jsp et creerCommande.jsp, et l'intégrer à toutes vos pages existantes ;
isoler la partie du formulaire responsable de la création d'un client dans une page JSP à part, et modifier les deux formulaires existants pour qu'ils incluent tous deux ce fichier à la place du code actuellement dupliqué ;
mettre en place une condition à l'affichage du résultat de la validation : si les données ont été correctement saisies, alors afficher le message de succès et la fiche récapitulative, sinon afficher uniquement le message d'erreur.
Application des bonnes pratiques
Je vous demande, dans le code de vos servlets, de mettre en place des constantes, pour remplacer les chaînes de caractères initialisées directement au sein du code des méthodes doGet().
Exemples de rendus
Création d'un client avec erreurs (figure suivante).
Création d'un client sans erreur (figure suivante).
Création d'une commande avec erreurs (figure suivante).
Création d'une commande sans erreur (figure suivante).
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Je vous donne tout de même quelques pistes pour vous guider, mais vous devriez être capables de vous en sortir sans lire ce paragraphe :
pour sécuriser l'affichage des données saisies, pensez à la balise <c:out> ;
pour la gestion des liens, pensez à la balise <c:url> ;
pour le menu, vous pouvez créer une page menu.jsp que vous placerez dans le répertoire /inc et que vous inclurez dans toutes les autres pages grâce à la balise <c:import> ;
pour l'isolement du formulaire de création d'un client, même solution : il vous suffit de déplacer le code dans une page JSP que vous pouvez par exemple nommer inc_client_form.jsp et placer dans le répertoire /inc, et d'utiliser la balise <c:import> pour l'inclure aux deux formulaires existant ;
pour la condition, vous pouvez modifier vos servlets pour qu'elles transmettent à vos JSP une information supplémentaire - pourquoi pas un booléen - afin que celles-ci puissent déterminer si la validation a été effectuée avec succès ou non grâce à la balise <c:choose> ou <c:if>.
Bien évidemment, vous n'oublierez pas d'inclure le jar de la JSTL au répertoire lib de votre projet, afin de rendre les balises opérationnelles. Voici à la figure suivante l'allure de l'arborescence que vous devriez obtenir une fois le TP terminé.
Vous pouvez remarquer en encadré les trois nouveaux fichiers intervenant dans votre projet : le fichier jar de la JSTL, la page menu.jsp et la page inc_client_form.jsp.
Application des bonnes pratiques
Il vous suffit ici de remplacer toutes les chaînes de caractères utilisées directement dans le code de vos servlets par des constantes définies en dehors des méthodes doGet(), comme je vous l'ai montré dans l'avant-dernier chapitre.
C'est tout ce dont vous avez besoin. Au travail !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Faible dose de travail cette fois, j'espère que vous avez bien pris le temps de relire les explications concernant les différentes balises à mettre en jeu. Encore une fois, ce n'est pas la seule manière de faire, ne vous inquiétez pas si vous avez procédé différemment ; le principal est que vous ayez couvert tout ce qu'il fallait couvrir ! Pour que vous puissiez repérer rapidement ce qui a changé, j'ai surligné les modifications apportées aux codes existants.
Code des servlets
Servlet gérant le formulaire de création d'un client :
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
public class CreationClient extends HttpServlet {
/* Constantes */
public static final String CHAMP_NOM = "nomClient";
public static final String CHAMP_PRENOM = "prenomClient";
public static final String CHAMP_ADRESSE = "adresseClient";
public static final String CHAMP_TELEPHONE = "telephoneClient";
public static final String CHAMP_EMAIL = "emailClient";
public static final String ATT_CLIENT = "client";
public static final String ATT_MESSAGE = "message";
public static final String ATT_ERREUR = "erreur";
public static final String VUE = "/afficherClient.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/*
* Récupération des données saisies, envoyées en tant que paramètres de
* la requête GET générée à la validation du formulaire
*/
String nom = request.getParameter( CHAMP_NOM );
String prenom = request.getParameter( CHAMP_PRENOM );
String adresse = request.getParameter( CHAMP_ADRESSE );
String telephone = request.getParameter( CHAMP_TELEPHONE );
String email = request.getParameter( CHAMP_EMAIL );
String message;
boolean erreur;
/*
* Initialisation du message à afficher : si un des champs obligatoires
* du formulaire n'est pas renseigné, alors on affiche un message
* d'erreur, sinon on affiche un message de succès
*/
if ( nom.trim().isEmpty() || adresse.trim().isEmpty() || telephone.trim().isEmpty() ) {
message = "Erreur - Vous n'avez pas rempli tous les champs obligatoires. <br> <a href=\"creerClient.jsp\">Cliquez ici</a> pour accéder au formulaire de création d'un client.";
erreur = true;
} else {
message = "Client créé avec succès !";
erreur = false;
}
/*
* Création du bean Client et initialisation avec les données récupérées
*/
Client client = new Client();
client.setNom( nom );
client.setPrenom( prenom );
client.setAdresse( adresse );
client.setTelephone( telephone );
client.setEmail( email );
/* Ajout du bean et du message à l'objet requête */
request.setAttribute( ATT_CLIENT, client );
request.setAttribute( ATT_MESSAGE, message );
request.setAttribute( ATT_ERREUR, erreur );
/* Transmission à la page JSP en charge de l'affichage des données */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
}
Servlet gérant le formulaire de création d'une commande :
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import org.joda.time.DateTime;
import org.joda.time.format.DateTimeFormat;
import org.joda.time.format.DateTimeFormatter;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import com.sdzee.tp.beans.Commande;
public class CreationCommande extends HttpServlet {
/* Constantes */
public static final String CHAMP_NOM = "nomClient";
public static final String CHAMP_PRENOM = "prenomClient";
public static final String CHAMP_ADRESSE = "adresseClient";
public static final String CHAMP_TELEPHONE = "telephoneClient";
public static final String CHAMP_EMAIL = "emailClient";
public static final String CHAMP_DATE = "dateCommande";
public static final String CHAMP_MONTANT = "montantCommande";
public static final String CHAMP_MODE_PAIEMENT = "modePaiementCommande";
public static final String CHAMP_STATUT_PAIEMENT = "statutPaiementCommande";
public static final String CHAMP_MODE_LIVRAISON = "modeLivraisonCommande";
public static final String CHAMP_STATUT_LIVRAISON = "statutLivraisonCommande";
public static final String ATT_COMMANDE = "commande";
public static final String ATT_MESSAGE = "message";
public static final String ATT_ERREUR = "erreur";
public static final String FORMAT_DATE = "dd/MM/yyyy HH:mm:ss";
public static final String VUE = "/afficherCommande.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/*
* Récupération des données saisies, envoyées en tant que paramètres de
* la requête GET générée à la validation du formulaire
*/
String nom = request.getParameter( CHAMP_NOM );
String prenom = request.getParameter( CHAMP_PRENOM );
String adresse = request.getParameter( CHAMP_ADRESSE );
String telephone = request.getParameter( CHAMP_TELEPHONE );
String email = request.getParameter( CHAMP_EMAIL );
/* Récupération de la date courante */
DateTime dt = new DateTime();
/* Conversion de la date en String selon le format choisi */
DateTimeFormatter formatter = DateTimeFormat.forPattern( FORMAT_DATE );
String date = dt.toString( formatter );
double montant;
try {
/* Récupération du montant */
montant = Double.parseDouble( request.getParameter( CHAMP_MONTANT ) );
} catch ( NumberFormatException e ) {
/* Initialisation à -1 si le montant n'est pas un nombre correct */
montant = -1;
}
String modePaiement = request.getParameter( CHAMP_MODE_PAIEMENT );
String statutPaiement = request.getParameter( CHAMP_STATUT_PAIEMENT );
String modeLivraison = request.getParameter( CHAMP_MODE_LIVRAISON );
String statutLivraison = request.getParameter( CHAMP_STATUT_LIVRAISON );
String message;
boolean erreur;
/*
* Initialisation du message à afficher : si un des champs obligatoires
* du formulaire n'est pas renseigné, alors on affiche un message
* d'erreur, sinon on affiche un message de succès
*/
if ( nom.trim().isEmpty() || adresse.trim().isEmpty() || telephone.trim().isEmpty() || montant == -1
|| modePaiement.isEmpty() || modeLivraison.isEmpty() ) {
message = "Erreur - Vous n'avez pas rempli tous les champs obligatoires. <br> <a href=\"creerCommande.jsp\">Cliquez ici</a> pour accéder au formulaire de création d'une commande.";
erreur = true;
} else {
message = "Commande créée avec succès !";
erreur = false;
}
/*
* Création des beans Client et Commande et initialisation avec les
* données récupérées
*/
Client client = new Client();
client.setNom( nom );
client.setPrenom( prenom );
client.setAdresse( adresse );
client.setTelephone( telephone );
client.setEmail( email );
Commande commande = new Commande();
commande.setClient( client );
commande.setDate( date );
commande.setMontant( montant );
commande.setModePaiement( modePaiement );
commande.setStatutPaiement( statutPaiement );
commande.setModeLivraison( modeLivraison );
commande.setStatutLivraison( statutLivraison );
/* Ajout du bean et du message à l'objet requête */
request.setAttribute( ATT_COMMANDE, commande );
request.setAttribute( ATT_MESSAGE, message );
request.setAttribute( ATT_ERREUR, erreur );
/* Transmission à la page JSP en charge de l'affichage des données */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
}
Nous y voilà enfin : nous sommes capables de créer des vues qui suivent le modèle MVC . Seulement maintenant que nous sommes au point, nous aimerions bien interagir avec notre client : comment récupérer et gérer les données qu'il va nous envoyer ?
Rendez-vous dans la partie suivante, nous avons du pain sur la planche !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Dans cette partie, nous allons littéralement faire table rase. Laissons tomber nos précédents exemples, et attaquons l'étude des formulaires par quelque chose de plus concret : un formulaire d'inscription. Création, mise en place, récupération des données, affichage et vérifications nous attendent !
Bien entendu, nous n'allons pas pouvoir réaliser un vrai système d'inscription de A à Z : il nous manque encore pour cela la gestion des données, que nous n'allons découvrir que dans la prochaine partie de ce cours. Toutefois, nous pouvons d'ores et déjà réaliser proprement tout ce qui concerne les aspects vue, contrôle et traitement d'un tel système. Allons-y !
Je vous propose de mettre en place une base sérieuse qui nous servira d'exemple tout au long de cette partie du cours, ainsi que dans la partie suivante. Plutôt que de travailler une énième fois sur un embryon de page sans intérêt, je vais tenter ici de vous placer dans un contexte plus proche du monde professionnel : nous allons travailler de manière propre et organisée, et à la fin de ce cours nous aurons produit un exemple utilisable dans une application réelle.
Pour commencer, je vous demande de créer un nouveau projet dynamique sous Eclipse. Laissez tomber le bac à sable que nous avions nommé test, et repartez de zéro : cela aura le double avantage de vous permettre de construire quelque chose de propre, et de vous faire pratiquer l'étape de mise en place d'un projet (création, build-path, bibliothèques, etc.). Je vous propose de nommer ce nouveau projet pro. N'oubliez pas les changements à effectuer sur le build-path et le serveur de déploiement, et pensez à ajouter le .jar de la JSTL à notre projet, ainsi que de créer deux packages vides qui accueilleront par la suite nos servlets et beans.
Revenons maintenant à notre base. En apparence, elle consistera en une simple page web contenant un formulaire destiné à l'inscription du visiteur sur le site. Ce formulaire proposera :
un champ texte recueillant l'adresse mail de l'utilisateur ;
un champ texte recueillant son mot de passe ;
un champ texte recueillant la confirmation de son mot de passe ;
un champ texte recueillant son nom d'utilisateur (optionnel).
Voici à la figure suivante un aperçu du design que je vous propose de mettre en place.
Formulaire d'inscription
Si vous avez été assidus lors de vos premiers pas, vous devez vous souvenir que, dorénavant, nous placerons toujours nos pages JSP sous le répertoire /WEB-INF de l'application, et qu'à chaque JSP créée nous associerons une servlet. Je vous ai ainsi préparé une page JSP chargée de l'affichage du formulaire d'inscription, une feuille CSS pour sa mise en forme et une servlet pour l'accompagner.
JSP & CSS
Voici le code HTML de base du formulaire d'inscription que nous allons utiliser tout au long de cette partie :
Contrairement à la page JSP, la feuille de style ne doit pas être placée sous le répertoire /WEB-INF ! Eh oui, vous devez vous souvenir que ce répertoire a la particularité de rendre invisible ce qu'il contient pour l'extérieur :
dans le cas d'une page JSP c'est pratique, cela rend les pages inaccessibles directement depuis leur URL et nous permet de forcer le passage par une servlet ;
dans le cas de notre feuille CSS par contre, c'est une autre histoire ! Car ce que vous ne savez peut-être pas encore, c'est qu'en réalité lorsque vous accédez à une page web sur laquelle est attachée une feuille de style, votre navigateur va, dans les coulisses, envoyer une requête GET au serveur pour récupérer silencieusement cette feuille, en se basant sur l'URL précisée dans la balise <link href="..." />. Et donc fatalement, si vous placez le fichier sous /WEB-INF, la requête va échouer, puisque le fichier sera caché du public et ne sera pas accessible par une URL.
De toute manière, dans la très grande majorité des cas, le contenu d'une feuille CSS est fixe ; il ne dépend pas de codes dynamiques et ne nécessite pas de prétraitements depuis une servlet comme nous le faisons jusqu'à présent pour nos pages JSP. Nous pouvons donc rendre les fichiers CSS accessibles directement aux navigateurs en les plaçant dans un répertoire public de l'application.
En l'occurrence, ici j'ai placé cette feuille directement à la racine de notre application, désignée par le répertoire WebContent dans Eclipse.
Avant de mettre en place la servlet, penchons-nous un instant sur les deux attributs de la balise <form>.
La méthode
Il est possible d'envoyer les données d'un formulaire par deux méthodes différentes :
get : les données transiteront par l'URL via des paramètres dans une requête HTTP GET. Je vous l'ai déjà expliqué, en raison des limitations de la taille d'une URL, cette méthode est peu utilisée pour l'envoi de données.
post : les données ne transiteront pas par l'URL mais dans le corps d'une requête HTTP POST, l'utilisateur ne les verra donc pas dans la barre d'adresses de son navigateur.
Voilà pourquoi nous utiliserons la plupart du temps la méthode POST pour envoyer les données de nos formulaires. En l'occurrence, nous avons bien précisé <form method="post" ... > dans le code de notre formulaire.
La cible
L'attribut action de la balise <form> permet de définir la page à laquelle seront envoyées les données du formulaire. Puisque nous suivons le modèle MVC, vous devez savoir que l'étape suivant l'envoi de données par l'utilisateur est le contrôle. Autrement dit, direction la servlet ! C'est l'URL permettant de joindre cette servlet, c'est-à-dire l'URL que vous allez spécifier dans le fichier web.xml, qui doit être précisée dans le champ action du formulaire. En l'occurrence, nous avons précisé <form ... action="inscription"> dans le code du formulaire, nous devrons donc associer l'URL /inscription à notre servlet dans le mapping du fichier web.xml.
Lançons-nous maintenant, et créons une servlet qui s'occupera de récupérer les données envoyées et de les valider.
La servlet
Voici le code de la servlet accompagnant la JSP qui affiche le formulaire :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class Inscription extends HttpServlet {
public static final String VUE = "/WEB-INF/inscription.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Affichage de la page d'inscription */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
}
Pour le moment, elle se contente d'afficher notre page JSP à l'utilisateur lorsqu'elle reçoit une requête GET de sa part. Bientôt, elle sera également capable de gérer la réception d'une requête POST, lorsque l'utilisateur enverra les données de son formulaire !
Avant d'attaquer le traitement des données, voici enfin la configuration de notre servlet dans le fichier web.xml :
Souvenez-vous : l'adresse contenue dans le champ <url-pattern> est relative au contexte de l'application. Puisque nous avons nommé le contexte de notre projet pro, pour accéder à la JSP affichant le formulaire d'inscription il faut appeler l'URL suivante :
http://localhost:8080/pro/inscription
Vous devez, si tout se passe bien, visualiser le formulaire indiqué à la figure suivante dans votre navigateur.
Formulaire d'inscription
Et voici sous forme d'un schéma ce que nous venons de réaliser (voir la figure suivante).
L'envoi des données
Maintenant que nous avons accès à notre page d'inscription, nous pouvons saisir des données dans le formulaire et les envoyer au serveur. Remplissez les champs du formulaire avec un nom d'utilisateur, un mot de passe et une adresse mail de votre choix, puis cliquez sur le bouton d'inscription. Voici à la figure suivante la page que vous obtenez.
Code d'erreur HTTP 405
Eh oui, nous avons demandé un envoi des données du formulaire par la méthode POST, mais nous n'avons pas surchargé la méthode doPost() dans notre servlet, nous avons uniquement écrit une méthode doGet(). Par conséquent, notre servlet n'est pas encore capable de traiter une requête POST !
Nous savons donc ce qu'il nous reste à faire : il faut implémenter la méthode doPost(). Voici le code modifié de notre servlet :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class Inscription extends HttpServlet {
public static final String VUE = "/WEB-INF/inscription.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Affichage de la page d'inscription */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Traitement des données du formulaire */
}
}
Maintenant que nous avons ajouté une méthode doPost(), nous pouvons envoyer les données du formulaire, il n'y aura plus d'erreur HTTP ! Par contre, la méthode doPost() étant vide, nous obtenons bien évidemment une page blanche en retour...
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Maintenant que notre formulaire est accessible à l'utilisateur et que la servlet en charge de son contrôle est en place, nous pouvons nous attaquer à la vérification des données envoyées par le client.
Que souhaitons-nous vérifier ?
Nous travaillons sur un formulaire d'inscription qui contient quatre champs de type <input>, cela ne va pas être bien compliqué. Voici ce que je vous propose de vérifier :
que le champ obligatoire email n'est pas vide et qu'il contient une adresse mail valide ;
que les champs obligatoires mot de passe et confirmation ne sont pas vides, qu'ils contiennent au moins 3 caractères, et qu'ils sont égaux ;
que le champ facultatif nom, s'il est rempli, contient au moins 3 caractères.
Nous allons confier ces tâches à trois méthodes distinctes :
une méthode validationEmail(), chargée de valider l'adresse mail saisie ;
une méthode validationMotsDePasse(), chargée de valider les mots de passe saisis ;
une méthode validationNom(), chargée de valider le nom d'utilisateur saisi.
Voici donc le code modifié de notre servlet, impliquant la méthode doPost(), des nouvelles constantes et les méthodes de validation créées pour l'occasion, en charge de récupérer le contenu des champs du formulaire et de les faire valider :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class Inscription extends HttpServlet {
public static final String VUE = "/WEB-INF/inscription.jsp";
public static final String CHAMP_EMAIL = "email";
public static final String CHAMP_PASS = "motdepasse";
public static final String CHAMP_CONF = "confirmation";
public static final String CHAMP_NOM = "nom";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Affichage de la page d'inscription */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Récupération des champs du formulaire. */
String email = request.getParameter( CHAMP_EMAIL );
String motDePasse = request.getParameter( CHAMP_PASS );
String confirmation = request.getParameter( CHAMP_CONF );
String nom = request.getParameter( CHAMP_NOM );
try {
validationEmail( email );
validationMotsDePasse( motDePasse, confirmation );
validationNom( nom );
} catch (Exception e) {
/* Gérer les erreurs de validation ici. */
}
}
private void validationEmail( String email ) throws Exception{}
private void validationMotsDePasse( String motDePasse, String confirmation ) throws Exception{}
private void validationNom( String nom ) throws Exception{}
}
La partie en charge de la récupération des champs du formulaire se situe aux lignes 24 à 27 : il s'agit tout simplement d'appels à la méthode request.getParameter(). Il nous reste maintenant à implémenter nos trois dernières méthodes de validation, qui sont vides pour le moment. Voilà un premier jet de ce que cela pourrait donner :
...
/**
* Valide l'adresse mail saisie.
*/
private void validationEmail( String email ) throws Exception {
if ( email != null && email.trim().length() != 0 ) {
if ( !email.matches( "([^.@]+)(\\.[^.@]+)*@([^.@]+\\.)+([^.@]+)" ) ) {
throw new Exception( "Merci de saisir une adresse mail valide." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci de saisir une adresse mail." );
}
}
/**
* Valide les mots de passe saisis.
*/
private void validationMotsDePasse( String motDePasse, String confirmation ) throws Exception{
if (motDePasse != null && motDePasse.trim().length() != 0 && confirmation != null && confirmation.trim().length() != 0) {
if (!motDePasse.equals(confirmation)) {
throw new Exception("Les mots de passe entrés sont différents, merci de les saisir à nouveau.");
} else if (motDePasse.trim().length() < 3) {
throw new Exception("Les mots de passe doivent contenir au moins 3 caractères.");
}
} else {
throw new Exception("Merci de saisir et confirmer votre mot de passe.");
}
}
/**
* Valide le nom d'utilisateur saisi.
*/
private void validationNom( String nom ) throws Exception {
if ( nom != null && nom.trim().length() < 3 ) {
throw new Exception( "Le nom d'utilisateur doit contenir au moins 3 caractères." );
}
}
J'ai ici fait en sorte que dans chaque méthode, lorsqu'une erreur de validation se produit, le code envoie une exception contenant un message explicitant l'erreur. Ce n'est pas la seule solution envisageable, mais c'est une solution qui a le mérite de tirer parti de la gestion des exceptions en Java. À ce niveau, un peu de réflexion sur la conception de notre système de validation s'impose :
Que faire de ces exceptions envoyées ?
En d'autres termes, quelles informations souhaitons-nous renvoyer à l'utilisateur en cas d'erreur ? Pour un formulaire d'inscription, a priori nous aimerions bien que l'utilisateur soit au courant du succès ou de l'échec de l'inscription, et en cas d'échec qu'il soit informé des erreurs commises sur les champs posant problème.
Comment procéder ? Là encore, il y a bien des manières de faire. Je vous propose ici le mode de fonctionnement suivant :
une chaîne resultat contenant le statut final de la validation des champs ;
une Maperreurs contenant les éventuels messages d'erreur renvoyés par nos différentes méthodes se chargeant de la validation des champs. Une HashMap convient très bien dans ce cas d'utilisation : en l'occurrence, la clé sera le nom du champ et la valeur sera le message d'erreur correspondant.
Mettons tout cela en musique, toujours dans la méthode doPost() de notre servlet :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class Inscription extends HttpServlet {
public static final String VUE = "/WEB-INF/inscription.jsp";
public static final String CHAMP_EMAIL = "email";
public static final String CHAMP_PASS = "motdepasse";
public static final String CHAMP_CONF = "confirmation";
public static final String CHAMP_NOM = "nom";
public static final String ATT_ERREURS = "erreurs";
public static final String ATT_RESULTAT = "resultat";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Affichage de la page d'inscription */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
String resultat;
Map<String, String> erreurs = new HashMap<String, String>();
/* Récupération des champs du formulaire. */
String email = request.getParameter( CHAMP_EMAIL );
String motDePasse = request.getParameter( CHAMP_PASS );
String confirmation = request.getParameter( CHAMP_CONF );
String nom = request.getParameter( CHAMP_NOM );
/* Validation du champ email. */
try {
validationEmail( email );
} catch ( Exception e ) {
erreurs.put( CHAMP_EMAIL, e.getMessage() );
}
/* Validation des champs mot de passe et confirmation. */
try {
validationMotsDePasse( motDePasse, confirmation );
} catch ( Exception e ) {
erreurs.put( CHAMP_PASS, e.getMessage() );
}
/* Validation du champ nom. */
try {
validationNom( nom );
} catch ( Exception e ) {
erreurs.put( CHAMP_NOM, e.getMessage() );
}
/* Initialisation du résultat global de la validation. */
if ( erreurs.isEmpty() ) {
resultat = "Succès de l'inscription.";
} else {
resultat = "Échec de l'inscription.";
}
/* Stockage du résultat et des messages d'erreur dans l'objet request */
request.setAttribute( ATT_ERREURS, erreurs );
request.setAttribute( ATT_RESULTAT, resultat );
/* Transmission de la paire d'objets request/response à notre JSP */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
...
}
Analysez bien les modifications importantes du code, afin de bien comprendre ce qui intervient dans ce processus de gestion des exceptions :
chaque appel à une méthode de validation d'un champ est entouré d'un bloc try/catch ;
à chaque entrée dans un catch, c'est-à-dire dès lors qu'une méthode de validation envoie une exception, on ajoute à la Maperreurs le message de description inclus dans l'exception courante, avec pour clé l'intitulé du champ du formulaire concerné ;
le message resultat contenant le résultat global de la validation est initialisé selon que la Maperreurs contient des messages d'erreurs ou non ;
les deux objets erreurs et resultat sont enfin inclus en tant qu'attributs à la requête avant l'appel final à la vue.
Le contrôle des données dans notre servlet est maintenant fonctionnel : avec les données que nous transmettons à notre JSP, nous pouvons y déterminer si des erreurs de validation ont eu lieu et sur quels champs.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Ce qu'il nous reste maintenant à réaliser, c'est l'affichage de nos différents messages au sein de la page JSP, après que l'utilisateur a saisi et envoyé ses données. Voici ce que je vous propose :
en cas d'erreur, affichage du message d'erreur à côté de chacun des champs concernés ;
ré-affichage dans les champs <input> des données auparavant saisies par l'utilisateur ;
affichage du résultat de l'inscription en bas du formulaire.
1. Afficher les messages d'erreurs
L'attribut erreurs que nous recevons de la servlet ne contient des messages concernant les différents champs de notre formulaire que si des erreurs ont été rencontrées lors de la validation de leur contenu, c'est-à-dire uniquement si des exceptions ont été envoyées. Ainsi, il nous suffit d'afficher les entrées de la Map correspondant à chacun des champs email, motdepasse, confirmation et nom :
Vous retrouvez aux lignes 17, 22, 27 et 32 l'utilisation des crochets pour accéder aux entrées de la Map, comme nous l'avions déjà fait lors de notre apprentissage de la JSTL. De cette manière, si aucun message ne correspond dans la Map à un champ du formulaire donné, c'est qu'il n'y a pas eu d'erreur lors de sa validation côté serveur. Dans ce cas, la balise <span> sera vide et aucun message ne sera affiché à l'utilisateur. Comme vous pouvez le voir, j'en ai profité pour ajouter un style à notre feuille form.css, afin de mettre en avant les erreurs :
form .erreur {
color: #900;
}
Vous pouvez maintenant faire le test : remplissez votre formulaire avec des données erronées (une adresse mail invalide, un nom d'utilisateur trop court ou des mots de passe différents, par exemple) et contemplez le résultat ! À la figure suivante, le rendu attendu lorsque vous entrez un nom d'utilisateur trop court.
Erreur de validation du formulaire
2. Réafficher les données saisies par l'utilisateur
Comme vous le constatez sur cette dernière image, les données saisies par l'utilisateur avant validation du formulaire disparaissent des champs après validation. En ce qui concerne les champs mot de passe et confirmation, c'est très bien ainsi : après une erreur de validation, il est courant de demander à l'utilisateur de saisir à nouveau cette information sensible. Dans le cas du nom et de l'adresse mail par contre, ce n'est vraiment pas ergonomique et nous allons tâcher de les faire réapparaître. Pour cette étape, nous pourrions être tentés de simplement réafficher directement ce qu'a saisi l'utilisateur dans chacun des champs "value" des <input> du formulaire. En effet, nous savons que ces données sont directement accessibles via l'objet implicite param, qui donne accès aux paramètres de la requête HTTP. Le problème, et c'est un problème de taille, c'est qu'en procédant ainsi nous nous exposons aux failles XSS. Souvenez-vous : je vous en ai déjà parlé lorsque nous avons découvert la balise <c:out> de la JSTL !
Quel est le problème exactement ?
Bien... puisque vous semblez amnésiques et sceptiques, faisons comme si de rien n'était, et réaffichons le contenu des paramètres de la requête HTTP (c'est-à-dire le contenu saisi par l'utilisateur dans les champs <input> du formulaire) en y accédant directement via l'objet implicite param, aux lignes 16 et 31 :
Faites alors à nouveau le test en remplissant et validant votre formulaire. Dorénavant, les données que vous avez entrées sont bien présentes dans les champs du formulaire après validatino, ainsi que vous pouvez le constater à la figure suivante.
Erreur de validation du formulaire avec affichage des données saisies
En apparence ça tient la route, mais je vous ai lourdement avertis : en procédant ainsi, votre code est vulnérable aux failles XSS. Vous voulez un exemple ? Remplissez le champ nom d'utilisateur par le contenu suivant : ">Bip bip ! . Validez ensuite votre formulaire, et contemplez alors ce triste et désagréable résultat (voir la figure suivante).
Erreur de validation du formulaire avec faille XSS
Que s'est-il passé ?
Une faille XSS, pardi ! Eh oui, côté serveur, le contenu que vous avez saisi dans le champ du formulaire a été copié tel quel dans le code généré par notre JSP. Il a ensuite été interprété par le navigateur côté client, qui a alors naturellement considéré que le guillemet " et le chevron > contenus en début de saisie correspondaient à la fermeture de la balise <input> ! Si vous êtes encore dans le flou, voyez plutôt le code HTML produit sur la ligne posant problème :
Vous devez maintenant comprendre le problème : le contenu de notre champ a été copié puis collé tel quel dans la source de notre fichier HTML final, lors de l'interprétation par le serveur de l'expression EL que nous avons mise en place (c'est-à-dire ${param.nom}). Et logiquement, puisque le navigateur ferme la balise <input> prématurément, notre joli formulaire s'en retrouve défiguré. Certes, ici ce n'est pas bien grave, je n'ai fait que casser l'affichage de la page. Mais vous devez savoir qu'en utilisant ce type de failles, il est possible de causer bien plus de dommages, notamment en injectant du code Javascript dans la page à l'insu du client.
Pour pallier ce problème, il suffit d'utiliser la balise <c:out> de la JSTL Core pour procéder à l'affichage des données. Voici ce que donne alors le code modifié de notre JSP, observez bien les lignes 17 et 32 :
La balise <c:out> se chargeant par défaut d'échapper les caractères spéciaux, le problème est réglé. Notez l'ajout de la directive taglib en haut de page, pour que la JSP puisse utiliser les balises de la JSTL Core. Faites à nouveau le test avec le nom d'utilisateur précédent, et vous obtiendrez bien cette fois le résultat affiché à la figure suivante.
Erreur de validation du formulaire sans faille XSS
Dorénavant, l'affichage n'est plus cassé, et si nous regardons le code HTML généré, nous observons bien la transformation du " et du > en leurs codes HTML respectifs par la balise <c:out> :
Ainsi, le navigateur de l'utilisateur reconnaît que les caractères " et > font bien partie du contenu du champ, et qu'ils ne doivent pas être interprétés en tant qu'éléments de fermeture de la balise <input> !
3. Afficher le résultat final de l'inscription
Il ne nous reste maintenant qu'à confirmer le statut de l'inscription. Pour ce faire, il suffit d'afficher l'entrée resultat de la Map dans laquelle nous avons initialisé le message, à la ligne 39 dans le code suivant :
Vous remarquez ici l'utilisation d'un test ternaire sur notre Maperreurs au sein de la première expression EL mise en place, afin de déterminer la classe CSS à appliquer au paragraphe. Si la Maperreurs est vide, alors cela signifie qu'aucune erreur n'a eu lieu et on utilise le style nommé succes, sinon on utilise le style erreur. En effet, j'en ai profité pour ajouter un dernier style à notre feuille form.css, pour mettre en avant le succès de l'inscription :
form .succes {
color: #090;
}
Et sous vos yeux ébahis, voici aux figures suivantes le résultat final en cas de succès et d'erreur.
Succès de la validation du formulaireErreur dans la validation du formulaire
Les pages placées sous /WEB-INF ne sont par défaut pas accessibles au public par une URL.
La méthode d'envoi des données d'un formulaire se définit dans le code HTML via <form method="...">.
Les données envoyées via un formulaire sont accessibles côté serveur via des appels à request.getParameter( "nom_du_champ" ).
La validation des données, lorsque nécessaire, peut se gérer simplement avec les exceptions et des interceptions via des blocs try / catch.
Le renvoi de messages à l'utilisateur peut se faire via une simple Map placée en tant qu'attribut de requête.
L'affichage de ces messages côté JSP se fait alors via de simples et courtes expressions EL.
Il ne faut jamais afficher du contenu issu d'un utilisateur sans le sécuriser, afin d'éliminer le risque de failles XSS.
Placer la validation et les traitements sur les données dans la servlet n'est pas une bonne solution, il faut trouver mieux.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Le modèle MVC est très clair sur ce point : c'est le modèle qui doit s'occuper de traiter les données. Le contrôleur doit avoir pour unique but d'aiguiller les requêtes entrantes et d'appeler les éventuels traitements correspondants. Nous devons donc nous pencher sur la conception que nous venons de mettre en place afin d'en identifier les défauts, et de la rectifier dans le but de suivre les recommandations MVC.
La base que nous avons réalisée souffre de plusieurs maux :
la récupération et le traitement des données sont effectués directement au sein de la servlet. Or nous savons que d'après MVC, la servlet est un contrôleur, et n'est donc pas censée intervenir directement sur les données, elle doit uniquement aiguiller les requêtes entrantes vers les traitements correspondants ;
aucun modèle (bean ou objet métier) n'intervient dans le système mis en place ! Pourtant, nous savons que d'après MVC, les données sont représentées dans le modèle par des objets...
Voici à la figure suivante le schéma représentant ce à quoi nous souhaitons parvenir.
Nous allons donc reprendre notre système d'inscription pour y mettre en place un modèle :
création d'un bean qui enregistre les données saisies et validées ;
création d'un objet métier comportant les méthodes de récupération/conversion/validation des contenus des champs du formulaire ;
modification de la servlet pour qu'elle n'intervienne plus directement sur les données de la requête, mais aiguille simplement la requête entrante ;
modification de la JSP pour qu'elle s'adapte au modèle fraîchement créé.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Pour représenter un utilisateur dans notre modèle, nous allons naturellement créer un bean nommé Utilisateur et placé dans le package com.sdzee.beans, contenant trois champs de type String : email, motDePasse et nom. Si vous ne vous souvenez plus des règles à respecter lors de la création d'un bean, n'hésitez pas à relire le chapitre qui y est dédié. Voici le résultat attendu :
package com.sdzee.beans;
public class Utilisateur {
private String email;
private String motDePasse;
private String nom;
public void setEmail(String email) {
this.email = email;
}
public String getEmail() {
return email;
}
public void setMotDePasse(String motDePasse) {
this.motDePasse = motDePasse;
}
public String getMotDePasse() {
return motDePasse;
}
public void setNom(String nom) {
this.nom = nom;
}
public String getNom() {
return nom;
}
}
C'est tout ce dont nous avons besoin pour représenter les données d'un utilisateur dans notre application.
Dans notre formulaire, il y a un quatrième champ : la confirmation du mot de passe. Pourquoi ne stockons-nous pas cette information dans notre bean ?
Tout simplement parce que ce bean ne représente pas le formulaire, il représente un utilisateur. Un utilisateur final possède un mot de passe et point barre : la confirmation est une information temporaire propre à l'étape d'inscription uniquement ; il n'y a par conséquent aucun intérêt à la stocker dans le modèle.
Le formulaire
Maintenant, il nous faut créer dans notre modèle un objet "métier", c'est-à-dire un objet chargé de traiter les données envoyées par le client via le formulaire. Dans notre cas, cet objet va contenir :
les constantes identifiant les champs du formulaire ;
la chaîne resultat et la Maperreurs que nous avions mises en place dans la servlet ;
la logique de validation que nous avions utilisée dans la méthode doPost() de la servlet ;
les trois méthodes de validation que nous avions créées dans la servlet.
Nous allons donc déporter la majorité du code que nous avions écrit dans notre servlet dans cet objet métier, en l'adaptant afin de le faire interagir avec notre bean fraîchement créé.
1. Pour commencer, nous allons nommer ce nouvel objet InscriptionForm, le placer dans un nouveau package com.sdzee.forms, et y inclure les constantes dont nous allons avoir besoin :
package com.sdzee.forms;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
public final class InscriptionForm {
private static final String CHAMP_EMAIL = "email";
private static final String CHAMP_PASS = "motdepasse";
private static final String CHAMP_CONF = "confirmation";
private static final String CHAMP_NOM = "nom";
...
}
2. Nous devons ensuite y ajouter la chaîne resultat et la Maperreurs :
...
private String resultat;
private Map<String, String> erreurs = new HashMap<String, String>();
public String getResultat() {
return resultat;
}
public Map<String, String> getErreurs() {
return erreurs;
}
...
3. Nous ajoutons alors la méthode principale, contenant la logique de validation :
4. Pour terminer, nous mettons en place les méthodes de validation et les deux méthodes utilitaires nécessaires au bon fonctionnement de la logique que nous venons d'écrire :
...
private void validationEmail( String email ) throws Exception {
if ( email != null ) {
if ( !email.matches( "([^.@]+)(\\.[^.@]+)*@([^.@]+\\.)+([^.@]+)" ) ) {
throw new Exception( "Merci de saisir une adresse mail valide." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci de saisir une adresse mail." );
}
}
private void validationMotsDePasse( String motDePasse, String confirmation ) throws Exception {
if ( motDePasse != null && confirmation != null ) {
if ( !motDePasse.equals( confirmation ) ) {
throw new Exception( "Les mots de passe entrés sont différents, merci de les saisir à nouveau." );
} else if ( motDePasse.length() < 3 ) {
throw new Exception( "Les mots de passe doivent contenir au moins 3 caractères." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci de saisir et confirmer votre mot de passe." );
}
}
private void validationNom( String nom ) throws Exception {
if ( nom != null && nom.length() < 3 ) {
throw new Exception( "Le nom d'utilisateur doit contenir au moins 3 caractères." );
}
}
/*
* Ajoute un message correspondant au champ spécifié à la map des erreurs.
*/
private void setErreur( String champ, String message ) {
erreurs.put( champ, message );
}
/*
* Méthode utilitaire qui retourne null si un champ est vide, et son contenu
* sinon.
*/
private static String getValeurChamp( HttpServletRequest request, String nomChamp ) {
String valeur = request.getParameter( nomChamp );
if ( valeur == null || valeur.trim().length() == 0 ) {
return null;
} else {
return valeur.trim();
}
}
Encore une fois, prenez bien le temps d'analyser les ajouts qui ont été effectués. Vous remarquerez qu'au final, il y a très peu de changements :
ajout de getters publics pour les attributs privés resultat et erreurs, afin de les rendre accessibles depuis notre JSP via des expressions EL ;
la logique de validation a été regroupée dans une méthode inscrireUtilisateur(), qui retourne un bean Utilisateur ;
la méthode utilitaire getValeurChamp() se charge désormais de vérifier si le contenu d'un champ est vide ou non, ce qui nous permet aux lignes 4, 14 et 26 du dernier code de ne plus avoir à effectuer la vérification sur la longueur des chaînes, et de simplement vérifier si elles sont à null ;
dans les blocs catch du troisième code, englobant la validation de chaque champ du formulaire, nous utilisons désormais une méthode setErreur() qui se charge de mettre à jour la Maperreurs en cas d'envoi d'une exception ;
toujours dans le troisième code, après la validation de chaque champ du formulaire, nous procédons dorénavant à l'initialisation de la propriété correspondante dans le bean Utilisateur, peu importe le résultat de la validation (lignes 16, 24 et 31).
Voilà tout ce qu'il est nécessaire de mettre en place dans notre modèle. Prochaine étape : il nous faut nettoyer notre servlet !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Puisque nous avons déporté la majorité du code présent dans notre servlet vers le modèle, nous pouvons l'épurer grandement ! Il nous suffit d'instancier un objet métier responsable du traitement du formulaire, et de lui passer la requête courante en appelant sa méthode inscrireUtilisateur() :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import com.sdzee.beans.Utilisateur;
import com.sdzee.forms.InscriptionForm;
public class Inscription extends HttpServlet {
public static final String ATT_USER = "utilisateur";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String VUE = "/WEB-INF/inscription.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Affichage de la page d'inscription */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Préparation de l'objet formulaire */
InscriptionForm form = new InscriptionForm();
/* Appel au traitement et à la validation de la requête, et récupération du bean en résultant */
Utilisateur utilisateur = form.inscrireUtilisateur( request );
/* Stockage du formulaire et du bean dans l'objet request */
request.setAttribute( ATT_FORM, form );
request.setAttribute( ATT_USER, utilisateur );
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
}
Après initialisation de notre objet métier, la seule chose que notre servlet effectue est un appel à la méthode inscrireUtilisateur() qui lui retourne alors un bean Utilisateur. Elle stocke finalement ces deux objets dans l'objet requête afin de rendre accessibles à la JSP les données validées et les messages d'erreur retournés.
doGet() n'est pas doPost(), et vice-versa !
Avant de passer à la suite, je tiens à vous signaler une mauvaise pratique, malheureusement très courante sur le web. Dans énormément d'exemples de servlets, vous pourrez trouver ce genre de code :
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class ExempleServlet extends HttpServlet {
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Ne fait rien d'autre qu'appeler une JSP */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( "/page.jsp" ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/*
* Ici éventuellement des traitements divers, puis au lieu
* d'appeler tout simplement un forwarding...
*/
doGet(request, response);
}
}
Vous comprenez ce qui a été réalisé dans cet exemple ? Puisque la méthode doGet() ne fait rien d'autre qu'appeler la vue, le développeur n'a rien trouvé de mieux que d'appeler doGet() depuis la méthode doPost() pour réaliser le forwarding vers la vue... Eh bien cette manière de faire, dans une application qui respecte MVC, est totalement dénuée de sens ! Si vous souhaitez que votre servlet réalise la même chose, quel que soit le type de la requête HTTP reçue, alors :
soit vous surchargez directement la méthode service() de la classe mère HttpServlet, afin qu'elle ne redirige plus les requêtes entrantes vers les différentes méthodes doXXX() de votre servlet. Vous n'aurez ainsi plus à implémenter doPost() et doGet() dans votre servlet, et pourrez directement implémenter un traitement unique dans la méthode service() ;
soit vous faites en sorte que vos méthodes doGet() et doPost() appellent une troisième et même méthode, qui effectuera un traitement commun à toutes les requêtes entrantes.
Quel que soit votre choix parmi ces solutions, ce sera toujours mieux que d'écrire que doGet() appelle doPost(), ou vice-versa !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
La dernière étape de notre mise à niveau est la modification des appels aux différents attributs au sein de notre page JSP. En effet, auparavant notre servlet transmettait directement la chaîne resultat et la Map erreurs à notre page, ce qui impliquait que :
nous accédions directement à ces attributs via nos expressions EL ;
nous accédions aux données saisies par l’utilisateur via l'objet implicite param.
Maintenant, la servlet transmet le bean et l'objet métier à notre page, objets qui à leur tour contiennent les données saisies, le résultat et les erreurs. Ainsi, nous allons devoir modifier nos expressions EL afin qu'elles accèdent aux informations à travers nos deux nouveaux objets :
Les modifications apportées semblent donc mineures :
l'accès aux erreurs et au résultat se fait à travers l'objet form ;
l'accès aux données se fait à travers le bean utilisateur.
Mais en réalité, elles reflètent un changement fondamental dans le principe : notre JSP lit désormais directement les données depuis le modèle !
Voici à la figure suivante un schéma de ce que nous avons réalisé.
Nous avons ainsi avec succès mis en place une architecture MVC pour le traitement de notre formulaire :
les données saisies et envoyées par le client arrivent à la méthode doPost() de la servlet ;
celle-ci ordonne alors le contrôle des données reçues en appelant la méthode inscrireUtilisateur() de l'objet métier InscriptionForm ;
l'objet InscriptionForm effectue les traitements de validation de chacune des données reçues ;
il les enregistre par la même occasion dans le bean Utilisateur ;
la méthode doPost() récupère enfin les deux objets du modèle, et les transmet à la JSP via la portée requête ;
la JSP va piocher les données dont elle a besoin grâce aux différentes expressions EL mises en place, qui lui donnent un accès direct aux objets du modèle transmis par la servlet ;
pour finir, la JSP met à jour l'affichage du formulaire en se basant sur les nouvelles données.
Il faut utiliser un bean pour stocker les données du formulaire.
Il faut déplacer la validation et le traitement des données dans un objet métier.
La servlet ne fait alors plus qu'aiguiller les données : contrôle > appels aux divers traitements > renvoi à la JSP.
La méthode doGet() s'occupe des requêtes GET, la méthode doPost() des requêtes POST. Tout autre usage est fortement déconseillé.
La page JSP accède dorénavant aux données directement à travers les objets du modèle mis en place, et non plus depuis la requête.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Avant d'aller plus loin, retour sur le fil rouge à travers lequel vous tenez une belle occasion de mettre en pratique tout ce que vous venez de découvrir dans ces deux chapitres. Vous allez reprendre le code que vous avez développé au cours des étapes précédentes pour y ajouter des vérifications sur le contenu des champs, et l'adapter pour qu'il respecte MVC.
Pour commencer, vous allez devoir modifier vos pages et servlets afin d'utiliser la méthode POST pour l'envoi des données depuis vos formulaires de création de clients et de commandes, et non plus la méthode GET. Au passage, vous allez en profiter pour appliquer la pratique que je vous avais communiquée lorsque nous avions découvert MVC : vous allez déplacer toutes vos JSP sous le répertoire /WEB-INF, et gérer leur accès entièrement depuis vos servlets. Je ne vous l'avais pas fait faire dans les premières étapes pour ne pas vous embrouiller, mais le moment est venu !
Deuxièmement, je vous demande de mettre en place des vérifications sur les champs des formulaires :
chaque champ marqué d'une étoile dans les formulaires devra obligatoirement être renseigné ;
les champs nom et prenom devront contenir au moins 2 caractères ;
le champ adresse devra contenir au moins 10 caractères ;
le champ telephone devra être un nombre et contenir au moins 4 numéros ;
le champ email devra contenir une adresse dont le format est valide ;
le montant devra être un nombre positif, éventuellement décimal ;
les champs modePaiement, statutPaiement, modeLivraison et statutLivraison devront contenir au moins 2 caractères ;
le champ date restera désactivé.
Troisièmement, je vous demande de changer le principe de votre petite application :
en cas d'erreur lors de la validation (champs manquants ou erronés), vous devrez faire retourner l'utilisateur au formulaire de saisie en lui réaffichant - sans faille XSS ! - les données qu'il a saisies, et en précisant un message signalant les erreurs sur chaque champ qui pose problème ;
en cas de succès, vous devrez envoyer l'utilisateur vers la page qui affiche la fiche récapitulative.
Enfin bien évidemment, tout cela se fera en respectant MVC !
Exemples de rendus
Voici aux figures suivantes quelques exemples de rendu.
Création d'un client avec erreurs :
Création d'un client sans erreur :
Création d'une commande avec erreurs :
Création d'une commande sans erreur :
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Concernant le changement de méthode d'envoi de GET vers POST et le déplacement des JSP sous /WEB-INF, il vous suffit de bien penser à ce que cela va impliquer dans vos formulaires, dans vos servlets et dans votre menu ! Typiquement, vous allez devoir faire en sorte que vos servlets affichent les formulaires en cas de réception d'une requête GET, et traitent les données envoyées en cas de réception d'une requête POST. Côté formulaire, vous allez devoir modifier un attribut de la balise <form>... Et dans votre menu, vous allez devoir remplacer les URL des deux pages JSP par celles de leurs servlets respectives.
Concernant les vérifications sur le contenu des champs, vous pouvez bien évidemment grandement vous inspirer des méthodes de validation que nous avons mises en place dans le chapitre précédent dans notre système d'inscription. Le principe est très semblable, seules certaines conditions de vérification changent. De même, afin de respecter MVC, vous pourrez prendre exemple sur la conception utilisée dans le chapitre précédent : beans, objets métiers et servlets "nettoyées" !
Voici à la figure suivante l'arborescence que vous êtes censés créer.
Enfin, concernant le renvoi vers le formulaire de création en cas d'erreur(s), avec affichage des erreurs spécifiques à chaque champ posant problème, là encore vous pouvez vous inspirer de ce que nous avons développé dans le chapitre précédent !
Bref, vous l'aurez compris, ce TP est une application pure et simple de ce que vous venez de découvrir à travers la mise en place de notre système d'inscription. Je m'arrête donc ici pour les conseils, vous avez toutes les informations et tous les outils en main pour remplir votre mission ! Lancez-vous, ne vous découragez pas et surpassez-vous ! :)
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
La longueur du sujet est trompeuse : le travail que vous devez fournir est en réalité assez important ! J'espère que vous avez bien pris le temps de réfléchir à l'architecture que vous mettez en place, à la manière dont vos classes et objets s'interconnectent et à la logique de validation à mettre en place. Comme toujours, ce n'est pas la seule manière de faire, le principal est que votre solution respecte les consignes que je vous ai données !
Code des objets métier
Objet métier gérant le formulaire de création d'un client :
package com.sdzee.tp.forms;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
public final class CreationClientForm {
private static final String CHAMP_NOM = "nomClient";
private static final String CHAMP_PRENOM = "prenomClient";
private static final String CHAMP_ADRESSE = "adresseClient";
private static final String CHAMP_TELEPHONE = "telephoneClient";
private static final String CHAMP_EMAIL = "emailClient";
private String resultat;
private Map<String, String> erreurs = new HashMap<String, String>();
public Map<String, String> getErreurs() {
return erreurs;
}
public String getResultat() {
return resultat;
}
public Client creerClient( HttpServletRequest request ) {
String nom = getValeurChamp( request, CHAMP_NOM );
String prenom = getValeurChamp( request, CHAMP_PRENOM );
String adresse = getValeurChamp( request, CHAMP_ADRESSE );
String telephone = getValeurChamp( request, CHAMP_TELEPHONE );
String email = getValeurChamp( request, CHAMP_EMAIL );
Client client = new Client();
try {
validationNom( nom );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_NOM, e.getMessage() );
}
client.setNom( nom );
try {
validationPrenom( prenom );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_PRENOM, e.getMessage() );
}
client.setPrenom( prenom );
try {
validationAdresse( adresse );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_ADRESSE, e.getMessage() );
}
client.setAdresse( adresse );
try {
validationTelephone( telephone );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_TELEPHONE, e.getMessage() );
}
client.setTelephone( telephone );
try {
validationEmail( email );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_EMAIL, e.getMessage() );
}
client.setEmail( email );
if ( erreurs.isEmpty() ) {
resultat = "Succès de la création du client.";
} else {
resultat = "Échec de la création du client.";
}
return client;
}
private void validationNom( String nom ) throws Exception {
if ( nom != null ) {
if ( nom.length() < 2 ) {
throw new Exception( "Le nom d'utilisateur doit contenir au moins 2 caractères." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci d'entrer un nom d'utilisateur." );
}
}
private void validationPrenom( String prenom ) throws Exception {
if ( prenom != null && prenom.length() < 2 ) {
throw new Exception( "Le prénom d'utilisateur doit contenir au moins 2 caractères." );
}
}
private void validationAdresse( String adresse ) throws Exception {
if ( adresse != null ) {
if ( adresse.length() < 10 ) {
throw new Exception( "L'adresse de livraison doit contenir au moins 10 caractères." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci d'entrer une adresse de livraison." );
}
}
private void validationTelephone( String telephone ) throws Exception {
if ( telephone != null ) {
if ( !telephone.matches( "^\\d+$" ) ) {
throw new Exception( "Le numéro de téléphone doit uniquement contenir des chiffres." );
} else if ( telephone.length() < 4 ) {
throw new Exception( "Le numéro de téléphone doit contenir au moins 4 chiffres." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci d'entrer un numéro de téléphone." );
}
}
private void validationEmail( String email ) throws Exception {
if ( email != null && !email.matches( "([^.@]+)(\\.[^.@]+)*@([^.@]+\\.)+([^.@]+)" ) ) {
throw new Exception( "Merci de saisir une adresse mail valide." );
}
}
/*
* Ajoute un message correspondant au champ spécifié à la map des erreurs.
*/
private void setErreur( String champ, String message ) {
erreurs.put( champ, message );
}
/*
* Méthode utilitaire qui retourne null si un champ est vide, et son contenu
* sinon.
*/
private static String getValeurChamp( HttpServletRequest request, String nomChamp ) {
String valeur = request.getParameter( nomChamp );
if ( valeur == null || valeur.trim().length() == 0 ) {
return null;
} else {
return valeur;
}
}
}
Objet métier gérant le formulaire de création d'une commande :
package com.sdzee.tp.forms;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import org.joda.time.DateTime;
import org.joda.time.format.DateTimeFormat;
import org.joda.time.format.DateTimeFormatter;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import com.sdzee.tp.beans.Commande;
public final class CreationCommandeForm {
private static final String CHAMP_DATE = "dateCommande";
private static final String CHAMP_MONTANT = "montantCommande";
private static final String CHAMP_MODE_PAIEMENT = "modePaiementCommande";
private static final String CHAMP_STATUT_PAIEMENT = "statutPaiementCommande";
private static final String CHAMP_MODE_LIVRAISON = "modeLivraisonCommande";
private static final String CHAMP_STATUT_LIVRAISON = "statutLivraisonCommande";
private static final String FORMAT_DATE = "dd/MM/yyyy HH:mm:ss";
private String resultat;
private Map<String, String> erreurs = new HashMap<String, String>();
public Map<String, String> getErreurs() {
return erreurs;
}
public String getResultat() {
return resultat;
}
public Commande creerCommande( HttpServletRequest request ) {
/*
* L'objet métier pour valider la création d'un client existe déjà, il
* est donc déconseillé de dupliquer ici son contenu ! À la place, il
* suffit de passer la requête courante à l'objet métier existant et de
* récupérer l'objet Client créé.
*/
CreationClientForm clientForm = new CreationClientForm();
Client client = clientForm.creerClient( request );
/*
* Et très important, il ne faut pas oublier de récupérer le contenu de
* la map d'erreurs créée par l'objet métier CreationClientForm dans la
* map d'erreurs courante, actuellement vide.
*/
erreurs = clientForm.getErreurs();
/*
* Ensuite, il suffit de procéder normalement avec le reste des champs
* spécifiques à une commande.
*/
/*
* Récupération et conversion de la date en String selon le format
* choisi.
*/
DateTime dt = new DateTime();
DateTimeFormatter formatter = DateTimeFormat.forPattern( FORMAT_DATE );
String date = dt.toString( formatter );
String montant = getValeurChamp( request, CHAMP_MONTANT );
String modePaiement = getValeurChamp( request, CHAMP_MODE_PAIEMENT );
String statutPaiement = getValeurChamp( request, CHAMP_STATUT_PAIEMENT );
String modeLivraison = getValeurChamp( request, CHAMP_MODE_LIVRAISON );
String statutLivraison = getValeurChamp( request, CHAMP_STATUT_LIVRAISON );
Commande commande = new Commande();
commande.setClient( client );
commande.setDate( date );
double valeurMontant = -1;
try {
valeurMontant = validationMontant( montant );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_MONTANT, e.getMessage() );
}
commande.setMontant( valeurMontant );
try {
validationModePaiement( modePaiement );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_MODE_PAIEMENT, e.getMessage() );
}
commande.setModePaiement( modePaiement );
try {
validationStatutPaiement( statutPaiement );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_STATUT_PAIEMENT, e.getMessage() );
}
commande.setStatutPaiement( statutPaiement );
try {
validationModeLivraison( modeLivraison );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_MODE_LIVRAISON, e.getMessage() );
}
commande.setModeLivraison( modeLivraison );
try {
validationStatutLivraison( statutLivraison );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_STATUT_LIVRAISON, e.getMessage() );
}
commande.setStatutLivraison( statutLivraison );
if ( erreurs.isEmpty() ) {
resultat = "Succès de la création de la commande.";
} else {
resultat = "Échec de la création de la commande.";
}
return commande;
}
private double validationMontant( String montant ) throws Exception {
double temp;
if ( montant != null ) {
try {
temp = Double.parseDouble( montant );
if ( temp < 0 ) {
throw new Exception( "Le montant doit être un nombre positif." );
}
} catch ( NumberFormatException e ) {
temp = -1;
throw new Exception( "Le montant doit être un nombre." );
}
} else {
temp = -1;
throw new Exception( "Merci d'entrer un montant." );
}
return temp;
}
private void validationModePaiement( String modePaiement ) throws Exception {
if ( modePaiement != null ) {
if ( modePaiement.length() < 2 ) {
throw new Exception( "Le mode de paiement doit contenir au moins 2 caractères." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci d'entrer un mode de paiement." );
}
}
private void validationStatutPaiement( String statutPaiement ) throws Exception {
if ( statutPaiement != null && statutPaiement.length() < 2 ) {
throw new Exception( "Le statut de paiement doit contenir au moins 2 caractères." );
}
}
private void validationModeLivraison( String modeLivraison ) throws Exception {
if ( modeLivraison != null ) {
if ( modeLivraison.length() < 2 ) {
throw new Exception( "Le mode de livraison doit contenir au moins 2 caractères." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci d'entrer un mode de livraison." );
}
}
private void validationStatutLivraison( String statutLivraison ) throws Exception {
if ( statutLivraison != null && statutLivraison.length() < 2 ) {
throw new Exception( "Le statut de livraison doit contenir au moins 2 caractères." );
}
}
/*
* Ajoute un message correspondant au champ spécifié à la map des erreurs.
*/
private void setErreur( String champ, String message ) {
erreurs.put( champ, message );
}
/*
* Méthode utilitaire qui retourne null si un champ est vide, et son contenu
* sinon.
*/
private static String getValeurChamp( HttpServletRequest request, String nomChamp ) {
String valeur = request.getParameter( nomChamp );
if ( valeur == null || valeur.trim().length() == 0 ) {
return null;
} else {
return valeur;
}
}
}
Code des servlets
Servlet gérant la création d'un client :
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import com.sdzee.tp.forms.CreationClientForm;
public class CreationClient extends HttpServlet {
public static final String ATT_CLIENT = "client";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String VUE_SUCCES = "/WEB-INF/afficherClient.jsp";
public static final String VUE_FORM = "/WEB-INF/creerClient.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* À la réception d'une requête GET, simple affichage du formulaire */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Préparation de l'objet formulaire */
CreationClientForm form = new CreationClientForm();
/* Traitement de la requête et récupération du bean en résultant */
Client client = form.creerClient( request );
/* Ajout du bean et de l'objet métier à l'objet requête */
request.setAttribute( ATT_CLIENT, client );
request.setAttribute( ATT_FORM, form );
if ( form.getErreurs().isEmpty() ) {
/* Si aucune erreur, alors affichage de la fiche récapitulative */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_SUCCES ).forward( request, response );
} else {
/* Sinon, ré-affichage du formulaire de création avec les erreurs */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
}
}
Servlet gérant la création d'une commande :
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import com.sdzee.tp.beans.Commande;
import com.sdzee.tp.forms.CreationCommandeForm;
public class CreationCommande extends HttpServlet {
public static final String ATT_COMMANDE = "commande";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String VUE_SUCCES = "/WEB-INF/afficherCommande.jsp";
public static final String VUE_FORM = "/WEB-INF/creerCommande.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* À la réception d'une requête GET, simple affichage du formulaire */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Préparation de l'objet formulaire */
CreationCommandeForm form = new CreationCommandeForm();
/* Traitement de la requête et récupération du bean en résultant */
Commande commande = form.creerCommande( request );
/* Ajout du bean et de l'objet métier à l'objet requête */
request.setAttribute( ATT_COMMANDE, commande );
request.setAttribute( ATT_FORM, form );
if ( form.getErreurs().isEmpty() ) {
/* Si aucune erreur, alors affichage de la fiche récapitulative */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_SUCCES ).forward( request, response );
} else {
/* Sinon, ré-affichage du formulaire de création avec les erreurs */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
}
}
Code des JSP
Page contenant le menu :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<div id="menu">
<p><a href="<c:url value="/creationClient"/>">Créer un nouveau client</a></p>
<p><a href="<c:url value="/creationCommande"/>">Créer une nouvelle commande</a></p>
</div>
Nous allons ici découvrir par l'exemple comment utiliser la session.
La situation que nous allons mettre en place est un système de connexion des utilisateurs. Nous allons grandement nous inspirer de ce que nous venons de faire dans le précédent chapitre avec notre système d'inscription, et allons directement appliquer les bonnes pratiques découvertes. Là encore, nous n'allons pas pouvoir mettre en place un système complet de A à Z, puisqu'il nous manque toujours la gestion des données. Mais ce n'est pas important : ce qui compte, c'est que vous tenez là une occasion de plus pour pratiquer la gestion des formulaires en suivant MVC !
La première chose que nous allons mettre en place est le formulaire de connexion, autrement dit la vue. Cela ne va pas nous demander trop d'efforts : nous allons reprendre l'architecture de la page JSP que nous avons créée dans le chapitre précédent, et l'adapter à nos nouveaux besoins !
Voici le code de notre page connexion.jsp, à placer sous le répertoire /WEB-INF :
Nous reprenons la même architecture que pour le système d'inscription : notre JSP exploite un objet form contenant les éventuels messages d'erreur, et un objet utilisateur contenant les données saisies et validées.
Par ailleurs, nous réutilisons la même feuille de style.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Avant d'aller plus loin, nous devons nous attarder un instant sur ce qu'est une session.
Pourquoi les sessions existent-elles ?
Notre application web est basée sur le protocole HTTP, qui est un protocole dit "sans état" : cela signifie que le serveur, une fois qu'il a envoyé une réponse à la requête d'un client, ne conserve pas les données le concernant. Autrement dit, le serveur traite les clients requête par requête et est absolument incapable de faire un rapprochement entre leur origine : pour lui, chaque nouvelle requête émane d'un nouveau client, puisqu'il oublie le client après l'envoi de chaque réponse... Oui, le serveur HTTP est un peu gâteux ! :-°
C'est pour pallier cette lacune que le concept de session a été créé : il permet au serveur de mémoriser des informations relatives au client, d'une requête à l'autre.
la session représente un espace mémoire alloué pour chaque utilisateur, permettant de sauvegarder des informations tout le long de leur visite ;
le contenu d'une session est conservé jusqu'à ce que l'utilisateur ferme son navigateur, reste inactif trop longtemps, ou encore lorsqu'il se déconnecte du site ;
l'objet Java sur lequel se base une session est l'objet HttpSession ;
il existe un objet implicite sessionScope permettant d'accéder directement au contenu de la session depuis une expression EL dans une page JSP.
Comment manipuler cet objet depuis une servlet ?
Pour commencer, il faut le récupérer depuis l'objet HttpServletRequest. Cet objet propose en effet une méthode getSession(), qui permet de récupérer la session associée à la requête HTTP en cours si elle existe, ou d'en créer une si elle n'existe pas encore :
HttpSession session = request.getSession();
Ensuite, lorsque nous étudions attentivement la documentation de cet objet, nous remarquons entre autres :
qu'il propose un couple de méthodes setAttribute() / getAttribute(), permettant la mise en place d'objets au sein de la session et leur récupération, tout comme dans l'objet HttpServletRequest ;
qu'il propose une méthode getId(), retournant un identifiant unique permettant de déterminer à qui appartient telle session.
Nous savons donc maintenant qu'il nous suffit d'appeler le code suivant pour enregistrer un objet en session depuis notre servlet, puis le récupérer :
/* Création ou récupération de la session */
HttpSession session = request.getSession();
/* Mise en session d'une chaîne de caractères */
String exemple = "abc";
session.setAttribute( "chaine", exemple );
/* Récupération de l'objet depuis la session */
String chaine = (String) session.getAttribute( "chaine" );
C'est tout ce que nous avons besoin de savoir pour le moment.
Observez sur la figure suivante l'enchaînement lors de la première visite d'un utilisateur sur une page ou servlet contenant un appel à request.getSession().
le navigateur de l'utilisateur envoie une requête au serveur ;
la servlet ne trouve aucune session existante lors de l'appel à getSession(), et crée donc un nouvel objet HttpSession qui contient un identifiant unique ;
le serveur place automatiquement l'identifiant de l'objet session dans la réponse renvoyée au navigateur de l'utilisateur ;
le navigateur enregistre l'identifiant que le serveur lui a envoyé.
Observez alors à la figure suivante ce qui se passe lors des prochaines visites.
le navigateur place automatiquement l'identifiant enregistré dans la requête qu'il envoie au serveur ;
la servlet retrouve la session associée à l'utilisateur lors de l'appel à getSession(), grâce à l'identifiant unique que le navigateur a placé dans la requête ;
le serveur sait que le navigateur du client a déjà enregistré l'identifiant de la session courante, et renvoie donc une réponse classique à l'utilisateur : il sait qu'il n'est pas nécessaire de lui transmettre à nouveau l'identifiant !
Vous avez maintenant tout en main pour comprendre comment l'établissement d'une session fonctionne. En ce qui concerne les rouages du système, chaque chose en son temps : dans la dernière partie de ce chapitre, nous analyserons comment tout cela s'organise dans les coulisses !
Très bien, nous avons compris comment ça marche. Maintenant dans notre cas, qu'avons-nous besoin d'enregistrer en session ?
En effet, c'est une très bonne question : qu'est-il intéressant et utile de stocker en session ? Rappelons-le, notre objectif est de connecter un utilisateur : nous souhaitons donc être capables de le reconnaître d'une requête à l'autre.
La première intuition qui nous vient à l'esprit, c'est naturellement de sauvegarder l'adresse mail et le mot de passe de l'utilisateur dans un objet, et de placer cet objet dans la session !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
D'après ce que nous venons de déduire, nous pouvons nous inspirer ce que nous avons créé dans le chapitre précédent. Il va nous falloir :
un bean représentant un utilisateur, que nous placerons en session lors de la connexion ;
un objet métier représentant le formulaire de connexion, pour traiter et valider les données et connecter l'utilisateur.
En ce qui concerne l'utilisateur, nous n'avons besoin de rien de nouveau : nous disposons déjà du bean créé pour le système d'inscription ! Vous devez maintenant bien mieux saisir le caractère réutilisable du JavaBean, que je vous vantais dans ce chapitre.
En ce qui concerne le formulaire, là par contre nous allons devoir créer un nouvel objet métier. Eh oui, nous n'y coupons pas : pour chaque nouveau formulaire, nous allons devoir mettre en place un nouvel objet. Vous découvrez ici un des inconvénients majeurs de l'application de MVC dans une application Java EE uniquement basée sur le trio objets métier - servlets - pages JSP : il faut réécrire les méthodes de récupération, conversion et validation des paramètres de la requête HTTP à chaque nouvelle requête traitée !
Nous devons donc créer un objet métier, que nous allons nommer ConnexionForm et qui va grandement s'inspirer de l'objet InscriptionForm :
package com.sdzee.forms;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import com.sdzee.beans.Utilisateur;
public final class ConnexionForm {
private static final String CHAMP_EMAIL = "email";
private static final String CHAMP_PASS = "motdepasse";
private String resultat;
private Map<String, String> erreurs = new HashMap<String, String>();
public String getResultat() {
return resultat;
}
public Map<String, String> getErreurs() {
return erreurs;
}
public Utilisateur connecterUtilisateur( HttpServletRequest request ) {
/* Récupération des champs du formulaire */
String email = getValeurChamp( request, CHAMP_EMAIL );
String motDePasse = getValeurChamp( request, CHAMP_PASS );
Utilisateur utilisateur = new Utilisateur();
/* Validation du champ email. */
try {
validationEmail( email );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_EMAIL, e.getMessage() );
}
utilisateur.setEmail( email );
/* Validation du champ mot de passe. */
try {
validationMotDePasse( motDePasse );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_PASS, e.getMessage() );
}
utilisateur.setMotDePasse( motDePasse );
/* Initialisation du résultat global de la validation. */
if ( erreurs.isEmpty() ) {
resultat = "Succès de la connexion.";
} else {
resultat = "Échec de la connexion.";
}
return utilisateur;
}
/**
* Valide l'adresse email saisie.
*/
private void validationEmail( String email ) throws Exception {
if ( email != null && !email.matches( "([^.@]+)(\\.[^.@]+)*@([^.@]+\\.)+([^.@]+)" ) ) {
throw new Exception( "Merci de saisir une adresse mail valide." );
}
}
/**
* Valide le mot de passe saisi.
*/
private void validationMotDePasse( String motDePasse ) throws Exception {
if ( motDePasse != null ) {
if ( motDePasse.length() < 3 ) {
throw new Exception( "Le mot de passe doit contenir au moins 3 caractères." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci de saisir votre mot de passe." );
}
}
/*
* Ajoute un message correspondant au champ spécifié à la map des erreurs.
*/
private void setErreur( String champ, String message ) {
erreurs.put( champ, message );
}
/*
* Méthode utilitaire qui retourne null si un champ est vide, et son contenu
* sinon.
*/
private static String getValeurChamp( HttpServletRequest request, String nomChamp ) {
String valeur = request.getParameter( nomChamp );
if ( valeur == null || valeur.trim().length() == 0 ) {
return null;
} else {
return valeur;
}
}
}
Nous retrouvons ici la même architecture que dans l'objet InscriptionForm :
des constantes d'identification des champs du formulaire ;
des méthodes de validation des champs ;
une méthode de gestion des erreurs ;
une méthode centrale, connecterUtilisateur(), qui fait intervenir les méthodes précédemment citées et renvoie un bean Utilisateur.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Afin de rendre tout ce petit monde opérationnel, nous devons mettre en place une servlet dédiée à la connexion. Une fois n'est pas coutume, nous allons grandement nous inspirer de ce que nous avons créé dans les chapitres précédents. Voici donc le code de la servlet nommée Connexion, placée tout comme sa grande sœur dans le package com.sdzee.servlets :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
import com.sdzee.beans.Utilisateur;
import com.sdzee.forms.ConnexionForm;
public class Connexion extends HttpServlet {
public static final String ATT_USER = "utilisateur";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String ATT_SESSION_USER = "sessionUtilisateur";
public static final String VUE = "/WEB-INF/connexion.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Affichage de la page de connexion */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Préparation de l'objet formulaire */
ConnexionForm form = new ConnexionForm();
/* Traitement de la requête et récupération du bean en résultant */
Utilisateur utilisateur = form.connecterUtilisateur( request );
/* Récupération de la session depuis la requête */
HttpSession session = request.getSession();
/**
* Si aucune erreur de validation n'a eu lieu, alors ajout du bean
* Utilisateur à la session, sinon suppression du bean de la session.
*/
if ( form.getErreurs().isEmpty() ) {
session.setAttribute( ATT_SESSION_USER, utilisateur );
} else {
session.setAttribute( ATT_SESSION_USER, null );
}
/* Stockage du formulaire et du bean dans l'objet request */
request.setAttribute( ATT_FORM, form );
request.setAttribute( ATT_USER, utilisateur );
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
}
Au niveau de la structure, rien de nouveau : la servlet joue bien un rôle d'aiguilleur, en appelant les traitements présents dans l'objet ConnexionForm, et en récupérant le bean utilisateur. Ce qui change cette fois, c'est bien entendu la gestion de la session :
à la ligne 33, nous appelons la méthode request.getSession() pour créer une session ou récupérer la session existante ;
dans le bloc if lignes 39 à 43, nous enregistrons le bean utilisateur en tant qu'attribut de session uniquement si aucune erreur de validation n'a été envoyée lors de l'exécution de la méthode connecterUtilisateur(). À partir du moment où une seule erreur est détectée, c'est-à-dire si form.getErreurs().isEmpty() renvoie false, alors le bean utilisateur est supprimé de la session, via un passage de l'attribut à null.
Pour terminer, voici la configuration de cette servlet dans le fichier web.xml de l'application :
Une fois tout ce code bien en place et votre serveur redémarré, vous pouvez accéder à la page de connexion via votre navigateur en vous rendant sur l'URL http://localhost:8080/pro/connexion. À la figure suivante, le résultat attendu.
Formulaire de connexion
Oui mais voilà, nous n'avons pas encore de moyen de tester le bon fonctionnement de ce semblant de système de connexion ! Et pour cause, les seuls messages que nous affichons dans notre vue, ce sont les résultats des vérifications du contenu des champs du formulaire... Aux figures suivantes, le résultat actuel respectivement lors d'un échec et d'un succès de la validation.
Échec de la connexionSuccès de la connexion
Ce qu'il serait maintenant intéressant de vérifier dans notre vue, c'est le contenu de la session. Et comme le hasard fait très bien les choses, je vous ai justement rappelé en début de chapitre qu'il existe un objet implicite nommé sessionScope dédié à l'accès au contenu de la session !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Pour commencer, nous allons donc modifier notre page JSP afin d'afficher le contenu de la session :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Connexion</title>
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="form.css" />
</head>
<body>
<form method="post" action="connexion">
<fieldset>
<legend>Connexion</legend>
<p>Vous pouvez vous connecter via ce formulaire.</p>
<label for="nom">Adresse email <span class="requis">*</span></label>
<input type="email" id="email" name="email" value="<c:out value="${utilisateur.email}"/>" size="20" maxlength="60" />
<span class="erreur">${form.erreurs['email']}</span>
<label for="motdepasse">Mot de passe <span class="requis">*</span></label>
<input type="password" id="motdepasse" name="motdepasse" value="" size="20" maxlength="20" />
<span class="erreur">${form.erreurs['motdepasse']}</span>
<input type="submit" value="Connexion" class="sansLabel" />
<p class="${empty form.erreurs ? 'succes' : 'erreur'}">${form.resultat}</p>
<%-- Vérification de la présence d'un objet utilisateur en session --%>
<c:if test="${!empty sessionScope.sessionUtilisateur}">
<%-- Si l'utilisateur existe en session, alors on affiche son adresse email. --%>
<p class="succes">Vous êtes connecté(e) avec l'adresse : ${sessionScope.sessionUtilisateur.email}</p>
</c:if>
</fieldset>
</form>
</body>
</html>
Dans cette courte modification, aux lignes 31 à 35, vous pouvez remarquer :
l'utilisation de l'objet implicite sessionScope pour cibler la portée session ;
la mise en place d'un test conditionnel via la balise <c:if>. Son contenu (les lignes 33 et 34) s'affichera uniquement si le test est validé ;
le test de l'existence d'un objet via l'expression ${!empty ...}. Si aucun objet n'est trouvé, ce test renvoie false ;
l'accès au bean sessionUtilisateur de la session via l'expression ${sessionScope.sessionUtilisateur} ;
l'accès à la propriété email du bean sessionUtilisateur via l'expression ${sessionScope.sessionUtilisateur.email}.
Accédez maintenant à la page http://localhost:8080/pro/connexion, et entrez des données valides. Voici à la figure suivante le résultat attendu après succès de la connexion.
Ensuite, réaffichez la page http://localhost:8080/pro/connexion, mais attention pas en appuyant sur F5 ni en actualisant la page : cela renverrait les données de votre formulaire ! Non, simplement entrez à nouveau l'URL dans le même onglet de votre navigateur, ou bien ouvrez un nouvel onglet. Voici à la figure suivante le résultat attendu.
Vous pouvez alors constater que la mémorisation de l'utilisateur a fonctionné ! Lorsqu'il a reçu la deuxième requête d'affichage du formulaire, le serveur vous a reconnus : il sait que vous êtes le client qui a effectué la requête de connexion auparavant, et a conservé vos informations dans la session. En outre, vous voyez également que les informations qui avaient été saisies dans les champs du formulaire lors de la première requête sont bien évidemment perdues : elles n'avaient été gérées que via l'objet request, et ont donc été détruites après envoi de la première réponse au client.
Pour finir, testons l'effacement de l'objet de la session lorsqu'une erreur de validation survient. Remplissez le formulaire avec des données invalides, et regardez à la figure suivante le résultat renvoyé.
Le contenu du corps de la balise <c:if> n'est ici pas affiché. Cela signifie que le test de présence de l'objet en session a retourné false, et donc que notre servlet a bien passé l'objet utilisateur à null dans la session. En conclusion, jusqu'à présent, tout roule ! ;)
Test de la destruction de session
Je vous l'ai rappelé en début de chapitre, la session peut être détruite dans plusieurs circonstances :
l'utilisateur ferme son navigateur ;
la session expire après une période d'inactivité de l'utilisateur ;
l'utilisateur se déconnecte.
L'utilisateur ferme son navigateur
Ce paragraphe va être très court. Faites le test vous-mêmes :
ouvrez un navigateur et affichez le formulaire de connexion ;
entrez des données valides et connectez-vous ;
fermez votre navigateur ;
rouvrez-le, et rendez-vous à nouveau sur le formulaire de connexion.
Vous constaterez alors que le serveur ne vous a pas reconnus : les informations vous concernant n'existent plus, et le serveur considère que vous êtes un nouveau client.
La session expire après une période d'inactivité de l'utilisateur
Par défaut avec Tomcat, la durée maximum de validité imposée au-delà de laquelle la session est automatiquement détruite par le serveur est de 30 minutes. Vous vous doutez bien que nous n'allons pas poireauter une demi-heure devant notre écran pour vérifier si cela fonctionne bien : vous avez la possibilité via le fichier web.xml de votre application de personnaliser cette durée. Ouvrez-le dans Eclipse et modifiez-le comme suit :
Le champ <session-timeout> permet de définir en minutes le temps d'inactivité de l'utilisateur après lequel sa session est détruite. Je l'ai ici abaissé à une minute, uniquement pour effectuer notre vérification. Redémarrez Tomcat afin que la modification apportée au fichier soit prise en compte, puis :
ouvrez un navigateur et affichez le formulaire de connexion ;
entrez des données valides et connectez-vous ;
attendez quelques minutes, puis affichez à nouveau le formulaire, dans la même page ou dans un nouvel onglet.
Vous constaterez alors que le serveur vous a oubliés : les informations vous concernant n'existent plus, et le serveur considère que vous êtes un nouveau client.
L'utilisateur se déconnecte
Cette dernière vérification va nécessiter un peu de développement. En effet, nous avons créé une servlet de connexion, mais nous n'avons pas encore mis en place de servlet de déconnexion. Par conséquent, il est pour le moment impossible pour le client de se déconnecter volontairement du site, il est obligé de fermer son navigateur ou d'attendre que la durée d'inactivité soit dépassée.
Comment détruire manuellement une session ?
Il faut regarder dans la documentation de l'objet HttpSession pour répondre à cette question : nous y trouvons une méthode invalidate(), qui supprime une session et les objets qu'elle contient, et envoie une exception si jamais elle est appliquée sur une session déjà détruite.
Créons sans plus attendre notre nouvelle servlet nommée Deconnexion :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
public class Deconnexion extends HttpServlet {
public static final String URL_REDIRECTION = "http://www.siteduzero.com";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Récupération et destruction de la session en cours */
HttpSession session = request.getSession();
session.invalidate();
/* Redirection vers le Site du Zéro ! */
response.sendRedirect( URL_REDIRECTION );
}
}
Vous remarquez ici deux nouveautés :
l'appel à la méthode invalidate() de l'objet HttpSession ;
la redirection vers la page de connexion via la méthode sendRedirect() de l'objet HttpServletResponse, en lieu et place du forwarding que nous utilisions auparavant.
Quelle est la différence entre la redirection et le forwarding ?
En réalité, vous le savez déjà ! Eh oui, vous ne l'avez pas encore appliqué depuis une servlet, mais je vous ai déjà expliqué le principe lorsque nous avons découvert la balise <c:redirect>, dans cette partie du chapitre portant sur la JSTL Core.
Pour rappel donc, une redirection HTTP implique l'envoi d'une réponse au client, alors que le forwarding s'effectue sur le serveur et le client n'en est pas tenu informé. Cela implique notamment que, via un forwarding, il est uniquement possible de cibler des pages internes à l'application, alors que via la redirection il est possible d'atteindre n'importe quelle URL publique ! En l'occurrence, dans notre servlet j'ai fait en sorte que lorsque vous vous déconnectez, vous êtes redirigés vers votre site web préféré. :honte:
Fin du rappel, nous allons de toute manière y revenir dans le prochain paragraphe. Pour le moment, concentrons-nous sur la destruction de notre session !
Déclarons notre servlet dans le fichier web.xml de l'application :
Vous constaterez alors que lors de votre retour le serveur ne vous reconnaît pas : la session a bien été détruite.
Différence entre forwarding et redirection
Avant de continuer, puisque nous y sommes, testons cette histoire de forwarding et de redirection. Modifiez le code de la servlet comme suit :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
public class Deconnexion extends HttpServlet {
public static final String VUE = "/connexion";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Récupération et destruction de la session en cours */
HttpSession session = request.getSession();
session.invalidate();
/* Affichage de la page de connexion */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
}
Nous avons ici simplement mis en place un forwarding vers la servlet de connexion : une fois déconnectés, vous allez visualiser le formulaire de connexion dans votre navigateur. Oui, mais voyez plutôt ce qu'indique la figure suivante !
Forwarding.
Vous comprenez ce qu'il s'est passé ? Comme je vous l'ai expliqué dans plusieurs chapitres, le client n'est pas au courant qu'un forwarding a été réalisé côté serveur. Pour lui, la page jointe est /pro/deconnexion, et c'est bien elle qui lui a renvoyé une réponse HTTP. Par conséquent, l'URL dans la barre d'adresses de votre navigateur n'a pas changé ! Pourtant, côté serveur, a été effectué un petit enchaînement de forwardings, comme on peut le voir à la figure suivante.
Avec un forwarding
l'utilisateur accède à la page de déconnexion depuis son navigateur ;
la servlet de déconnexion transfère la requête vers la servlet de connexion via un forwarding ;
la servlet de connexion transfère la requête vers la JSP du formulaire de connexion via un forwarding ;
la JSP renvoie le formulaire à l'utilisateur.
Ce que vous devez comprendre avec ce schéma, c'est que du point de vue du client, pour qui le serveur est comme une grosse boîte noire, la réponse envoyée par la JSP finale correspond à la requête vers la servlet de déconnexion qu'il a effectuée. C'est donc pour cette raison que l'utilisateur croit que la réponse est issue de la servlet de déconnexion, et que son navigateur lui affiche toujours l'URL de la page de déconnexion dans la barre d'adresses : il ne voit pas ce qu'il se passe côté serveur, et ne sait pas qu'en réalité sa requête a été baladée de servlet en servlet.
Voyons maintenant ce qui se passerait si nous utilisions une redirection vers la page de connexion à la place du forwarding dans la servlet de déconnexion (voir la figure suivante).
Avec une redirection
l'utilisateur accède à la page de déconnexion depuis son navigateur ;
la servlet de déconnexion envoie une demande de redirection au navigateur vers la servlet de connexion, via un sendRedirect( "/pro/connexion" ) ;
le navigateur de l'utilisateur exécute alors la redirection et effectue alors une nouvelle requête vers la servlet de connexion ;
la servlet de connexion transfère la requête vers la JSP du formulaire de connexion via un forwarding ;
la JSP renvoie le formulaire à l'utilisateur.
Cette fois, vous voyez bien que la réponse envoyée par la JSP finale correspond à la seconde requête effectuée par le navigateur, à savoir celle vers la servlet de connexion. Ainsi, l'URL affichée dans la barre d'adresses du navigateur est bien celle de la page de connexion, et l'utilisateur n'est pas dérouté.
Certes, dans le cas de notre page de déconnexion et de notre forwarding, le fait que le client ne soit pas au courant du cheminement de sa requête au sein du serveur n'a rien de troublant, seule l'URL n'est pas en accord avec l'affichage final. En effet, si le client appuie sur F5 et actualise la page, cela va appeler à nouveau la servlet de déconnexion, qui va supprimer sa session si elle existe, puis à nouveau faire un forwarding, puis finir par afficher le formulaire de connexion à nouveau.
Seulement imaginez maintenant que nous n'avons plus affaire à un système de déconnexion, mais à un système de gestion de compte en banque, dans lequel la servlet de déconnexion deviendrait une servlet de transfert d'argent, et la servlet de connexion deviendrait une servlet d'affichage du solde du compte. Si nous gardons ce système de forwarding, après que le client effectue un transfert d'argent, il est redirigé de manière transparente vers l'affichage du solde de son compte. Et là, ça devient problématique : si le client ne fait pas attention, et qu'il actualise la page en pensant simplement actualiser l'affichage de son solde, il va en réalité à nouveau effectuer un transfert d'argent, puisque l'URL de son navigateur est restée figée sur la première servlet contactée...
Vous comprenez mieux maintenant pourquoi je vous avais conseillé d'utiliser <c:redirect> plutôt que <jsp:forward> dans le chapitre sur la JSTL Core, et pourquoi dans notre exemple j'ai mis en place une redirection HTTP via sendRedirect() plutôt qu'un forwarding ? :D
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
C'est bien joli tout ça, mais nous n'avons toujours pas abordé la question fatidique :
Comment fonctionnent les sessions ?
Jusqu'à présent, nous ne sommes pas inquiétés de ce qui se passe derrière les rideaux. Et pourtant croyez-moi, il y a de quoi faire !
La chose la plus importante à retenir, c'est que c'est vous qui contrôlez l'existence d'une session dans votre application. Un objet HttpSession dédié à un utilisateur sera créé ou récupéré uniquement lorsque la page qu'il visite implique un appel àrequest.getSession(), en d'autres termes uniquement lorsque vous aurez placé un tel appel dans votre code. En ce qui concerne la gestion de l'objet, c'est le conteneur de servlets qui va s'en charger, en le créant et le stockant en mémoire. Au passage, le serveur dispose d'un moyen pour identifier chaque session qu'il crée : il leur attribue un identifiant unique, que nous pouvons d'ailleurs retrouver via la méthode session.getId().
Ensuite, le conteneur va mettre en place un élément particulier dans la réponse HTTP qu'il va renvoyer au client : un Cookie. Nous reviendrons plus tard sur ce que sont exactement ces cookies, et comment les manipuler. Pour le moment, voyez simplement un cookie comme un simple marqueur, un petit fichier texte qui :
contient des informations envoyées par le serveur ;
est stocké par votre navigateur, directement sur votre poste ;
a obligatoirement un nom et une valeur.
En l'occurrence, le cookie mis en place lors de la gestion d'une session utilisateur par le serveur se nomme JSESSIONID, et contient l'identifiant de session unique en tant que valeur.
Pour résumer, le serveur va placer directement chez le client son identifiant de session. Donc, chaque fois qu'il crée une session pour un nouveau client, le serveur va envoyer son identifiant au navigateur de celui-ci.
Comment est géré ce cookie ?
Je vous l'ai déjà dit, nous allons y revenir plus en détail dans un prochain chapitre. Toutefois, nous pouvons déjà esquisser brièvement ce qui se passe dans les coulisses. La spécification du cookie HTTP, qui constitue un contrat auquel tout navigateur web décent ainsi que tout serveur web doit adhérer, est très claire : elle demande au navigateur de renvoyer ce cookie dans les requêtes suivantes tant que le cookie reste valide.
Voilà donc la clé du système : le conteneur de servlets va analyser chaque requête HTTP entrante, y chercher le cookie ayant pour nom JSESSIONID et utiliser sa valeur, c'est-à-dire l'identifiant de session, afin de récupérer l'objet HttpSession associé dans la mémoire du serveur.
Quand les données ainsi stockées deviennent-elles obsolètes ?
Côté serveur, vous le savez déjà : l'objet HttpSesssion existera tant que sa durée de vie n'aura pas dépassé le temps qu'il est possible de spécifier dans la section <session-timeout> du fichier web.xml, qui est par défaut de trente minutes. Donc si le client n'utilise plus l'application pendant plus de trente minutes, le conteneur de servlets détruira sa session. Aucune des requêtes suivantes, y compris celles contenant le cookie, n'aura alors accès à la précédente session : le conteneur de servlets en créera une nouvelle.
Côté client, le cookie de session a une durée de vie également, qui par défaut est limitée au temps durant lequel le navigateur reste ouvert. Lorsque le client ferme son navigateur, le cookie est donc détruit côté client. Si le client ouvre à nouveau son navigateur, le cookie associé à la précédente session ne sera alors plus envoyé. Nous revenons alors au principe général que je vous ai énoncé quelques lignes plus tôt : un appel à request.getSession() retournerait alors un nouvel objet HttpSession, et mettrait ainsi en place un nouveau cookie contenant un nouvel identifiant de session.
Plutôt que de vous ressortir les schémas précédents en modifiant et complétant les légendes et explications pour y faire apparaître la gestion du cookie, je vais vous faire pratiquer ! Nous allons directement tester notre petit système de connexion, et analyser ce qui se trame dans les entrailles des échanges HTTP... :pirate:
La pratique : scrutons nos requêtes et réponses
Pour commencer, nous allons reprendre notre exemple de connexion et analyser les échanges qu'il engendre :
redémarrez votre serveur Tomcat ;
fermez votre navigateur, puis ouvrez-le à nouveau ;
supprimez toutes les données qui y sont automatiquement enregistrées. Depuis Firefox ou Chrome, il suffit d'appuyer simultanément sur Ctrl + Maj + Suppr pour qu'un menu de suppression du cache, des cookies et autres données diverses apparaisse (voir les figures suivantes).
Suppression des données sous FirefoxSuppression des données sous Chrome
ouvrez un nouvel onglet vide, et appuyez alors sur F12 pour lancer Firebug depuis Firefox, ou l'outil équivalent intégré depuis Chrome ;
cliquez alors sur l'onglet Réseau de Firebug, ou sur l'onglet Network de l'outil intégré à Chrome.
Le tout premier accès
Rendez-vous ensuite sur la page http://localhost:8080/pro/connexion. Les données enregistrées côté client ont été effacées, et le serveur a été redémarré, il s'agit donc ici de notre toute première visite sur une page du site. En outre, nous savons que la servlet Connexion associée à cette page contient un appel à request.getSession(). Observez alors ce qui s'affiche dans votre outil (voir les figures suivantes).
Cookie dans la réponse avec l'outil FirebugCookie dans la réponse avec l'outil de Chrome
Vous pouvez ici remarquer plusieurs choses importantes :
la réponse renvoyée par le serveur contient une instruction Set-Cookie, destinée à mettre en place le cookie de session dans le navigateur du client ;
le nom du cookie est bien JSESSIONID, et sa valeur est bien un long identifiant unique ;
bien que je sois le seul réel client qui accède au site, le serveur considère mes visites depuis Firefox et Chrome comme étant issues de deux clients distincts, et génère donc deux sessions différentes. Vérifiez les identifiants, ils sont bien différents d'un écran à l'autre.
L'accès suivant, avec la même session
Dans la foulée, rendez-vous à nouveau sur cette même page de connexion (actualisez la page via un appui sur F5 par exemple). Observez alors la figure suivante.
Cookie dans la requête
Là encore, vous pouvez remarquer plusieurs choses importantes :
un cookie est, cette fois, envoyé par le navigateur au serveur, dans le paramètre Cookie de l'en-tête de la requête HTTP effectuée ;
sa valeur correspond à celle contenue dans le cookie envoyé par le serveur dans la réponse précédente ;
après réception de la première réponse contenant l'instruction Set-Cookie, le navigateur avait donc bien sauvegardé le cookie généré par le serveur, et le renvoie automatiquement lors des requêtes suivantes ;
dans la deuxième réponse du serveur, il n'y a cette fois plus d'instruction Set-Cookie : le serveur ayant reçu un cookie nommé JSESSIONID depuis le client, et ayant trouvé dans sa mémoire une session correspondant à l'identifiant contenu dans la valeur du cookie, il sait que le client a déjà enregistré la session en cours et qu'il n'est pas nécessaire de demander à nouveau la mise en place d'un cookie !
Cette fois encore, vous pouvez remarquer plusieurs choses importantes :
deux cookies nommés JSESSIONID interviennent : un dans la requête et un dans la réponse ;
la valeur de celui présent dans la requête contient l'identifiant de notre précédente session. Puisque nous n'avons pas fermé notre navigateur ni supprimé les cookies enregistrés, le navigateur considère que la session est toujours ouverte côté serveur, et envoie donc par défaut le cookie qu'il avait enregistré lors de l'échange précédent !
la valeur de celui présent dans la réponse contient un nouvel identifiant de session. Le serveur ayant supprimé la session de sa mémoire lors de la déconnexion du client (souvenez-vous du code de notre servlet de déconnexion), il ne trouve aucune session qui correspond à l'identifiant envoyé par le navigateur dans le cookie de la requête. Il crée donc une nouvelle session, et demande aussitôt au navigateur de remplacer le cookie existant par celui contenant le nouveau numéro de session, toujours via l'instruction Set-Cookie de la réponse renvoyée !
L'accès à une page sans session
Nous allons cette fois accéder à une page qui n'implique aucun appel à request.getSession(). Il nous faut donc créer une page JSP pour l'occasion, que nous allons nommer accesPublic.jsp et placer directement à la racine de notre application, sous le répertoire WebContent :
Redémarrez Tomcat, effacez les données de votre navigateur via un Ctrl + Maj + Suppr, et rendez-vous alors sur la page http://localhost:8080/pro/accesPublic.jsp. Observez la figure suivante.
Création de session par la JSP
Pourquoi le serveur demande-t-il la mise en place d'un cookie de session dans le navigateur ?!
En effet, c'est un comportement troublant ! Je vous ai annoncé qu'une session n'existait que lorsqu'un appel à request.getSession() était effectué. Or, le contenu de notre page accesPublic.jsp ne fait pas intervenir de session, et aucune servlet ne lui est associée : d'où sort cette session ? Eh bien rassurez-vous, je ne vous ai pas menti : c'est bien vous qui contrôlez la création de la session. Seulement voilà, il existe un comportement qui vous est encore inconnu, celui d'une page JSP : par défaut, une page JSP va toujours tenter de créer ou récupérer une session.
Nous pouvons d'ailleurs le vérifier en jetant un œil au code de la servlet auto-générée par Tomcat. Nous l'avions déjà fait lorsque nous avions découvert les JSP pour la première fois, et je vous avais alors fait remarquer que le répertoire contenant ces fichiers pouvait varier selon votre installation et votre système. Voici un extrait du code du fichier accesPublic_jsp.java généré :
Voilà donc l'explication de l'existence d'une session lors de l'accès à notre page JSP : dans le code auto-généré, il existe un appel à la méthode getSession() !
Comment éviter la création automatique d'une session depuis une page JSP ?
La solution qui s'offre à nous est l'utilisation de la directive page. Voici la ligne à ajouter en début de page pour empêcher la création d'une session :
<%@ page session="false" %>
Éditez donc votre page accesPublic.jsp et ajoutez-y cette directive en début de code. Redémarrez alors Tomcat, effacez les données de votre navigateur via un Ctrl + Maj + Suppr, et rendez-vous à nouveau sur la page http://localhost:8080/pro/accesPublic.jsp. Observez la figure suivante.
Désactivation de la session dans la JSP
Vous pouvez cette fois remarquer qu'aucun cookie n'intervient dans l'échange HTTP ! Le serveur ne cherche pas à créer ni récupérer de session, et par conséquent il ne demande pas la mise en place d'un cookie dans le navigateur de l'utilisateur.
L'accès à une page sans cookie
Dernier scénario et non des moindres, l'accès à une page faisant intervenir un appel à request.getSession() depuis un navigateur qui n'accepte pas les cookies ! Eh oui, tous les navigateurs ne gardent pas leurs portes ouvertes, et certains refusent la sauvegarde de données sous forme de cookies. Procédez comme suit pour bloquer les cookies depuis votre navigateur.
Faites un clic droit dans la page et sélectionnez Informations sur la page.
Sélectionnez alors le panneau Permissions.
Sous Définir des cookies, décochez Permissions par défaut et cochez Bloquer, comme indiqué à la figure suivante.
Fermez la fenêtre Informations sur la page.
Depuis Chrome :
Cliquez sur l'icône représentant une clé à molette
qui est située dans la barre d'outils du navigateur.
Sélectionnez Paramètres.
Cliquez sur Afficher les paramètres avancés.
Dans la section "Confidentialité", cliquez sur le bouton Paramètres de contenu.
Dans la section "Cookies", modifiez les paramètres comme indiqué à la figure suivante.
Redémarrez ensuite Tomcat, effacez les données de votre navigateur via un Ctrl + Maj + Suppr, et rendez-vous sur la page http://localhost:8080/pro/connexion. Vous observerez alors que la réponse du serveur contient une instruction Set-Cookie. Actualisez maintenant la page en appuyant sur F5, et vous constaterez cette fois que la requête envoyée par votre navigateur ne contient pas de cookie, et que la réponse du serveur contient à nouveau une instruction Set-Cookie présentant un identifiant de session différent ! C'est tout à fait logique :
le navigateur n'accepte plus les cookies, il n'a donc pas enregistré le premier identifiant envoyé par le serveur dans la première réponse. Par conséquent, il n'a pas envoyé d'identifiant dans la requête suivante ;
le serveur ne trouvant aucune information de session dans la seconde requête envoyée par le navigateur du client, il le considère comme un nouveau visiteur, crée une nouvelle session et lui demande d'en enregistrer le nouvel identifiant dans un cookie.
Bien, c'est logique. Mais dans ce cas, comment le serveur peut-il associer une session à un utilisateur ?
Voilà en effet une excellente question : comment le serveur va-t-il être capable de retrouver des informations en session s'il n'est pas capable de reconnaître un visiteur d'une requête à l'autre ? Étant donné l'état actuel de notre code, la réponse est simple : il ne peut pas ! D'ailleurs, vous pouvez vous en rendre compte simplement.
Rendez-vous sur la page de connexion, saisissez des données correctes et validez le formulaire. Observez la figure suivante.
Ouvrez alors un nouvel onglet, et rendez-vous à nouveau sur la page de connexion. Observez la figure suivante.
Lors de nos précédents tests, dans la partie sur les vérifications, le formulaire réaffichait l'adresse mail avec laquelle vous vous étiez connectés auparavant. Cette fois, aucune information n'est réaffichée et le formulaire de connexion apparaît à nouveau vierge. Vous constatez donc bien l'incapacité du serveur à vous reconnaître !
Pas de panique, nous allons y remédier très simplement. Dans notre page connexion.jsp, nous allons modifier une ligne de code :
<!-- Dans la page connexion.jsp, remplacez la ligne suivante : -->
<form method="post" action="connexion">
<!-- Par cette ligne : -->
<form method="post" action="<c:url value="/connexion" />">
Si vous reconnaissez ici la balise <c:url> de la JSTL Core, vous devez également vous souvenir qu'elle est équipée pour la gestion automatique des sessions. Je vous avais en effet déjà expliqué que cette balise avait l'effet suivant :
<%-- L'url ainsi générée --%>
<c:url value="test.jsp" />
<%-- Sera rendue ainsi dans la page web finale,
si le cookie est présent --%>
test.jsp
<%-- Et sera rendue sous cette forme si le cookie est absent --%>
test.jsp;jsessionid=BB569C7F07C5E887A4D
Et ça, c'est exactement ce dont nous avons besoin ! Puisque notre navigateur n'accepte plus les cookies, nous n'avons pas d'autre choix que de faire passer l'identifiant de session directement au sein de l'URL.
Une fois la modification sur la page connexion.jsp effectuée, suivez le scénario de tests suivant.
Rendez-vous à nouveau sur la page http://localhost:8080/pro/connexion, et regardez à la fois la réponse envoyée par le serveur et le code source de la page de connexion. Vous constaterez alors que, puisque le serveur ne détecte aucun cookie présent chez le client, il va d'un côté tenter de passer l'identifiant de session via l'instruction Set-Cookie, et de l'autre générer une URL précisant l'identifiant de session. Voyez plutôt la figure suivante.
Connectez-vous alors avec des données valides. Vous retrouverez alors, dans la barre d'adresses de votre navigateur, l'URL modifiée par la balise <c:url>, contenant l'identifiant de session passé par le serveur (voir la figure suivante).
Ouvrez un nouvel onglet, et copiez/collez l'URL dans la barre d'adresses pour y ouvrir à nouveau la page de connexion en conservant le JSESSIONID. Vous constaterez cette fois que le serveur vous a bien reconnus en se basant sur l'identifiant contenu dans l'URL que vous lui transmettez, et qu'il est capable de retrouver l'adresse mail avec laquelle vous vous êtes connectés (voir la figure suivante).
Accédez maintenant à la page http://localhost:8080/pro/connexion sans préciser le JSESSIONID dans l'URL, et constatez que le serveur est à nouveau incapable de vous reconnaître et vous affiche un formulaire vierge !
Nous en avons enfin terminé avec notre batterie de tests, et avec tout ce que vous avez découvert, les sessions n'ont maintenant presque plus aucun secret pour vous !
En résumé
La session complète un manque du protocole HTTP, en permettant au serveur de reconnaître et tracer un visiteur ;
une session est un espace mémoire alloué sur le serveur, et dont le contenu n'est accessible que depuis le serveur ;
le serveur représente une session par l'objet HttpSession, initialisé par un simple appel à request.getSession() ;
afin de savoir quel client est associé à telle session créée, le serveur transmet au client l'identifiant de la session qui lui est dédiée, le JSESSIONID, dans les en-têtes de la réponse HTTP sous forme d'un cookie ;
si le navigateur accepte les cookies, il stocke alors ce cookie contenant l'identifiant de session, et le retransmet au serveur dans les en-têtes de chaque requête HTTP qui va suivre ;
si le serveur lui renvoie un nouveau numéro, autrement dit si le serveur a fermé l'ancienne session et en a ouvert une nouvelle, alors le navigateur remplace l'ancien numéro stocké par ce nouveau numéro, en écrasant l'ancien cookie par le nouveau ;
si le navigateur n'accepte pas les cookies, alors le serveur dispose d'un autre moyen pour identifier le client : il est capable de chercher l'identifiant directement dans l'URL de la requête, et pas uniquement dans ses en-têtes ;
il suffit au développeur de manipuler correctement les URL qu'il met en place dans son code - avec <c:url> par exemple - pour permettre une gestion continue des sessions, indépendante de l'acceptation ou non des cookies côté client ;
une session expire et est détruite après le départ d'un visiteur (fermeture de son navigateur), après son inactivité prolongée ou après sa déconnexion manuelle ;
pour effectuer une déconnexion manuellement, côté serveur il suffit d'appeler la méthode session.invalidate() ;
la désactivation de la gestion des sessions sur une page en particulier est possible via la directive JSP <%@ page session="false" %>.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Maintenant que nous savons manipuler les sessions et connecter nos utilisateurs, il serait intéressant de pouvoir mettre en place un espace membre dans notre application : c'est un ensemble de pages web qui est uniquement accessible aux utilisateurs connectés.
Pour ce faire, nous allons commencer par étudier le principe sur une seule page, via une servlet classique. Puis nous allons étendre ce système à tout un ensemble de pages, et découvrir un nouveau composant, cousin de la servlet : le filtre !
Ce principe est massivement utilisé dans la plupart des applications web : les utilisateurs enregistrés et connectés à un site ont bien souvent accès à plus de contenu et de fonctionnalités que les simples visiteurs.
Comment mettre en place une telle restriction d'accès ?
Jusqu'à présent, nous avons pris l'habitude de placer toutes nos JSP sous le répertoire /WEB-INF, et de les rendre accessibles à travers des servlets. Nous savons donc que chaque requête qui leur est adressée passe d'abord par une servlet. Ainsi pour limiter l'accès à une page donnée, la première intuition qui nous vient à l'esprit, c'est de nous servir de la servlet qui lui est associée pour effectuer un test sur le contenu de la session, afin de vérifier si le client est déjà connecté ou non.
Les pages d'exemple
Mettons en place pour commencer deux pages JSP :
une dont nous allons plus tard restreindre l'accès aux utilisateurs connectés uniquement, nommée accesRestreint.jsp et placée sous /WEB-INF ;
une qui sera accessible à tous les visiteurs, nommée accesPublic.jsp et placée sous la racine du projet (symbolisée par le dossier WebContent sous Eclipse).
Le contenu de ces pages importe peu, voici l'exemple basique que je vous propose :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Accès restreint</title>
</head>
<body>
<p>Vous êtes connecté(e) avec l'adresse ${sessionScope.sessionUtilisateur.email}, vous avez bien accès à l'espace restreint.</p>
</body>
</html>
Reprenez alors la page accesPublic.jsp créée dans le chapitre précédent et modifiez son code ainsi :
Rien de particulier à signaler ici, si ce n'est l'utilisation d'une expression EL dans la page restreinte, afin d'accéder à l'adresse mail de l'utilisateur enregistré en session, à travers l'objet implicite sessionScope.
La servlet de contrôle
Ce qu'il nous faut réaliser maintenant, c'est ce fameux contrôle sur le contenu de la session avant d'autoriser l'accès à la page accesRestreint.jsp. Voyez plutôt :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
public class Restriction extends HttpServlet {
public static final String ACCES_PUBLIC = "/accesPublic.jsp";
public static final String ACCES_RESTREINT = "/WEB-INF/accesRestreint.jsp";
public static final String ATT_SESSION_USER = "sessionUtilisateur";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Récupération de la session depuis la requête */
HttpSession session = request.getSession();
/*
* Si l'objet utilisateur n'existe pas dans la session en cours, alors
* l'utilisateur n'est pas connecté.
*/
if ( session.getAttribute( ATT_SESSION_USER ) == null ) {
/* Redirection vers la page publique */
response.sendRedirect( request.getContextPath() + ACCES_PUBLIC );
} else {
/* Affichage de la page restreinte */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( ACCES_RESTREINT ).forward( request, response );
}
}
}
Comme vous le voyez, le procédé est très simple : il suffit de récupérer la session, de tester si l'attribut sessionUtilisateur y existe déjà, et de rediriger vers la page restreinte ou publique selon le résultat du test.
Par ailleurs, vous devez également prêter attention à la manière dont j'ai construit l'URL utilisée pour la redirection, à la ligne 26. Vous êtes déjà au courant que, contrairement au forwarding qui est limité aux pages internes, la redirection HTTP permet d'envoyer la requête à n'importe quelle page, y compris des pages provenant d'autres sites. Ce que vous ne savez pas encore, à moins d'avoir lu attentivement les documentations des méthodes getRequestDispatcher() et sendRedirect(), c'est que l'URL prise en argument par la méthode de forwarding est relative au contexte de l'application, alors que l'URL prise en argument par la méthode de redirection est relative à la racine de l'application !
Concrètement, qu'est-ce que ça implique ?
Cette différence est très importante :
l'URL passée à la méthode getRequestDispatcher() doit être interne à l'application. En l’occurrence, dans notre projet cela signifie qu'il est impossible de préciser une URL qui cible une page en dehors du projet pro. Ainsi, un appel à getRequestDispatcher( "/accesPublic.jsp" ) ciblera automatiquement la page /pro/accesPublic.jsp, vous n'avez pas à préciser vous-mêmes le contexte /pro ;
l'URL passée à la méthode sendRedirect() peut être externe à l'application. Cela veut dire que vous devez manuellement spécifier l'application dans laquelle se trouve votre page, et non pas, faire comme avec la méthode de forwarding, dans laquelle par défaut toute URL est considérée comme étant interne à l'application. Cela signifie donc que nous devons préciser le contexte de l'application dans l'URL passée à sendRedirect(). En l'occurrence, nous devons lui dire que nous souhaitons joindre une page contenue dans le projet pro : plutôt que d'écrire en dur /pro/accesPublic.jsp, et risquer de devoir manuellement modifier cette URL si nous changeons le nom du contexte du projet plus tard, nous utilisons ici un appel à request.getContextPath(), qui retourne automatiquement le contexte de l'application courante, c'est-à-dire /pro dans notre cas.
Pour terminer, voici sa configuration dans le fichier web.xml de notre application :
Sans grande surprise, le système fonctionne bien : nous devons être connectés pour accéder à la page dont l'accès est restreint, sinon nous sommes redirigés vers la page publique.
Le problème
Oui, parce qu'il y a un léger problème ! Dans cet exemple, nous nous sommes occupés de deux pages : une page privée, une page publique. C'était rapide, simple et efficace. Maintenant si je vous demande d'étendre la restriction à 100 pages privées, comment comptez-vous vous y prendre ?
En l'état actuel de vos connaissances, vous n'avez pas d'autres moyens que de mettre en place un test sur le contenu de la session dans chacune des 100 servlets contrôlant l'accès aux 100 pages privées. Vous vous doutez bien que ce n'est absolument pas viable, et qu'il nous faut apprendre une autre méthode. La réponse à nos soucis s'appelle le filtre, et nous allons le découvrir dans le paragraphe suivant.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Un filtre est un objet Java qui peut modifier les en-têtes et le contenu d'une requête ou d'une réponse. Il se positionne avant la servlet, et intervient donc en amont dans le cycle de traitement d'une requête par le serveur. Il peut être associé à une ou plusieurs servlets. Voici à la figure suivante un schéma représentant le cas où plusieurs filtres seraient associés à notre servlet de connexion.
Vous pouvez d'ores et déjà remarquer sur cette illustration que les filtres peuvent intervenir à la fois sur la requête entrante et sur la réponse émise, et qu'ils s'appliquent dans un ordre précis, en cascade.
Quelle est la différence entre un filtre et une servlet ?
Alors qu'un composant web comme la servlet est utilisé pour générer une réponse HTTP à envoyer au client, le filtre ne crée habituellement pas de réponse ; il se contente généralement d'appliquer d'éventuelles modifications à la paire requête / réponse existante. Voici une liste des actions les plus communes réalisables par un filtre :
interroger une requête et agir en conséquence ;
empêcher la paire requête / réponse d'être transmise plus loin, autrement dit bloquer son cheminement dans l'application ;
modifier les en-têtes et le contenu de la requête courante ;
modifier les en-têtes et le contenu de la réponse courante.
Quel est l'intérêt d'un filtre ?
Le filtre offre trois avantages majeurs, qui sont interdépendants :
il permet de modifier de manière transparente un échange HTTP. En effet, il n'implique pas nécessairement la création d'une réponse, et peut se contenter de modifier la paire requête / réponse existante ;
tout comme la servlet, il est défini par un mapping, et peut ainsi être appliqué à plusieurs requêtes ;
plusieurs filtres peuvent être appliqués en cascade à la même requête.
C'est la combinaison de ces trois propriétés qui fait du filtre un composant parfaitement adapté à tous les traitements de masse, nécessitant d'être appliqués systématiquement à tout ou partie des pages d'une application. À titre d'exemple, on peut citer les usages suivants : l'authentification des visiteurs, la génération de logs, la conversion d'images, la compression de données ou encore le chiffrement de données.
Fonctionnement
Regardons maintenant comment est construit un filtre. À l'instar de sa cousine la servlet, qui doit obligatoirement implémenter l'interface Servlet, le filtre doit implémenter l'interface Filter. Mais cette fois, contrairement au cas de la servlet qui peut par exemple hériter de HttpServlet, il n'existe ici pas de classe fille. Lorsque nous étudions la documentation de l'interface, nous remarquons qu'elle est plutôt succincte, elle ne contient que trois définitions de méthodes : init(), doFilter() et destroy().
Vous le savez, lorsqu'une classe Java implémente une interface, elle doit redéfinir chaque méthode présente dans cette interface. Ainsi, voici le code de la structure à vide d'un filtre :
Les méthodes init() et destroy() concernent le cycle de vie du filtre dans l'application. Nous allons y revenir en aparté dans le paragraphe suivant. La méthode qui va contenir les traitements effectués par le filtre est donc doFilter(). Vous pouvez d'ailleurs le deviner en regardant les arguments qui lui sont transmis : elle reçoit en effet la requête et la réponse, ainsi qu'un troisième élément, la chaîne des filtres.
À quoi sert cette chaîne ?
Elle vous est encore inconnue, mais elle est en réalité un objet relativement simple : je vous laisse jeter un œil à sa courte documentation. Je vous ai annoncé un peu plus tôt que plusieurs filtres pouvaient être appliqués à la même requête. Eh bien c'est à travers cette chaîne qu'un ordre va pouvoir être établi : chaque filtre qui doit être appliqué à la requête va être inclus à la chaîne, qui ressemble en fin de compte à une file d'invocations.
Cette chaîne est entièrement gérée par le conteneur, vous n'avez pas à vous en soucier. La seule chose que vous allez contrôler, c'est le passage d'un filtre à l'autre dans cette chaîne via l'appel de sa seule et unique méthode, elle aussi nommée doFilter().
Comment l'ordre des filtres dans la chaîne est-il établi ?
Tout comme une servlet, un filtre doit être déclaré dans le fichier web.xml de l'application pour être reconnu :
Vous reconnaissez ici la structure des blocs utilisés pour déclarer une servlet, la seule différence réside dans le nommage des champs : <servlet> devient <filter>, <servlet-name> devient <filter-name>, etc.
Eh bien là encore, de la même manière que pour les servlets, l'ordre des déclarations des mappings des filtres dans le fichier est important : c'est cet ordre qui va être suivi lors de l'invocation de plusieurs filtres appliqués à une même requête. En d'autres termes, c'est dans cet ordre que la chaîne des filtres va être automatiquement initialisée par le conteneur. Ainsi, si vous souhaitez qu'un filtre soit appliqué avant un autre, placez son mapping avant le mapping du second dans le fichier web.xml de votre application.
Cycle de vie
Avant de passer à l'application pratique et à la mise en place d'un filtre, penchons-nous un instant sur la manière dont le conteneur le gère. Une fois n'est pas coutume, il y a là encore de fortes similitudes avec une servlet. Lorsque l'application web démarre, le conteneur de servlets va créer une instance du filtre et la garder en mémoire durant toute l'existence de l'application. La même instance va être réutilisée pour chaque requête entrante dont l'URL correspond au contenu du champ <url-pattern> du mapping du filtre. Lors de l'instanciation, la méthode init() est appelée par le conteneur : si vous souhaitez passer des paramètres d'initialisation au filtre, vous pouvez alors les récupérer depuis l'objet FilterConfig passé en argument à la méthode.
Pour chacune de ces requêtes, la méthode doFilter() va être appelée. Ensuite c'est évidemment au développeur, à vous donc, de décider quoi faire dans cette méthode : une fois vos traitements appliqués, soit vous appelez la méthode doFilter() de l'objet FilterChain pour passer au filtre suivant dans la liste, soit vous effectuez une redirection ou un forwarding pour changer la destination d'origine de la requête.
Enfin, je me répète mais il est possible de faire en sorte que plusieurs filtres s'appliquent à la même URL. Ils seront alors appelés dans le même ordre que celui de leurs déclarations de mapping dans le fichier web.xml de l'application.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Après cette longue introduction plutôt abstraite, lançons-nous et essayons d'utiliser un filtre pour répondre à notre problème : mettre en place une restriction d'accès sur un groupe de pages. C'est probablement l'utilisation la plus classique du filtre dans une application web !
Dans notre cas, nous allons nous en servir pour vérifier la présence d'un utilisateur dans la session :
s'il est présent, notre filtre laissera la requête poursuivre son cheminement jusqu'à la page souhaitée ;
s'il n'existe pas, notre filtre redirigera l'utilisateur vers la page publique.
Pour cela, nous allons commencer par créer un répertoire nommé restreint que nous allons placer à la racine de notre projet, dans lequel nous allons déplacer le fichier accesRestreint.jsp et y placer les deux fichiers suivants :
Voici à la figure suivante un aperçu de l’arborescence que vous devez alors obtenir.
Arborescence sous Eclipse.
C'est de ce répertoire restreint que nous allons limiter l'accès aux utilisateurs connectés. Souvenez-vous bien du point suivant : pour le moment, nos pages JSP n'étant pas situées sous le répertoire /WEB-INF, elles sont accessibles au public directement depuis leurs URL respectives. Par exemple, vous pouvez vous rendre sur http://localhost:8080/pro/restreint/accesRestreint.jsp même sans être connectés, le seul problème que vous rencontrerez est l'absence de l'adresse email dans le message affiché.
Nous pouvons maintenant créer notre filtre. Je vous propose de le placer dans un nouveau package com.sdzee.filters, et de le nommer RestrictionFilter. Voyez à la figure suivante comment procéder après un Ctrl + N sous Eclipse.
Création d'un filtre.
Remplacez alors le code généré automatiquement par Eclipse par le code suivant :
Rien de fondamental n'a changé par rapport à la version générée par Eclipse, j'ai simplement retiré les commentaires et renommé les arguments des méthodes pour que le code de notre filtre soit plus lisible par la suite.
Comme vous le savez, c'est dans la méthode doFilter() que nous allons réaliser notre vérification. Puisque nous avons déjà développé cette fonctionnalité dans une servlet en début de chapitre, il nous suffit de reprendre son code et de l'adapter un peu :
package com.sdzee.filters;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.Filter;
import javax.servlet.FilterChain;
import javax.servlet.FilterConfig;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.ServletRequest;
import javax.servlet.ServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
public class RestrictionFilter implements Filter {
public static final String ACCES_PUBLIC = "/accesPublic.jsp";
public static final String ATT_SESSION_USER = "sessionUtilisateur";
public void init( FilterConfig config ) throws ServletException {
}
public void doFilter( ServletRequest req, ServletResponse res, FilterChain chain ) throws IOException,
ServletException {
/* Cast des objets request et response */
HttpServletRequest request = (HttpServletRequest) req;
HttpServletResponse response = (HttpServletResponse) res;
/* Récupération de la session depuis la requête */
HttpSession session = request.getSession();
/**
* Si l'objet utilisateur n'existe pas dans la session en cours, alors
* l'utilisateur n'est pas connecté.
*/
if ( session.getAttribute( ATT_SESSION_USER ) == null ) {
/* Redirection vers la page publique */
response.sendRedirect( request.getContextPath() + ACCES_PUBLIC );
} else {
/* Affichage de la page restreinte */
chain.doFilter( request, response );
}
}
public void destroy() {
}
}
Quelques explications s'imposent.
Aux lignes 25 et 26, vous constatez que nous convertissons les objets transmis en arguments à notre méthode doFilter(). La raison en est simple : comme je vous l'ai déjà dit, il n'existe pas de classe fille implémentant l'interface Filter, alors que côté servlet nous avons bien HttpServlet qui implémente Servlet. Ce qui signifie que notre filtre n'est pas spécialisé, il implémente uniquement Filter et peut traiter n'importe quel type de requête et pas seulement les requêtes HTTP. C'est donc pour cela que nous devons manuellement spécialiser nos objets, en effectuant un cast vers les objets dédiés aux requêtes et réponses HTTP : c'est seulement en procédant à cette conversion que nous aurons accès ensuite à la session, qui est propre à l'objet HttpServletRequest, et n'existe pas dans l'objet ServletRequest.
À la ligne 40, nous avons remplacé le forwarding auparavant en place dans notre servlet par un appel à la méthode doFilter() de l'objet FilterChain. Celle-ci a en effet une particularité intéressante : si un autre filtre existe après le filtre courant dans la chaîne, alors c'est vers ce filtre que la requête va être transmise. Par contre, si aucun autre filtre n'est présent ou si le filtre courant est le dernier de la chaîne, alors c'est vers la ressource initialement demandée que la requête va être acheminée. En l'occurrence, nous n'avons qu'un seul filtre en place, notre requête sera donc logiquement transmise à la page demandée.
Pour mettre en scène notre filtre, il nous faut enfin le déclarer dans le fichier web.xml de notre application :
À la ligne 9, vous pouvez remarquer l'url-pattern précisé : le caractère * signifie que notre filtre va être appliqué à toutes les pages présentes sous le répertoire /restreint.
Redémarrez ensuite Tomcat pour que les modifications effectuées soient prises en compte, puis suivez ce scénario de tests :
Notre problème est bel et bien réglé ! Nous sommes maintenant capables de bloquer l'accès à un ensemble de pages avec une simple vérification dans un unique filtre : nous n'avons pas besoin de dupliquer le contrôle effectué dans des servlets appliquées à chacune des pages !
Restreindre l'application entière
Avant de nous quitter, regardons brièvement comment forcer l'utilisateur à se connecter pour accéder à notre application. Ce principe est par exemple souvent utilisé sur les intranets d'entreprise, où la connexion est généralement obligatoire dès l'entrée sur le site.
La première chose à faire, c'est de modifier la portée d'application du filtre. Puisque nous souhaitons couvrir l'intégralité des requêtes entrantes, il suffit d'utiliser le caractère * appliqué à la racine. La déclaration de notre filtre devient donc :
Redémarrez Tomcat pour que la modification soit prise en compte.
Maintenant, vous devez réfléchir à ce que nous venons de mettre en place : nous avons ordonné à notre filtre de bloquer toutes les requêtes entrantes si l'utilisateur n'est pas connecté. Le problème, c'est que si nous ne changeons pas le code de notre filtre, alors l'utilisateur ne pourra jamais accéder à notre site !
Pourquoi ? Notre filtre le redirigera vers la page accesPublic.jsp comme il le faisait dans le cas de la restriction d'accès au répertoire restreint, non ?
Eh bien non, plus maintenant ! La méthode de redirection que nous avons mise en place va bien être appelée, mais comme vous le savez elle va déclencher un échange HTTP, c'est-à-dire un aller-retour avec le navigateur du client. Le client va donc renvoyer automatiquement une requête, qui va à son tour être interceptée par notre filtre. Le client n'étant toujours pas connecté, le même phénomène va se reproduire, etc. Si vous y tenez, vous pouvez essayer : vous verrez alors votre navigateur vous avertir que la page que vous essayez de contacter pose problème. Voici aux figures suivantes les messages affichés respectivement par Chrome et Firefox.
Échec de la restrictionÉchec de la restriction
La solution est simple :
il faut envoyer l'utilisateur vers la page de connexion, et non plus vers la page accesPublic.jsp ;
il faut effectuer non plus une redirection HTTP mais un forwarding, afin qu'aucun nouvel échange HTTP n'ait lieu et que la demande aboutisse.
Voici ce que devient le code de notre filtre, les changements intervenant aux lignes 16 et 37 :
package com.sdzee.filters;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.Filter;
import javax.servlet.FilterChain;
import javax.servlet.FilterConfig;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.ServletRequest;
import javax.servlet.ServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
public class RestrictionFilter implements Filter {
public static final String ACCES_CONNEXION = "/connexion";
public static final String ATT_SESSION_USER = "sessionUtilisateur";
public void init( FilterConfig config ) throws ServletException {
}
public void doFilter( ServletRequest req, ServletResponse res, FilterChain chain ) throws IOException,
ServletException {
/* Cast des objets request et response */
HttpServletRequest request = (HttpServletRequest) req;
HttpServletResponse response = (HttpServletResponse) res;
/* Récupération de la session depuis la requête */
HttpSession session = request.getSession();
/**
* Si l'objet utilisateur n'existe pas dans la session en cours, alors
* l'utilisateur n'est pas connecté.
*/
if ( session.getAttribute( ATT_SESSION_USER ) == null ) {
/* Redirection vers la page publique */
request.getRequestDispatcher( ACCES_CONNEXION ).forward( request, response );
} else {
/* Affichage de la page restreinte */
chain.doFilter( request, response );
}
}
public void destroy() {
}
}
Vous pouvez alors constater que notre solution fonctionne : l'utilisateur est maintenant bien redirigé vers la page de connexion. Oui, mais...
Où est passé le design de notre page ?!
Eh bien la réponse est simple : il a été bloqué ! En réalité lorsque vous accédez à une page web sur laquelle est attachée une feuille de style CSS, votre navigateur va, dans les coulisses, envoyer une deuxième requête au serveur pour récupérer silencieusement cette feuille et ensuite appliquer les styles au contenu HTML. Et vous pouvez le deviner, cette seconde requête a bien évidemment été bloquée par notre superfiltre ! :D
Comment régler ce problème ?
Il y a plusieurs solutions envisageables. Voici les deux plus courantes :
ne plus appliquer le filtre à la racine de l'application, mais seulement sur des répertoires ou pages en particulier, en prenant soin d'éviter de restreindre l'accès à notre page CSS ;
continuer à appliquer le filtre sur toute l'application, mais déplacer notre feuille de style dans un répertoire, et ajouter un passe-droit au sein de la méthode doFilter() du filtre.
Je vais vous expliquer cette seconde méthode. Une bonne pratique d'organisation consiste en effet à placer sous un répertoire commun toutes les ressources destinées à être incluses, afin de permettre un traitement simplifié. Par "ressources incluses", on entend généralement les feuilles de style CSS, les feuilles Javascript ou encore les images, bref tout ce qui est susceptible d'être inclus dans une page HTML ou une page JSP.
Pour commencer, créez donc un répertoire nommé inc sous la racine de votre application et placez-y le fichier CSS, comme indiqué à la figure suivante.
Puisque nous venons de déplacer le fichier, nous devons également modifier son appel dans la page de connexion :
<!-- Dans le fichier connexion.jsp, remplacez l'appel suivant : -->
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="form.css" />
<!-- Par celui-ci : -->
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="inc/form.css" />
Pour terminer, nous devons réaliser dans la méthode doFilter() de notre filtre ce fameux passe-droit sur le dossier inc :
package com.sdzee.filters;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.Filter;
import javax.servlet.FilterChain;
import javax.servlet.FilterConfig;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.ServletRequest;
import javax.servlet.ServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
public class RestrictionFilter implements Filter {
public static final String ACCES_CONNEXION = "/connexion";
public static final String ATT_SESSION_USER = "sessionUtilisateur";
public void init( FilterConfig config ) throws ServletException {
}
public void doFilter( ServletRequest req, ServletResponse res, FilterChain chain ) throws IOException,
ServletException {
/* Cast des objets request et response */
HttpServletRequest request = (HttpServletRequest) req;
HttpServletResponse response = (HttpServletResponse) res;
/* Non-filtrage des ressources statiques */
String chemin = request.getRequestURI().substring( request.getContextPath().length() );
if ( chemin.startsWith( "/inc" ) ) {
chain.doFilter( request, response );
return;
}
/* Récupération de la session depuis la requête */
HttpSession session = request.getSession();
/**
* Si l'objet utilisateur n'existe pas dans la session en cours, alors
* l'utilisateur n'est pas connecté.
*/
if ( session.getAttribute( ATT_SESSION_USER ) == null ) {
/* Redirection vers la page publique */
request.getRequestDispatcher( ACCES_CONNEXION ).forward( request, response );
} else {
/* Affichage de la page restreinte */
chain.doFilter( request, response );
}
}
public void destroy() {
}
}
Explications :
à la ligne 29, nous récupérons l'URL d'appel de la requête HTTP via la méthode getRequestURI(), puis nous plaçons dans la chaîne chemin sa partie finale, c'est-à-dire la partie située après le contexte de l'application. Typiquement, dans notre cas si nous nous rendons sur http://localhost:8080/pro/restreint/accesRestreint.jsp, la méthode getRequestURI() va renvoyer /pro/restreint/accesRestreint.jsp et chemin va contenir uniquement /restreint/accesRestreint.jsp ;
à la ligne 30, nous testons si cette chaîne chemin commence par /inc : si c'est le cas, cela signifie que la page demandée est une des ressources statiques que nous avons placées sous le répertoire inc, et qu'il ne faut donc pas lui appliquer le filtre !
à la ligne 31, nous laissons la requête poursuivre son cheminement en appelant la méthode doFilter() de la chaîne.
Pourquoi la feuille de style n'est-elle pas appliquée à notre formulaire de connexion dans ce cas ?
Eh bien cette fois, c'est à cause du forwarding que nous avons mis en place dans notre filtre ! Eh oui, souvenez-vous : le forwarding ne modifie pas l'URL côté client, comme vous pouvez d'ailleurs le voir dans votre dernière fenêtre. Cela veut dire que le navigateur du client reçoit bien le formulaire de connexion, mais ne sait pas que c'est la page /connexion.jsp qui le lui a renvoyé, il croit qu'il s'agit tout bonnement du retour de la page demandée, c'est-à-dire /restreint/accesRestreint.jsp.
De ce fait, lorsqu'il va silencieusement envoyer une requête au serveur pour récupérer la feuille CSS associée à la page de connexion, le navigateur va naïvement se baser sur l'URL qu'il a en mémoire pour interpréter l'appel suivant :
En conséquence, il va considérer que l'URL relative "inc/form.css" se rapporte au répertoire qu'il pense être le répertoire courant, à savoir /restreint (puisque pour lui, le formulaire a été affiché par /restreint/accesRestreint.jsp). Ainsi, le navigateur va demander au serveur de lui renvoyer la page /restreint/inc/forms.css, alors que cette page n'existe pas ! Voilà pourquoi le design de notre formulaire semble avoir disparu.
Pour régler ce problème, nous n'allons ni toucher au filtre ni au forwarding, mais nous allons tirer parti de la JSTL pour modifier la page connexion.jsp :
<!-- Dans le fichier connexion.jsp, remplacez l'appel suivant : -->
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="inc/form.css" />
<!-- Par celui-ci : -->
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="<c:url value="/inc/form.css"/>" />
Vous vous souvenez de ce que je vous avais expliqué à propos de la balise <c:url> ? Je vous avais dit qu'elle ajoutait automatiquement le contexte de l'application aux URL absolues qu'elle contenait. C'est exactement ce que nous souhaitons : dans ce cas, le rendu de la balise sera /pro/inc/form.css. Le navigateur reconnaîtra ici une URL absolue et non plus une URL relative comme c'était le cas auparavant, et il réalisera correctement l'appel au fichier CSS !
Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir directement écrit l'URL absolue "/pro/inc/form.css" dans l'appel ? Pourquoi s'embêter avec <c:url> ?
Pour la même raison que nous avions utilisé request.getContextPath() dans la servlet que nous avions développée en première partie de ce chapitre. Si demain nous décidons de changer le nom du contexte, notre page fonctionnera toujours avec la balise <c:url>, alors qu'il faudra éditer et modifier l'URL absolue entrée à la main sinon. J'espère que cette fois, vous avez bien compris ! ;)
Une fois la modification effectuée, voici le résultat (voir la figure suivante).
Finalement, nous y sommes : tout fonctionne comme prévu !
Par exemple, dans votre projet il est dorénavant impossible pour un utilisateur de s'inscrire ! Eh oui, réflechissez-bien : puisque le filtre est en place, dès lors qu'un utilisateur non inscrit (et donc non connecté) tente d'accéder à la page d'inscription, il est automatiquement redirigé vers la page de connexion ! Devoir se connecter avant même de pouvoir s'inscrire, admettez qu'on a connu plus logique... :-° Pour régler le problème, il suffirait en l'occurrence d'ajouter une exception au filtre pour autoriser l'accès à la page d'inscription, tout comme nous l'avons fait pour le dossier /inc. Mais ce n'est pas sur cette correction en particulier que je souhaite insister, vous devez surtout bien réaliser que lorsque vous appliquez des filtres avec un spectre très large, voire intégral, alors vous devez faire très attention et bien réfléchir à tous les cas d'utilisation de votre application.
Désactiver le filtre
Une fois vos développements et tests terminés, pour plus de commodité dans les exemples à suivre, je vous conseille de désactiver ce filtre. Pour cela, commentez simplement sa déclaration dans le fichier web.xml de votre application :
Il faudra redémarrer Tomcat pour que la modification soit prise en compte.
Modifier le mode de déclenchement d'un filtre
Je vous ai implicitement fait comprendre à travers ces quelques exemples qu'un filtre était déclenché lors de la réception d'une requête HTTP uniquement. Eh bien sachez qu'il s'agit là d'un comportement par défaut ! En réalité, un filtre est tout à fait capable de s'appliquer à un forwarding, mais il faut pour cela modifier sa déclaration dans le fichier web.xml :
Il suffit, comme vous pouvez l'observer, de rajouter un champ <dispatcher> à la fin de la section <filter-mapping>.
De même, si dans votre projet vous mettez en place des inclusions et souhaitez leur appliquer un filtre, alors il faudra ajouter cette ligne à la déclaration du filtre :
<dispatcher>INCLUDE</dispatcher>
Nous n'allons pas nous amuser à vérifier le bon fonctionnement de ces changements. Retenez simplement qu'il est bel et bien possible de filtrer les forwardings et inclusions en plus des requêtes directes entrantes, en modifiant au cas par cas les déclarations des filtres à appliquer. Enfin, n'oubliez pas que ces ajouts au fichier web.xml ne sont pris en compte qu'après un redémarrage du serveur.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Avant de passer à la suite, je souhaite vous faire découvrir un autre exemple d'utilisation d'un filtre. Vous ne l'avez peut-être pas encore remarqué, mais notre application ne sait toujours pas correctement gérer les caractères accentués, ni les caractères spéciaux et alphabets non latins...
Comment est-ce possible ? Nous avons déjà paramétré Eclipse et notre projet pour que tous nos fichiers soient encodés en UTF-8, il ne devrait plus y avoir de problème !
Je vous ai déjà expliqué, lorsque nous avons associé notre première servlet à une page JSP, que les problématiques d'encodage intervenaient à deux niveaux : côté navigateur et côté serveur. Eh bien en réalité, ce n'est pas si simple. Avec ce que nous avons mis en place, le navigateur est bien capable de déterminer l'encodage des données envoyées par le serveur, mais le serveur quant à lui est incapable de déterminer l'encodage des données envoyées par le client, lors d'une requête GET ou POST. Essayez dans votre formulaire d'inscription d'entrer un nom qui contient un accent, par exemple (voir la figure suivante).
Si vous cliquez alors sur le bouton d'inscription, votre navigateur va envoyer une requête POST au serveur, qui va alors retourner le résultat affiché à la figure suivante.
Vous devez ici reconnaître le problème que nous avions rencontrés à nos débuts ! Là encore, il s'agit d'une erreur d'interprétation : le serveur considère par défaut que les données qui lui sont transmises suivent l'encodage latin ISO-8859-1, alors qu'en réalité ce sont des données en UTF-8 qui sont envoyées, d'où les symboles bizarroïdes à nouveau observés...
Très bien, mais quel est le rapport avec nos filtres ?
Pour corriger ce comportement, il est nécessaire d'effectuer un appel à la méthode setCharacterEncoding() non plus depuis l'objet HttpServletResponse comme nous l'avions fait dans notre toute première servlet, mais depuis l'objet HttpServletRequest ! En effet, nous cherchons bien ici à préciser l'encodage des données de nos requêtes ; nous l'avons déjà appris, l'encodage des données de nos réponses est quant à lui assuré par la ligne placée en tête de chacune de nos pages JSP.
Ainsi, nous pourrions manuellement ajouter une ligne request.setCharacterEncoding("UTF-8"); dans les méthodes doPost() de chacune de nos servlets, mais nous savons que dupliquer cet appel dans toutes nos servlets n'est pas pratique du tout. En outre, la documentation de la méthode précise qu'il faut absolument réaliser l'appel avant toute lecture de données, afin que l'encodage soit bien pris en compte par le serveur.
Voilà donc deux raisons parfaites pour mettre en place... un filtre ! C'est l'endroit idéal pour effectuer simplement cet appel à chaque requête reçue, et sur l'intégralité de l'application. Et puisque qu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, il se trouve que nous n'avons même pas besoin de créer nous-mêmes ce filtre, Tomcat en propose déjà un nativement ! Il va donc nous suffire d'ajouter une déclaration dans le fichier web.xml de notre application pour que notre projet soit enfin capable de gérer correctement les requêtes POST qu'il traite :
Vous retrouvez la déclaration que vous avez apprise un peu plus tôt, via la balise <filter>. La seule nouveauté, c'est l'utilisation du filtre natif SetCharacterEncodingFilter issu du package org.apache.catalina.filters. Comme vous pouvez le constater, celui-ci nécessite deux paramètres d’initialisation dont un nommé encoding, qui permet au développeur de spécifier l'encodage à utiliser. Je vous laisse parcourir la documentation du filtre pour plus d'informations. ;)
De même, vous retrouvez dans la section <filter-mapping> l'application du filtre au projet entier, grâce au caractère * appliqué à la racine.
Une fois les modifications effectuées, il vous suffit alors de redémarrer Tomcat et d'essayer à nouveau de saisir un nom accentué. Vous remarquez cette fois la bonne gestion du mot accentué, qui est ré-affiché correctement. Bien évidemment, cela vaut également pour tout caractère issu d'un alphabet non latin : votre application est désormais capable de traiter des données écrites en arabe, en chinois, en russe, etc.
Le forwarding s'effectue sur le serveur de manière transparente pour le client, alors que la redirection implique un aller/retour chez le client.
Un filtre ressemble à une servlet en de nombreux aspects :
il agit sur le couple requête / réponse initié par le conteneur de servlets ;
il se déclare dans le fichier web.xml via deux sections <filter> et <filter-mapping> ;
il contient une méthode de traitement, nommée doFilter() ;
il peut s'appliquer à un pattern d'URL comme à une page en particulier.
Plusieurs filtres sont applicables en cascade sur une même paire requête / réponse, dans l'ordre défini par leur déclaration dans le web.xml.
La transition d'un filtre vers le maillon suivant de la chaîne s'effectue via un appel à la méthode doFilter() de l'objet FilterChain.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Nous avons déjà bien entamé la découverte du cookie malgré nous, lorsque nous avons étudié le fonctionnement des sessions, mais nous allons tout de même prendre la peine de rappeler les concepts qui se cachent sous cette technologie. Nous allons ensuite mettre en pratique la théorie dans un exemple concret, et terminer sur une discussion autour de leur sécurité.
Le principe général est simple : il s'agit un petit fichier placé directement dans le navigateur du client. Il lui est envoyé par le serveur à travers les en-têtes de la réponse HTTP, et ne contient que du texte. Il est propre à un site ou à une partie d'un site en particulier, et sera renvoyé par le navigateur dans toutes les requêtes HTTP adressées à ce site ou à cette partie du site.
Côté HTTP
Pour commencer, le cookie est une notion qui est liée au protocole HTTP, et qui est définie par la RFC 6265 depuis avril 2011. Cette nouvelle version de la norme rend caduque la version 2965, qui elle-même remplaçait la version 2109. Si vous avez du temps à perdre, vous pouvez chercher les modifications apportées au fil des évolutions, c'est un excellent exercice d'analyse de RFC, ces documents massifs qui font office de référence absolue dans bon nombre de domaines !
Ça, c'était pour la théorie. Dans la pratique, dans le chapitre portant sur les sessions nous avons déjà analysé des échanges HTTP impliquant des transferts de cookies du serveur vers le navigateur et inversement, et avons découvert que :
un cookie a obligatoirement un nom et une valeur associée ;
un cookie peut se voir attribuer certaines options, comme une date d'expiration ;
le serveur demande la mise en place ou le remplacement d'un cookie par le paramètre Set-Cookie dans l'en-tête de la réponse HTTP qu'il envoie au client ;
le client transmet au serveur un cookie par le paramètre Cookie dans l'en-tête de la requête HTTP qu'il envoie au serveur.
C'est tout ce qui se passe dans les coulisses du protocole HTTP, il s'agit uniquement d'un paramètre dans la requête ou dans la réponse.
Côté Java EE
La plate-forme Java EE permet de manipuler un cookie à travers l'objet Java Cookie. Sa documentation claire et concise nous informe notamment que :
un cookie doit obligatoirement avoir un nom et une valeur ;
il est possible d'attribuer des options à un cookie, telles qu'une date d'expiration ou un numéro de version. Toutefois, elle nous précise ici que certains navigateurs présentent des bugs dans leur gestion de ces options, et qu'il est préférable d'en limiter l'usage autant que faire se peut afin de rendre notre application aussi multiplateforme que possible ;
la méthode addCookie() de l'objet HttpServletResponse est utilisée pour ajouter un cookie à la réponse qui sera envoyée client ;
la méthode getCookies() de l'objet HttpServletRequest est utilisée pour récupérer la liste des cookies envoyés par le client ;
par défaut, les objets ainsi créés respectent la toute première norme décrivant les cookies HTTP, une norme encore plus ancienne que la 2109 dont je vous ai parlé dans le paragraphe précédent, afin d'assurer la meilleure interopérabilité possible. La documentation de la méthode setVersion() nous précise même que la version 2109 est considérée comme "récente et expérimentale". Bref, la documentation commence sérieusement à dater... Peu importe, tout ce dont nous avons besoin pour le moment était déjà décrit dans le tout premier document, pas de soucis à se faire ! :)
Voilà tout ce qu'il vous est nécessaire de savoir pour attaquer. Bien évidemment, n'hésitez pas à parcourir plus en profondeur la Javadoc de l'objet Cookie pour en connaître davantage !
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Pour illustrer la mise en place d'un cookie chez l'utilisateur, nous allons donner à notre formulaire de connexion... une mémoire ! Plus précisément, nous allons donner le choix à l'utilisateur d'enregistrer ou non la date de sa dernière connexion, via une case à cocher dans notre formulaire. S'il fait ce choix, alors nous allons stocker la date et l'heure de sa connexion dans un cookie et le placer dans son navigateur. Ainsi, à son retour après déconnexion, nous serons en mesure de lui afficher depuis combien de temps il ne s'est pas connecté.
Ce système ne fera donc intervenir qu'un seul cookie, chargé de sauvegarder la date de connexion.
Alors bien évidemment, c'est une simple fonctionnalité que je vous fais mettre en place à titre d'application pratique : elle est aisément faillible, par exemple si l'utilisateur supprime les cookies de son navigateur, les bloque, ou encore s'il se connecte depuis un autre poste ou un autre navigateur. Mais peu importe, le principal est que vous travailliez la manipulation de cookies, et au passage cela vous donnera une occasion :
de travailler à nouveau la manipulation des dates avec la bibliothèque JodaTime ;
de découvrir comment traiter une case à cocher, c'est-à-dire un champ de formulaire HTML de type <input type="checkbox"/>.
D'une pierre... trois coups ! ;)
Reprise de la servlet
Le plus gros de notre travail va se concentrer sur la servlet de connexion. C'est ici que nous allons devoir manipuler notre unique cookie, et effectuer différentes vérifications. En reprenant calmement notre système, nous pouvons identifier les deux besoins suivants :
à l'affichage du formulaire de connexion par un visiteur, il nous faut vérifier si le cookie enregistrant la date de la précédente connexion a été envoyé dans la requête HTTP par le navigateur du client. Si oui, alors cela signifie que le visiteur s'est déjà connecté par le passé avec ce navigateur, et que nous pouvons donc lui afficher depuis combien de temps il ne s'est pas connecté. Si non, alors il ne s'est jamais connecté et nous lui affichons simplement le formulaire ;
à la connexion d'un visiteur, il nous faut vérifier s'il a coché la case dans le formulaire, et si oui il nous faut récupérer la date courante, l'enregistrer dans un cookie et l'envoyer au navigateur du client à travers la réponse HTTP.
À l'affichage du formulaire
Lors de la réception d'une demande d'accès à la page de connexion, la méthode doGet() de notre servlet va devoir :
vérifier si un cookie a été envoyé par le navigateur dans les en-têtes de la requête ;
si oui, alors elle doit calculer la différence entre la date courante et la date présente dans le cookie, et la transmettre à la JSP pour affichage.
Voici pour commencer la reprise de la méthode doGet(), accompagnée des nouvelles constantes et méthodes nécessaires à son bon fonctionnement. Je n'ai volontairement pas inclus le code existant de la méthode doPost(), afin de ne pas compliquer la lecture. Lorsque vous reporterez ces modifications sur votre servlet de connexion, ne faites surtout pas un bête copier-coller du code suivant ! Prenez garde à modifier correctement le code existant, et à ne pas supprimer la méthode doPost() de votre servlet (que j'ai ici remplacée par "...") :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.*;
import org.joda.time.*;
import com.sdzee.beans.Utilisateur;
import com.sdzee.forms.ConnexionForm;
public class Connexion extends HttpServlet {
public static final String ATT_USER = "utilisateur";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String ATT_INTERVALLE_CONNEXIONS = "intervalleConnexions";
public static final String ATT_SESSION_USER = "sessionUtilisateur";
public static final String COOKIE_DERNIERE_CONNEXION = "derniereConnexion";
public static final String FORMAT_DATE = "dd/MM/yyyy HH:mm:ss";
public static final String VUE = "/WEB-INF/connexion.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Tentative de récupération du cookie depuis la requête */
String derniereConnexion = getCookieValue( request, COOKIE_DERNIERE_CONNEXION );
/* Si le cookie existe, alors calcul de la durée */
if ( derniereConnexion != null ) {
/* Récupération de la date courante */
DateTime dtCourante = new DateTime();
/* Récupération de la date présente dans le cookie */
DateTimeFormatter formatter = DateTimeFormat.forPattern( FORMAT_DATE );
DateTime dtDerniereConnexion = formatter.parseDateTime( derniereConnexion );
/* Calcul de la durée de l'intervalle */
Period periode = new Period( dtDerniereConnexion, dtCourante );
/* Formatage de la durée de l'intervalle */
PeriodFormatter periodFormatter = new PeriodFormatterBuilder()
.appendYears().appendSuffix( " an ", " ans " )
.appendMonths().appendSuffix( " mois " )
.appendDays().appendSuffix( " jour ", " jours " )
.appendHours().appendSuffix( " heure ", " heures " )
.appendMinutes().appendSuffix( " minute ", " minutes " )
.appendSeparator( "et " )
.appendSeconds().appendSuffix( " seconde", " secondes" )
.toFormatter();
String intervalleConnexions = periodFormatter.print( periode );
/* Ajout de l'intervalle en tant qu'attribut de la requête */
request.setAttribute( ATT_INTERVALLE_CONNEXIONS, intervalleConnexions );
}
/* Affichage de la page de connexion */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
...
/**
* Méthode utilitaire gérant la récupération de la valeur d'un cookie donné
* depuis la requête HTTP.
*/
private static String getCookieValue( HttpServletRequest request, String nom ) {
Cookie[] cookies = request.getCookies();
if ( cookies != null ) {
for ( Cookie cookie : cookies ) {
if ( cookie != null && nom.equals( cookie.getName() ) ) {
return cookie.getValue();
}
}
}
return null;
}
}
De plus amples explications :
j'ai choisi de nommer le cookie stocké chez le client derniereConnexion ;
j'ai mis en place une méthode nommée getCookieValue(), dédiée à la recherche d'un cookie donné dans une requête HTTP :
à la ligne 56, elle récupère tous les cookies présents dans la requête grâce à la méthode request.getCookies(), que je vous ai présentée un peu plus tôt ;
à la ligne 57, elle vérifie si des cookies existent, c'est-à-dire si request.getCookies() n'a pas retourné null ;
à la ligne 58, elle parcourt le tableau de cookies récupéré ;
à la ligne 59, elle vérifie si un des éventuels cookies présents dans le tableau a le même nom que le paramètre nom passé en argument, récupéré par un appel à cookie.getName() ;
à la ligne 60, si un tel cookie est trouvé, elle retourne sa valeur via un appel à cookie.getValue().
à la ligne 23, je teste si ma méthode getCookieValue() a retourné une valeur ou non ;
de la ligne 24 à la ligne 43, je traite les dates grâce aux méthodes de la bibliothèque JodaTime. Je vous recommande fortement d'aller vous-mêmes parcourir son guide d'utilisation ainsi que sa FAQ. C'est en anglais, mais les codes d'exemples sont très explicites. Voici quelques détails en supplément des commentaires déjà présents dans le code de la servlet :
j'ai pris pour convention le format "dd/MM/yyyy HH:mm:ss", et considère donc que la date sera stockée sous ce format dans le cookie derniereConnexion placé dans le navigateur le client ;
les lignes 27 et 28 permettent de traduire la date présente au format texte dans le cookie du client en un objet DateTime que nous utiliserons par la suite pour effectuer la différence avec la date courante ;
à la ligne 30, je calcule la différence entre la date courante et la date de la dernière visite, c'est-à-dire l'intervalle de temps écoulé ;
de la ligne 32 à 40, je crée un format d'affichage de mon choix à l'aide de l'objet PeriodFormatterBuilder ;
à la ligne 41 j'enregistre dans un String, via la méthode print(), l'intervalle mis en forme avec le format que j'ai fraîchement défini ;
enfin à la ligne 43, je transmets l'intervalle mis en forme à notre JSP, via un simple attribut de requête nommé intervalleConnexions.
En fin de compte, si vous mettez de côté la tambouille que nous réalisons pour manipuler nos dates et calculer l'intervalle entre deux connexions, vous vous rendrez compte que le traitement lié au cookie en lui-même est assez court : il suffit simplement de vérifier le retour de la méthode request.getCookies(), chose que nous faisons ici grâce à notre méthode getCookieValue().
À la connexion du visiteur
La seconde étape est maintenant de gérer la connexion d'un visiteur. Il va falloir :
vérifier si la case est cochée ou non ;
si oui, alors l'utilisateur souhaite qu'on se souvienne de lui et il nous faut :
récupérer la date courante ;
la convertir au format texte choisi ;
l'enregistrer dans un cookie nommé derniereConnexion et l'envoyer au navigateur du client à travers la réponse HTTP.
si non, alors l'utilisateur ne souhaite pas qu'on se souvienne de lui et il nous faut :
demander la suppression du cookie nommé derniereConnexion qui, éventuellement, existe déjà dans le navigateur du client.
public static final String CHAMP_MEMOIRE = "memoire";
public static final int COOKIE_MAX_AGE = 60 * 60 * 24 * 365; // 1 an
...
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Préparation de l'objet formulaire */
ConnexionForm form = new ConnexionForm();
/* Traitement de la requête et récupération du bean en résultant */
Utilisateur utilisateur = form.connecterUtilisateur( request );
/* Récupération de la session depuis la requête */
HttpSession session = request.getSession();
/*
* Si aucune erreur de validation n'a eu lieu, alors ajout du bean
* Utilisateur à la session, sinon suppression du bean de la session.
*/
if ( form.getErreurs().isEmpty() ) {
session.setAttribute( ATT_SESSION_USER, utilisateur );
} else {
session.setAttribute( ATT_SESSION_USER, null );
}
/* Si et seulement si la case du formulaire est cochée */
if ( request.getParameter( CHAMP_MEMOIRE ) != null ) {
/* Récupération de la date courante */
DateTime dt = new DateTime();
/* Formatage de la date et conversion en texte */
DateTimeFormatter formatter = DateTimeFormat.forPattern( FORMAT_DATE );
String dateDerniereConnexion = dt.toString( formatter );
/* Création du cookie, et ajout à la réponse HTTP */
setCookie( response, COOKIE_DERNIERE_CONNEXION, dateDerniereConnexion, COOKIE_MAX_AGE );
} else {
/* Demande de suppression du cookie du navigateur */
setCookie( response, COOKIE_DERNIERE_CONNEXION, "", 0 );
}
/* Stockage du formulaire et du bean dans l'objet request */
request.setAttribute( ATT_FORM, form );
request.setAttribute( ATT_USER, utilisateur );
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
/*
* Méthode utilitaire gérant la création d'un cookie et son ajout à la
* réponse HTTP.
*/
private static void setCookie( HttpServletResponse response, String nom, String valeur, int maxAge ) {
Cookie cookie = new Cookie( nom, valeur );
cookie.setMaxAge( maxAge );
response.addCookie( cookie );
}
Quelques explications supplémentaires :
la condition du bloc if à la ligne 25 permet de déterminer si la case du formulaire, que j'ai choisi de nommer memoire, est cochée ;
les lignes 29 et 30 se basent sur la convention d'affichage choisie, à savoir "dd/MM/yyyy HH:mm:ss", pour mettre en forme la date proprement, à partir de l'objet DateTime fraîchement créé ;
j'utilise alors une méthode setCookie(), à laquelle je transmets la réponse accompagnée de trois paramètres :
un nom et une valeur, qui sont alors utilisés pour créer un nouvel objet Cookie à la ligne 50 ;
un entier maxAge, utilisé pour définir la durée de vie du cookie grâce à la méthode cookie.setMaxAge() ;
cette méthode se base pour finir sur un appel à response.addCookie() dont je vous ai déjà parlé, pour mettre en place une instruction Set-Cookie dans les en-têtes de la réponse HTTP.
à la ligne 35, je demande au navigateur du client de supprimer l'éventuel cookie nommé derniereConnexion qu'il aurait déjà enregistré par le passé. En effet, si l'utilisateur n'a pas coché la case du formulaire, cela signifie qu'il ne souhaite pas que nous lui affichions un message, et il nous faut donc nous assurer qu'aucun cookie enregistré lors d'une connexion précédente n'existe. Pour ce faire, il suffit de placer un nouveau cookie derniereConnexion dans la réponse HTTP avec une durée de vie égale à zéro.
Au passage, si vous vous rendez sur la documentation de la méthode setMaxAge(), vous découvrirez les trois types de valeurs qu'elle accepte :
un entier positif, représentant le nombre de secondes avant expiration du cookie sauvegardé. En l'occurrence, j'ai donné à notre cookie une durée de vie d'un an, soit 60 x 60 x 24 x 365 = 31 536 000 secondes ;
un entier négatif, signifiant que le cookie ne sera stocké que de manière temporaire et sera supprimé dès que le navigateur sera fermé. Si vous avez bien suivi et compris le chapitre sur les sessions, alors vous en avez probablement déjà déduit que c'est de cette manière qu'est stocké le cookie JSESSIONID ;
zéro, qui permet de supprimer simplement le cookie du navigateur.
Reprise de la JSP
Pour achever notre système, il nous reste à ajouter la case à cocher à notre formulaire, ainsi qu'un message sur notre page de connexion précisant depuis combien de temps l'utilisateur ne s'est pas connecté. Deux contraintes sont à prendre en compte :
si l'utilisateur est déjà connecté, on ne lui affiche pas le message ;
si l'utilisateur ne s'est jamais connecté, ou s'il n'a pas coché la case lors de sa dernière connexion, on ne lui affiche pas le message.
Voici le code, modifié aux lignes 14 à 16 et 29 à 30 :
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Connexion</title>
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="<c:url value="/inc/form.css"/>" />
</head>
<body>
<form method="post" action="<c:url value="/connexion" />">
<fieldset>
<legend>Connexion</legend>
<p>Vous pouvez vous connecter via ce formulaire.</p>
<c:if test="${empty sessionScope.sessionUtilisateur && !empty requestScope.intervalleConnexions}">
<p class="info">(Vous ne vous êtes pas connecté(e) depuis ce navigateur depuis ${requestScope.intervalleConnexions})</p>
</c:if>
<label for="nom">Adresse email <span class="requis">*</span></label>
<input type="email" id="email" name="email" value="<c:out value="${utilisateur.email}"/>" size="20" maxlength="60" />
<span class="erreur">${form.erreurs['email']}</span>
<br />
<label for="motdepasse">Mot de passe <span class="requis">*</span></label>
<input type="password" id="motdepasse" name="motdepasse" value="" size="20" maxlength="20" />
<span class="erreur">${form.erreurs['motdepasse']}</span>
<br />
<br />
<label for="memoire">Se souvenir de moi</label>
<input type="checkbox" id="memoire" name="memoire" />
<br />
<input type="submit" value="Connexion" class="sansLabel" />
<br />
<p class="${empty form.erreurs ? 'succes' : 'erreur'}">${form.resultat}</p>
<%-- Vérification de la présence d'un objet utilisateur en session --%>
<c:if test="${!empty sessionScope.sessionUtilisateur}">
<%-- Si l'utilisateur existe en session, alors on affiche son adresse email. --%>
<p class="succes">Vous êtes connecté(e) avec l'adresse : ${sessionScope.sessionUtilisateur.email}</p>
</c:if>
</fieldset>
</form>
</body>
</html>
À la ligne 14, vous remarquerez l'utilisation d'un test conditionnel par le biais de la balise <c:if> de la JSTL Core :
la première moitié du test permet de vérifier que la session ne contient pas d'objet nommé sessionUtilisateur, autrement dit de vérifier que l'utilisateur n'est actuellement pas connecté. Souvenez-vous : sessionUtilisateur est l'objet que nous plaçons en session lors de la connexion d'un visiteur, et qui n'existe donc que si une connexion a déjà eu lieu ;
la seconde moitié du test permet de vérifier que la requête contient bien un intervalle de connexions, autrement dit de vérifier si l'utilisateur s'était déjà connecté ou non, et si oui s'il avait coché la case. Rappelez-vous de nos méthodes doGet() et doPost() : si le client n'a pas envoyé le cookie derniereConnexion, cela signifie qu'il ne s'est jamais connecté par le passé, ou bien que lors de sa dernière connexion il n'a pas coché la case, et nous ne transmettons pas d'intervalle à la JSP.
Le corps de la balise <c:if>, contenant notre message ainsi que l'intervalle transmis pour affichage à travers l'attribut de requête intervalleConnexions, est alors uniquement affiché si à la fois l'utilisateur n'est pas connecté à l'instant présent, et s'il a coché la case lors de sa précédente connexion.
Enfin, vous voyez que pour l'occasion j'ai ajouté un style info à notre feuille CSS, afin de mettre en forme le nouveau message :
form .info {
font-style: italic;
color: #E8A22B;
}
Vérifications
Le scénario de tests va être plutôt léger. Pour commencer, redémarrez Tomcat, nettoyez les données de votre navigateur via Ctrl + Maj + Suppr, et accédez à la page de connexion. Vous devez alors visualiser le formulaire vierge.
Appuyez sur F12 pour ouvrir l'outil d'analyse de votre navigateur, entrez des données valides dans le formulaire et connectez-vous en cochant la case "Se souvenir de moi". Examinez alors à la figure suivante la réponse renvoyée par le serveur.
Vous pouvez constater la présence de l'instruction Set-Cookie dans l'en-tête de la réponse HTTP, demandant la création d'un cookie nommé derniereConnexion qui :
contient bien la date de connexion, formatée selon la convention choisie dans notre servlet ;
expire bien dans 31 536 000 secondes, soit un an après création.
Ouvrez alors un nouvel onglet et rendez-vous à nouveau sur la page de connexion. Vous constaterez que le message contenant l'intervalle ne vous est toujours pas affiché, puisque vous êtes connectés et que l'expression EL dans notre JSP l'a détecté (voir la figure suivante).
Déconnectez-vous alors en vous rendant sur http://localhost:8080/pro/deconnexion, puis rendez-vous à nouveau sur la page de connexion et observez la figure suivante.
Vous pouvez constater la présence, dans l'en-tête Cookie de la requête envoyée par le navigateur, du cookie nommé derniereConnexion, sauvegardé lors de la précédente connexion. Bien évidemment cette fois, le message vous est affiché au sein du formulaire de connexion, et vous précise depuis combien de temps vous ne vous êtes pas connectés.
Connectez-vous à nouveau, mais cette fois sans cocher la case "Se souvenir de moi". Observez alors l'échange HTTP qui a lieu (voir la figure suivante).
Vous pouvez constater deux choses :
puisque vous vous étiez connectés en cochant la case du formulaire auparavant, votre navigateur avait enregistré la date de connexion dans un cookie, et ce cookie existe encore. Cela explique pourquoi le navigateur envoie un cookie derniereConnexion contenant la date de votre première connexion dans l'en-tête Cookie de la requête ;
puisque cette fois vous n'avez pas coché la case du formulaire, la servlet renvoie une demande de suppression du cookie à travers la réponse HTTP. Cela explique la présence de l'instruction Set-Cookie contenant un cookie vide et dont la date d'expiration est le... 1er janvier 1970 !
Pourquoi le cookie contient-il une date d'expiration ?
Tout simplement parce qu'il n'existe pas de propriété ni de champ optionnel dans l'instruction Set-Cookie permettant de supprimer un cookie. Ainsi, la seule solution qui s'offre à nous est de préciser une date d'expiration antérieure à la date courante, afin que le navigateur en déduise que le cookie est expiré et qu'il doit le supprimer. Ceci est fait automatiquement lorsque nous donnons à notre cookie un maxAge égal à zéro.
Pourquoi le 1er janvier 1970 ?
Il s'agit de la date considérée comme le temps d'origine par votre système. Ainsi en réalité, lorsque nous donnons à notre cookie un maxAge égal à zéro, cela se traduit dans l'en-tête HTTP par cette date butoir : de cette manière, le serveur est certain que le cookie sera supprimé par le navigateur, peu importe la date courante sur la machine cliente.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Vous devez bien comprendre que contrairement aux sessions, bien gardées sur le serveur, le système des cookies est loin d'être un coffre-fort. Principalement parce que l'information que vous y stockez est placée chez le client, et que par conséquent vous n'avez absolument aucun contrôle dessus. Par exemple, rien n'indique que ce que vous y placez ne soit pas lu et détourné par une personne malveillante qui aurait accès à la machine du client à son insu.
L'exemple le plus flagrant est le stockage du nom d'utilisateur et du mot de passe directement dans un cookie. En plaçant en clair ces informations dans le navigateur du client, vous les exposez au vol par un tiers malveillant, qui pourra alors voler le compte de votre client...
Rassurez-vous toutefois, car le système est loin d'être une vraie passoire. Simplement, lorsque vous développerez des applications nécessitant un bon niveau de sécurité, ce sont des considérations que vous devrez tôt ou tard prendre en compte. Autant vous en faire prendre conscience dès maintenant ! ;)
Un cookie est un fichier texte de très petite taille stocké dans le navigateur du client, alors identifié par un nom et une valeur.
L'objet Cookie permet la gestion des cookies en Java.
Pour récupérer les cookies d'un client, il suffit d'appeler la méthode request.getCookies(), qui renvoie un tableau de cookies.
Pour analyser un cookie en particulier, il suffit de vérifier son nom via cookie.getName() et sa valeur via cookie.getValue().
Pour initialiser un cookie sur le serveur, il suffit d'appeler new Cookie( nom, valeur ).
Pour l'envoyer au client, il suffit d'appeler la méthode response.addCookie( cookie ).
Un cookie ne peut pas être supprimé manuellement depuis le serveur, mais il contient une date d'expiration afin que le navigateur puisse déterminer quand le détruire.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Les sessions constituant déjà un gros morceau à elles seules, dans cette étape du fil rouge vous n'allez pas manipuler de cookies. Et croyez-moi, même sans ça vous avez du pain sur la planche !
Vous allez devoir effectuer une modification importante, qui va impacter presque tout votre code existant : je vous demande dans cette étape d'enregistrer en session les clients et commandes créés par un utilisateur. Cela pourrait très bien être un jeu d'enfants, si je ne vous demandais rien d'autre derrière... Mais ne rêvez pas, vous n'êtes pas ici pour vous tourner les pouces ! :p
Enregistrement en session
Pour commencer, comme je viens de vous l'annoncer, vous allez devoir enregistrer en session les clients et commandes créés par un utilisateur. Ainsi, les informations saisies par l'utilisateur ne seront plus perdues après validation d'un formulaire de création !
Liste récapitulative des clients et commandes créés
Deuxièmement, vous allez devoir créer deux nouvelles pages :
listerClients.jsp, qui listera les clients créés par l'utilisateur ;
listerCommandes.jsp, qui listera les commandes créées par l'utilisateur.
Vous les placerez bien entendu sous /WEB-INF tout comme leurs consœurs, Vous en profiterez pour mettre à jour la page menu.jsp en y ajoutant deux liens vers les nouvelles servlets gérant ces deux pages fraîchement créées.
Un formulaire de création de commande intelligent
Troisièmement, et cette fois il va falloir réfléchir davantage, je vous demande de modifier le formulaire de création de commandes. Maintenant que votre application est capable d'enregistrer les clients créés par l'utilisateur, vous allez lui donner un choix lorsqu'il crée une commande :
si la commande qu'il veut créer concerne un nouveau client, alors affichez-lui les champs permettant la saisie des informations du nouveau client, comme vous le faisiez déjà auparavant ;
si la commande qu'il veut créer concerne un client déjà existant, alors affichez-lui une liste déroulante des clients existants, lui permettant de choisir son client et lui évitant ainsi de saisir à nouveau ces informations.
Système de suppression des clients et commandes
Quatrièmement, vous allez devoir mettre en place un système permettant la suppression d'un client ou d'une commande enregistrée dans la session. Vous allez ensuite devoir compléter vos pages listerClients.jsp et listerCommandes.jsp pour qu'elles affichent à côté de chaque client et commande un lien vers ce système, permettant la suppression de l'entité correspondante.
Gestion de l'encodage UTF-8 des données
Cinquièmement, vous allez appliquer le filtre d'encodage de Tomcat à votre projet, afin de rendre votre application capable de gérer n'importe quelle donnée UTF-8.
Enfin, vous devrez vous préparer une tasse un thermos de café ou de thé bien fort, parce qu'avec tout ce travail, vous n'êtes pas couchés ! :lol:
Exemples de rendus
Voici aux figures suivantes quelques exemples de rendu. Liste des clients créés au cours de la session, ici avec quatre clients.
Liste des commandes lorsqu'aucune commande n'a été créée au cours de la session :
Formulaire de création d'une commande lorsque la case "Nouveau client : Oui" est cochée :
Formulaire de création d'une commande lorsque la case "Nouveau client : Non" est cochée :
Liste des commandes lorsque deux commandes ont été créées au cours de la session :
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Concernant l'aspect technique de cette problématique, vous avez toutes les informations dans le chapitre sur ce sujet : il vous suffit de récupérer la session en cours depuis l'objet requête, et d'y mettre en place des attributs. Concernant la mise en place dans ce cas précis par contre, il y a une question que vous allez devoir vous poser : quel type d'attributs enregistrer en session ? Autrement dit, comment stocker les clients et commandes ? C'est une bonne question. Essayez d'y réfléchir par vous-mêmes avant de lire le conseil qui suit...
Ici, ce qui vous intéresse, c'est d'enregistrer les clients et les commandes créés. Une liste de clients et une liste de commandes pourraient donc a priori faire l'affaire, mais retrouver quelque chose dans une liste, ce n'est pas simple... Pourtant, vous aimeriez bien pouvoir identifier facilement un client ou une commande dans ces listes. Pour cette raison, une Map semble la solution adaptée. Oui, mais comment organiser cette Map ? Les objets Client et Commande seront bien entendu les valeurs, mais qu'est-ce qui va bien pouvoir servir de clé ? Il y a tout un tas de solutions possibles, mais je vous conseille pour le moment de mettre en place la moins contraignante : considérez que le nom permet d'identifier de manière unique un client, et que la date permet d'identifier de manière unique une commande. Cela implique que votre application ne permettra pas de créer deux commandes au même instant, ni de créer deux clients portant le même nom. Ce n'est pas génial comme comportement, mais pour le moment votre application ne gère toujours pas les données, donc ça ne vous pose absolument aucun problème ! Vous aurez tout le loisir de régler ce petit souci dans l'étape 6 du fil rouge ! :D
Liste récapitulative des clients et commandes créés
Deux pages JSP accédant directement aux attributs stockés en session suffisent ici. Puisque vous allez les placer sous /WEB-INF, elles ne seront pas accessibles directement par leur URL et vous devrez mettre en place des servlets en amont, qui se chargeront de leur retransmettre les requêtes reçues. Vous pouvez par exemple les appeler ListeClients et ListeCommandes, et vous n'oublierez pas de les déclarer dans votre fichier web.xml.
Dans chacune de ces JSP, le plus simple est de générer un tableau HTML qui affichera ligne par ligne les clients ou commandes créés (voir les exemples de rendus). Pour cela, il vous suffit de parcourir les Map enregistrées en tant qu'attributs de session à l'aide de la balise de boucle JSTL <c:forEach>. Relisez le passage du cours sur la JSTL si vous avez oublié comment itérer sur une collection, et relisez la correction de l'exercice sur la JSTL Core si vous avez oublié comment atteindre les clés et valeurs d'une Map depuis une EL ! Dans le corps de cette boucle, vous placerez les balises HTML nécessaires à la création des lignes du tableau HTML, contenant les entrées de la Map des clients ou des commandes.
En bonus, pour aérer la lecture du tableau final dans le navigateur, vous pouvez utiliser un compteur au sein de votre boucle pour alterner la couleur de fond d'une ligne à l'autre. Cela se fait par exemple en testant simplement si l'indice de parcours de la boucle est pair ou impair.
Second bonus, vous pouvez mettre en place un test vérifiant si les objets présents en sessions existent ou non, via par exemple la balise <c:choose> : si non, alors vous pouvez par exemple afficher un message signalant qu'aucun client ou aucune commande n'existe (voir les exemples de rendus).
Un formulaire de création de commande intelligent
En ce qui concerne cette modification, vous allez devoir réfléchir un peu à la solution à mettre en place : comment donnez un choix à l'utilisateur ? Si vous regardez les exemples de rendus que je vous ai donnés ci-dessus, vous verrez que j'ai mis en place deux simples boutons de type <input type="radio" /> :
au clic sur "Oui", la première partie du formulaire classique s'affiche ;
au clic sur "Non", un nouveau champ <select> listant les clients existants remplace la première partie du formulaire !
Bien entendu, vous n'êtes pas forcés d'utiliser ce moyen ! Si vous souhaitez que votre apprentissage soit efficace, alors vous devez réfléchir par vous-mêmes à cette petite problématique et lui trouver une solution adaptée sans mon aide. Ce petit exercice de conception donnera du fil à retordre à vos neurones et vous fera prendre encore un peu plus d'aisance avec le Java EE ! ;)
En outre, la solution que je propose ici est un peu évoluée, car elle implique un petit morceau de code Javascript pour permettre la modification du formulaire au clic sur un bouton radio. Si vous ne la sentez pas, prenez le temps et pensez à un autre système plus simple et peut-être moins évolué graphiquement qui permettrait à l'utilisateur de choisir entre une liste des clients existants et un formulaire classique comme vous l'affichiez par défaut auparavant. Ne vous découragez pas, testez et réussissez !
Système de suppression des clients et commandes
Pour terminer, il vous suffit ici de créer deux servlets, dédiées chacune à la suppression d'un client et d'une commande de la Map présente en session. Vous contacterez ces servlets via de simples liens HTML depuis vos pages listerClients.jsp ou listerCommandes.jsp ; il faudra donc y implémenter la méthode doGet(). Ces liens contiendront alors, soit un nom de client, soit une date de commande en tant que paramètre d'URL, et les servlets se chargeront alors de retirer l'entrée correspondante de la Map des clients ou des commandes, grâce à la méthode remove().
Dans les exemples de rendus ci-dessus, les croix rouges affichées en fin de chaque ligne des tableaux sont des liens vers les servlets de suppression respectives, que vous pouvez par exemple nommer SuppressionClient et SuppressionCommande.
Gestion de l'encodage UTF-8 des données
Rien de particulier à vous conseiller ici, il suffit simplement de recopier la déclaration du filtre de Tomcat dans le web.xml du projet, et le tour est joué ! ;)
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Cette fois, la longueur du sujet n'est pas trompeuse : le travail que vous devez fournir est bien important ! :D Posez-vous calmement les bonnes questions, faites l'analogie avec ce que vous avez appris dans les chapitres de cours et n'oubliez pas les bases que vous avez découvertes auparavant (création d'une servlet, modification du fichier web.xml, utilisation de la JSTL, etc.). Comme toujours, ce n'est pas la seule manière de faire, le principal est que votre solution respecte les consignes que je vous ai données !
Ajout des deux nouveaux liens dans la page menu.jsp :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<div id="menu">
<p><a href="<c:url value="/creationClient"/>">Créer un nouveau client</a></p>
<p><a href="<c:url value="/creationCommande"/>">Créer une nouvelle commande</a></p>
<p><a href="<c:url value="/listeClients"/>">Voir les clients existants</a></p>
<p><a href="<c:url value="/listeCommandes"/>">Voir les commandes existantes</a></p>
</div>
Modification du formulaire de création d'une commande :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Création d'une commande</title>
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="<c:url value="/inc/style.css"/>" />
</head>
<body>
<c:import url="/inc/menu.jsp" />
<div>
<form method="post" action="<c:url value="/creationCommande"/>">
<fieldset>
<legend>Informations client</legend>
<%-- Si et seulement si la Map des clients en session n'est pas vide, alors on propose un choix à l'utilisateur --%>
<c:if test="${ !empty sessionScope.clients }">
<label for="choixNouveauClient">Nouveau client ? <span class="requis">*</span></label>
<input type="radio" id="choixNouveauClient" name="choixNouveauClient" value="nouveauClient" checked /> Oui
<input type="radio" id="choixNouveauClient" name="choixNouveauClient" value="ancienClient" /> Non
<br/><br />
</c:if>
<c:set var="client" value="${ commande.client }" scope="request" />
<div id="nouveauClient">
<c:import url="/inc/inc_client_form.jsp" />
</div>
<%-- Si et seulement si la Map des clients en session n'est pas vide, alors on crée la liste déroulante --%>
<c:if test="${ !empty sessionScope.clients }">
<div id="ancienClient">
<select name="listeClients" id="listeClients">
<option value="">Choisissez un client...</option>
<%-- Boucle sur la map des clients --%>
<c:forEach items="${ sessionScope.clients }" var="mapClients">
<%-- L'expression EL ${mapClients.value} permet de cibler l'objet Client stocké en tant que valeur dans la Map,
et on cible ensuite simplement ses propriétés nom et prenom comme on le ferait avec n'importe quel bean. --%>
<option value="${ mapClients.value.nom }">${ mapClients.value.prenom } ${ mapClients.value.nom }</option>
</c:forEach>
</select>
</div>
</c:if>
</fieldset>
<fieldset>
<legend>Informations commande</legend>
<label for="dateCommande">Date <span class="requis">*</span></label>
<input type="text" id="v" name="dateCommande" value="<c:out value="${commande.date}"/>" size="30" maxlength="30" disabled />
<span class="erreur">${form.erreurs['dateCommande']}</span>
<br />
<label for="montantCommande">Montant <span class="requis">*</span></label>
<input type="text" id="montantCommande" name="montantCommande" value="<c:out value="${commande.montant}"/>" size="30" maxlength="30" />
<span class="erreur">${form.erreurs['montantCommande']}</span>
<br />
<label for="modePaiementCommande">Mode de paiement <span class="requis">*</span></label>
<input type="text" id="modePaiementCommande" name="modePaiementCommande" value="<c:out value="${commande.modePaiement}"/>" size="30" maxlength="30" />
<span class="erreur">${form.erreurs['modePaiementCommande']}</span>
<br />
<label for="statutPaiementCommande">Statut du paiement</label>
<input type="text" id="statutPaiementCommande" name="statutPaiementCommande" value="<c:out value="${commande.statutPaiement}"/>" size="30" maxlength="30" />
<span class="erreur">${form.erreurs['statutPaiementCommande']}</span>
<br />
<label for="modeLivraisonCommande">Mode de livraison <span class="requis">*</span></label>
<input type="text" id="modeLivraisonCommande" name="modeLivraisonCommande" value="<c:out value="${commande.modeLivraison}"/>" size="30" maxlength="30" />
<span class="erreur">${form.erreurs['modeLivraisonCommande']}</span>
<br />
<label for="statutLivraisonCommande">Statut de la livraison</label>
<input type="text" id="statutLivraisonCommande" name="statutLivraisonCommande" value="<c:out value="${commande.statutLivraison}"/>" size="30" maxlength="30" />
<span class="erreur">${form.erreurs['statutLivraisonCommande']}</span>
<br />
<p class="info">${ form.resultat }</p>
</fieldset>
<input type="submit" value="Valider" />
<input type="reset" value="Remettre à zéro" /> <br />
</form>
</div>
<%-- Inclusion de la bibliothèque jQuery. Vous trouverez des cours sur JavaScript et jQuery aux adresses suivantes :
- http://www.siteduzero.com/tutoriel-3-309961-dynamisez-vos-sites-web-avec-javascript.html
- http://www.siteduzero.com/tutoriel-3-659477-un-site-web-dynamique-avec-jquery.html
Si vous ne souhaitez pas télécharger et ajouter jQuery à votre projet, vous pouvez utiliser la version fournie directement en ligne par Google :
<script src="https://ajax.googleapis.com/ajax/libs/jquery/1.8.0/jquery.min.js"></script>
--%>
<script src="<c:url value="/inc/jquery.js"/>"></script>
<%-- Petite fonction jQuery permettant le remplacement de la première partie du formulaire par la liste déroulante, au clic sur le bouton radio. --%>
<script>
jQuery(document).ready(function(){
/* 1 - Au lancement de la page, on cache le bloc d'éléments du formulaire correspondant aux clients existants */
$("div#ancienClient").hide();
/* 2 - Au clic sur un des deux boutons radio "choixNouveauClient", on affiche le bloc d'éléments correspondant (nouveau ou ancien client) */
jQuery('input[name=choixNouveauClient]:radio').click(function(){
$("div#nouveauClient").hide();
$("div#ancienClient").hide();
var divId = jQuery(this).val();
$("div#"+divId).show();
});
});
</script>
</body>
</html>
Création des pages listant les clients et commandes créés :
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Liste des clients existants</title>
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="<c:url value="/inc/style.css"/>" />
</head>
<body>
<c:import url="/inc/menu.jsp" />
<div id="corps">
<c:choose>
<%-- Si aucun client n'existe en session, affichage d'un message par défaut. --%>
<c:when test="${ empty sessionScope.clients }">
<p class="erreur">Aucun client enregistré.</p>
</c:when>
<%-- Sinon, affichage du tableau. --%>
<c:otherwise>
<table>
<tr>
<th>Nom</th>
<th>Prénom</th>
<th>Adresse</th>
<th>Téléphone</th>
<th>Email</th>
<th class="action">Action</th>
</tr>
<%-- Parcours de la Map des clients en session, et utilisation de l'objet varStatus. --%>
<c:forEach items="${ sessionScope.clients }" var="mapClients" varStatus="boucle">
<%-- Simple test de parité sur l'index de parcours, pour alterner la couleur de fond de chaque ligne du tableau. --%>
<tr class="${boucle.index % 2 == 0 ? 'pair' : 'impair'}">
<%-- Affichage des propriétés du bean Client, qui est stocké en tant que valeur de l'entrée courante de la map --%>
<td><c:out value="${ mapClients.value.nom }"/></td>
<td><c:out value="${ mapClients.value.prenom }"/></td>
<td><c:out value="${ mapClients.value.adresse }"/></td>
<td><c:out value="${ mapClients.value.telephone }"/></td>
<td><c:out value="${ mapClients.value.email }"/></td>
<%-- Lien vers la servlet de suppression, avec passage du nom du client - c'est-à-dire la clé de la Map - en paramètre grâce à la balise <c:param/>. --%>
<td class="action">
<a href="<c:url value="/suppressionClient"><c:param name="nomClient" value="${ mapClients.key }" /></c:url>">
<img src="<c:url value="/inc/supprimer.png"/>" alt="Supprimer" />
</a>
</td>
</tr>
</c:forEach>
</table>
</c:otherwise>
</c:choose>
</div>
</body>
</html>
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Liste des commandes existantes</title>
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="<c:url value="/inc/style.css"/>" />
</head>
<body>
<c:import url="/inc/menu.jsp" />
<div id="corps">
<c:choose>
<%-- Si aucune commande n'existe en session, affichage d'un message par défaut. --%>
<c:when test="${ empty sessionScope.commandes }">
<p class="erreur">Aucune commande enregistrée.</p>
</c:when>
<%-- Sinon, affichage du tableau. --%>
<c:otherwise>
<table>
<tr>
<th>Client</th>
<th>Date</th>
<th>Montant</th>
<th>Mode de paiement</th>
<th>Statut de paiement</th>
<th>Mode de livraison</th>
<th>Statut de livraison</th>
<th class="action">Action</th>
</tr>
<%-- Parcours de la Map des commandes en session, et utilisation de l'objet varStatus. --%>
<c:forEach items="${ sessionScope.commandes }" var="mapCommandes" varStatus="boucle">
<%-- Simple test de parité sur l'index de parcours, pour alterner la couleur de fond de chaque ligne du tableau. --%>
<tr class="${boucle.index % 2 == 0 ? 'pair' : 'impair'}">
<%-- Affichage des propriétés du bean Commande, qui est stocké en tant que valeur de l'entrée courante de la map --%>
<td><c:out value="${ mapCommandes.value.client.prenom } ${ mapCommandes.value.client.nom }"/></td>
<td><c:out value="${ mapCommandes.value.date }"/></td>
<td><c:out value="${ mapCommandes.value.montant }"/></td>
<td><c:out value="${ mapCommandes.value.modePaiement }"/></td>
<td><c:out value="${ mapCommandes.value.statutPaiement }"/></td>
<td><c:out value="${ mapCommandes.value.modeLivraison }"/></td>
<td><c:out value="${ mapCommandes.value.statutLivraison }"/></td>
<%-- Lien vers la servlet de suppression, avec passage de la date de la commande - c'est-à-dire la clé de la Map - en paramètre grâce à la balise <c:param/>. --%>
<td class="action">
<a href="<c:url value="/suppressionCommande"><c:param name="dateCommande" value="${ mapCommandes.key }" /></c:url>">
<img src="<c:url value="/inc/supprimer.png"/>" alt="Supprimer" />
</a>
</td>
</tr>
</c:forEach>
</table>
</c:otherwise>
</c:choose>
</div>
</body>
</html>
Le code des servlets
Ajout des quatre servlets de suppression et de listage dans le fichier web.xml :
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class ListeClients extends HttpServlet {
public static final String ATT_CLIENT = "client";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String VUE = "/WEB-INF/listerClients.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* À la réception d'une requête GET, affichage de la liste des clients */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
}
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class ListeCommandes extends HttpServlet {
public static final String ATT_COMMANDE = "commande";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String VUE = "/WEB-INF/listerCommandes.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* À la réception d'une requête GET, affichage de la liste des commandes */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
}
Création des servlets de suppression :
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
public class SuppressionClient extends HttpServlet {
public static final String PARAM_NOM_CLIENT = "nomClient";
public static final String SESSION_CLIENTS = "clients";
public static final String VUE = "/listeClients";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Récupération du paramètre */
String nomClient = getValeurParametre( request, PARAM_NOM_CLIENT );
/* Récupération de la Map des clients enregistrés en session */
HttpSession session = request.getSession();
Map<String, Client> clients = (HashMap<String, Client>) session.getAttribute( SESSION_CLIENTS );
/* Si le nom du client et la Map des clients ne sont pas vides */
if ( nomClient != null && clients != null ) {
/* Alors suppression du client de la Map */
clients.remove( nomClient );
/* Et remplacement de l'ancienne Map en session par la nouvelle */
session.setAttribute( SESSION_CLIENTS, clients );
}
/* Redirection vers la fiche récapitulative */
response.sendRedirect( request.getContextPath() + VUE );
}
/*
* Méthode utilitaire qui retourne null si un paramètre est vide, et son
* contenu sinon.
*/
private static String getValeurParametre( HttpServletRequest request, String nomChamp ) {
String valeur = request.getParameter( nomChamp );
if ( valeur == null || valeur.trim().length() == 0 ) {
return null;
} else {
return valeur;
}
}
}
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
import com.sdzee.tp.beans.Commande;
public class SuppressionCommande extends HttpServlet {
public static final String PARAM_DATE_COMMANDE = "dateCommande";
public static final String SESSION_COMMANDES = "commandes";
public static final String VUE = "/listeCommandes";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Récupération du paramètre */
String dateCommande = getValeurParametre( request, PARAM_DATE_COMMANDE );
/* Récupération de la Map des commandes enregistrées en session */
HttpSession session = request.getSession();
Map<String, Commande> commandes = (HashMap<String, Commande>) session.getAttribute( SESSION_COMMANDES );
/* Si la date de la commande et la Map des commandes ne sont pas vides */
if ( dateCommande != null && commandes != null ) {
/* Alors suppression de la commande de la Map */
commandes.remove( dateCommande );
/* Et remplacement de l'ancienne Map en session par la nouvelle */
session.setAttribute( SESSION_COMMANDES, commandes );
}
/* Redirection vers la fiche récapitulative */
response.sendRedirect( request.getContextPath() + VUE );
}
/*
* Méthode utilitaire qui retourne null si un paramètre est vide, et son
* contenu sinon.
*/
private static String getValeurParametre( HttpServletRequest request, String nomChamp ) {
String valeur = request.getParameter( nomChamp );
if ( valeur == null || valeur.trim().length() == 0 ) {
return null;
} else {
return valeur;
}
}
}
Modification des servlets existantes pour l'enregistrement en session :
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import com.sdzee.tp.forms.CreationClientForm;
public class CreationClient extends HttpServlet {
public static final String ATT_CLIENT = "client";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String SESSION_CLIENTS = "clients";
public static final String VUE_SUCCES = "/WEB-INF/afficherClient.jsp";
public static final String VUE_FORM = "/WEB-INF/creerClient.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* À la réception d'une requête GET, simple affichage du formulaire */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Préparation de l'objet formulaire */
CreationClientForm form = new CreationClientForm();
/* Traitement de la requête et récupération du bean en résultant */
Client client = form.creerClient( request );
/* Ajout du bean et de l'objet métier à l'objet requête */
request.setAttribute( ATT_CLIENT, client );
request.setAttribute( ATT_FORM, form );
/* Si aucune erreur */
if ( form.getErreurs().isEmpty() ) {
/* Alors récupération de la map des clients dans la session */
HttpSession session = request.getSession();
Map<String, Client> clients = (HashMap<String, Client>) session.getAttribute( SESSION_CLIENTS );
/* Si aucune map n'existe, alors initialisation d'une nouvelle map */
if ( clients == null ) {
clients = new HashMap<String, Client>();
}
/* Puis ajout du client courant dans la map */
clients.put( client.getNom(), client );
/* Et enfin (ré)enregistrement de la map en session */
session.setAttribute( SESSION_CLIENTS, clients );
/* Affichage de la fiche récapitulative */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_SUCCES ).forward( request, response );
} else {
/* Sinon, ré-affichage du formulaire de création avec les erreurs */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
}
}
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import com.sdzee.tp.beans.Commande;
import com.sdzee.tp.forms.CreationCommandeForm;
public class CreationCommande extends HttpServlet {
public static final String ATT_COMMANDE = "commande";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String SESSION_CLIENTS = "clients";
public static final String SESSION_COMMANDES = "commandes";
public static final String VUE_SUCCES = "/WEB-INF/afficherCommande.jsp";
public static final String VUE_FORM = "/WEB-INF/creerCommande.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* À la réception d'une requête GET, simple affichage du formulaire */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Préparation de l'objet formulaire */
CreationCommandeForm form = new CreationCommandeForm();
/* Traitement de la requête et récupération du bean en résultant */
Commande commande = form.creerCommande( request );
/* Ajout du bean et de l'objet métier à l'objet requête */
request.setAttribute( ATT_COMMANDE, commande );
request.setAttribute( ATT_FORM, form );
/* Si aucune erreur */
if ( form.getErreurs().isEmpty() ) {
/* Alors récupération de la map des clients dans la session */
HttpSession session = request.getSession();
Map<String, Client> clients = (HashMap<String, Client>) session.getAttribute( SESSION_CLIENTS );
/* Si aucune map n'existe, alors initialisation d'une nouvelle map */
if ( clients == null ) {
clients = new HashMap<String, Client>();
}
/* Puis ajout du client de la commande courante dans la map */
clients.put( commande.getClient().getNom(), commande.getClient() );
/* Et enfin (ré)enregistrement de la map en session */
session.setAttribute( SESSION_CLIENTS, clients );
/* Ensuite récupération de la map des commandes dans la session */
Map<String, Commande> commandes = (HashMap<String, Commande>) session.getAttribute( SESSION_COMMANDES );
/* Si aucune map n'existe, alors initialisation d'une nouvelle map */
if ( commandes == null ) {
commandes = new HashMap<String, Commande>();
}
/* Puis ajout de la commande courante dans la map */
commandes.put( commande.getDate(), commande );
/* Et enfin (ré)enregistrement de la map en session */
session.setAttribute( SESSION_COMMANDES, commandes );
/* Affichage de la fiche récapitulative */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_SUCCES ).forward( request, response );
} else {
/* Sinon, ré-affichage du formulaire de création avec les erreurs */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
}
}
Le code des objets métiers
Modification de l'objet gérant la création d'une commande :
package com.sdzee.tp.forms;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpSession;
import org.joda.time.DateTime;
import org.joda.time.format.DateTimeFormat;
import org.joda.time.format.DateTimeFormatter;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import com.sdzee.tp.beans.Commande;
public final class CreationCommandeForm {
private static final String CHAMP_CHOIX_CLIENT = "choixNouveauClient";
private static final String CHAMP_LISTE_CLIENTS = "listeClients";
private static final String CHAMP_DATE = "dateCommande";
private static final String CHAMP_MONTANT = "montantCommande";
private static final String CHAMP_MODE_PAIEMENT = "modePaiementCommande";
private static final String CHAMP_STATUT_PAIEMENT = "statutPaiementCommande";
private static final String CHAMP_MODE_LIVRAISON = "modeLivraisonCommande";
private static final String CHAMP_STATUT_LIVRAISON = "statutLivraisonCommande";
private static final String ANCIEN_CLIENT = "ancienClient";
private static final String SESSION_CLIENTS = "clients";
private static final String FORMAT_DATE = "dd/MM/yyyy HH:mm:ss";
private String resultat;
private Map<String, String> erreurs = new HashMap<String, String>();
public Map<String, String> getErreurs() {
return erreurs;
}
public String getResultat() {
return resultat;
}
public Commande creerCommande( HttpServletRequest request ) {
Client client;
/*
* Si l'utilisateur choisit un client déjà existant, pas de validation à
* effectuer
*/
String choixNouveauClient = getValeurChamp( request, CHAMP_CHOIX_CLIENT );
if ( ANCIEN_CLIENT.equals( choixNouveauClient ) ) {
/* Récupération du nom du client choisi */
String nomAncienClient = getValeurChamp( request, CHAMP_LISTE_CLIENTS );
/* Récupération de l'objet client correspondant dans la session */
HttpSession session = request.getSession();
client = ( (Map<String, Client>) session.getAttribute( SESSION_CLIENTS ) ).get( nomAncienClient );
} else {
/*
* Sinon on garde l'ancien mode, pour la validation des champs.
*
* L'objet métier pour valider la création d'un client existe déjà,
* il est donc déconseillé de dupliquer ici son contenu ! À la
* place, il suffit de passer la requête courante à l'objet métier
* existant et de récupérer l'objet Client créé.
*/
CreationClientForm clientForm = new CreationClientForm();
client = clientForm.creerClient( request );
/*
* Et très important, il ne faut pas oublier de récupérer le contenu
* de la map d'erreur créée par l'objet métier CreationClientForm
* dans la map d'erreurs courante, actuellement vide.
*/
erreurs = clientForm.getErreurs();
}
/*
* Ensuite, il suffit de procéder normalement avec le reste des champs
* spécifiques à une commande.
*/
/*
* Récupération et conversion de la date en String selon le format
* choisi.
*/
DateTime dt = new DateTime();
DateTimeFormatter formatter = DateTimeFormat.forPattern( FORMAT_DATE );
String date = dt.toString( formatter );
String montant = getValeurChamp( request, CHAMP_MONTANT );
String modePaiement = getValeurChamp( request, CHAMP_MODE_PAIEMENT );
String statutPaiement = getValeurChamp( request, CHAMP_STATUT_PAIEMENT );
String modeLivraison = getValeurChamp( request, CHAMP_MODE_LIVRAISON );
String statutLivraison = getValeurChamp( request, CHAMP_STATUT_LIVRAISON );
Commande commande = new Commande();
commande.setClient( client );
double valeurMontant = -1;
try {
valeurMontant = validationMontant( montant );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_MONTANT, e.getMessage() );
}
commande.setMontant( valeurMontant );
commande.setDate( date );
try {
validationModePaiement( modePaiement );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_MODE_PAIEMENT, e.getMessage() );
}
commande.setModePaiement( modePaiement );
try {
validationStatutPaiement( statutPaiement );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_STATUT_PAIEMENT, e.getMessage() );
}
commande.setStatutPaiement( statutPaiement );
try {
validationModeLivraison( modeLivraison );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_MODE_LIVRAISON, e.getMessage() );
}
commande.setModeLivraison( modeLivraison );
try {
validationStatutLivraison( statutLivraison );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_STATUT_LIVRAISON, e.getMessage() );
}
commande.setStatutLivraison( statutLivraison );
if ( erreurs.isEmpty() ) {
resultat = "Succès de la création de la commande.";
} else {
resultat = "Échec de la création de la commande.";
}
return commande;
}
private double validationMontant( String montant ) throws Exception {
double temp;
if ( montant != null ) {
try {
temp = Double.parseDouble( montant );
if ( temp < 0 ) {
throw new Exception( "Le montant doit être un nombre positif." );
}
} catch ( NumberFormatException e ) {
temp = -1;
throw new Exception( "Le montant doit être un nombre." );
}
} else {
temp = -1;
throw new Exception( "Merci d'entrer un montant." );
}
return temp;
}
private void validationModePaiement( String modePaiement ) throws Exception {
if ( modePaiement != null ) {
if ( modePaiement.length() < 2 ) {
throw new Exception( "Le mode de paiement doit contenir au moins 2 caractères." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci d'entrer un mode de paiement." );
}
}
private void validationStatutPaiement( String statutPaiement ) throws Exception {
if ( statutPaiement != null && statutPaiement.length() < 2 ) {
throw new Exception( "Le statut de paiement doit contenir au moins 2 caractères." );
}
}
private void validationModeLivraison( String modeLivraison ) throws Exception {
if ( modeLivraison != null ) {
if ( modeLivraison.length() < 2 ) {
throw new Exception( "Le mode de livraison doit contenir au moins 2 caractères." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci d'entrer un mode de livraison." );
}
}
private void validationStatutLivraison( String statutLivraison ) throws Exception {
if ( statutLivraison != null && statutLivraison.length() < 2 ) {
throw new Exception( "Le statut de livraison doit contenir au moins 2 caractères." );
}
}
/*
* Ajoute un message correspondant au champ spécifié à la map des erreurs.
*/
private void setErreur( String champ, String message ) {
erreurs.put( champ, message );
}
/*
* Méthode utilitaire qui retourne null si un champ est vide, et son contenu
* sinon.
*/
private static String getValeurChamp( HttpServletRequest request, String nomChamp ) {
String valeur = request.getParameter( nomChamp );
if ( valeur == null || valeur.trim().length() == 0 ) {
return null;
} else {
return valeur;
}
}
}
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Nous savons gérer toutes sortes de saisies simples - champs de type texte, case à cocher, liste déroulante, bouton radio, etc. - mais il nous reste encore à traiter le cas du champ de formulaire permettant l'envoi d'un fichier. C'est un gros chapitre qui vous attend : il y a beaucoup de choses à découvrir, prenez le temps de bien assimiler toutes les notions présentées !
Pour permettre au visiteur de naviguer et sélectionner un fichier pour envoi via un champ de formulaire, il faut utiliser la balise HTML <input type="file">. Pour rappel, et c'est d'ailleurs explicité dans la spécification HTML, pour envoyer un fichier il faut utiliser la méthode POST lors de l'envoi des données du formulaire. En outre, nous y apprenons que l'attribut optionnel enctype doit être défini à "multipart/form-data".
Sans plus tarder, créons sous le répertoire /WEB-INF une page upload.jsp qui affichera un tel formulaire à l'utilisateur :
l'utilisation de l'attribut optionnel enctype, dont nous n'avions pas besoin dans nos formulaires d'inscription et de connexion puisqu'ils contenaient uniquement des champs classiques ;
la mise en place d'un champ <input type="file"/> dédié à l'envoi de fichiers.
C'est la seule page nécessaire : j'ai réutilisé la même feuille de style CSS que pour nos précédents formulaires.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Vous commencez à être habitués maintenant : l'étape suivante est la mise en place de la servlet associée à cette page. Il nous faut donc créer une servlet, que nous allons nommer Upload et qui est presque vide pour l'instant :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class Upload extends HttpServlet {
public static final String VUE = "/WEB-INF/upload.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Affichage de la page d'envoi de fichiers */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Méthode vide, pour l'instant... */
}
}
Puis l'associer à la requête HTTP émise par le formulaire, en la déclarant dans le web.xml de notre application :
Avec une telle configuration, nous pouvons accéder au formulaire en nous rendant depuis notre navigateur sur http://localhost:8080/pro/upload (voir la figure suivante).
L'étape suivante consiste bien évidemment à compléter notre servlet pour traiter les données reçues !
Traitement des données
Après avoir soumis un tel formulaire, les données envoyées sont dans un format binaire "multipart", et sont disponibles dans le corps de la requête POST.
À ce sujet, une subtilité importante mérite d'être portée à votre attention : ce format de requête n'est pas supporté par les versions de Tomcat antérieures à 7.0.6. L'explication de ce comportement réside principalement dans :
la version de l'API servlet utilisée : ce n'est qu'à partir de Java EE 6 que la version 3.0 du conteneur de servlets a été mise en place. L'API en version 2.x ne supporte pas de telles requêtes, elle ne sait gérer que le enctype par défaut ;
un bug dans les premières éditions de Tomcat 7 : aucun problème en ce qui nous concerne, car les versions récentes ont corrigé ce problème.
Avec l'API servlet 2.x
Lorsque des données sont envoyées avec le type multipart, les méthodes telles que request.getParameter() retournent toutes null. Il est en théorie possible d'analyser le corps de la requête vous-mêmes en vous basant sur la méthode getInputStream() de l'objet HttpServletRequest, mais c'est un vrai travail d’orfèvre qui requiert une parfaite connaissance de la norme RFC2388 !
La coutume est plutôt d'utiliser Apache Commons FileUpload pour parser les données multipart du formulaire. Cette bibliothèque est une implémentation très robuste de la RFC2388 qui dispose d'excellents guide utilisateur et FAQ (ressources en anglais, mais je vous recommande de parcourir les deux attentivement si vous travaillez avec cette version de l'API servlet). Pour l'utiliser, il est nécessaire de placer les fichiers commons-fileupload.jar et commons-io.jar dans le répertoire /WEB-INF/lib de votre application.
Je vous présente ici succinctement le principe général, mais je ne détaille volontairement pas la démarche et ne vous fais pas mettre en place d'exemple pratique : vous allez le découvrir un peu plus bas, nous allons utiliser dans notre projet la démarche spécifique à l'API servlet 3.0. Voici cependant un exemple montrant ce à quoi devrait ressembler la méthode doPost() de votre servlet d'upload si vous utilisez Apache Commons FileUpload :
...
import org.apache.commons.fileupload.FileItem;
import org.apache.commons.fileupload.FileUploadException;
import org.apache.commons.fileupload.disk.DiskFileItemFactory;
import org.apache.commons.fileupload.servlet.ServletFileUpload;
...
public void doPost(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {
try {
List<FileItem> items = new ServletFileUpload(new DiskFileItemFactory()).parseRequest(request);
for (FileItem item : items) {
if (item.isFormField()) {
/* Traiter les champs classiques ici (input type="text|radio|checkbox|etc", select, etc). */
String nomChamp = item.getFieldName();
String valeurChamp = item.getString();
/* ... (traitement à faire) */
} else {
/* Traiter les champs de type fichier (input type="file"). */
String nomChamp = item.getFieldName();
String nomFichier = FilenameUtils.getName(item.getName());
InputStream contenuFichier = item.getInputStream();
/* ... (traitement à faire) */
}
}
} catch (FileUploadException e) {
throw new ServletException("Échec de l'analyse de la requête multipart.", e);
}
// ...
}
Je vous renvoie à la documentation de la bibliothèque si vous souhaitez en apprendre davantage sur son fonctionnement.
En guise d'ouverture pour cette solution, une alternative intéressante à ce système serait d'intégrer tout cela dans un Filter qui analyserait le contenu automatiquement et réinsérerait le tout dans la Map des paramètres de la requête, comme s'il s'agissait d'un champ de formulaire classique, rendant ainsi possible de manière transparente :
l'utilisation d'un simple request.getParameter() comme lors de la récupération d'un paramètre quelconque ;
l'obtention du fichier uploadé via request.getAttribute().
En ce qui nous concerne, notre application se base sur l'API servlet 3.0, la solution précédente ne nous est donc pas nécessaire ! Dans cette dernière mouture, une nouvelle méthode getParts() est mise à disposition dans l'objet HttpServletRequest, et permet de collecter très simplement les éléments de données de type multipart ! Auparavant, il était impossible de parvenir à cela simplement sans bibliothèque externe.
Pour commencer, nous devons compléter la déclaration de notre servlet dans le fichier web.xml avec une section <multipart-config> afin de faire en sorte que la méthode getParts() fonctionne :
<servlet>
<servlet-name>Upload</servlet-name>
<servlet-class>com.sdzee.servlets.Upload</servlet-class>
<multipart-config>
<location>c:/fichiers</location>
<max-file-size>10485760</max-file-size> <!-- 10 Mo -->
<max-request-size>52428800</max-request-size> <!-- 5 x 10 Mo -->
<file-size-threshold>1048576</file-size-threshold> <!-- 1 Mo -->
</multipart-config>
</servlet>
Vous remarquez que cette section s'ajoute au sein de la balise de déclaration <servlet> de notre servlet d'upload. Voici une rapide description des paramètres optionnels existants :
<location> contient une URL absolue vers un répertoire du système. Un chemin relatif au contexte de l'application n'est pas supporté dans cette balise, il s'agit bien là d'un chemin absolu vers le système. Cette URL sera utilisée pour stocker temporairement un fichier lors du traitement des fragments d'une requête, lorsque la taille du fichier est plus grande que la taille spécifiée dans <file-size-threshold>. Si vous précisez ici un répertoire qui n'existe pas sur le disque, alors Tomcat enverra une java.io.IOException lorsque vous tenterez d'envoyer un fichier plus gros que cette limite ;
<file-size-threshold> précise la taille en octets à partir de laquelle un fichier reçu sera temporairement stocké sur le disque ;
<max-file-size> précise la taille maximum en octets autorisée pour un fichier envoyé. Si la taille d'un fichier envoyé dépasse cette limite, le conteneur enverra une exception. En l'occurrence, Tomcat lancera une IllegalStateException ;
<max-request-size> précise la taille maximum en octets autorisée pour une requête multipart/form-data. Si la taille totale des données envoyées dans une seule requête dépasse cette limite, le conteneur enverra une exception.
En paramétrant ainsi notre servlet, toutes les données multipart/form-data seront disponibles à travers la méthode request.getParts(). Celle-ci retourne une collection d'éléments de type Part, et doit être utilisée en lieu et place de l'habituelle méthode request.getParameter() pour récupérer les contenus des champs de formulaire.
À l'utilisation, il s'avère que c'est bien plus pratique que d'utiliser directement du pur Apache Commons FileUpload, comme c'était nécessaire avec les versions antérieures de l'API Servlet ! Par contre, je me répète, mais je viens de vous annoncer que les contenus des champs du formulaire allaient maintenant être disponibles en tant que collection d'éléments de type Part et ça, ça va nous poser un petit problème... Car si vous étudiez attentivement l'interface Part, vous vous rendez compte qu'elle est plutôt limitée en termes d'abstraction : c'est simple, elle ne propose tout bonnement aucune méthode permettant de déterminer si une donnée reçue renferme un champ classique ou un champ de type fichier !
Dans ce cas, comment savoir si une requête contient des fichiers ?
Heureusement, il va être facile de nous en sortir par nous-mêmes. Afin de déterminer si les données transmises dans une requête HTTP contiennent d'éventuels fichiers ou non, il suffit d'analyser ses en-têtes. Regardez plutôt ces deux extraits d'en-tête HTTP (commentés) :
// Pour un champ <input type="text"> nommé 'description'
Content-Disposition: form-data; name="description"
// Pour un champ <input type="file"> nommé 'fichier'
Content-Disposition: form-data; name="fichier"; filename="nom_du_fichier.ext"
Comme vous pouvez le constater, la seule différence est la présence d'un attribut nommé filename. Il suffit donc de s'assurer qu'un en-tête contient le mot-clé filename pour être certain que le fragment traité est un fichier.
Tout cela est magnifique, mais comment allons-nous récupérer le contenu des en-têtes relatifs à un fragment donné ?
Comme d'habitude, il n'y a pas de miracle : tout est dans la documentation ! :) Encore une fois, si vous étudiez attentivement l'interface Part, vous constatez qu'elle contient une méthode part.getHeader() qui renvoie l'en-tête correspondant à un élément. Exactement ce qu'il nous faut !
Ainsi, nous allons pouvoir examiner le contenu des en-têtes relatifs à un fragment et y vérifier la présence du mot-clé filename, afin de savoir si le champ traité est de type fichier ou non.
Lançons-nous, et implémentons un début de méthode doPost() dans notre servlet d'upload :
...
public static final String CHAMP_DESCRIPTION = "description";
public static final String CHAMP_FICHIER = "fichier";
...
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException{
/* Récupération du contenu du champ de description */
String description = request.getParameter( CHAMP_DESCRIPTION );
request.setAttribute( CHAMP_DESCRIPTION, description );
/*
* Les données reçues sont multipart, on doit donc utiliser la méthode
* getPart() pour traiter le champ d'envoi de fichiers.
*/
Part part = request.getPart( CHAMP_FICHIER );
/*
* Il faut déterminer s'il s'agit d'un champ classique
* ou d'un champ de type fichier : on délègue cette opération
* à la méthode utilitaire getNomFichier().
*/
String nomFichier = getNomFichier( part );
/*
* Si la méthode a renvoyé quelque chose, il s'agit donc d'un champ
* de type fichier (input type="file").
*/
if ( nomFichier != null && !nomFichier.isEmpty() ) {
String nomChamp = part.getName();
request.setAttribute( nomChamp, nomFichier );
}
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
/*
* Méthode utilitaire qui a pour unique but d'analyser l'en-tête "content-disposition",
* et de vérifier si le paramètre "filename" y est présent. Si oui, alors le champ traité
* est de type File et la méthode retourne son nom, sinon il s'agit d'un champ de formulaire
* classique et la méthode retourne null.
*/
private static String getNomFichier( Part part ) {
/* Boucle sur chacun des paramètres de l'en-tête "content-disposition". */
for ( String contentDisposition : part.getHeader( "content-disposition" ).split( ";" ) ) {
/* Recherche de l'éventuelle présence du paramètre "filename". */
if ( contentDisposition.trim().startsWith("filename") ) {
/* Si "filename" est présent, alors renvoi de sa valeur, c'est-à-dire du nom de fichier. */
return contentDisposition.substring( contentDisposition.indexOf( '=' ) + 1 );
}
}
/* Et pour terminer, si rien n'a été trouvé... */
return null;
}
Cette ébauche est assez commentée pour que vous puissiez comprendre son fonctionnement sans problème. À la ligne 16 nous accédons au fragment correspondant au champ fichier du formulaire, puis nous analysons son en-tête pour déterminer s'il s'agit d'un champ de type fichier ou non.
Je vous donne pour finir des précisions au sujet de la méthode utilitaire getNomFichier(). Je vous l'ai annoncé un peu plus tôt, l'en-tête HTTP lu est de la forme :
Afin de sélectionner uniquement la valeur du paramètre filename, je réalise dans la méthode utilitaire :
un part.getHeader( "content-disposition" ), afin de ne traiter que la ligne de l'en-tête concernant le content-disposition. Par ailleurs, vous pouvez remarquer que la méthode ne prête aucune attention à la casse dans l'argument que vous lui passez, c'est-à-dire aux éventuelles majuscules qu'il contient : que vous écriviez "content-disposition", "Content-disposition" ou encore "Content-Disposition", c'est toujours le même en-tête HTTP qui sera ciblé ;
un split( ";" ), afin de distinguer les différents éléments constituant la ligne, séparés comme vous pouvez le constater dans l'exemple d'en-tête ci-dessus par un ";" ;
un startsWith( "filename" ), afin de ne sélectionner que la chaîne commençant par filename ;
un substring(), afin de ne finalement sélectionner que la valeur associée au paramètre filename, contenue après le caractère "=" .
Avec tous ces détails, vous devriez comprendre parfaitement comment tout cela s'organise.
Modifions alors notre JSP afin d'afficher les valeurs lues et stockées dans les attributs de requêtes description et fichier, que j'ai mis en place dans notre servlet :
Je ne fais ici que réafficher le contenu des champs, à savoir le texte de description et le titre du fichier sélectionné par l'utilisateur, aux lignes 17 et 23. Je n'ai volontairement pas ajouté d'étapes de validation sur ces deux champs, afin de ne pas surcharger le code de ce chapitre inutilement. Après tout, vous savez déjà comment procéder : il suffit de suivre exactement le même principe que lorsque nous avions mis en place des validations sur les champs de nos formulaires d'inscription et de connexion dans les chapitres précédents.
Nous pouvons dorénavant tester notre ébauche ! J'ai, pour ma part, précisé ces données dans mon formulaire, comme vous pouvez le constater à la figure suivante (à adapter à votre cas selon le fichier que vous allez choisir).
Exemple de données dans le formulaire
Et j'ai obtenu ce résultat (voir la figure suivante).
Rendu après envoi
Pour ceux d'entre vous qui utilisent le navigateur Internet Explorer, vous allez obtenir un rendu sensiblement différent, comme vous pouvez le voir sur la figure suivante.
Rendu après envoi sous IE
Vous constatez que :
le nom du fichier a correctement été extrait, mais est entouré de guillemets ;
avec Internet Explorer, le nom du fichier contient en réalité le chemin complet du fichier sur la machine du client...
Afin de pallier les différents petits soucis que nous venons de rencontrer, nous devons apporter quelques modifications à notre servlet. Dans le bloc if traitant le champ fichier, pour corriger le bug IE :
/*
* Si la méthode a renvoyé quelque chose, il s'agit donc d'un champ
* de type fichier (input type="file").
*/
if ( nomFichier != null && !nomFichier.isEmpty() ) {
String nomChamp = part.getName();
/*
* Antibug pour Internet Explorer, qui transmet pour une raison
* mystique le chemin du fichier local à la machine du client...
*
* Ex : C:/dossier/sous-dossier/fichier.ext
*
* On doit donc faire en sorte de ne sélectionner que le nom et
* l'extension du fichier, et de se débarrasser du superflu.
*/
nomFichier = nomFichier.substring( nomFichier.lastIndexOf( '/' ) + 1 )
.substring( nomFichier.lastIndexOf( '\\' ) + 1 );
request.setAttribute( nomChamp, nomFichier );
}
Et dans la méthode utilitaire, à la ligne 17 pour retirer les guillemets superflus :
/*
* Méthode utilitaire qui a pour unique but d'analyser l'en-tête
* "content-disposition", et de vérifier si le paramètre "filename" y est
* présent. Si oui, alors le champ traité est de type File et la méthode
* retourne son nom, sinon il s'agit d'un champ de formulaire classique et
* la méthode retourne null.
*/
private static String getNomFichier( Part part ) {
/* Boucle sur chacun des paramètres de l'en-tête "content-disposition". */
for ( String contentDisposition : part.getHeader( "content-disposition" ).split( ";" ) ) {
/* Recherche de l'éventuelle présence du paramètre "filename". */
if ( contentDisposition.trim().startsWith( "filename" ) ) {
/*
* Si "filename" est présent, alors renvoi de sa valeur,
* c'est-à-dire du nom de fichier sans guillemets.
*/
return contentDisposition.substring( contentDisposition.indexOf( '=' ) + 1 ).trim().replace( "\"", "" );
}
}
/* Et pour terminer, si rien n'a été trouvé... */
return null;
}
Je vous laisse analyser ces deux petites corrections par vous-mêmes, il s'agit uniquement de bricolages sur les String qui posaient problème ! Vous pouvez maintenant tester, et vérifier que vous obtenez le résultat indiqué à la figure suivante, peu importe le navigateur utilisé.
La différence entre la théorie et la pratique
Dans le code de notre servlet, j'ai utilisé la méthode request.getParameter() pour accéder au contenu du champ description, qui est un simple champ de type texte. « Logique ! » vous dites-vous, nous avons toujours fait comme ça auparavant et il n'y a pas de raison pour que cela change ! Eh bien détrompez-vous...
Comme je vous l'annonçais dans le court passage sur les moyens à mettre en place avec l'API servlet en version 2.x, avant la version 3.0 un appel à la méthode request.getParameter() renvoyait null dès lors que le type des données envoyées par un formulaire était multipart. Depuis la version 3.0, les spécifications ont changé et nous pouvons maintenant y trouver ce passage au sujet de l'envoi de fichiers :
Citation : Spécifications de l'API servlet 3.0
For parts with form-data as the Content-Disposition, but without a filename, the string value of the part will also be available via the getParameter / getParameterValues methods on HttpServletRequest, using the name of the part.
Pour les non-anglophones, ce passage explicite noir sur blanc que lors de la réception de données issues d'un formulaire, envoyées avec le type multipart, la méthode request.getParameter() doit pouvoir être utilisée pour récupérer le contenu des champs qui ne sont pas des fichiers.
Et alors, où est le problème ? C'est bien ce que nous avons fait ici, n'est-ce pas ?
Le problème est ici relativement sournois. En effet, ce que nous avons fait fonctionne, mais uniquement parce que nous utilisons le serveur d'applications Tomcat 7 ! Alors qu'habituellement, Tomcat souffre de carences en comparaison à ses confrères comme GlassFish ou JBoss, il se distingue cette fois en respectant à la lettre ce passage de la norme.
Par contre, le serveur considéré comme LA référence des serveurs d'applications Java EE - le serveur GlassFish 3 développé par Oracle - ne remplissait toujours pas cette fonctionnalité il y a quelques mois de ça ! En réalité, il se comportait toujours comme avec les anciennes versions de l'API, ainsi un appel à la méthode request.getParameter() retournait null... C'était plutôt étrange, dans la mesure où cette spécification de l'API servlet date tout de même de 2009 ! Heureusement, plus de deux ans après la première sortie de GlassFish en version 3, ce problème qui avait depuis été reporté comme un bug, a finalement été corrigé dans la dernière version 3.1.2 du serveur.
Bref, vous comprenez maintenant mieux le titre de ce paragraphe : en théorie, tout est censé fonctionner correctement, mais dans la pratique ce n'est pas encore le cas partout, et selon le serveur que vous utilisez il vous faudra parfois ruser pour parvenir à vos fins.
Du coup, comment faire sur un serveur qui ne respecte pas ce passage de la norme ?
Eh bien dans un tel cas, il va falloir que nous récupérions nous-mêmes le contenu binaire de l'élément Part correspondant au champ de type texte, et le reconstruire sous forme d'un String. Appétissant n'est-ce pas ? :D
Ne vous inquiétez pas, nous avons déjà presque tout mis en place dans notre servlet, les modifications vont être minimes ! Dans notre code, nous disposons déjà d'une méthode utilitaire getNomfichier() qui nous permet de savoir si un élément Part concerne un champ de type fichier ou un champ classique. Le seul vrai travail va être de créer la méthode responsable de la reconstruction dont je viens de vous parler.
...
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
...
Part part = request.getPart( CHAMP_FICHIER );
/*
* Il faut déterminer s'il s'agit d'un champ classique
* ou d'un champ de type fichier : on délègue cette opération
* à une méthode utilitaire getNomFichier().
*/
String nomFichier = getNomFichier( part );
if ( nomFichier == null ) {
/* La méthode a renvoyé null, il s'agit donc d'un champ classique ici (input type="text|radio|checkbox|etc", select, etc). */
String nomChamp = part.getName();
/* Récupération du contenu du champ à l'aide de notre nouvelle méthode */
String valeurChamp = getValeur( part );
request.setAttribute( nomChamp, valeurChamp );
} else if ( !nomFichier.isEmpty() ) {
/* La méthode a renvoyé quelque chose, il s'agit donc d'un champ de type fichier (input type="file"). */
...
}
...
}
/*
* Méthode utilitaire qui a pour unique but de lire l'InputStream contenu
* dans l'objet part, et de le convertir en une banale chaîne de caractères.
*/
private String getValeur( Part part ) throws IOException {
BufferedReader reader = new BufferedReader( new InputStreamReader( part.getInputStream(), "UTF-8" ) );
StringBuilder valeur = new StringBuilder();
char[] buffer = new char[1024];
int longueur = 0;
while ( ( longueur = reader.read( buffer ) ) > 0 ) {
valeur.append( buffer, 0, longueur );
}
return valeur.toString();
}
La modification importante dans le code de la méthode doPost() est la décomposition de la vérification du retour de la méthode getNomFichier() en un if / else if. Si la méthode retourne null, alors nous savons que nous avons affaire à un champ classique, et nous devons alors récupérer son contenu avec la nouvelle méthode utilitaire getValeur() que nous venons de mettre en place.
En ce qui concerne la méthode utilitaire en elle-même, encore une fois c'est du bricolage de flux et de String, rien de bien passionnant... du pur Java comme on l'aime chez nous !
Cette nouvelle solution n'apporte aucune nouvelle fonctionnalité, mais offre l'avantage d'être multiplateforme, alors que le code de notre exemple précédent ne fonctionnait que sous certains serveurs. Au final, vous voyez que ce n'est pas si tordu, mais c'est quand même bien moins intuitif et agréable qu'en utilisant directement la méthode request.getParameter() : il est ici nécessaire de faire appel à la méthode getValeur() sur chaque champ de type texte dont les données sont envoyées à travers un formulaire de type multipart. Espérons que les quelques serveurs d’applications qui sont encore à la traîne comblent ce manque rapidement, afin que les développeurs comme vous et moi puissent se passer de cette tambouille peu ragoûtante. :o
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Maintenant que nous sommes capables de récupérer les données envoyées depuis notre formulaire, nous pouvons nous attaquer à la gestion du fichier en elle-même : la lecture du fichier envoyé et son écriture sur le disque !
Définition du chemin physique
Commençons par définir un nom de répertoire physique dans lequel nous allons écrire nos fichiers sur le disque. Rappelez-vous : le chemin que nous avons précisé dans le champ <location> de la section <multipart-config> est uniquement utilisé par l'API servlet pour stocker les fichiers de manière temporaire. Ce chemin ne sera pas récupérable ailleurs, et donc pas réutilisable.
Il y a plusieurs solutions possibles ici : nous pouvons nous contenter d'écrire en dur le chemin dans une constante directement au sein de notre servlet, ou encore mettre en place un fichier Properties dans lequel nous préciserons le chemin. Dans notre exemple, nous allons utiliser un autre moyen : nous allons passer le chemin à notre servlet via un paramètre d’initialisation. Si vous vous souvenez d'un de nos tout premiers chapitres, celui où nous avons découvert la servlet, vous devez également vous souvenir des options de déclaration d'une servlet dans le fichier web.xml, notamment d'un bloc nommé <init-param>. C'est celui-ci que nous allons mettre en place dans la déclaration de notre servlet d'upload :
<servlet>
<servlet-name>Upload</servlet-name>
<servlet-class>com.sdzee.servlets.Upload</servlet-class>
<init-param>
<param-name>chemin</param-name>
<param-value>/fichiers/</param-value>
</init-param>
<multipart-config>
<location>c:/fichiers</location>
<max-file-size>10485760</max-file-size> <!-- 10 Mo -->
<max-request-size>52428800</max-request-size> <!-- 5 x 10 Mo -->
<file-size-threshold>1048576</file-size-threshold> <!-- 1 Mo -->
</multipart-config>
</servlet>
En procédant ainsi, notre servlet va pouvoir accéder à un paramètre nommé chemin, disponible à travers la méthode getInitParameter() de l'objet ServletConfig !
Écriture du fichier sur le disque
Reprenons maintenant notre servlet pour y récupérer ce fameux chemin, et mettre en place proprement l'ouverture des flux dans une méthode dédiée à l'écriture du fichier :
...
public static final String CHEMIN = "chemin";
public static final int TAILLE_TAMPON = 10240; // 10 ko
...
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/*
* Lecture du paramètre 'chemin' passé à la servlet via la déclaration
* dans le web.xml
*/
String chemin = this.getServletConfig().getInitParameter( CHEMIN );
/* Récupération du contenu du champ de description */
String description = request.getParameter( CHAMP_DESCRIPTION );
request.setAttribute( CHAMP_DESCRIPTION, description );
/*
* Les données reçues sont multipart, on doit donc utiliser la méthode
* getPart() pour traiter le champ d'envoi de fichiers.
*/
Part part = request.getPart( CHAMP_FICHIER );
/*
* Il faut déterminer s'il s'agit d'un champ classique
* ou d'un champ de type fichier : on délègue cette opération
* à la méthode utilitaire getNomFichier().
*/
String nomFichier = getNomFichier( part );
/*
* Si la méthode a renvoyé quelque chose, il s'agit donc d'un champ
* de type fichier (input type="file").
*/
if ( nomFichier != null && !nomFichier.isEmpty() ) {
String nomChamp = part.getName();
/*
* Antibug pour Internet Explorer, qui transmet pour une raison
* mystique le chemin du fichier local à la machine du client...
*
* Ex : C:/dossier/sous-dossier/fichier.ext
*
* On doit donc faire en sorte de ne sélectionner que le nom et
* l'extension du fichier, et de se débarrasser du superflu.
*/
nomFichier = nomFichier.substring( nomFichier.lastIndexOf( '/' ) + 1 )
.substring( nomFichier.lastIndexOf( '\\' ) + 1 );
/* Écriture du fichier sur le disque */
ecrireFichier( part, nomFichier, chemin );
request.setAttribute( nomChamp, nomFichier );
}
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
...
/*
* Méthode utilitaire qui a pour but d'écrire le fichier passé en paramètre
* sur le disque, dans le répertoire donné et avec le nom donné.
*/
private void ecrireFichier( Part part, String nomFichier, String chemin ) throws IOException {
/* Prépare les flux. */
BufferedInputStream entree = null;
BufferedOutputStream sortie = null;
try {
/* Ouvre les flux. */
entree = new BufferedInputStream( part.getInputStream(), TAILLE_TAMPON );
sortie = new BufferedOutputStream( new FileOutputStream( new File( chemin + nomFichier ) ),
TAILLE_TAMPON );
/* ... */
} finally {
try {
sortie.close();
} catch ( IOException ignore ) {
}
try {
entree.close();
} catch ( IOException ignore ) {
}
}
}
Ici, nous pourrions très bien utiliser directement les flux de type InputStream et FileOutputStream, mais les objets BufferedInputStream et BufferedOutputStream permettent, via l'utilisation d'une mémoire tampon, une gestion plus souple de la mémoire disponible sur le serveur :
dans le flux entree, il nous suffit de récupérer le flux directement depuis la méthode getInputStream() de l'objet Part. Nous décorons ensuite ce flux avec un BufferedInputStream, avec ici dans l'exemple un tampon de 10 ko ;
dans le flux sortie, nous devons mettre en place un fichier sur le disque, en vue d'y écrire ensuite le contenu de l'entrée. Nous décorons ensuite ce flux avec un BufferedOutputStream, avec ici dans l'exemple un tampon de 10 ko.
Ceci fait, il ne nous reste plus qu'à mettre en place le tampon et à écrire notre fichier sur le disque. Voici la méthode complétée :
/*
* Méthode utilitaire qui a pour but d'écrire le fichier passé en paramètre
* sur le disque, dans le répertoire donné et avec le nom donné.
*/
private void ecrireFichier( Part part, String nomFichier, String chemin ) throws IOException {
/* Prépare les flux. */
BufferedInputStream entree = null;
BufferedOutputStream sortie = null;
try {
/* Ouvre les flux. */
entree = new BufferedInputStream( part.getInputStream(), TAILLE_TAMPON );
sortie = new BufferedOutputStream( new FileOutputStream( new File( chemin + nomFichier ) ),
TAILLE_TAMPON );
/*
* Lit le fichier reçu et écrit son contenu dans un fichier sur le
* disque.
*/
byte[] tampon = new byte[TAILLE_TAMPON];
int longueur;
while ( ( longueur = entree.read( tampon ) ) > 0 ) {
sortie.write( tampon, 0, longueur );
}
} finally {
try {
sortie.close();
} catch ( IOException ignore ) {
}
try {
entree.close();
} catch ( IOException ignore ) {
}
}
}
À l'aide d'un tableau d'octets jouant le rôle de tampon, la boucle ici mise en place parcourt le contenu du fichier reçu et l'écrit morceau par morceau dans le fichier créé sur le disque. Si vous n'êtes pas familiers avec la manipulation de fichiers en Java, ou si vous avez oublié comment cela fonctionne, vous pouvez jeter un œil à ce chapitre du cours de Java.
Test du formulaire d'upload
Il ne nous reste maintenant plus qu'à vérifier que tout se déroule correctement.
Avec la configuration mise en place sur mon poste, fonctionnant sous Windows et Tomcat tournant sur le disque C:\, si je reprends les mêmes données que dans les exemples précédents, j'obtiens ce résultat (voir la figure suivante).
Alors après validation, le répertoire C:\fichiers de mon disque contient bien une copie du fichier eclipse.ini, comme l'indique la figure suivante.
Ça y est, vous êtes maintenant capables de récupérer des fichiers envoyés par vos utilisateurs ! :)
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Tout cela semble bien joli, mais nous allons un peu vite en besogne. En effet, plusieurs problématiques importantes se posent avec la solution mise en place :
nous ne gérons pas les fichiers de mêmes noms ;
nous ne savons pas éviter les doublons ;
nous n'avons pas réfléchi à l'endroit choisi pour le stockage.
Comment gérer les fichiers de mêmes noms ?
Le plus simple, c'est de toujours renommer les fichiers reçus avant de les enregistrer sur le disque. Tout un tas de solutions, que vous pouvez combiner, s'offrent alors à vous :
ajouter un suffixe à votre fichier si un fichier du même nom existe déjà sur le disque ;
placer vos fichiers dans des répertoires différents selon leur type ou leur extension ;
renommer, préfixer ou suffixer vos fichiers par un timestamp ;
vous baser sur un hashCode du contenu binaire du fichier pour générer une arborescence et un nom unique ;
etc.
À vous de définir quelle(s) solution(s) convien(nen)t le mieux aux contraintes de votre projet.
Comment éviter les doublons ?
Là, il s'agit plus d'une optimisation que d'un réel problème. Mais effectivement, si votre application est vouée à être massivement utilisée, vous pourriez éventuellement juger intéressant d'économiser un peu d'espace disque sur votre serveur en ne réenregistrant pas un fichier qui existe déjà sur le disque. Autrement dit, faire en sorte que si un utilisateur envoie un fichier qu'un autre utilisateur a déjà envoyé par le passé, votre application sache le reconnaître rapidement et agir en conséquence.
Comme vous devez vous en douter, c'est un travail un peu plus ardu que la simple gestion des fichiers de mêmes noms que nous venons d'aborder. Toutefois, une des solutions précédentes peut convenir : en vous basant sur un hashCode du contenu binaire du fichier pour générer une arborescence et un nom unique, vous pouvez ainsi à la fois vous affranchir du nom que l'utilisateur a donné à son fichier, et vous assurer qu'un contenu identique ne sera pas dupliqué à deux endroits différents sur votre disque.
Exemple :
un utilisateur envoie un fichier nommé pastèque.jpg ;
votre application le reçoit, et génère un hashCode basé sur son contenu, par exemple a8cb45e3d6f1dd5e ;
elle stocke alors le fichier dans l'arborescence /a8cb/45e3/d6f1/dd5e.jpg, construite à partir du hashCode ;
un autre utilisateur envoie plus tard un fichier nommé watermelon.jpg, dont le contenu est exactement identique au précédent fichier ;
votre application le reçoit, et génère alors le même hashCode que précédemment, puisque le contenu est identique ;
elle se rend alors compte que l'arborescence /a8cb/45e3/d6f1/dd5e.jpg existe déjà, et saute l'étape d'écriture sur le disque.
Bien évidemment cela demande un peu de réflexion et d'ajustements. Il faudrait en effet générer un hashCode qui soit absolument unique : si deux contenus différents peuvent conduire au même hashCode, alors ce système ne fonctionne plus ! Mais c'est une piste sérieuse qui peut, si elle est bien développée, remplir la mission sans accrocs. ;)
Où stocker les fichiers reçus ?
C'est en effet une bonne question, qui mérite qu'on s'y attarde un instant. A priori, deux possibilités s'offrent à nous :
stocker les fichiers au sein de l'application web, dans un sous-répertoire du dossier WebContent d'Eclipse par exemple ;
stocker les fichiers en dehors de l'application, dans un répertoire du disque local.
Vous avez ici aveuglément suivi mes consignes, et ainsi implémenté la seconde option. En effet, dans l'exemple j'ai bien enregistré le fichier dans un répertoire placé à la racine de mon disque local. Mais vous devez vous rendre compte que cette solution peut poser un problème important : tous les fichiers placés en dehors de l'application, un peu à la manière des fichiers placés sous son répertoire /WEB-INF, sont invisibles au contexte web, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas accessibles directement via une URL. Autrement dit, vous ne pourrez pas proposer aux utilisateurs de télécharger ces fichiers !
Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir opté pour la première solution ? o_O
Eh bien tout simplement parce que si elle a l'avantage de pouvoir rendre disponibles les fichiers directement aux utilisateurs, puisque tout fichier placé sous la racine d'une application est accessible directement via une URL, elle présente un autre inconvénient : en stockant les fichiers directement dans le conteneur de votre application, vous les rendez vulnérables à un écrasement lors d'un prochain redémarrage serveur ou d'un prochain redéploiement de l'application.
Vous en apprendrez plus à ce sujet dans les annexes du cours, contentez-vous pour le moment de retenir la pratique qui découle de ces contraintes : il est déconseillé de stocker les fichiers uploadés par les utilisateurs dans le conteneur.
Mais alors, comment faire pour rendre nos fichiers externes disponibles au téléchargement ?
La réponse à cette question nécessite un peu de code et d'explications, et vous attend dans le chapitre suivant !
Rendre le tout entièrement automatique
Dans le cas d'un petit formulaire comme celui de notre exemple, tout va bien. Nous sommes là pour apprendre, nous avons le temps de perdre notre temps ( :D ) à développer des méthodes utilitaires et à réfléchir à des solutions adaptées. Mais dans une vraie application, des formulaires qui contiennent des champs de type fichier, vous risquez d'en rencontrer plus d'un ! Et vous allez vite déchanter quand vous aurez à créer toutes les servlets responsables des traitements...
L'idéal, ça serait de pouvoir continuer à utiliser les méthodes request.getParameter() comme si de rien n'était ! Eh bien pour cela, pas de miracle, il faut mettre en place un filtre qui va se charger d'effectuer les vérifications et conversions nécessaires, et qui va rendre disponible le contenu des fichiers simplement. C'est un travail conséquent et plutôt difficile. Plutôt que de vous faire coder le tout à partir de zéro, je vais vous laisser admirer la superbe classe présentée dans cet excellent article. C'est en anglais, mais le code est extrêmement clair et professionnel, essayez d'y jeter un œil et de le comprendre.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Nous avons déjà fourni beaucoup d'efforts, mais il nous reste encore une étape importante à franchir : nous devons encore intégrer ce que nous venons de mettre en place dans notre architecture MVC. Nous l'avons déjà fait avec le formulaire d’inscription et de connexion, vous devez commencer à être habitués ! Il va nous falloir :
créer un bean représentant les données manipulées, en l'occurrence il s'agit d'un fichier et de sa description ;
créer un objet métier qui regroupe les traitements jusqu'à présent réalisés dans la servlet ;
en profiter pour y ajouter des méthodes de validation de la description et du fichier, et ainsi permettre une gestion fine des erreurs et exceptions ;
reprendre la servlet pour l'adapter aux objets du modèle fraîchement créés ;
modifier la page JSP pour qu'elle récupère les nouvelles informations qui lui seront transmises.
Le plus gros du travail va se situer dans l'objet métier responsable des traitements et validations. C'est là que nous allons devoir réfléchir un petit peu, afin de trouver un moyen efficace pour gérer toutes les exceptions possibles lors de la réception de données issues de notre formulaire. Sans plus attendre, voici les codes commentés et expliqués...
Création du bean représentant un fichier
Commençons par le plus simple. Un fichier étant représenté par son nom et sa description, nous avons uniquement besoin d'un bean que nous allons nommer Fichier, qui contiendra deux propriétés et que nous allons placer comme ses confrères dans le package com.sdzee.beans :
package com.sdzee.beans;
public class Fichier {
private String description;
private String nom;
public String getDescription() {
return description;
}
public void setDescription( String description ) {
this.description = description;
}
public String getNom() {
return nom;
}
public void setNom( String nom ) {
this.nom = nom;
}
}
Jusque-là, ça va...
Création de l'objet métier en charge du traitement du formulaire
Arrivés là, les choses se compliquent un peu pour nous :
pour assurer la validation des champs, nous allons simplement vérifier que le champ description est renseigné et qu'il contient au moins 15 caractères, et nous allons vérifier que le champ fichier existe bien et contient bien des données ;
pour assurer la gestion des erreurs, nous allons, comme pour nos systèmes d'inscription et de connexion, initialiser une Map d'erreurs et une chaîne contenant le résultat final du processus.
La difficulté va ici trouver sa source dans la gestion des éventuelles erreurs qui peuvent survenir. À la différence de simples champs texte, la manipulation d'un fichier fait intervenir beaucoup de composants différents, chacun pouvant causer des exceptions bien particulières. Je vous donne le code pour commencer, celui de l'objet métier UploadForm placé dans le package com.sdzee.forms, et nous en reparlons ensuite. Ne paniquez pas s'il vous semble massif, plus de la moitié des lignes sont des commentaires destinés à vous en faciliter la compréhension ! ;)
package com.sdzee.forms;
import java.io.BufferedInputStream;
import java.io.BufferedOutputStream;
import java.io.File;
import java.io.FileOutputStream;
import java.io.IOException;
import java.io.InputStream;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.Part;
import com.sdzee.beans.Fichier;
public final class UploadForm {
private static final String CHAMP_DESCRIPTION = "description";
private static final String CHAMP_FICHIER = "fichier";
private static final int TAILLE_TAMPON = 10240; // 10 ko
private String resultat;
private Map<String, String> erreurs = new HashMap<String, String>();
public String getResultat() {
return resultat;
}
public Map<String, String> getErreurs() {
return erreurs;
}
public Fichier enregistrerFichier( HttpServletRequest request, String chemin ) {
/* Initialisation du bean représentant un fichier */
Fichier fichier = new Fichier();
/* Récupération du champ de description du formulaire */
String description = getValeurChamp( request, CHAMP_DESCRIPTION );
/*
* Récupération du contenu du champ fichier du formulaire. Il faut ici
* utiliser la méthode getPart(), comme nous l'avions fait dans notre
* servlet auparavant.
*/
String nomFichier = null;
InputStream contenuFichier = null;
try {
Part part = request.getPart( CHAMP_FICHIER );
/*
* Il faut déterminer s'il s'agit bien d'un champ de type fichier :
* on délègue cette opération à la méthode utilitaire
* getNomFichier().
*/
nomFichier = getNomFichier( part );
/*
* Si la méthode a renvoyé quelque chose, il s'agit donc d'un
* champ de type fichier (input type="file").
*/
if ( nomFichier != null && !nomFichier.isEmpty() ) {
/*
* Antibug pour Internet Explorer, qui transmet pour une
* raison mystique le chemin du fichier local à la machine
* du client...
*
* Ex : C:/dossier/sous-dossier/fichier.ext
*
* On doit donc faire en sorte de ne sélectionner que le nom
* et l'extension du fichier, et de se débarrasser du
* superflu.
*/
nomFichier = nomFichier.substring( nomFichier.lastIndexOf( '/' ) + 1 )
.substring( nomFichier.lastIndexOf( '\\' ) + 1 );
/* Récupération du contenu du fichier */
contenuFichier = part.getInputStream();
}
} catch ( IllegalStateException e ) {
/*
* Exception retournée si la taille des données dépasse les limites
* définies dans la section <multipart-config> de la déclaration de
* notre servlet d'upload dans le fichier web.xml
*/
e.printStackTrace();
setErreur( CHAMP_FICHIER, "Les données envoyées sont trop volumineuses." );
} catch ( IOException e ) {
/*
* Exception retournée si une erreur au niveau des répertoires de
* stockage survient (répertoire inexistant, droits d'accès
* insuffisants, etc.)
*/
e.printStackTrace();
setErreur( CHAMP_FICHIER, "Erreur de configuration du serveur." );
} catch ( ServletException e ) {
/*
* Exception retournée si la requête n'est pas de type
* multipart/form-data. Cela ne peut arriver que si l'utilisateur
* essaie de contacter la servlet d'upload par un formulaire
* différent de celui qu'on lui propose... pirate ! :|
*/
e.printStackTrace();
setErreur( CHAMP_FICHIER,
"Ce type de requête n'est pas supporté, merci d'utiliser le formulaire prévu pour envoyer votre fichier." );
}
/* Si aucune erreur n'est survenue jusqu'à présent */
if ( erreurs.isEmpty() ) {
/* Validation du champ de description. */
try {
validationDescription( description );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_DESCRIPTION, e.getMessage() );
}
fichier.setDescription( description );
/* Validation du champ fichier. */
try {
validationFichier( nomFichier, contenuFichier );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_FICHIER, e.getMessage() );
}
fichier.setNom( nomFichier );
}
/* Si aucune erreur n'est survenue jusqu'à présent */
if ( erreurs.isEmpty() ) {
/* Écriture du fichier sur le disque */
try {
ecrireFichier( contenuFichier, nomFichier, chemin );
} catch ( Exception e ) {
setErreur( CHAMP_FICHIER, "Erreur lors de l'écriture du fichier sur le disque." );
}
}
/* Initialisation du résultat global de la validation. */
if ( erreurs.isEmpty() ) {
resultat = "Succès de l'envoi du fichier.";
} else {
resultat = "Échec de l'envoi du fichier.";
}
return fichier;
}
/*
* Valide la description saisie.
*/
private void validationDescription( String description ) throws Exception {
if ( description != null ) {
if ( description.length() < 15 ) {
throw new Exception( "La phrase de description du fichier doit contenir au moins 15 caractères." );
}
} else {
throw new Exception( "Merci d'entrer une phrase de description du fichier." );
}
}
/*
* Valide le fichier envoyé.
*/
private void validationFichier( String nomFichier, InputStream contenuFichier ) throws Exception {
if ( nomFichier == null || contenuFichier == null ) {
throw new Exception( "Merci de sélectionner un fichier à envoyer." );
}
}
/*
* Ajoute un message correspondant au champ spécifié à la map des erreurs.
*/
private void setErreur( String champ, String message ) {
erreurs.put( champ, message );
}
/*
* Méthode utilitaire qui retourne null si un champ est vide, et son contenu
* sinon.
*/
private static String getValeurChamp( HttpServletRequest request, String nomChamp ) {
String valeur = request.getParameter( nomChamp );
if ( valeur == null || valeur.trim().length() == 0 ) {
return null;
} else {
return valeur;
}
}
/*
* Méthode utilitaire qui a pour unique but d'analyser l'en-tête
* "content-disposition", et de vérifier si le paramètre "filename" y est
* présent. Si oui, alors le champ traité est de type File et la méthode
* retourne son nom, sinon il s'agit d'un champ de formulaire classique et
* la méthode retourne null.
*/
private static String getNomFichier( Part part ) {
/* Boucle sur chacun des paramètres de l'en-tête "content-disposition". */
for ( String contentDisposition : part.getHeader( "content-disposition" ).split( ";" ) ) {
/* Recherche de l'éventuelle présence du paramètre "filename". */
if ( contentDisposition.trim().startsWith( "filename" ) ) {
/*
* Si "filename" est présent, alors renvoi de sa valeur,
* c'est-à-dire du nom de fichier sans guillemets.
*/
return contentDisposition.substring( contentDisposition.indexOf( '=' ) + 1 ).trim().replace( "\"", "" );
}
}
/* Et pour terminer, si rien n'a été trouvé... */
return null;
}
/*
* Méthode utilitaire qui a pour but d'écrire le fichier passé en paramètre
* sur le disque, dans le répertoire donné et avec le nom donné.
*/
private void ecrireFichier( InputStream contenu, String nomFichier, String chemin ) throws Exception {
/* Prépare les flux. */
BufferedInputStream entree = null;
BufferedOutputStream sortie = null;
try {
/* Ouvre les flux. */
entree = new BufferedInputStream( contenu, TAILLE_TAMPON );
sortie = new BufferedOutputStream( new FileOutputStream( new File( chemin + nomFichier ) ),
TAILLE_TAMPON );
/*
* Lit le fichier reçu et écrit son contenu dans un fichier sur le
* disque.
*/
byte[] tampon = new byte[TAILLE_TAMPON];
int longueur = 0;
while ( ( longueur = entree.read( tampon ) ) > 0 ) {
sortie.write( tampon, 0, longueur );
}
} finally {
try {
sortie.close();
} catch ( IOException ignore ) {
}
try {
entree.close();
} catch ( IOException ignore ) {
}
}
}
}
Sans surprise, dans ce code vous retrouvez bien :
les méthodes utilitaires ecrireFichier() et getNomFichier(), que nous avions développées dans notre servlet ;
l'analyse des éléments de type Part que nous avions mis en place là encore dans notre servlet, pour retrouver le champ contenant le fichier ;
l'architecture que nous avions mise en place dans nos anciens objets métiers dans les systèmes d'inscription et de connexion. Notamment la Maperreurs, la chaîne resultat, les méthodes getValeurChamp() et setErreur(), ainsi que la grosse méthode centrale ici nommée enregistrerFichier(), qui correspond à la méthode appelée depuis la servlet pour effectuer les traitements.
Comme vous pouvez le constater, la seule différence notoire est le nombre de blocs try / catch qui interviennent, et le nombre de vérifications de la présence d'erreurs. À propos, je ne me suis pas amusé à vérifier trois fois de suite - aux lignes 109, 128 et 138 - si des erreurs avaient eu lieu au cours du processus ou non. C'est simplement afin d'éviter de continuer inutilement le processus de validation si des problèmes surviennent lors des traitements précédents, et également afin de pouvoir renvoyer un message d'erreur précis à l'utilisateur.
Enfin, vous remarquerez pour finir que j'ai modifié légèrement la méthode utilitaire ecrireFichier(), et que je lui passe désormais le contenu de type InputStream renvoyé par la méthode part.getInputStream(), et non plus directement l'élément Part. En procédant ainsi je peux m'assurer, en amont de la demande d'écriture sur le disque, si le contenu existe et est bien manipulable par notre méthode utilitaire.
Reprise de la servlet
C'est ici un petit travail de simplification, nous devons nettoyer le code de notre servlet pour qu'elle remplisse uniquement un rôle d'aiguilleur :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import com.sdzee.beans.Fichier;
import com.sdzee.forms.UploadForm;
public class Upload extends HttpServlet {
public static final String CHEMIN = "chemin";
public static final String ATT_FICHIER = "fichier";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String VUE = "/WEB-INF/upload.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* Affichage de la page d'upload */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/*
* Lecture du paramètre 'chemin' passé à la servlet via la déclaration
* dans le web.xml
*/
String chemin = this.getServletConfig().getInitParameter( CHEMIN );
/* Préparation de l'objet formulaire */
UploadForm form = new UploadForm();
/* Traitement de la requête et récupération du bean en résultant */
Fichier fichier = form.enregistrerFichier( request, chemin );
/* Stockage du formulaire et du bean dans l'objet request */
request.setAttribute( ATT_FORM, form );
request.setAttribute( ATT_FICHIER, fichier );
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE ).forward( request, response );
}
}
L'unique différence avec les anciennes servlets d'inscription et de connexion se situe dans l'appel à la méthode centrale de l'objet métier. Cette fois, nous devons lui passer un argument supplémentaire en plus de l'objet request : le chemin physique de stockage des fichiers sur le disque local, que nous récupérons - souvenez-vous - via le paramètre d’initialisation défini dans le bloc <init-param> de la déclaration de la servlet.
Adaptation de la page JSP aux nouvelles informations transmises
Pour terminer, il faut modifier légèrement le formulaire pour qu'il affiche les erreurs que nous gérons dorénavant grâce à notre objet métier. Vous connaissez le principe, cela reprend là encore les mêmes concepts que ceux que nous avions mis en place dans nos systèmes d'inscription et de connexion :
Vous pouvez maintenant tester votre formulaire sous toutes ses coutures : envoyez des champs vides ou mal renseignés, n'envoyez qu'un champ sur deux, envoyez un fichier trop gros, configurez votre servlet pour qu'elle enregistre les fichiers dans un dossier qui n'existe pas sur votre disque, etc.
Dans le désordre, voici aux figures suivantes un aperçu de quelques rendus que vous devriez obtenir dans différents cas d'échecs.
Envoi sans description ni fichierEnvoi d'un fichier trop lourdEnvoi avec une description trop courte et pas de fichier
Pour envoyer un fichier depuis un formulaire, il faut utiliser une requête de type multipart via <form ... enctype="multipart/form-data">.
Pour récupérer les données d'une telle requête depuis le serveur, l'API Servlet 3.0 fournit la méthode request.getParts().
Pour rendre disponible cette méthode dans une servlet, il faut compléter sa déclaration dans le fichier web.xml avec une section <multipart-config>.
Pour vérifier si une Part contient un fichier, il faut vérifier son type en analysant son en-tête Content-Disposition.
Pour écrire le contenu d'un tel fichier sur le serveur, il suffit ensuite de récupérer le flux via la méthode part.getInputStream() et de le manipuler comme on manipulerait un fichier local.
Lors de la sauvegarde de fichiers sur un serveur, il faut penser aux contraintes imposées par le web : noms de fichiers identiques, contenus de fichiers identiques, faux fichiers, etc.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Mettons-nous maintenant du côté du client : comment permettre aux utilisateurs de récupérer un fichier présent sur le serveur ? Nous pourrions nous contenter de placer nos documents dans un répertoire du serveur accessible au public, et de leur donner des liens directs vers les fichiers, mais :
c'est une mauvaise pratique, pour les raisons évoquées dans le chapitre précédent ;
nous sommes fidèles à MVC, et nous aimons bien tout contrôler : un seul point d'entrée pour les téléchargements, pas cinquante !
C'est dans cette optique que nous allons réaliser une servlet qui aura pour unique objectif de permettre aux clients de télécharger des fichiers.
Les seules ressources auxquelles l'utilisateur peut accéder depuis son navigateur sont les fichiers et dossiers placés sous la racine de votre application, c'est-à-dire sous le dossier WebContent de votre projet Eclipse, à l'exception bien entendu du répertoire privé /WEB-INF. Ainsi, lorsque vous enregistrez vos fichiers en dehors de votre application web (ailleurs sur le disque dur, ou bien sur un FTP distant, dans une base de données, etc.), le client ne peut pas y accéder directement par une URL.
Une des solutions possibles est alors de créer une servlet dont l'unique objectif est de charger ces fichiers depuis le chemin en dehors du conteneur web (ou depuis une base de données, mais nous y reviendrons bien plus tard), et de les transmettre en flux continu (en anglais, on parle de streaming) à l'objet HttpServletResponse. Le client va alors visualiser sur son navigateur une fenêtre de type "Enregistrer sous...". Comment procéder ? Regardons tout cela étape par étape...
Création de la servlet
Pour commencer nous allons créer une ébauche de servlet, que nous allons nommer Download et placer dans com.sdzee.servlets :
package com.sdzee.servlets;
import java.io.IOException;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class Download extends HttpServlet {
public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {
}
}
La seule action réalisée par le client sera un clic sur un lien pour télécharger un fichier, notre servlet aura donc uniquement besoin d'implémenter la méthode doGet().
Paramétrage de la servlet
Configurons ensuite l'URL d'accès à notre servlet :
Nous devons maintenant préciser à notre servlet où elle va devoir aller chercher les fichiers sur le disque.
Comment lui faire connaître ce répertoire ?
Il y a plusieurs manières de faire, mais puisque nous avions précisé ce chemin dans le fichier web.xml pour la servlet d'upload, nous allons faire de même avec notre servlet de download ! Si votre mémoire est bonne, vous devez vous souvenir d'une balise optionnelle permettant de préciser à une servlet des paramètres d'initialisation... La balise <init-param>, ça vous dit quelque chose ? :)
En procédant ainsi, nous mettons à disposition de notre servlet un objet qui contient la valeur spécifiée ! Ainsi, côté servlet il nous suffit de lire la valeur associée depuis notre méthode doGet(), vide jusqu'à présent :
public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {
/* Lecture du paramètre 'chemin' passé à la servlet via la déclaration dans le web.xml */
String chemin = this.getServletConfig().getInitParameter( "chemin" );
}
Vous retrouvez ici la méthode permettant l'accès aux paramètres d'initialisation getInitParameter(), qui prend en argument le nom du paramètre ciblé.
Analyse du fichier
Maintenant que tout est précisé côté serveur, il nous faut donner au client un moyen de préciser quel fichier il souhaite télécharger. La première idée qui nous vient à l'esprit est évidemment un paramètre de requête, comme nous avons toujours fait jusqu'à présent notamment avec nos formulaires. Oui, mais nous n'allons pas procéder ainsi...
Quel est le problème avec les paramètres de requêtes ?
Le problème, c'est... Internet Explorer, entre autres. Alors que la plupart des navigateurs sont capables de détecter proprement un nom de fichier initialisé dans les en-têtes HTTP, IE ignore tout simplement ce champ et considère lors de l'affichage de la fenêtre "Enregistrer sous..." que le nom du fichier à enregistrer correspond à la fin de l'URL demandée, c'est-à-dire dans notre cas à l'URL de notre servlet de téléchargement ! Autrement dit, il va faire télécharger une page blanche à l'utilisateur. Certains navigateurs sont incapables de détecter correctement le contenu de l'en-tête Content-Type.
Bref, afin d'éviter tous ces ennuis dus aux différentes moutures des navigateurs existant, il nous reste un moyen simple et propre de faire passer notre nom de fichier : l'inclure directement dans l'URL. Autrement dit, faire en sorte qu'il nous suffise d'appeler une URL du type http://localhost:8080/pro/fichiers/test.txt pour télécharger le fichier nommé test.txt !
Pour ce faire, côté servlet nous allons utiliser une méthode de l'objet HttpServletRequest : getPathInfo(). Elle retourne la fraction de l'URL qui correspond à ce qui est situé entre le chemin de base de la servlet et les paramètres de requête. Il faut donc ajouter à notre méthode doGet() la ligne suivante :
/* Récupération du chemin du fichier demandé au sein de l'URL de la requête */
String fichierRequis = request.getPathInfo();
Dans la documentation de la méthode getPathInfo(), nous remarquons qu'elle retourne null si aucun chemin n'existe dans l'URL, et qu'un chemin existant commence toujours par /. Nous devons donc vérifier si un chemin vide est transmis en ajoutant cette condition :
/* Vérifie qu'un fichier a bien été fourni */
if ( fichierRequis == null || "/".equals( fichierRequis ) ) {
/* Si non, alors on envoie une erreur 404, qui signifie que la ressource demandée n'existe pas */
response.sendError(HttpServletResponse.SC_NOT_FOUND);
return;
}
Vous remarquez ici l'emploi d'une méthode de l'objet HttpServletResponse qui vous était encore inconnue jusque-là : sendError(). Elle permet de retourner au client les messages et codes d'erreur HTTP souhaités. Je vous laisse parcourir la documentation et découvrir par vous-mêmes les noms des différentes constantes représentant les codes d'erreur accessibles ; en l'occurrence celui que j'ai utilisé ici correspond à la fameuse erreur 404. Bien entendu, vous pouvez opter pour quelque chose de moins abrupt, en initialisant par exemple un message d'erreur quelconque que vous transmettez ensuite à une page JSP dédiée, pour affichage à l'utilisateur.
L'étape suivante consiste à contrôler le nom du fichier transmis et à vérifier si un tel fichier existe :
/* Décode le nom de fichier récupéré, susceptible de contenir des espaces et autres caractères spéciaux, et prépare l'objet File */
fichierRequis = URLDecoder.decode( fichierRequis, "UTF-8");
File fichier = new File( chemin, fichierRequis );
/* Vérifie que le fichier existe bien */
if ( !fichier.exists() ) {
/* Si non, alors on envoie une erreur 404, qui signifie que la ressource demandée n'existe pas */
response.sendError(HttpServletResponse.SC_NOT_FOUND);
return;
}
Avant de créer un objet File basé sur le chemin du fichier récupéré, il est nécessaire de convertir les éventuels caractères spéciaux qu'il contient à l'aide de la méthode URLDecoder.decode(). Une fois l'objet créé, là encore si le fichier n'existe pas sur le disque, j'utilise la méthode sendError() pour envoyer une erreur 404 au client et ainsi lui signaler que la ressource demandée n'a pas été trouvée.
Une fois ces contrôles réalisés, il nous faut encore récupérer le type du fichier transmis, à l'aide de la méthode getMimeType() de l'objet ServletContext. Sa documentation nous indique qu'elle retourne le type du contenu d'un fichier en prenant pour argument son nom uniquement. Si le type de contenu est inconnu, alors la méthode renvoie null :
/* Récupère le type du fichier */
String type = getServletContext().getMimeType( fichier.getName() );
/* Si le type de fichier est inconnu, alors on initialise un type par défaut */
if ( type == null ) {
type = "application/octet-stream";
}
Pour information, les types de fichiers sont déterminés par le conteneur lui-même. Lorsque le conteneur reçoit une requête demandant un fichier et qu'il le trouve, il le renvoie au client. Dans la réponse HTTP retournée, il renseigne alors l'en-tête Content-Type. Pour ce faire, il se base sur les types MIME dont il a connaissance, en fonction de l'extension du fichier à retourner. Ces types sont spécifiés dans le fichier web.xml global du conteneur, qui est situé dans le répertoire /conf/ du Tomcat Home. Si vous l'éditez, vous verrez qu'il en contient déjà une bonne quantité ! En voici un court extrait :
Ainsi, il est possible d'ajouter un type inconnu au serveur, il suffit pour cela d'ajouter une section <mime-mapping> au fichier. De même, il est possible d'apporter de telles modifications sur le web.xml de votre projet web, afin de limiter l'impact des changements effectués à votre application uniquement, et non pas à toute instance de Tomcat lancée sur votre poste.
Bref, dans notre cas nous n'allons pas nous embêter : nous nous contentons de spécifier un type par défaut si l'extension du fichier demandée est inconnue.
Génération de la réponse HTTP
Après tous ces petits traitements, nous avons maintenant tout en main pour initialiser une réponse HTTP et y renseigner les en-têtes nécessaires, à savoir :
Content-Type ;
Content-Length ;
Content-Disposition.
Voici donc le code en charge de l'initialisation de la réponse :
private static final int DEFAULT_BUFFER_SIZE = 10240; // 10 ko
...
/* Initialise la réponse HTTP */
response.reset();
response.setBufferSize( DEFAULT_BUFFER_SIZE );
response.setContentType( type );
response.setHeader( "Content-Length", String.valueOf( fichier.length() ) );
response.setHeader( "Content-Disposition", "attachment; filename=\"" + fichier.getName() + "\"" );
Voici quelques explications sur l'enchaînement ici réalisé :
reset() : efface littéralement l'intégralité du contenu de la réponse initiée par le conteneur ;
setBufferSize() : méthode à appeler impérativement après un reset() ;
setContentType() : spécifie le type des données contenues dans la réponse ;
nous retrouvons ensuite les deux en-têtes HTTP, qu'il faut construire "à la main" via des appels à setHeader().
Lecture et envoi du fichier
Nous arrivons enfin à la dernière étape du processus : la lecture du flux et l'envoi au client ! Commençons par mettre en place proprement l'ouverture des flux :
Nous pourrions ici très bien utiliser directement les flux de type FileInputStream et ServletOutputStream, mais les objets BufferedInputStream et BufferedOutputStream permettent via l'utilisation d'une mémoire tampon une gestion plus souple de la mémoire disponible sur le serveur :
dans le flux entree, nous ouvrons un FileInputStream sur le fichier demandé. Nous décorons ensuite ce flux avec un BufferedInputStream, avec ici un tampon de la même taille que le tampon mis en place sur la réponse HTTP ;
dans le flux sortie, nous récupérons directement le ServletOutpuStream depuis la méthode getOutputStream() de l'objet HttpServletResponse. Nous décorons ensuite ce flux avec un BufferedOutputStream, avec là encore un tampon de la même taille que le tampon mis en place sur la réponse HTTP.
Ceci fait, il ne nous reste plus qu'à mettre en place un tampon et à envoyer notre fichier au client, le tout depuis notre bloc try :
/* Lit le fichier et écrit son contenu dans la réponse HTTP */
byte[] tampon = new byte[TAILLE_TAMPON];
int longueur;
while ( ( longueur= entree.read( tampon ) ) > 0 ) {
sortie.write( tampon, 0, longueur );
}
À l'aide d'un tableau d'octets jouant le rôle de tampon, la boucle mise en place parcourt le fichier et l'écrit, morceau par morceau, dans la réponse.
Nous y voilà finalement : notre servlet de téléchargement est opérationnelle ! Vous pouvez télécharger son code intégral en cliquant sur ce lien.
Vérification de la solution
Avec une telle servlet mise en place, les clients peuvent dorénavant télécharger sur leur poste les fichiers qui sont présents sous le répertoire /fichiers du disque du serveur sur lequel tourne votre application. Je vous l'ai déjà précisé dans le chapitre précédent, en ce qui me concerne, avec la configuration en place sur mon poste, ce répertoire pointe vers c:\fichiers.
Ainsi, si je veux qu'un client puisse télécharger un fichier test.txt depuis mon application, il me suffit de le placer dans c:\fichiers ! Le client devra alors saisir l'URL http://localhost:8080/pro/fichiers/test.txt dans son navigateur et obtiendra le résultat suivant si le fichier existe bien sur mon serveur (voir la figure suivante).
Et il obtiendra logiquement une erreur 404 si le fichier n'existe pas sur le serveur.
De même, vous pouvez vérifier qu'il obtiendra la même erreur s'il essaie d'accéder à la servlet de téléchargement sans préciser un nom de fichier, via l'URL http://localhost:8080/pro/fichiers/.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Je vais maintenant vous faire découvrir une manière de faire, bien moins chronophage, mais qui n'existe que sur certains serveurs d'applications.
En effet, si nous utilisions le serveur GlassFish en lieu et place de Tomcat, nous n'aurions tout bonnement pas besoin d'écrire une servlet dédiée au téléchargement de fichiers placés à l'extérieur du conteneur !
Comment est-ce possible ?
Eh bien il se trouve que le serveur d'Oracle est livré avec une fonctionnalité très intéressante qui permet littéralement de "monter" un répertoire externe au conteneur dans une application web : les Alternate Document Roots.
Le principe est relativement simple : il s'agit d'un système qui permet de mettre en place une correspondance automatique entre des URL qui suivent un format particulier, et un répertoire du disque local sur lequel le serveur tourne. Par exemple, pour notre exemple il nous suffirait de définir que toute URL respectant le pattern/pro/fichiers/* pointe vers son équivalent c:\fichiers\*. La mise en place de ce mécanisme se fait via l'ajout d'une section dans l'équivalent du fichier web.xml sous GlassFish. Si vous utilisez ce serveur et souhaitez faire le test, je vous laisse parcourir la documentation du système pour plus d'informations, elle est en anglais mais reste très accessible, même pour un débutant. ;)
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Notre précédente servlet vous paraît peut-être un peu compliquée, mais elle ne fait en réalité qu'obtenir un InputStream de la ressource désirée, et l'écrire dans l'OutputStream de la réponse HTTP, accompagné d'en-têtes modifiés. C'est une approche plutôt simpliste, car elle ne permet pas de connaître l'état du téléchargement en cours : autrement dit, en cas de coupure côté client il est impossible de lui proposer la reprise d'un téléchargement en cours.
Pourtant, lorsqu'un utilisateur télécharge un fichier massif et subit un problème de réseau quelconque en cours de route, par exemple à 99% du fichier... il aimerait bien que nous ayons sauvegardé l'état de son précédent téléchargement, et que nous lui proposions à son retour de poursuivre là où il s'était arrêté, et de télécharger uniquement le 1% restant !
Comment proposer la reprise d'un téléchargement ?
Le principe se corse un peu dès lors qu'on souhaite proposer ce type de service. Depuis notre servlet, il faudrait manipuler au minimum trois nouveaux en-têtes de la réponse HTTP afin d'activer cette fonctionnalité.
Accept-Ranges : cet en-tête de réponse, lorsqu'il contient la valeur "bytes", informe le client que le serveur supporte les requêtes demandant une plage définie de données. Avec cette information, le client peut alors demander une section particulière d'un fichier à travers l'en-tête de requête Range.
ETag : cet en-tête de réponse doit contenir une valeur unique permettant d'identifier le fichier concerné. Il est possible d'utiliser le système de votre choix, il n'y a aucune contrainte : tout ce qui importe, c'est que chacune des valeurs associées à un fichier soit unique. Certains serveurs utilisent par exemple l'algorithme MD5 pour générer un hash basé sur le contenu du fichier, d'autres utilisent une combinaison d'informations à propos du fichier (son nom, sa taille, sa date de modification, etc.), d'autres génèrent un hash de cette combinaison... Avec cette information, le client peut alors renvoyer l'identifiant obtenu au serveur à travers l'en-tête de requête If-Match ou If-Range, et le serveur peut alors déterminer de quel fichier il est question.
Last-Modified : cet en-tête de réponse doit contenir un timestamp, qui représente la date de la dernière modification du fichier côté serveur. Avec cette information, le client peut alors renvoyer le timestamp obtenu au serveur à travers l'en-tête de requête If-Unmodified-Since, ou bien là encore If-Range.
Bref, vous l'aurez compris la manœuvre devient vite bien plus compliquée dès lors que l'on souhaite réaliser quelque chose de plus évolué et user-friendly ! Il n'est rien d'insurmontable pour vous, mais ce travail requiert de la patience, une bonne lecture du protocole HTTP, une bonne logique de traitement dans votre servlet et enfin une campagne de tests très poussée, afin de ne laisser passer aucun cas particulier ni aucune erreur. Quoi qu'il en soit, vous avez ici toutes les informations clés pour mettre en place un tel système !
En ce qui nous concerne, nous allons, dans le cadre de ce cours, nous contenter de notre servlet simpliste, le principe y est posé et l'intérêt pédagogique d'un système plus complexe serait d'autant plus faible. ^^
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Avec notre servlet en place, nous avons centralisé la gestion des fichiers demandés par les clients, qui passent dorénavant tous par cette unique passerelle de sortie. Si vous envisagez dans une application de réaliser des statistiques sur les téléchargements effectués par les utilisateurs, il est intuitif d'envisager la modification de cette servlet pour qu'elle relève les données souhaitées : combien de téléchargements par fichier, combien de fichiers par utilisateur, combien de téléchargements simultanés, la proportion d'images téléchargées par rapport aux autres types de fichiers, etc. Bref, n'importe quelle information dont vous auriez besoin.
Seulement comme vous le savez, nous essayons de garder nos contrôleurs les plus légers possibles, et de suivre au mieux MVC. Voilà pourquoi cette servlet, unique dans l'application, ne va en réalité pas se charger de cette tâche.
Dans ce cas, où réaliser ce type de traitements ?
Si vous réfléchissez bien à cette problématique, la solution est évidente : le composant idéal pour s'occuper de ce type de traitements, c'est le filtre ! Il suffit en effet d'en appliquer un sur le pattern/fichiers/* pour que celui-ci ait accès à toutes les demandes de téléchargement effectuées par les clients. Le nombre et la complexité des traitements qu'il devra réaliser dépendront bien évidemment des informations que vous souhaitez collecter. En ce qui concerne la manière, vous savez déjà que tout va passer par la méthode doFilter() du filtre en question... ;)
Le téléchargement de fichiers peut être géré simplement via une servlet dédiée, chargée de faire la correspondance entre le pattern d'URL choisi côté public et l'emplacement du fichier physique côté serveur.
Elle se charge de transmettre les données lues sur le serveur au navigateur du client via la réponse HTTP.
Pour permettre un tel transfert, il faut réinitialiser une réponse HTTP, puis définir ses en-têtes Content-Type, Content-Length et Content-Disposition.
Pour envoyer les données au client, il suffit de lire le fichier comme n'importe quel fichier local et de recopier son contenu dans le flux de sortie accessible via la méthode response.getOutputStream().
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Dans cette cinquième étape du fil rouge qui clôture cette partie du cours, vous allez ajouter un champ au formulaire de création d'un client, permettant à l'utilisateur d'envoyer une image. Servlets d'upload et de download sont au programme !
Votre mission cette fois est de permettre à l'utilisateur d'envoyer une image lors de la création d'un client via le formulaire existant. Votre application devra ensuite vérifier que le fichier envoyé est bien une image, et vous en profiterez pour vérifier que le poids de l'image ne dépasse pas 1 Mo avant de l'enregistrer dans un dossier externe au conteneur web.
Bien entendu, l'objectif suivant va être d'afficher un lien vers cette image sur la liste des clients existants. Au clic sur ce lien, l'utilisateur pourra alors visualiser l'image associée au client.
Enfin, vous devrez veiller à ce que l'utilisateur puisse toujours procéder à la création d'un client depuis le formulaire de création d'une commande, comme c'était déjà le cas jusqu'à présent.
Voici aux figure suivantes quelques exemples de rendu.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Première étape, la modification du formulaire existant. Vous allez devoir reprendre le code du fragment de JSP contenant les champs décrivant un client, et y ajouter un champ de type <input type="file"> pour permettre à l'utilisateur d'envoyer une image.
En conséquence, vous allez devoir ajouter un attribut enctype aux balises <form> dans les formulaires des deux JSP responsables de la création d'un client et d'une commande, afin qu'elles gèrent correctement les requêtes contenant des données sous forme de fichiers.
Validation et enregistrement du fichier
Côté serveur, vous allez devoir analyser les données reçues dans le nouveau paramètre de requête correspondant au champ de type fichier. Pour commencer, faites en sorte que ce champ soit optionnel, autrement dit que l'utilisateur puisse le laisser vide, qu'il ne soit pas obligé d'envoyer un fichier lors de la création d'un client.
Si un fichier est envoyé, alors vous allez devoir :
vérifier que le poids du fichier envoyé ne dépasse pas 1 Mo ;
vérifier que le fichier envoyé est bien une image ;
enregistrer le fichier dans un répertoire du disque local, en dehors du conteneur ;
ajouter le chemin vers l'image dans le bean Client, afin de pouvoir retrouver l'image par la suite.
Le poids du fichier
Comme je vous l'ai appris, avec l'API servlet 3.0 c'est très simple : les contraintes de taille sont imposées par la déclaration de la servlet dans le fichier web.xml, par l'intermédiaire de la section <multipart-config>. C'est donc ici que vous allez devoir limiter à 1 Mo la taille maximale d'un fichier envoyé.
De même, vous savez que Tomcat enverra une IllegalStateException en cas de dépassement des limites définies. Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire pour renvoyer un message d'erreur précis à l'utilisateur, en cas d'envoi d'un fichier trop volumineux ! ;)
Le type du fichier
Il s'agit de l'étape la plus délicate à réaliser. La solution la plus légère consiste à se baser uniquement sur l'extension du fichier envoyé par l'utilisateur, mais comme vous vous en doutez, ce n'est pas la solution que je vous demande d'adopter. Souvenez-vous : ne faites jamais confiance à l'utilisateur ! Qui vous dit qu'un d'entre eux ne va pas envoyer un prétendu fichier image contenant en réalité un exécutable, une archive, un script ou que sais-je encore ?...
Ainsi, vous allez devoir mettre en place un moyen plus efficace pour déterminer le type réel du fichier transmis. Pas de panique, il existe des bibliothèques qui se chargent de tout cela pour vous ! Je vous conseille ici l'utilisation de MimeUtil, car c'est probablement celle qui présente le moins de dépendances externes.
Voici les liens de téléchargement des deux jar nécessaires à son bon fonctionnement :
Il vous suffit de les déposer tous deux dans le répertoire /WEB-INF/lib de votre projet.
Je vous donne ci-dessous un exemple d'utilisation de la bibliothèque, vérifiant si un fichier est une image :
/* Extraction du type MIME du fichier depuis l'InputStream nommé "contenu" */
MimeUtil.registerMimeDetector( "eu.medsea.mimeutil.detector.MagicMimeMimeDetector" );
Collection<?> mimeTypes = MimeUtil.getMimeTypes( contenu );
/*
* Si le fichier est bien une image, alors son en-tête MIME
* commence par la chaîne "image"
*/
if ( mimeTypes.toString().startsWith( "image" ) ) {
/* Appeler ici la méthode d'écriture du fichier sur le disque... */
} else {
/* Envoyer ici une exception précisant que le fichier doit être une image... */
}
L'enregistrement du fichier
Rien de nouveau ici, cela se passe exactement comme nous l'avons fait dans le cours. Vous allez devoir mettre en place une méthode dédiée à l'écriture du fichier sur le disque, en manipulant proprement les flux (n'oubliez pas la traditionnelle structure try/catch/finally) et en gérant les différentes erreurs possibles.
Le chemin du fichier
Vous devez, pour terminer, sauvegarder le chemin de l'image dans le bean Client. Il vous faudra donc le modifier pour y ajouter une propriété de type String que vous pouvez par exemple nommer image.
Affichage d'un lien vers l'image
Depuis votre JSP, vous allez devoir récupérer le chemin vers l'image que vous avez placé dans le bean Client, et en faire un lien vers la servlet de téléchargement que vous allez par la suite mettre en place.
Pour obtenir le rendu affiché dans le paragraphe précédent, il vous suffit d'ajouter au tableau généré par la page listerClients.jsp une colonne, qui contiendra un lien HTML vers l'image si une image existe, et rien sinon.
Vous pouvez utiliser pour cela une simple condition <c:if>, testant si la propriété image du bean Client est vide ou non. Si elle n'est pas vide, alors vous afficherez un lien dont l'URL pourra par exemple prendre la forme /pro/images/nomDuFichier.ext, que vous générerez bien entendu via la balise <c:url>.
Ré-affichage de l'image
La dernière étape du TP consiste à créer la servlet de téléchargement des images, qui va se charger de faire la correspondance entre l'URL que vous avez créée dans votre JSP - celle de la forme /pro/images/nomDuFichier.ext - et le répertoire du disque local dans lequel sont stockées les images.
Elle va ressembler très fortement à la servlet de download que vous avez mise en place dans le chapitre précédent, à ceci près qu'elle va cette fois uniquement traiter des images ; vous allez donc pouvoir modifier l'en-tête "Content-Disposition" de "attachment" vers "inline". Ainsi, le navigateur du client va afficher directement l'image après un clic sur le lien "Voir" que vous avez mis en place, et ne va plus ouvrir une fenêtre "Enregistrer sous..." comme c'était le cas avec la servlet de téléchargement de fichiers.
Fatigué(e) de lire sur un écran ? Découvrez ce cours en livre.
Faites attention à bien modifier tous les fichiers nécessaires au bon fonctionnement du système, vous pouvez relire les deux précédents chapitres pour vous assurer de ne rien oublier. Comme toujours, ce n'est pas la seule manière de faire, le principal est que votre solution respecte les consignes que je vous ai données !
Par ailleurs, vous allez probablement devoir adapter cette correction à la configuration de votre poste, car comme vous le savez, les déclarations des chemins dans le fichier web.xml dépendent en partie des répertoires externes que vous utilisez.
Le code des objets métiers
package com.sdzee.tp.forms;
import java.io.BufferedInputStream;
import java.io.BufferedOutputStream;
import java.io.File;
import java.io.FileOutputStream;
import java.io.IOException;
import java.io.InputStream;
import java.util.Collection;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.Part;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import eu.medsea.mimeutil.MimeUtil;
public final class CreationClientForm {
private static final String CHAMP_NOM = "nomClient";
private static final String CHAMP_PRENOM = "prenomClient";
private static final String CHAMP_ADRESSE = "adresseClient";
private static final String CHAMP_TELEPHONE = "telephoneClient";
private static final String CHAMP_EMAIL = "emailClient";
private static final String CHAMP_IMAGE = "imageClient";
private static final int TAILLE_TAMPON = 10240; // 10ko
private String resultat;
private Map<String, String> erreurs = new HashMap<String, String>();
public Map<String, String> getErreurs() {
return erreurs;
}
public String getResultat() {
return resultat;
}
public Client creerClient( HttpServletRequest request, String chemin ) {
String nom = getValeurChamp( request, CHAMP_NOM );
String prenom = getValeurChamp( request, CHAMP_PRENOM );
String adresse = getValeurChamp( request, CHAMP_ADRESSE );
String telephone = getValeurChamp( request, CHAMP_TELEPHONE );
String email = getValeurChamp( request, CHAMP_EMAIL );
String image = null;
Client client = new Client();
try {
validationNom( nom );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_NOM, e.getMessage() );
}
client.setNom( nom );
try {
validationPrenom( prenom );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_PRENOM, e.getMessage() );
}
client.setPrenom( prenom );
try {
validationAdresse( adresse );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_ADRESSE, e.getMessage() );
}
client.setAdresse( adresse );
try {
validationTelephone( telephone );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_TELEPHONE, e.getMessage() );
}
client.setTelephone( telephone );
try {
validationEmail( email );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_EMAIL, e.getMessage() );
}
client.setEmail( email );
try {
image = validationImage( request, chemin );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_IMAGE, e.getMessage() );
}
client.setImage( image );
if ( erreurs.isEmpty() ) {
resultat = "Succès de la création du client.";
} else {
resultat = "Échec de la création du client.";
}
return client;
}
private void validationNom( String nom ) throws FormValidationException {
if ( nom != null ) {
if ( nom.length() < 2 ) {
throw new FormValidationException( "Le nom d'utilisateur doit contenir au moins 2 caractères." );
}
} else {
throw new FormValidationException( "Merci d'entrer un nom d'utilisateur." );
}
}
private void validationPrenom( String prenom ) throws FormValidationException {
if ( prenom != null && prenom.length() < 2 ) {
throw new FormValidationException( "Le prénom d'utilisateur doit contenir au moins 2 caractères." );
}
}
private void validationAdresse( String adresse ) throws FormValidationException {
if ( adresse != null ) {
if ( adresse.length() < 10 ) {
throw new FormValidationException( "L'adresse de livraison doit contenir au moins 10 caractères." );
}
} else {
throw new FormValidationException( "Merci d'entrer une adresse de livraison." );
}
}
private void validationTelephone( String telephone ) throws FormValidationException {
if ( telephone != null ) {
if ( !telephone.matches( "^\\d+$" ) ) {
throw new FormValidationException( "Le numéro de téléphone doit uniquement contenir des chiffres." );
} else if ( telephone.length() < 4 ) {
throw new FormValidationException( "Le numéro de téléphone doit contenir au moins 4 chiffres." );
}
} else {
throw new FormValidationException( "Merci d'entrer un numéro de téléphone." );
}
}
private void validationEmail( String email ) throws FormValidationException {
if ( email != null && !email.matches( "([^.@]+)(\\.[^.@]+)*@([^.@]+\\.)+([^.@]+)" ) ) {
throw new FormValidationException( "Merci de saisir une adresse mail valide." );
}
}
private String validationImage( HttpServletRequest request, String chemin ) throws FormValidationException {
/*
* Récupération du contenu du champ image du formulaire. Il faut ici
* utiliser la méthode getPart().
*/
String nomFichier = null;
InputStream contenuFichier = null;
try {
Part part = request.getPart( CHAMP_IMAGE );
nomFichier = getNomFichier( part );
/*
* Si la méthode getNomFichier() a renvoyé quelque chose, il s'agit
* donc d'un champ de type fichier (input type="file").
*/
if ( nomFichier != null && !nomFichier.isEmpty() ) {
/*
* Antibug pour Internet Explorer, qui transmet pour une raison
* mystique le chemin du fichier local à la machine du client...
*
* Ex : C:/dossier/sous-dossier/fichier.ext
*
* On doit donc faire en sorte de ne sélectionner que le nom et
* l'extension du fichier, et de se débarrasser du superflu.
*/
nomFichier = nomFichier.substring( nomFichier.lastIndexOf( '/' ) + 1 )
.substring( nomFichier.lastIndexOf( '\\' ) + 1 );
/* Récupération du contenu du fichier */
contenuFichier = part.getInputStream();
/* Extraction du type MIME du fichier depuis l'InputStream */
MimeUtil.registerMimeDetector( "eu.medsea.mimeutil.detector.MagicMimeMimeDetector" );
Collection<?> mimeTypes = MimeUtil.getMimeTypes( contenuFichier );
/*
* Si le fichier est bien une image, alors son en-tête MIME
* commence par la chaîne "image"
*/
if ( mimeTypes.toString().startsWith( "image" ) ) {
/* Ecriture du fichier sur le disque */
ecrireFichier( contenuFichier, nomFichier, chemin );
} else {
throw new FormValidationException( "Le fichier envoyé doit être une image." );
}
}
} catch ( IllegalStateException e ) {
/*
* Exception retournée si la taille des données dépasse les limites
* définies dans la section <multipart-config> de la déclaration de
* notre servlet d'upload dans le fichier web.xml
*/
e.printStackTrace();
throw new FormValidationException( "Le fichier envoyé ne doit pas dépasser 1Mo." );
} catch ( IOException e ) {
/*
* Exception retournée si une erreur au niveau des répertoires de
* stockage survient (répertoire inexistant, droits d'accès
* insuffisants, etc.)
*/
e.printStackTrace();
throw new FormValidationException( "Erreur de configuration du serveur." );
} catch ( ServletException e ) {
/*
* Exception retournée si la requête n'est pas de type
* multipart/form-data.
*/
e.printStackTrace();
throw new FormValidationException(
"Ce type de requête n'est pas supporté, merci d'utiliser le formulaire prévu pour envoyer votre fichier." );
}
return nomFichier;
}
/*
* Ajoute un message correspondant au champ spécifié à la map des erreurs.
*/
private void setErreur( String champ, String message ) {
erreurs.put( champ, message );
}
/*
* Méthode utilitaire qui retourne null si un champ est vide, et son contenu
* sinon.
*/
private static String getValeurChamp( HttpServletRequest request, String nomChamp ) {
String valeur = request.getParameter( nomChamp );
if ( valeur == null || valeur.trim().length() == 0 ) {
return null;
} else {
return valeur;
}
}
/*
* Méthode utilitaire qui a pour unique but d'analyser l'en-tête
* "content-disposition", et de vérifier si le paramètre "filename" y est
* présent. Si oui, alors le champ traité est de type File et la méthode
* retourne son nom, sinon il s'agit d'un champ de formulaire classique et
* la méthode retourne null.
*/
private static String getNomFichier( Part part ) {
/* Boucle sur chacun des paramètres de l'en-tête "content-disposition". */
for ( String contentDisposition : part.getHeader( "content-disposition" ).split( ";" ) ) {
/* Recherche de l'éventuelle présence du paramètre "filename". */
if ( contentDisposition.trim().startsWith( "filename" ) ) {
/*
* Si "filename" est présent, alors renvoi de sa valeur,
* c'est-à-dire du nom de fichier sans guillemets.
*/
return contentDisposition.substring( contentDisposition.indexOf( '=' ) + 1 ).trim().replace( "\"", "" );
}
}
/* Et pour terminer, si rien n'a été trouvé... */
return null;
}
/*
* Méthode utilitaire qui a pour but d'écrire le fichier passé en paramètre
* sur le disque, dans le répertoire donné et avec le nom donné.
*/
private void ecrireFichier( InputStream contenuFichier, String nomFichier, String chemin )
throws FormValidationException {
/* Prépare les flux. */
BufferedInputStream entree = null;
BufferedOutputStream sortie = null;
try {
/* Ouvre les flux. */
entree = new BufferedInputStream( contenuFichier, TAILLE_TAMPON );
sortie = new BufferedOutputStream( new FileOutputStream( new File( chemin + nomFichier ) ),
TAILLE_TAMPON );
/*
* Lit le fichier reçu et écrit son contenu dans un fichier sur le
* disque.
*/
byte[] tampon = new byte[TAILLE_TAMPON];
int longueur = 0;
while ( ( longueur = entree.read( tampon ) ) > 0 ) {
sortie.write( tampon, 0, longueur );
}
} catch ( Exception e ) {
throw new FormValidationException( "Erreur lors de l'écriture du fichier sur le disque." );
} finally {
try {
sortie.close();
} catch ( IOException ignore ) {
}
try {
entree.close();
} catch ( IOException ignore ) {
}
}
}
}
package com.sdzee.tp.forms;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpSession;
import org.joda.time.DateTime;
import org.joda.time.format.DateTimeFormat;
import org.joda.time.format.DateTimeFormatter;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import com.sdzee.tp.beans.Commande;
public final class CreationCommandeForm {
private static final String CHAMP_CHOIX_CLIENT = "choixNouveauClient";
private static final String CHAMP_LISTE_CLIENTS = "listeClients";
private static final String CHAMP_DATE = "dateCommande";
private static final String CHAMP_MONTANT = "montantCommande";
private static final String CHAMP_MODE_PAIEMENT = "modePaiementCommande";
private static final String CHAMP_STATUT_PAIEMENT = "statutPaiementCommande";
private static final String CHAMP_MODE_LIVRAISON = "modeLivraisonCommande";
private static final String CHAMP_STATUT_LIVRAISON = "statutLivraisonCommande";
private static final String ANCIEN_CLIENT = "ancienClient";
private static final String SESSION_CLIENTS = "clients";
private static final String FORMAT_DATE = "dd/MM/yyyy HH:mm:ss";
private String resultat;
private Map<String, String> erreurs = new HashMap<String, String>();
public Map<String, String> getErreurs() {
return erreurs;
}
public String getResultat() {
return resultat;
}
public Commande creerCommande( HttpServletRequest request, String chemin ) {
Client client;
/*
* Si l'utilisateur choisit un client déjà existant, pas de validation à
* effectuer
*/
String choixNouveauClient = getValeurChamp( request, CHAMP_CHOIX_CLIENT );
if ( ANCIEN_CLIENT.equals( choixNouveauClient ) ) {
/* Récupération du nom du client choisi */
String nomAncienClient = getValeurChamp( request, CHAMP_LISTE_CLIENTS );
/* Récupération de l'objet client correspondant dans la session */
HttpSession session = request.getSession();
client = ( (Map<String, Client>) session.getAttribute( SESSION_CLIENTS ) ).get( nomAncienClient );
} else {
/*
* Sinon on garde l'ancien mode, pour la validation des champs.
*
* L'objet métier pour valider la création d'un client existe déjà,
* il est donc déconseillé de dupliquer ici son contenu ! A la
* place, il suffit de passer la requête courante à l'objet métier
* existant et de récupérer l'objet Client créé.
*/
CreationClientForm clientForm = new CreationClientForm();
client = clientForm.creerClient( request, chemin );
/*
* Et très important, il ne faut pas oublier de récupérer le contenu
* de la map d'erreur créée par l'objet métier CreationClientForm
* dans la map d'erreurs courante, actuellement vide.
*/
erreurs = clientForm.getErreurs();
}
/*
* Ensuite, il suffit de procéder normalement avec le reste des champs
* spécifiques à une commande.
*/
/*
* Récupération et conversion de la date en String selon le format
* choisi.
*/
DateTime dt = new DateTime();
DateTimeFormatter formatter = DateTimeFormat.forPattern( FORMAT_DATE );
String date = dt.toString( formatter );
String montant = getValeurChamp( request, CHAMP_MONTANT );
String modePaiement = getValeurChamp( request, CHAMP_MODE_PAIEMENT );
String statutPaiement = getValeurChamp( request, CHAMP_STATUT_PAIEMENT );
String modeLivraison = getValeurChamp( request, CHAMP_MODE_LIVRAISON );
String statutLivraison = getValeurChamp( request, CHAMP_STATUT_LIVRAISON );
Commande commande = new Commande();
commande.setClient( client );
double valeurMontant = -1;
try {
valeurMontant = validationMontant( montant );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_MONTANT, e.getMessage() );
}
commande.setMontant( valeurMontant );
commande.setDate( date );
try {
validationModePaiement( modePaiement );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_MODE_PAIEMENT, e.getMessage() );
}
commande.setModePaiement( modePaiement );
try {
validationStatutPaiement( statutPaiement );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_STATUT_PAIEMENT, e.getMessage() );
}
commande.setStatutPaiement( statutPaiement );
try {
validationModeLivraison( modeLivraison );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_MODE_LIVRAISON, e.getMessage() );
}
commande.setModeLivraison( modeLivraison );
try {
validationStatutLivraison( statutLivraison );
} catch ( FormValidationException e ) {
setErreur( CHAMP_STATUT_LIVRAISON, e.getMessage() );
}
commande.setStatutLivraison( statutLivraison );
if ( erreurs.isEmpty() ) {
resultat = "Succès de la création de la commande.";
} else {
resultat = "Échec de la création de la commande.";
}
return commande;
}
private double validationMontant( String montant ) throws FormValidationException {
double temp;
if ( montant != null ) {
try {
temp = Double.parseDouble( montant );
if ( temp < 0 ) {
throw new FormValidationException( "Le montant doit être un nombre positif." );
}
} catch ( NumberFormatException e ) {
temp = -1;
throw new FormValidationException( "Le montant doit être un nombre." );
}
} else {
temp = -1;
throw new FormValidationException( "Merci d'entrer un montant." );
}
return temp;
}
private void validationModePaiement( String modePaiement ) throws FormValidationException {
if ( modePaiement != null ) {
if ( modePaiement.length() < 2 ) {
throw new FormValidationException( "Le mode de paiement doit contenir au moins 2 caractères." );
}
} else {
throw new FormValidationException( "Merci d'entrer un mode de paiement." );
}
}
private void validationStatutPaiement( String statutPaiement ) throws FormValidationException {
if ( statutPaiement != null && statutPaiement.length() < 2 ) {
throw new FormValidationException( "Le statut de paiement doit contenir au moins 2 caractères." );
}
}
private void validationModeLivraison( String modeLivraison ) throws FormValidationException {
if ( modeLivraison != null ) {
if ( modeLivraison.length() < 2 ) {
throw new FormValidationException( "Le mode de livraison doit contenir au moins 2 caractères." );
}
} else {
throw new FormValidationException( "Merci d'entrer un mode de livraison." );
}
}
private void validationStatutLivraison( String statutLivraison ) throws FormValidationException {
if ( statutLivraison != null && statutLivraison.length() < 2 ) {
throw new FormValidationException( "Le statut de livraison doit contenir au moins 2 caractères." );
}
}
/*
* Ajoute un message correspondant au champ spécifié à la map des erreurs.
*/
private void setErreur( String champ, String message ) {
erreurs.put( champ, message );
}
/*
* Méthode utilitaire qui retourne null si un champ est vide, et son contenu
* sinon.
*/
private static String getValeurChamp( HttpServletRequest request, String nomChamp ) {
String valeur = request.getParameter( nomChamp );
if ( valeur == null || valeur.trim().length() == 0 ) {
return null;
} else {
return valeur;
}
}
}
Le code de l'exception personnalisée
Optionnelle, cette exception permet de mieux s'y retrouver dans le code des objets métiers, et d'y reconnaître rapidement les exceptions gérées. L'intérêt principal est on ne peut plus simple : un throw new FormValidationException(...) est bien plus explicite qu'un banal throw new Exception(...) ! C'est d'autant plus utile que nous allons bientôt faire intervenir une base de données, et ainsi être amenés à gérer d'autres types d'exceptions. En prenant l'habitude de spécialiser vos exceptions, vous rendrez votre code bien plus lisible ! :)
package com.sdzee.tp.forms;
public class FormValidationException extends Exception {
/*
* Constructeur
*/
public FormValidationException( String message ) {
super( message );
}
}
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.BufferedInputStream;
import java.io.BufferedOutputStream;
import java.io.File;
import java.io.FileInputStream;
import java.io.IOException;
import java.net.URLDecoder;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
public class Image extends HttpServlet {
public static final int TAILLE_TAMPON = 10240; // 10ko
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/*
* Lecture du paramètre 'chemin' passé à la servlet via la déclaration
* dans le web.xml
*/
String chemin = this.getServletConfig().getInitParameter( "chemin" );
/*
* Récupération du chemin du fichier demandé au sein de l'URL de la
* requête
*/
String fichierRequis = request.getPathInfo();
/* Vérifie qu'un fichier a bien été fourni */
if ( fichierRequis == null || "/".equals( fichierRequis ) ) {
/*
* Si non, alors on envoie une erreur 404, qui signifie que la
* ressource demandée n'existe pas
*/
response.sendError( HttpServletResponse.SC_NOT_FOUND );
return;
}
/*
* Décode le nom de fichier récupéré, susceptible de contenir des
* espaces et autres caractères spéciaux, et prépare l'objet File
*/
fichierRequis = URLDecoder.decode( fichierRequis, "UTF-8" );
File fichier = new File( chemin, fichierRequis );
/* Vérifie que le fichier existe bien */
if ( !fichier.exists() ) {
/*
* Si non, alors on envoie une erreur 404, qui signifie que la
* ressource demandée n'existe pas
*/
response.sendError( HttpServletResponse.SC_NOT_FOUND );
return;
}
/* Récupère le type du fichier */
String type = getServletContext().getMimeType( fichier.getName() );
/*
* Si le type de fichier est inconnu, alors on initialise un type par
* défaut
*/
if ( type == null ) {
type = "application/octet-stream";
}
/* Initialise la réponse HTTP */
response.reset();
response.setBufferSize( TAILLE_TAMPON );
response.setContentType( type );
response.setHeader( "Content-Length", String.valueOf( fichier.length() ) );
response.setHeader( "Content-Disposition", "inline; filename=\"" + fichier.getName() + "\"" );
/* Prépare les flux */
BufferedInputStream entree = null;
BufferedOutputStream sortie = null;
try {
/* Ouvre les flux */
entree = new BufferedInputStream( new FileInputStream( fichier ), TAILLE_TAMPON );
sortie = new BufferedOutputStream( response.getOutputStream(), TAILLE_TAMPON );
/* Lit le fichier et écrit son contenu dans la réponse HTTP */
byte[] tampon = new byte[TAILLE_TAMPON];
int longueur;
while ( ( longueur = entree.read( tampon ) ) > 0 ) {
sortie.write( tampon, 0, longueur );
}
} finally {
try {
sortie.close();
} catch ( IOException ignore ) {
}
try {
entree.close();
} catch ( IOException ignore ) {
}
}
}
}
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import com.sdzee.tp.forms.CreationClientForm;
public class CreationClient extends HttpServlet {
public static final String CHEMIN = "chemin";
public static final String ATT_CLIENT = "client";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String SESSION_CLIENTS = "clients";
public static final String VUE_SUCCES = "/WEB-INF/afficherClient.jsp";
public static final String VUE_FORM = "/WEB-INF/creerClient.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* À la réception d'une requête GET, simple affichage du formulaire */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/*
* Lecture du paramètre 'chemin' passé à la servlet via la déclaration
* dans le web.xml
*/
String chemin = this.getServletConfig().getInitParameter( CHEMIN );
/* Préparation de l'objet formulaire */
CreationClientForm form = new CreationClientForm();
/* Traitement de la requête et récupération du bean en résultant */
Client client = form.creerClient( request, chemin );
/* Ajout du bean et de l'objet métier à l'objet requête */
request.setAttribute( ATT_CLIENT, client );
request.setAttribute( ATT_FORM, form );
/* Si aucune erreur */
if ( form.getErreurs().isEmpty() ) {
/* Alors récupération de la map des clients dans la session */
HttpSession session = request.getSession();
Map<String, Client> clients = (HashMap<String, Client>) session.getAttribute( SESSION_CLIENTS );
/* Si aucune map n'existe, alors initialisation d'une nouvelle map */
if ( clients == null ) {
clients = new HashMap<String, Client>();
}
/* Puis ajout du client courant dans la map */
clients.put( client.getNom(), client );
/* Et enfin (ré)enregistrement de la map en session */
session.setAttribute( SESSION_CLIENTS, clients );
/* Affichage de la fiche récapitulative */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_SUCCES ).forward( request, response );
} else {
/* Sinon, ré-affichage du formulaire de création avec les erreurs */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
}
}
package com.sdzee.tp.servlets;
import java.io.IOException;
import java.util.HashMap;
import java.util.Map;
import javax.servlet.ServletException;
import javax.servlet.http.HttpServlet;
import javax.servlet.http.HttpServletRequest;
import javax.servlet.http.HttpServletResponse;
import javax.servlet.http.HttpSession;
import com.sdzee.tp.beans.Client;
import com.sdzee.tp.beans.Commande;
import com.sdzee.tp.forms.CreationCommandeForm;
public class CreationCommande extends HttpServlet {
public static final String CHEMIN = "chemin";
public static final String ATT_COMMANDE = "commande";
public static final String ATT_FORM = "form";
public static final String SESSION_CLIENTS = "clients";
public static final String SESSION_COMMANDES = "commandes";
public static final String VUE_SUCCES = "/WEB-INF/afficherCommande.jsp";
public static final String VUE_FORM = "/WEB-INF/creerCommande.jsp";
public void doGet( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/* À la réception d'une requête GET, simple affichage du formulaire */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
public void doPost( HttpServletRequest request, HttpServletResponse response ) throws ServletException, IOException {
/*
* Lecture du paramètre 'chemin' passé à la servlet via la déclaration
* dans le web.xml
*/
String chemin = this.getServletConfig().getInitParameter( CHEMIN );
/* Préparation de l'objet formulaire */
CreationCommandeForm form = new CreationCommandeForm();
/* Traitement de la requête et récupération du bean en résultant */
Commande commande = form.creerCommande( request, chemin );
/* Ajout du bean et de l'objet métier à l'objet requête */
request.setAttribute( ATT_COMMANDE, commande );
request.setAttribute( ATT_FORM, form );
/* Si aucune erreur */
if ( form.getErreurs().isEmpty() ) {
/* Alors récupération de la map des clients dans la session */
HttpSession session = request.getSession();
Map<String, Client> clients = (HashMap<String, Client>) session.getAttribute( SESSION_CLIENTS );
/* Si aucune map n'existe, alors initialisation d'une nouvelle map */
if ( clients == null ) {
clients = new HashMap<String, Client>();
}
/* Puis ajout du client de la commande courante dans la map */
clients.put( commande.getClient().getNom(), commande.getClient() );
/* Et enfin (ré)enregistrement de la map en session */
session.setAttribute( SESSION_CLIENTS, clients );
/* Ensuite récupération de la map des commandes dans la session */
Map<String, Commande> commandes = (HashMap<String, Commande>) session.getAttribute( SESSION_COMMANDES );
/* Si aucune map n'existe, alors initialisation d'une nouvelle map */
if ( commandes == null ) {
commandes = new HashMap<String, Commande>();
}
/* Puis ajout de la commande courante dans la map */
commandes.put( commande.getDate(), commande );
/* Et enfin (ré)enregistrement de la map en session */
session.setAttribute( SESSION_COMMANDES, commandes );
/* Affichage de la fiche récapitulative */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_SUCCES ).forward( request, response );
} else {
/* Sinon, ré-affichage du formulaire de création avec les erreurs */
this.getServletContext().getRequestDispatcher( VUE_FORM ).forward( request, response );
}
}
}
Le code des JSP
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Liste des clients existants</title>
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="<c:url value="/inc/style.css"/>" />
</head>
<body>
<c:import url="/inc/menu.jsp" />
<div id="corps">
<c:choose>
<%-- Si aucun client n'existe en session, affichage d'un message par défaut. --%>
<c:when test="${ empty sessionScope.clients }">
<p class="erreur">Aucun client enregistré.</p>
</c:when>
<%-- Sinon, affichage du tableau. --%>
<c:otherwise>
<table>
<tr>
<th>Nom</th>
<th>Prénom</th>
<th>Adresse</th>
<th>Téléphone</th>
<th>Email</th>
<th>Image</th>
<th class="action">Action</th>
</tr>
<%-- Parcours de la Map des clients en session, et utilisation de l'objet varStatus. --%>
<c:forEach items="${ sessionScope.clients }" var="mapClients" varStatus="boucle">
<%-- Simple test de parité sur l'index de parcours, pour alterner la couleur de fond de chaque ligne du tableau. --%>
<tr class="${boucle.index % 2 == 0 ? 'pair' : 'impair'}">
<%-- Affichage des propriétés du bean Client, qui est stocké en tant que valeur de l'entrée courante de la map --%>
<td><c:out value="${ mapClients.value.nom }"/></td>
<td><c:out value="${ mapClients.value.prenom }"/></td>
<td><c:out value="${ mapClients.value.adresse }"/></td>
<td><c:out value="${ mapClients.value.telephone }"/></td>
<td><c:out value="${ mapClients.value.email }"/></td>
<td>
<%-- On ne construit et affiche un lien vers l'image que si elle existe. --%>
<c:if test="${ !empty mapClients.value.image }">
<c:set var="image"><c:out value="${ mapClients.value.image }"/></c:set>
<a href="<c:url value="/images/${ image }"/>">Voir</a>
</c:if>
</td>
<%-- Lien vers la servlet de suppression, avec passage du nom du client - c'est-à-dire la clé de la Map - en paramètre grâce à la balise <c:param/>. --%>
<td class="action">
<a href="<c:url value="/suppressionClient"><c:param name="nomClient" value="${ mapClients.key }" /></c:url>">
<img src="<c:url value="/inc/supprimer.png"/>" alt="Supprimer" />
</a>
</td>
</tr>
</c:forEach>
</table>
</c:otherwise>
</c:choose>
</div>
</body>
</html>
<%@ page pageEncoding="UTF-8" %>
<%@ taglib uri="http://java.sun.com/jsp/jstl/core" prefix="c" %>
<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Création d'une commande</title>
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="<c:url value="/inc/style.css"/>" />
</head>
<body>
<c:import url="/inc/menu.jsp" />
<div>
<form method="post" action="<c:url value="/creationCommande"/>" enctype="multipart/form-data">
<fieldset>
<legend>Informations client</legend>
<%-- Si et seulement si la Map des clients en session n'est pas vide, alors on propose un choix à l'utilisateur --%>
<c:if test="${ !empty sessionScope.clients }">
<label for="choixNouveauClient">Nouveau client ? <span class="requis">*</span></label>
<input type="radio" id="choixNouveauClient" name="choixNouveauClient" value="nouveauClient" checked /> Oui
<input type="radio" id="choixNouveauClient" name="choixNouveauClient" value="ancienClient" /> Non
<br/><br />
</c:if>
<c:set var="client" value="${ commande.client }" scope="request" />
<div id="nouveauClient">
<c:import url="/inc/inc_client_form.jsp" />
</div>
<%-- Si et seulement si la Map des clients en session n'est pas vide, alors on crée la liste déroulante --%>
<c:if test="${ !empty sessionScope.clients }">
<div id="ancienClient">
<select name="listeClients" id="listeClients">
<option value="">Choisissez un client...</option>
<%-- Boucle sur la map des clients --%>
<c:forEach items="${ sessionScope.clients }" var="mapClients">
<%-- L'expression EL ${mapClients.value} permet de cibler l'objet Client stocké en tant que valeur dans la Map,
et on cible ensuite simplement ses propriétés nom et prenom comme on le ferait avec n'importe quel bean. --%>
<option value="${ mapClients.value.nom }">${ mapClients.value.prenom } ${ mapClients.value.nom }</option>
</c:forEach>
</select>
</div>
</c:if>
</fieldset>
<fieldset>
<legend>Informations commande</legend>
<label for="dateCommande">Date <span class="requis">*</span></label>
<input type="text" id="v" name="dateCommande" value="<c:out value="${commande.date}"/>" size="30" maxlength="30" disabled />
<span class="erreur">${form.erreurs['dateCommande']}</span>
<br />
<label for="montantCommande">Montant <span class="requis">*</span></label>
<input type="text" id="montantCommande" name="montantCommande" value="<c:out value="${commande.montant}"/>" size="30" maxlength="30" />
<span class="erreur">${form.erreurs['montantCommande']}</span>
<br />
<label for="modePaiementCommande">Mode de paiement <span class="requis">*</span></label>
<input type="text" id="modePaiementCommande" name="modePaiementCommande" value="<c:out value="${commande.modePaiement}"/>" size="30" maxlength="30" />
<span class="erreur">${form.erreurs['modePaiementCommande']}</span>
<br />
<label for="statutPaiementCommande">Statut du paiement</label>
<input type="text" id="statutPaiementCommande" name="statutPaiementCommande" value="<c:out value="${commande.statutPaiement}"/>" size="30" maxlength="30" />
<span class="erreur">${form.erreurs['statutPaiementCommande']}</span>
<br />
<label for="modeLivraisonCommande">Mode de livraison <span class="requis">*</span></label>
<input type="text" id="modeLivraisonCommande" name="modeLivraisonCommande" value="<c:out value="${commande.modeLivraison}"/>" size="30" maxlength="30" />
<span class="erreur">${form.erreurs['modeLivraisonCommande']}</span>
<br />
<label for="statutLivraisonCommande">Statut de la livraison</label>
<input type="text" id="statutLivraisonCommande" name="statutLivraisonCommande" value="<c:out value="${commande.statutLivraison}"/>" size="30" maxlength="30" />
<span class="erreur">${form.erreurs['statutLivraisonCommande']}</span>
<br />
<p class="info">${ form.resultat }</p>
</fieldset>
<input type="submit" value="Valider" />
<input type="reset" value="Remettre à zéro" /> <br />
</form>
</div>
<%-- Inclusion de la bibliothèque jQuery. Vous trouverez des cours sur JavaScript et jQuery aux adresses suivantes :
- http://www.siteduzero.com/tutoriel-3-309961-dynamisez-vos-sites-web-avec-javascript.html
- http://www.siteduzero.com/tutoriel-3-659477-un-site-web-dynamique-avec-jquery.html
Si vous ne souhaitez pas télécharger et ajouter jQuery à votre projet, vous pouvez utiliser la version fournie directement en ligne par Google :
<script src="https://ajax.googleapis.com/ajax/libs/jquery/1.8.0/jquery.min.js"></script>
--%>
<script src="<c:url value="/inc/jquery.js"/>"></script>
<%-- Petite fonction jQuery permettant le remplacement de la première partie du formulaire par la liste déroulante, au clic sur le bouton radio. --%>
<script>
jQuery(document).ready(function(){
/* 1 - Au lancement de la page, on cache le bloc d'éléments du formulaire correspondant aux clients existants */
$("div#ancienClient").hide();
/* 2 - Au clic sur un des deux boutons radio "choixNouveauClient", on affiche le bloc d'éléments correspondant (nouveau ou ancien client) */
jQuery('input[name=choixNouveauClient]:radio').click(function(){
$("div#nouveauClient").hide();
$("div#ancienClient").hide();
var divId = jQuery(this).val();
$("div#"+divId).show();
});
});
</script>
</body>
</html>
Nous avons pris les choses par le bon bout, en faisant de gros efforts d'organisation et de découpage du code pour suivre les recommandations MVC.
C'est un très gros morceau que nous venons d'engloutir, mais nous sommes loin d'avoir terminé et j'espère que vous avez encore de l'appétit ! Ce qu'il nous faut maintenant, c'est un moyen de stocker nos données : en route vers les bases de données...